MALADIES DE LA PEAU AVEC FIÈVRE
Lorsque l'urticaire s'établit sur une partie isolée, qu'elle est rouge et lisse, si elle s'accompagne de fortes démangeaisons et d'une douleur d'excoriation, particulièrement chez les buveurs d'eau-de-vie et de vin , donnez nux vom. , et, si cela ne réussit pas, sulph.
Delà rougeole. Dès l'apparition des premiers symptômes, donnez puis. ; si elle esiépidémique, donnez puis, au moindre refroidissement, pour peu qu'on soit enrhumé et qu'on tousse tous les trois ou quatre jours ; si elle s'accompagne de fièvres, donnez acon., et s'il n'y a pas d'amélioration, donnez sulph. 3 en dilution, par cuillerée à café, toutes les cinq a six heures; et plus lard, s'il y a aggravation , acon. Si l'éruption ne veut pas sortir, donnez puis. ; si la poitrine est oppressée, ipec. ; si les glandes parotides sont engorgées donnez arn. ou dulc. — Dans les cas les plus graves, carnph. 30 peut y remédier, lorsque les enfants, par exemple, sont dans un étal désespéré et qu'ils ont l'haleine brûlante.. Le camphre est bon aussi pour les affections consécutives à la rougeole ; dans ce cas, il faut l'employer en teinture, ou bien encore on aura recours à carb. veg.
De la roséole. Dans la plupart des cas, la durée de celte affection peut être abrégée et sa violence atténuée par acon. ; s'il y a une grande agitation, par coff. allerné, ou autrement par les remèdes ci-dessus indiques.
De la mlllalre pourprée. Cette affection consiste dans une éruplion rouge pourprée , semblable à des taches de vin rouge; en imprimant le doigt dessus, elle ne perd passa couleur ; sur les plaques pourprées , le tact trouve sous la peau une granulation manifeste. Acon. convient ici; mais il faut le répéter plusieurs fois, ou bien on l'alternera avec coff. selon les circonstances. Si cela ne suffit pas, donnez sulph. ; et si plus tard la lièvre augmente, revenez à acon.
U6U MALADIES LES PLUS 0UDINA1HES.
Do la scarlatine proprement dite. Elle se Caractérise par une éruption d'une couleur rouge écarlate, qui s'étend ordinairement à tout le corps; il se développe de petits boutons juxtaposés, dont la main ressent l'aspérité lorsqu'elle est promenée sur la peau ; si on la presse avec les doigts, il resie une impression blanche , comme dans la scarlatine lisse. Il est arrivé que ces deux variétés de scarlatine ont existé ensemble, el que l'une occupait la partie supérieure du corps et l'autre la partie inférieure. Celte affection se guérit par acon. et bell., administrés alternativement. S'il survient une angine , et principalement l'inflammation des amygdales , donnez plusieurs doses de sulph. 3. Dans la scarlatine lisse, l'éruption est d'un rouge clair, tirant sur le jaune; l'impression des doigts y laisse une place blanche , et elle n'a pas de boulons miliaires. Bell, convient encore ici, et dans les cas graves, merc. viv.t et puis on revient à bell
Les maladies consécutives à la scarlatine sont des plus dangereuses. Souvent il se forme des engorgements glandulaires autour du cou, qui aboutissent quelquefois à l'intérieur, et donnent lieu à une suppuration d'une mauvaise odeur. Les enfants meurent assez ordinairement s'ils ne sont pas soulagés par kali. carb. ou cale. carb. — Si le mal s'aggrave après minuit, vers deux heures du matin, donnez kali. carb. ; si l'aggravation marche jusqu'à quatre ou cinq heures du malin , donnez cale. carb. — Si l'enfant a envie de manger un œuf, avant et pendant le développement des glandes, donnez cale. carb. — Dans les cas où les ulcères prennent un caractère dangereux et s'accompagnent d'une salivation glaireuse, seneg. 30 trouve son indication. Beaucoup d'enfanls ont été guéris par quelques cuillerées à café de lait chaud animé avec un peu d'eau-dc-\ic , administré loules les heu-