‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 5)Chapitre 11 sur 58 · DES REFROIDISSEMENTS · texte numérisé non relu

DES REFROIDISSEMENTS

Les refroidissements diffèrent encore selon qu*ils sont produits par un froid sec ou humide, par un courant d*air ou par la pluie, et qu'ils coïncident avec une température plus ou moins élevée, ou que le corps est échauffé et en transpiration.

La première règle à observer pour éviter les suites fâcheuses d'un rfifroidissement est de se tenir chaud dans une juste. mesure, d*avoir les pieds secs, de s'abstenir de liqueurs spiritueuses qui peuvent aggraver la souffrance; il faut se priver aussi de nourriture animale et épîcée.

Quand on neressentpas toutdesuite les effets morbides du froid, mais que d'un moment à l'autre on peut les éprouver, prenez acon. , ou, le soir, nux, vom,^ et en se couchant un bon verre d*eau froide^ que ce soit en été ou en hiver, et attendez ainsi que la transpiration s'établisse. Le lendemain matin ou vers midi , vous vous sentirez mieux.

Quand on ne peut décider les enfants à boire de Tcau froide, ou qu'il est acquis qu'elle ne suffit pas pour amener la transpiration , donnez alors du lait coupé avec une égale quantité i*eau bien chaude et bien sucrée.

Les femmes en couches ramènent la transpiration par

chamom, o. Si elles ont mal de tète , surtout dans le côté

droit, par suite d'un courant d'air, ou mal à la nuque, pour avoir été découvertes en restant assises, donnez belL ; s'il y a en outre douleur entre les épaules, par la fatigue qui résulte de tenir Penfant, rkus; si ces souffrances occu|)cnt le côté gauche, avec sensation d'élancement et de battement, il convient de donner bry, ou spig, : — le premier remède , quand les sensations s'étendent à la mâchoire inférieure, aux épaules et h la poitrine; le dernier, quand elles sont éprouvées plus parliciillèrcmont aux tempes, aux yeux, h la mâchoire iuférisure ou il la poitrine, vers la région du cœur.

Quan^ aax hommes d'une forte constitution et aux femmes d'une santé robuste qui se sont refroidis après s*être beaucoup échauffés, donnez-leur le soir un mélange d*eau chaude sucrée et à^eau-de-vie ou de rhum.

Celui qui, en hiver« se sentira roide ou engourdi par suite d'an froid humide, prendra une tasse de café très fort; et, s'ilne pents'endormir, quMI s'administre dansla nmtnux.vom.

Si, consécutivement à une suppression de transpiration par le froid, on est pris de mal de tête, d'oreilles, de dents 00 de ventre , chamom. convient

Si, pendant qu'on est en grande transpiration, on est surpris par une pluie battante, et qu'on se sente saisi de froid, donnez alors rhus^GQG.i — et, s'il ne suffisait pas et qu'il y eût grande fatigue, bry.

Sur la fin de Tété , lorsque , après une forte chaleur , la température se refroidit subitement , et que tout le monde en est incommodé et s'en plaint, bell, conviendra dansla plupart des cas.

Pour le rétablissement de la transpiration des pieds sup-* primée parle froid ou par tonte autre cause, il faudra, après avoir fait fortement chauffer dans un four une suflSsante quantité de son de froment on de seigle, en mettre une partie dans un bain de pieds ou baquet, tont autant qu'il en faut pour en couvrir le fond à la hauteur de quatre travers de doigt, et, les jambes étant dans ce bain, on verse le reste da son, toujours très chaud, jusqu'à ce qu'il ait atteint au-dessus des mollets. On doit y rester une demi- heure. — S'il n'est suivi d'aucun effet, prenez silic, o. deux matins de suite, et, si cela était nécessaire, une troisième dose une semaine après.

