‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 4)Chapitre 9 sur 53 · SECONDE PARTIE · texte numérisé non relu

SECONDE PARTIE

Des maladies les plus ordinaires*

Chap. î. Des maladies de la léte. . . . * 19A

Chap. II. Maladies des yeux 21/i

Chap. III. Maladies des oreilles. . » 233

Chap. IV. Maladies du nez 263

Chap. V. Maladies de poitrine 248

Cuap. VI. Maladies de la gorge 293

Chap. VII. Maladies des dents 300

Chap. VIII. Maladies de la bouche 321

Cuap. IX. Maladies de l'estomac 325

Chap. X. Maladies du bas-ventre 362

CnAP. XI. Maladies des femmes 387

Art. I. De la menstruation trf.

Art. II. De la leucorrhée 403

Art. III. Chute de matrice 406

Art. IV. De la grossesse, de ses suites et des souffrances de l'accouchement anormal 408

Chap. XII. Maladies des enfants 436

Premiers soins à donner à l'enfant id.

Chap. XIII. Maladies de la peau avec fièvre 461

Chap. XIV. Des maladies chroniques de la peau 467

Chap. XV. De quelques maladies générales 481

Table alphabétique des matières 510

HOMOEOPATHIQUE

Pour qui ce livre est-il fait ?

Ce livre enseigne la manière de se soulager dans un grand nombre de maladies, soit par des moyens domestiques innocents; soit, lorsque ceux-ci sont insuffisants, par des remèdes homœopathiques qui ne nuisent jamais, et sont toujours utiles lorsqu'ils sont convenablement administrés.

C'est pour cela qu'il s'adresse. a tous; d'abord à ceux qui se sont convaincus par leur propre expérience des avantages réels des principes balinemanniens, et puis à ceux qui n'ont pas eu occasion d'acquérir celte conviction , de même aussi qu'à ceux qui n'ont entendu que mal parler de l'homœopatliie.

Il suffira de quelques essais dans ces maladies qui se présentent journellement et de peu d'importance, telles que maux de dents, céphalagie, douleurs rhumatismales, pour lesquelles on n'appelle pas d'ordinaire le médecin, ou dans des cas graves en attendant son arrivée, comme croup, pneumonie, etc. ; il suffira de ces essais, disons-nous, pour se convaincre de Taclion douce, prompte et vraiment extraordinaire des médicaments homœopatbiques.

Celui qui a été témoin une seule fois des ciïcls de ces rcmô-

des, celui-là renoncera désormais à l'habitude vulgaire de prendre des doses massives de médicaments, tels que purgatifs, pilules, teintures et autres préparations; il évitera également les saignées, les ventouses, lesvésicatoires, les emplâtres de toute espèce, toutes choses qui font peu de bien, toujours souffrir, et aggravent souvent la maladie.

En outre, ce livre servira à ceux qui sont déjà convaincus des avantages et dé la supériorité de la nouvelle médecine, mais qui n'ont pas dans leur voisinage un médecin qui la pratique. Complètement édifiés sur les mauvais effets des drogues ordinaires, ils ne veulent plus, ni pour eux, ni pour leurs proches, d'autre médecin, ni d'autre méthode de traitement; ils préfèrent encore se passer de secours, et, en cela, ils ne font pas plus, mal, que d'appeler un allopathe. — On conçoit, dès lors, qu'il est indispensable d'avoir à sa disposition une espèce de vade-mecum% ainsi que les remèdes propres à donner du soulagement en cas de besoin.

Ce sera un guide utile à celui qui se met en voyage et aux familles qui vont séjourner à la campagne, lorsqu'on ne veut pas se confier aux soins d'un médecin qu'on ne connaît pas; on est sûr ainsi d'avoir auprès de soi un conseiller et une pharmacie.

Il est finalement destiné à toutes les familles qui ont un médecin homœopathe, mais qui ne veulent pas le déranger pour une bagatelle, ou qu'à cause de la dislance on ne peut avoir à un moment donné, comme, par exemple, en cas de mal de dent pendant la nuit, ou pendant le séjour à la campagne, ou même lorsque le malade court risque de souffrir toute la nuit en attendant l'arrivée du médecin. Avec un pareil guide, chacun peut obvier à ces inconvénients, et s'épargner de longues et d'inutiles souffrances.

