Sanguinaria
Secale.
Sccalc. — 3 Scpia.
Silieca.
Spigclia.
Spongia. — 3.
Stnpbysagria.
Stramonium.
Sulphur.
Sulphur. — 3. Urtica Dioica.
Symphytum. — T. Vaccinin.
Tartarus emeticus. Vaccinin. — 3.
Tartariis emeticus. — 3. Vcratrum.
Theridion. Veralrum. — 6.
Thuya.
On doit se procurer ces médicaments chez des pharmaciens homœopalhes ; ils les délivrent dans des flacons ou dans des boîtes convenablement confection-nés : on en trouve à Paris , chez MM. Catellan frères , Weber et Uzac; à Lyon, chez M. Pelletier; à Marseille, chez M. Trichon ; à Bordeaux. — MM. Catellan sont aujourd'hui les seuls, a Paris, qui s'occupent exclusivement de préparations homœopathiques.
Nous recommandons de ne pas confondre dans la même boîte les médicaments a basses et à hautes puissances ; il faut les tenir séparément. Il faut aussi avoir en réserve des flacons vides et bien propres, ainsi que des globules purs. — Il n'est pas indifférent de boucher soigneusement les flacons toujours avec le même bouchon; une confusion à cet égard gâterait infailliblement les médicaments; il n'y aurait plus moyen de s'en servir avec fruit. Il ne faut pas non plus négliger de tenir la petite pharmacie dans un lieu sec, et à l'abri de toute odeur ou vapeur forte, etc.
Du choix du médecin (1).
Puisqu'il est parlé souvent dans cet ouvrage de la nécessité de s'entourer des soins et des lumières d'un médecin, il n'est pas hors de propos de dire quelques mots sur le choix qui doit en être fait.
(I) Ce sujet a été traité au point de vue moral par Ilahnemann ; voy. son ouvrage: Etudes de médecine homœopaihique , traduit de l'allemand parSchlesingcr. Paris, 1860.
Je n'exposerai pas ici le grand art de choisir un médecin : il y aurait à dire là-dessus des choses que beaucoup de monde ne serait pas bien aise d'entendre; mais du moment qu'il est établi qu'il existe parmi les homœopathes des subdivisions et des sectes, il n'est pas mal d'en causer un peu.
Gomme toutes choses, les homœopathes se divisent en différentes espèces :
1° Ils se divisent en homœopathes purs ou entiers , et en demi-homœopathes. Il ne faut pourtant pas l'entendre de ceux-ci comme pour le système monétaire, où deux demiécus font un écu entier; non. Les demi-homœopathes se trouvent, il est vrai , sur la moitié de la bonne route ; et là , ou ils avancent et deviennent progressivement homœopathes entiers, ou ils se réduisent à rien. — Laissez ces derniers de côté.
2° Parmi les homœopathes purs, il y en a de bons et de mauvais. Les premiers doivent avoir la préférence , sans doute ; et en cela, on se conduira comme dans le choix d'une femme. .. Mais comment les juger par avance ? Si l'on écrivait un gros livre là-dessus, qui le lirait ? Et même si on le lisait, qui en suivrait les conseils?... En fait de mariage, comme dans le choix d'un médecin, les hommes les plus raisonnables font souvent d'étranges bévues... Que chacun choisisse donc son médecin comme il l'entend , c'est-à- dire conformément à son caractère et à sa manière de voir. — Vous comprenez que , dans ce conseil , je désintéresse les mauvais : ils ne peuvent donc pas m'en vouloir.
3° Parmi les bons , on en compte encore trois espèces. — Cf ux de la première donnent volontiers beaucoup de médicaments , et même par plusieurs gouttes : ils croient par là montrer beaucoup de courage ; aussi prétendent-ils obtenir beaucoup de guérisons , et il y a mieux, c'est qu'un grand
nombre de gens les croient. Ils se dirigent d'après la conduite qu'Halinemann a tenue depuis 1790 jusqu'en 1810, et même jusqu'en 1820. — A partir de cette époque, leur vieux maître, pour lequel ils montrent le plus grand respect depuis sa mort , passe , à leurs yeux , pour être tombé dans l'enfance , ou pour avoir eu un trait d'innocente folie. — Ceux de la seconde espèce donnent peu de remèdes : quelques globules par-ci , par-là , et voilà tout. Ils soutiennent qu'en cela ils monlrent plus de courage, partant plus de science, et qu'on est d'autant plus sûr de son fait qu'on sait mieux attendre l'effet du remède. Ils prennent pour règle ce que faisait Hahnemann dans les dix dernières années de sa vie. Us croient que leur maître était alors dans toute la maturité de sa raison ; et si l'on en excepte quelques petites bizarreries, vieux restes de certaines idées du siècle passé, ils trouvent qu'il a conservé ce coup d'œil droit et sûr, qui lui a fait faire les guérisons les plus étonnantes , encore à la veille de sa mort. Us veulent, de tout leur pouvoir, l'imiter et même aller plus loin ! L'un d'eux s'est même élevé si haut , qu'il a eu l'audace de dépasser le point où Hahnemann s'est arrêté : il a découvert les hautes puissances; et c'est ainsi que cette seconde espèce s'est accrue d'une nouvelle branche qui se distingue, elle, par l'emploi des hautes dynamisations. Mais, pour cela , il s'agit de savoir bien faire son choix parmi les médicaments, et l'on n'y parvient que si l'on est parfaitement versé dans la connaissance de la matière médicale , ce qui n'est pas chose facile. — Les homœopathes de la troisième espèce font comme partie de la seconde ; ils prétendent qu'il y a des circonstances particulières et déterminées où l'emploi des teintures ou des gouttes et des triturations doit être préféré, et que, dans la plupart des cas, les hautes puissances
seront d'un meilleur usage pour ceux qui sauront s'en servir.
Au surplus, il est bien convenu qu'en ire ces difleren tes sectes, qui ont encore leurs subdivisions et leurs genres transitoires, iljy a des discussions souvent très inutiles. Voilà pourquoi nous conseillons prudemment aux laïques de ne pas s'y mêler ; ils doivent laisser ces docteurs se débattre entre eux : cela ne doit pas les empêcher de choisir leur médecin ; mais qu'ils le fassent toujours d'après leurs opinions propres , d'après leurs convictions particulières.*