Si , après un refroidissement , il se déclare un rhume de «ervean (coryza) , avec perte de l'odorat et du goût, donnez

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puis, ; 81 le rhume est accompagné de beaucoup de chaleur à la tête et aux yeux, et que le nez soit rouge et douloureux, belL ; si les narines sont complètement obstruées, nux vom, , et quelquefois ipec,

S*il y a complication de toux ou qu'elle ait résisté jusqu'ici aux médicaments pris , et qu'elle soit sèche, administrez nuss vom.; est-elle sèche jusqu'à produire le vomissement, ipec; est-elle creuse et produit-elle des vomissements, carb. veg.; est-elle accompagnée d'une expectoration tenace, mais particalièrement chez les enfants, en hiver, donnez chomom.; est-elle humide , donnez dulc. ou puk. Quant aux autres remèdes, voyez l'article toux. — Si la toux se reproduit toutes les fois qu'on éprouve un peu d'air froid, donnez acid. phosph, ; si elle se renouvelle chaque fois que l'on se découvre les bras ou les pieds au lit, et, ea outre, si elle est caverneuse et fatigante, prenez hep. sulpL 30.

Lorsque la toux, provenant de l'air froid, est sèche ctconvulsive, avec vomissement et même expectoration sanguinolente , alors donnez : ou bry., si elle s'accompagne de points de côié, ou si, à chaque effort, il y a mal de tête et douleurs dans les côtes, si elle s'annouce par un grattement dans le larynx^ et si, après cela, la poitrine fait mal comme si elle était déchirée, si le pouls est fréquent et dur; ou bien donnez carà. veg., si le pouls est moins dur, s'il y a douleur d'excoriation constante dans la poitrine, moins d'élancement, mais plus d'ardeur, d'oppression et de battement de cœur.

Quand le rhume de cerveau est répercuté par le refroidissement, donnez puis, y s'il y a aggravation des souffrances après midi, ou si le malade est abattu et disposé à pleurer; s'il souffre la nuit on vers le matin, s'il est triste, sensible et irritable, donnez chin. S'il y a rétrocession d'une éruption, ipec. toutes les deux heures; si cela ne suffit pas, bry. une

OU deux fois ; et si Teffet est manqué, donnez puis. Si , après la suppression du rhume de cerveau, il se déclare un mal de tête au- dessus des yeux avec des souffrances plus prononcées du côté droit, et que la figure soit rouge, prenez belL ; si le eôté gauche est le siège du mal ou que la figure soit pâle, spig.

Si, par suite de refroidissement, il survient une oppression de poitrine. Comme si le malade allait être suffoqué, donnez ipec. s. toutes les heures, et, au besoin, toutes les demi-heures; si cela ne suffit pas, ars, alb, o. toutes les heures, jusqu'à ce qu'il y ait soulagement. Quelquefois il convient aussi de donner les remèdes qui sont indiqués à Tarticle aatiune, mais ce sera plus particulièrement nuxvom.

Si la marriiée survient subitement après un refroidissement, donnez op. ; s'il ne soulage pas, ou que la diarrhée ne se soit pas déclarée aussitôt après le refroidissement, ou si elle durait depuis quelques jours, et qu'il y ait en même temps douleur et colique abdominales, donnez dulc. S'il n'y a pas de coliques, et que la diarrhée ait commencé dans l'aprèsmidi et ait diminué la nuit, alors il faut administrer ferr,; mais si la diarrhée s'aggrave après minuit ou vers le matin, donnez phosph.

Pour la diarrhée provoquée par l'usage des glaces et par des boissons glacées, voyez la deuxième partie de la lettre />, où sont traitées les maladies par écart de régime. • Bry. convient dans les diarrhées par suite de refroidissements provenant de l'impression de Teau froide en état de sueur, après une forte chaleur , et surtout si elle est accompagnée de chaleur à la tête, précédée d'une légère colique, ou que la douleur, à Tépigaslrc et au venire, se manifeste par une pression quelconque, soit celle de la main

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OU par toule aulrc cause, et que la diarrhée amène des matières non digérées; et si elle provient des eaux de mauvaise nature avec mélange d'aliments non digérés , et que hry, ne sufiise pas, alors donnez chin. ; si elle est accompagnée de flatulence, de colique autour du nombril pendant la selle, avec ténesme et grande faiblesse, les selles étant muqueuses, même sanguinolentes, et que le malade soit habitué aux boissons fortes, donnez nux votn. — Si elle est très mauvaise et qu'il y ait du mucus et du sang, donnez leè remèdes appropriés à la dyssenterie ; et si l'état traîne en longueur, svlpk.