IiNTRODUCTlON. «*

De la manière de s'en servir.

Pour tirer un parti utile de cet ouvrage , il faudra se conformer aux indications suivantes :

Lorsqu'on aura à traiter une indisposition, on commencera par consulter le sommaire qui est placé en tête de ce livre, et puis la table des matières qui est à la fin : là se trouve la pagination qui doit vous guider.

Dans la disposition des matières, on fait connaître d'abord les causes les plies fréquentes des maladies; à chacune de ces causes, se trouve indiqué le moyen curalif qui lui convient. Que la cause soit bien connue ou qu'on ne fasse que la présumer, il sera toujours bien de consulter avant tout le chapitre qui lui est relatif; ensuite on passera à l'examen de la maladie elle-même. Et pour faciliter les recherches concernant les divers états morbides, on a dû prendre le parti de les classer selon un ordre anatomique , en commençant par la tête, afin d'arriver successivement à chaque organe et à la maladie qui lui est propre; enfin, l'ouvrage se termine par les affections qui attaquent l'ensemble de l'organisme : ce sont les maladies générales , celles du système nerveux, les fièvres intermittentes, etc.

Expliquons-nous par un exemple. Ainsi, si à la suite d'un refroidissement, quelqu'un est atteint de mal de tête et de diarrhée, on cherchera d'abord l'article Refroidissement, et puis Mal de tête et Diarrhée; et si vous ne pouvez assigner à cette affection sa véritable causé, interrogez successivement chaque organe, car elle se manifeste dans plusieurs points de l'organisme à la fois. Se plaint-on de mal do tête, du cou et d'une douleur au côté droit , portez votre attention sur ces trois parties. De cette façon, vous vous donnez plus de facilité à trouver le remède approprié à cet ensemble de souffrances.

h INTRODUCTION.

Règle générale:— Ne donnez qu'un remède à la fois, cl îrayez^ecoiirsà un second que lorsque le premier a cessé d'agir. Si vous êtes appelé auprès de quelqu'un un peu indisposé ou qu'il soit sérieusement malade, ou encore si l'affection intéresse plusieurs organes à la fois, il est bon de prendre note de tous les symplpmes avant de consulter le livre ; car, interroger un malade d'après le livre, c'est s'exposer à ne pas avoir le tableau fidèle de ses sensations, de ses souffrances. Guidé ou pressenti par l'interrogatoire, il dira plutôt ce qu'il semble éprouver que ce qu'il sent réellement. Ses réponses peuvent vous induire en erreur sur le choix du médicament. — Ainsi, écrivez auparavant tout ce que le malade raconte; puis adressez des questions sur chaque point en particulier, et vous complétez ainsi vos premiers renseignements.

Dans ce tableau , oii notera : 1° l'endroit précis de l'organe en souffrance; 2° quelles sont les manifestations et le caractère de cette souffrance? avec quoi la comparer? est-ce avec une sensation de tiraillement, d'élancement, de battement, de brûlement, de coupure, etc. ? 3° quand et par quelle influence la douleur s'aggrave ou s'améliore; d'après l'heure du jour, est-ce le matin , le soir ou la nuit? d'après l'élat de l'atmosphère, est-ce par un air humide, sec, froid ou chaud? d'après la situation du corps, est-ce pendant le repos ou pendant le mouvement, est-ce assis ou couché, avant ou après le repas, après le sommeil, ou bien encore par l'effet du contact ou l'attouchement des choses du dehors , etc. , etc.? k° les symptômes qui coïncident, .toujours ensemble, par exemple, la toux avec mal de J&le, ,ou marde^lôte avec envie de vomir, ou bien nausée avec frisspns, çie-.?., ;,

Après avoir pris note de tout cela avec le plus grand soin , on se mettra à chercher dans(ië'iTianueîrcÏÏîRjué symptôme caractéristique; en faisant ainsi, oir ne peut manquer de

trouver le remède le plus convenable. — Qu'on ne se laisse pas décourager par la difficulté de choisir aussi promptement qu'on le voudrait le remède approprié; cet embarras s'évanouit lorsqu'on s'est rendu ce livre familier.

