‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 4)Chapitre 46 sur 53 · MALADIES DE LA PEAU AVEC FIEVRE · texte numérisé non relu

MALADIES DE LA PEAU AVEC FIEVRE

res. 11 est arrivé quVrzrf. nltr. et lycop. ont sauvé tics malades près d'expirer.

Quelquefois les enfants enflent de tout le corps : donnez alors brij. et bell., et ils guérissent souvent très vile; sinon donnez plus tard cale. carb. Dans ces diverses circonstances, consultez toujours un médecin homœopathe. — On préviendra certainement toutes ces affections consécutives en tenant le malade renfermé, en ne l'asseyant pas par terre, et en hiver en ne l'exposant pas à une croisée. Tant que la peau pèle, il faut se garder de porter l'enfant dehors et de l'envoyer à l'école, dans la crainte qu'il ne communique la maladie aux autres, quoiqu'il en soit guéri. Pendant cette période, on peut laver les enfants avec de l'eau de son, les vêtir de flanelle, et leur permettre l'exercice dans l'intérieur de la maison.

Petite vérole. C'est l'une des affections les plus, malignes auxquelles l'homme est sujet. Comme les maladies éruptives, elle se communique par contagion et attaque rarement plus d'une fois la même personne durant sa vie. — La période d'incubation", qui est comprise entre le moment où il y a eu contagion et celui où se manifeste la fièvre, dure douze jours en général; les termes extrêmes de celte période se trouvent entre le septième et le vingtième jour. — La fièvre débute par un frisson et s'accompagne de tous les symptômes connus, douleur dans le dos,' les os; lassitude générale; chaleur cl sécheresse de la peau; soif; toux; douleur épigastrique; pholophobie; céphalalgie intense avec délire; prostration de forces, etc.; huit jours après la fièvre, commence l'éruption. De ce moment, la fièvre tombe, et avec elle les symptômes aigus du mal ; elle est remplacée par le travail delà dessiccation des pustules, qui a une durée de quatorze jours, lorsque la maladie a marché régulièrement.

La varioloide est le résultat d'une action de la petite vérole sur l'économie animale imparfaitement protégée par la vaccination ou l'inoculation. Elle est bénigne dans sa marche et dans sa durée, et laisse rarement des cicatrices. Son traitement est celui de la variole, seulement il doit être moins énergique.

Traitement. La chambre du malade sera ventilée avec soin, et ne sera pas trop chaude ; on n'admettra qu'un petit jour, surtout pendant l'éruption. Les remèdes à employer sont :

Acon. dans les symptômes inflammatoires et au début; — bell., s'il y a délire et phthisie, pendant l'éruption des boutons; — bry., si le mal de tête et la douleur dorsale continuent, avec irritation de l'estomac, toux, constipation; — coff., s'il y a grande excitabilité et insomnie; — merc. viv., avec mal à la gorge, ulcérations des yeux et du nez ; haleine fétide, diarrhée; — rhus, important sur la fin de la période fébrile et pendant le travail de l'éruption ; — sulph., lorsque les pustules se remplissent et qu'il y a de vives démangeaisons ; — stram. , dans le délire loquace, et que l'éruption se fait difficilement; tart. émet., avec assoupissement, avec bâillement; froideur et viscosité de la peau, ou douleur de l'estomac au moment de l'éruption.

La petite vérole volante passe ordinairement d'ellemême. Si elle est accompagnée de fièvre, donnez acon. ; s'il y a grand mal de tête, belL ; si les boutons sont très nombreux, ant. crud.

De rérvsipéie. C'est d'après une antique règle qu'on dit que rien de gras ni d'humide ne peut convenir dans cette affection. Toute fomentation ou cataplasme est dangereux, et un médecin de la vieille école, pour peu qu'il soit rationnel, les proscrira. On ne doit appliquer que des topiques secs; la farine de seigle convient seule. L'amidon en poudre calme

les démangeaisons. Si la fièvre esl violente, donnez acon. ; si l'exanthème rayonne et s'étend, bail. ; et quelques jours après, une seconde dose, si c'est nécessaire. — Si l'érysipèle occupe les articulations , donnez bry. , et plus tard sulph. Si ces moyens ne réussissent pas promptement, donnez lach. ; s'il se forme des bulles petites ou larges, rhustox. — Les cas les plus graves d'érysipôle sont ceux de la tête et du visage; ils seront quelquefois guéris par l'huile de térébenthine, surtout s'il y a douleur brûlante; on l'emploiera aussi à l'extérieur, mais avec la plus grande modération, et seulement sur quelques points. — Dans l'érysipèle chronique avec suintement et démangeaison , il faut s'abstenir de la térébenthine : ce serait dangereux.

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