Si vous ne trouvez pas le remède qui réponde complètement à l'ensemble des symptômes du mal, prenez alors celui qui couvre le plus grand nombre , et que ce soit toujours celui qui s'adapte le mieux aux souffrances aiguës du malade.

En donnant un remède qui ne correspond pas à la maladie, il est sûr qu'il n'y aura aucune amélioration produite , mais il est certain aussi qu'il ne surviendra rien de fâcheux pour le malade, comme cela a lieu si souvent dans la médecine allopathique. La méthode homœopalhique est ainsi faite, qu'elle soulage , si elle est bieii appliquée , et ne nuit pas essentiellement, si elle l'est mal. Dans ce cas, la maladie reste la même; mais souvent aussi elle subit une certaine modification. Mettez-vous alors à la recherche du moyen plus analogue aux souffrances qui restent.

On peut cependant nuire avec les remèdes homœopathiques : 1° quand on en donne beaucoup; 2° quand on les répète souvent; 3° et quand on les change sans avoir attendu l'épuisement total de leur action. Pour éviter cela , il faut laisser aux médicaments le temps nécessaire pour l'entier développement de leurs effets. Cette remarque est importante ; voilà pourquoi on a le soin de la rappeler plusieurs fois dans ce livre. Respectez une amélioration commencée , et , quelque peu prononcée qu'elle soit, restez avec fermeté clans l'inaction; attendez le moment opportun pour donner un autre médicament , s'il y a lieu.

De la manière d'employer les médicaments.

Les médicaments homœopathiques s'emploient différentes

manières: 1° eu olfaction; 2° en un ou plusieurs globules; 3° en solution dans l'eau ; U° en friction et en lotion, le médicament étant dissous également dans l'eau.

1° En olfaction, lorsque les souffrances sont très violentes, sans cependant offrir le moindre danger, comme dans les maux de tête , de dents , dans les coliques et les affections de poitrine, et notamment chez les enfants et les personnes très, sensibles, et qui s'impressionnent facilement par l'action des médicaments. Dans ces divers cas , on se contente de faire flairer le flacon débouché renfermant le remède approprié : il suffit d'une ou deux inspirations nasales; chez les enfants, on choisit le temps du sommeil ;

2° En globules dans toutes les maladies de longue durée , chez les individus forts , dans le cas où les souffrances ne sont pas trop aiguës , dans les accidents occasionnés par des chutes, dans les dérangements de l'estomac , accompagnés de vomissements fréquents et violents. Dans ces diverses circonstances , on administre un ou plusieurs globules médicamenteux à l'état sec. — Pour cela, on fait tomber du flacon où ils sont contenus autant de globules que l'on se propose d'en donner ; reçus dans sa main , le malade les ramasse avec la langue, ou bien encore on les met dans une cuiller bien nette et bien sèche , et on les fait tomber dans la bouche du patient;

3° En solution, dans les souffrances aiguës ou dans les maladies chroniques , traitées précédemment par les remèdes allopathiques , et profondément aggravées par l'abus qu'on en a fait , ainsi que dans les circonstances où l'olfaction et les globules secs n'ont pu être supportés. — Pour que la solution soit convenablement faite , prenez des verres qui n'aient servi qu'à l'usage de l'eau ou du lait; si vous n'en avez pas , prene?-en deux autres que vous laverez avec le plus grand

soin dans l'eau froide, puis dans l'eau chaude; et après les avoir bien essuyés , placez-les dans un four chaud , autant que le verre peut le supporter, et ensuite laissez refroidir pour l'usage. — L'eau ordinaire potable peut toujours servir. Après avoir mis les globules dans l'un des verres, on le remplit jusqu'à moitié; alors on prend un second* verre également propre, et on transvase l'eau du premier dans le second, et successivement jusqu'à cinq ou six fois. De cette manière, il se fait un parfait mélange du médicament et de l'eau , la solution est complète. — Dans le cas où il n'y aurait qu'un verre de la propreté exigée , on opère le mélange en faisant tournoyer dix à douze fois la solution avec une cuiller en bois, ou même avec un simple morceau de bois, ou seulement avec le tuyau d'une plume ; — on en donne ensuite au malade par cuillerée à bouche , et à café , si l'on a affaire à de tout petits enfants ;

k° En friction et en lotion, dans les affections purement locales et occupant les parties extérieures du corps, et surtout lorsqu'elles durent depuis longtemps et qu'elles ont résisté à l'administration de plusieurs moyens. On prépare la solution aqueuse ainsi qu'il est dit plus, haut; et on l'emploie en lotion, selon que le cas est grave, toutes les deux heures, tous les jours ou tous les trois à quatre jours , une seule fois.

Dans le cours de ce livre , nous avons eu soin de désigner chaque fois par des signes la forme qui a été adoptée pour le médicament employé. Ainsi,

o signifiera olfaction;

GGG fixera le nombre de globules à donner à Vétat sec ;

S voudra dire solution aqueuse.

Là où il n'y aura aucun signe , il est sous-entendu qu'il est fait usage d'un ou deux globules à l'état sec. — Quant aux

triturations, elles seront employées par doses de la grosseur d'une lentille (1).

Dans les circonstances les plus importantes , nous nous ferons une obligation de mentionner le meilleur moment et le meilleur mode d'administrer le médicament.

En général, nous établissons comme règle de répéter les médicaments le plus rarement possible et d'en donner le moins possible. — L'olfaction et les globules à l'état sec seront administrés aux distances les plus éloignées; la solution le sera plus fréquemment. — Sous quelque forme que s'emploie le médicament , il est essentiel de faire la plus grande attention aux changements ou modifications qui peuvent s'opérer dans l'état du malade. On doit rester en expeclalion , dans les maladies chroniques, un jour. Ce temps suffit pour amener, ou dé l'amélioration, ou de l'aggravation, ou enûn pour voir si la maladie reste statiounaire.

S'il y a une amélioration quelconque, abstenez-vous de répéter le médicament tant que durera cette amélioration; mais , dès qu'elle s'arrêtera , f éVenez au même médicament. — Si la maladie s'est aggravée, soyez assuré qu'il y a ou exacerbation dans les symptômes mêhies , sans aucun changement dans leur nature, ou bien que l'aggravation s'est augmentée de nouvelles souffrances, étrangères à la maladie elle-même.

En cas d'aggravation avec changement dans la nature des symptômes, changez de médicament. —Par contre, s'il y

(I) Les médicaments à l'état liquide sont tirés en graDde partie du régne végétal et animal ; les médicaments à l'état de trituration proviennent seuls do tègne minéral. — Ceux-ci ne sont solubles dans l'eau ou l'alcool qu'après avoir été triturés à plusieurs degrés. (Voy. Jahr, Nouvelle Pharmacopée ci Posologie homœopathiques ou de la Préparation des médicaments homœopalhiques çl de l'administration des doses. Taris, 1841, ïn-l2.)

a seulement exacerbalion dans l'état primitif du mal , sans qu'il y ait de nouveaux symptômes, attendez. — Arrivc-t-il qu'aussitôt après la prise du remède , l'état du malade s'exaspère? c'est un bon signe : c'est la preuve que le médicament a louché juste et qu'il développe son action. Gardez-vous de troubler ce travail , car il esi suivi ordinairement de l'amélioratioiWanl attendue. Si cependant l'aggravation se prolongeait trop ou se montrait trop intense, donnez à flairer le camphre ou l'éther nitrique.

Si la maladie ne perd pas de son intensité, répétez le médicament après un certain temps; dans les cas de maladie aiguë, on le répète toutes les heures,, et, clans les maladies chroniques , tous les trois à quatre ou cinq jours. — La solution aqueuse s'administre ordinairement dans les maladies aiguës , toutes les heures, dans les affections de longue durée, tous les matins, par cuillerées , jusqu'à ce que l'amélioration se manifeste ; mais aussitôt qu'elle paraît, ne faites plus rien, dût-elle être aussi lente et aussi longue que possible. En interrompant le cours d'une amélioration commencée par la répétition intempestive d'un médicament > on risque souvent de compromettre la plus belle guérison.

Pendant la durée du traitement, et surtout tant que se continue l'amélioration, il faut observer un régime convenable. Ainsi, évitez les aliments trop fortement épicés, renoncez au café; abstenez-vous surtout de l'usage interne et externe de tout médicament étranger à l'homœopaihic : sans cela vous gâterez tout.

Si, dans le cours de l'amélioration, une cause accidentelle vient interrompre l'action du médicament, par exemple, une odeur trop forte qu'on ne peut éviter, un refroidissement qui est survenu , etc., etc. Pour parer à cet accident, choisissez un remède propre à le neutraliser, et puis revenez au

premier médicament qui vous a été uliie , et répétez-le au besoin.

Du régime pendant le traitement homceopathique.

Aux quelques mots que nous venons de dire dans Pavantdernier alinéa au sujet du régime, il n'est pas sans utilité d'ajouter certains détails.

Aliments permis.

1° Dans les maladies aiguës, Pappélit est nul la plupart du temps, et à peine si la nourriture la plus légère convient; la nature elle-même prescrit dans ce cas une diète nécessaire. En conséquence, ne permettez au malade que ce qui suit :

L'eau pure préférablement à toute autre boisson; l'eau panée, sucrée ou édulcorée avec le sirop de framboises ou de fraises , et le sirop d'orgeat exempt d'amandes amères; l'eau d'orge, de riz, de gruau, de gomme arabique; le petit-lait , l'eau coupée avec du lait, les préparations d'arrow-root , de sagou et de tapioca, sans autre assaisonnement qu'un peu de sel ou un morceau de sucre, ou même encore avec les sirops indiqués plus haut.

Les diverses espèces des meilleurs fruits , bien mûrs, sans acidité, frais ou cuits, pris en petite quantité et de temps en temps, tels que raisins, melons; les fruits secs, tels que figues, raisins de. Corinthe, prunes, et autres; puis viennent les pommes, pêches, fraises, framboises et cerises douces. — On devra s'en abstenir s'il y a ou coliques ou diarrhée.

2° Après que les symptômes de l'état aigu ont cédé, et que l'appétit est revenu et demande une nourriture quelque peu substantielle, il faut élargir le cercle des aliments à choi-

sir, et Ton pourra les prendre dans les choses suivantes :

Toutes sortes de pain léger et de biscuits sans être trop frais, mais exempts d'ingrédients trop salés; les gâteaux faits avec du miel, des œufs, du sucre et un peu de beurre; toutes espèces de farines ou fécules converties en aliments friands, mais pourvu qu'ils ne soient pas assaisonnés avec des substances aromatiques, pénétrantes ou parfumées ;

Pommes de terre, navels, carottes, épinards, choux, choux-fleurs, pois verts ou secs, haricots; bien entendu qu'on ne fera pas usage de ces diverses substances si le ventre était relâché ou atteint de coliques ;

Le lait de vache pas trop récemment trait, le beurre, lait cuit, cacao cuit au lait ou à l'eau, chocolat sans arôme un peu clair, infusion légère de thé noir;

Beurre frais, crème de lait, fromage doux, caillé et autres laitages; Œufs frais à la coque ou au lait;

Soupes et bouillons gras légèrement assaisonnés avec le sel ; l'eau de veau et de poulets;

Poulets, pigeons, poules-dindes, venaisons, gibiers, bœuf, mouton, le maigre du jambon, langue fourrée. — Toute espèce de poissons frais, excepté le saumon ;

Sel, sucre, glace, divers sirops, pourvu qu'ils n'aient pas un parfum trop prononcé.

Aliments strictement défendus.

Toute viande fumée , le poisson salé, le veau, l'oie, le canard ; le foie, le cœur, les poumons cl les entrailles des animaux;

Le beurre rance, le vieux fromage fort, le lard, le porc gras, tortues, moules, huîtres fraîches ou cuites, œufs durs, bouillis, omelettes;

Poisson sans écailles, comme l'anguille, la lamproie; le homard, la'Jangouste, etc. ;

Toutes sortes de noix ; café et thé vert ;

Les mets préparés avec du sang et de la graisse, tels que boudins;

Les côtelettes de veau ; toutes sortes de salaisons , et surtout celles qui sont trop fumées ;

La viande des jeunes animaux;

Toutes préparations culinaires de haut goût;

Les gâteaux trop gras ou aromatisés; toute pâtisserie coloriée. (Les joujoux coloriés dont la couleur ne tient pas ne doivent pas être laissés entre les mains des enfants.)

Le cidre, vinaigre, salade ou concombre assaisonnés, saumures, marinades;

Artichauts, panais, betteraves, champignons, céleri, raifort, ail, oignons, poivre, huile rance, moutarde, safran, muscade, gingembre, écorce d'orange amère, vanille, feuilles de laurier, amandes amères; ainsi de suite pour toutes les plantes ou substances de haut goût et forlementaromaliques;

Toutes sortes de liqueurs ou boissons alcooliques et acides ou acidulés ; — les eaux minérales artificielles.

Dans tous les cas possibles , le malade ne fera usage que des choses qui conviennent parfaitement à son tempérament; il ne faudrait pas le forcer à prendre un aliment qui lui répugnerait. Ainsi, il n'est pas question de lui faire une obligation absolue des aliments qui sont permis ou défendus.

Quand il aura un remède à prendre, il ne devra pas avoir l'estomac surchargé. S'il se sent de l'appétit pour des substances solides, il pourra en faire usage, mais à des heures réglées et invariables : la régularité des repas est d'une haute importance.

Le régime diététique des enfants à la mamelle ne doit pas être changé durant la maladie ; mais la nourrice ou la mère devra se conformer aux recommandations précédentes.

On écartera du malade toute influence qui pourrait troubler l'action des remèdes homœopathiques. Nous l'avons presque dit, et nous le répétons : point de médicaments empiriques, point d'infusion théiforme de plantes simples, point de cataplasmes ou de topique irritant ou médicinal appliqués à la peau. — Nous ne reviendrons pas sur la nécessité qu'il y a de s'abstenir des évacuations sanguines , de quelque manière qu'elles soient faites. — Écartez toutes les odeurs fortes dont on fait usage pour la toilette, les eaux de Cologne, de Luce ; tous les objets de parfumerie d'un effet pénétrant, les poudres dentifrices, etc. — Quant à l'usage du tabac, s'il tient à une habitude invétérée, il n'y a pas à s'en abstenir, mais le restreindre seulement; dans tous les cas , pour ce qui est de le fumer, il ne convient pas que les lèvres touchent le tabac ; on fumera avec un porte-cigarre.

Le traitement homœopathique est troublé par l'usage des bains chauds, surtout s'ils sont aromatisés, comme aussi par les bains sulfureux et médicamenteux : il faut donc s'en priver.

La toile, le colon, les peaux mégissées doivent être préférés aux tissus de laine.

Lorsque la nature des souffrances le permettra, le malade prendra un exercice modéré, en plein air, durant une heure ou plus par jour, ou dans sa chambre, dont on aura soin de renouveler l'air de temps en temps.

Ul INTRODUCTION.

Tomes choses égales d'ailleurs , la liberté et la sérénité d'esprit placent un malade dans les conditions les plus favorables pour son rétablissement.

Le travail , qui distrait l'esprit et met en même temps le corps en mouvement , est fort utile dans les maladies chroniques; lorsque c'est possible , usez-en : vous entretiendrez et développerez vos forces.

Les remèdes homœopathiques doivent être pris à jeun , et deux heures avant de manger ou de boire , ou de faire usage du tabac, si l'habitude en est prise; comme aussi, il faut attendre au moins trois heures après avoir bu ou mangé , pour prendre les remèdes. Il serait utile que le malade fut alors affranchi de toute préoccupation morale et intellectuelle. — Ces remèdes seront pris dans (une chambre), un lieu clair, frais et sec, libre de toute odeur. — Dans une alcôve ou dans une petite chambre où l'air n'est pas pur, n'est pas renouvelé, les remèdes perdent de leur efficacité.

De la provision des médicaments.

Le plus grand embarras qui se soit présenté, lors delà première publication de ce livre , se trouva dans la quantité numérique des remèdes homœopathiques. ïi importait de les mettre à la portée de toutes les fortunes ; c'est pour cela que le nombre ne fut d'abord porté qu'à 30. Pendant l'impression, on l'augmenta de 15 comme aussi indispensables que les premiers. En Allemagne , on renchérit ; on ajouta plusieurs médicaments également utiles, et le nombre en est porté aujourd'hui à 60.

Et d'un aulre côté , comme quelques remèdes agissent mieux à hautes dynamisations , d'autres à basses dilutions , et que certains autres réussissent aussi bien à basse qu'à haute puissance, le nombre de tous ces agents thérapeutiques

s'est trouvé doublé ; c'était là le mal : ils devenaient trop chers. Pour remédiera cet inconvénient, il fallait trouver un expédient.

Toutefois, nous rapportons ici la liste de tous les médicaments cités dans cet ouvrage. Mais ceux dont le nom est imprimé en lettres grasses sont regardés comme indispensables, il faut se les procurer ; et ceux dont le nom est en lettres ordinaires ne sont pas rigoureusement utiles. — Il est bien entendu que je ne parle que des remèdes dont il est question dans ce livre.

On a eu le soin d'indiquer par un chiffre le numéro de la dilution qui convient à chaque cas ; quand c'est un t, cela veut dire teinture; et lorsqu'il n'y a pas de signe, il est sousenlcndu qu'il s'agit au moins de la 30e dilution ', et mieux encore des hautes puissances de Jenichen.

Ainsi, la liste ci- après contient, entre autres, une série de 30 remèdes à haute dilution en globules, et 20 à basse dynamisation : c'est une provision suffisante. Quant à celui qui veut et peut se procurer toute la collection , qu'il le fasse ; il n'y a nul empêchement à cela ; mais dans le choix qu'il aura à en faire , il consultera son médecin , qui le fixera sur le nombre et la puissance des médicaments nécessaires : c'est prudent, parce que ce que nous nommons expérience n'est souvent qu'une opinion.

Aconit uni. Arnica. — T.

Aconitum. — G. Arscnîuin.

Agaricus. Bclladona.

Agnus castus. — 3. Brjonia.

Alnmina. Bryonia. — \1.

Anlimonium crudiim. Calcarca carhonica.

Antimonium crudum. — 3. Calcnduln. — T.

Arnica. Capsicum.

Arnica. — 6. I'ap*i2ciim. — 6.

Carbo vcgctabllis.

Carbo vegelabilis. — 3.

CauMicuni.

Causticum. — 3.

ChamonilUa.

Chamomilla. —G

Cbina.

China. — 3.

CInn.

Cina. — G.

Cocculus.

Coffea.

Coflea. — 6.

Colchicum.

Colccjnthis.

Colocynlhis. — G.

Conium. Ç, . £U^,a^

Croccus. '-'

Croccus. — 3.

Cuprum accticum. — 3.

CyclaméD.

Droscra.

Diilcauiara.

Dulcainara. — 3.

Euphrasia.

Euphrasia. — 3.

Ferriim ncctlcuiii,

Hepar sulfurls cale.

llcpar sulfuris cale

Hydrophobin.

nyosciamus.

Hypericum.

Hypcricuni. — T.

Ignatia.

Ignatia. — 3.

lodium.

Ipecacuanha.

Ipccacuanlia. — 3.

Iiachcsis.

Lycopodium.

Marum verum Teucrium.

Mercurius vivus.

Mercurius volubilis.

Ulerciarius soluhilis. — 3.

Ulercurius sublimatus.

Nalrum murialicum.

Nux moschala. — 3.

IVii.v voniica.

Opium.

Opium. — G.

Petroleum.

Phosphorus.

Phosphorus. — T.

Pbospboricuui acidiiui.

Phosphoricum acidum. — G.

Piper niger. — G.

Platina.

Pulsatilla.

Pulsatilla. — 12.

Rheum.

flbcum. — 3.

Rhododendron.

Ithus toxicodendron.

RuU.

Rata.— T.

S a m hue u. s.

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