Si l'on éprouve des douleurs d'cnfralllcs (coliques) , et qu'elles soient violentes, crampoïdes et prcssives , précédées de diarrhée , et que celle-ci soit liquide, acre et brûlante, donnez chin.

Si les coUqaes s'accompagoent de flatuosités, et qu'elles soient tellement intenses et déchirantes que le malade soit obligé d'aller d'un côté et d'autre , s'il éprouve comme la sensation d'une grosse boule qui s'est placée dans l'un des côtés, ou si , le venlrc lui semblant vide , il a en outre des nausées et des vomissements accompagnés d*une diarrhée aqueuse, muqueuse ou verdâtre, répandant une odeur d'œufs gâtés, donnez chamom.

Si le refroidissement provient de la fraîcheur du soir, et que la matière diarrhéique soit verte et aqueuse , en s'accompagnant de grands efforts pour l'expulsion des selles; si elles sont rendues en petite quantité et sont suivies d'une disposition à l'évanouissement; si la douleur pressive qui existe vers l'ombilic se caractérise par des tranchées accompagnées d'un constant malaise et même de ténesme; ou encore si le malade se sent pris au même moment'de la diarrhée, et qu'il éprouve des borborygmes, des maux d'estomac, des douleurs déchirantes de Tabdomen, qui laisse au toucher la

36 CAUSES LES PLUS FftÈOUBNTVS DES MALADIES.

sensatioo du froid , et qaé ces divers symptômes s^accompagnent de nausées, de tremblement et de frisson, donnez alors mère, viv.

Si indépendamment de ce refroidissement la diarrhée est la suite de rasage de viandes de porc, d'aliments gras, de pâtisseries, etc. , etc. , et si la coiiqne est plus forte après midi, et surtout le soir ou dans la nuit ; si les vents roulent et montent dans Festomac, on si Tabdomen est douloureux et sensible à la preàsion par la main, donnez puis. Donnez le même remède aux femmes enceintes chez lesquelles les coliques ressemblent aux douleurs de renfantement

Si le refroidissement donne lien à des douleurs accompagnées d'une grande sensibilité, d'insomnie et d'une disposition à verser des larmes, donnez coff. Lorsque les douleurs sont violentes au point de mettre le malade hors de lu!, c'est 4?/K7mom. qui convient.

Dans le uua é» tête par refroidissement, avec disposition du sang k se porter à la tête, avec aggravation par la marche à chaque pas et au moindre mouvement, soit en montant l'escalier ou en se baissant ; s'il est plus fort an grand air, avec la sensation comme si la tête allait éclater et avec battement intérieur, prenez belL Si la céphalalgie est plutôt compressive, et qu'elle soit bornée à quelques points, et s'accompagne de bourdonnanent dans les oreilles et dureté de l'ouïe, donnez dule»

Si le mal de tête est occasionné par pn courant d'air avec endolorissement du cuir chevelu, donnez nux vom, ; s'il est interne, bdl. Est-il produit par l'effet d'un bain, bell. ne suffisant pas, et surtout s'il y a nausées, vertige et dérangement du ventre, s'il s'aggrave par la fumée, le tabac, alors donnez mtim, crud.

lOB lyraUiOIDlSSKMKNTS. 35

Les «Ofeetfom d yew par refroidissement réclament les mêmes moyens , mais il convient de donner plos souvent 6^/^ et dulc, soit l'un, soit l'autre, ou tous les deux consécutivement.

S'il y a douleur, cbaleqr, Mifiaoïniaiioii' éa» yeux , pbotopbobie et larmoiement , donnez èelL ; si elle ne suffit pas , merc. viv, ; si celui-ci reste sans effet, hep. sulph.

Si la douleur n'est pas intense , mais que le malade ait de la difficulté à lire , à fixer les objets , s'il voit des éiincelles devant les yeux , ou s'il souffre des yeux après chaque refroidissement, donnez dulc.^ et plus tard sulpA. n,; et si cela ne suffit pas, cale, carb.

LesAffèctimsde» «veilles viennent souvent à la suited'un refroidissetneut. S'il y a «bourdonnement avec dureté de l'ouïe, donnez (;fuj(c. , et si , après qujetqnes semaines, le mal reparaît « sulph.

En outre, s'il y a pression dans les oreilles, tiraillement extérieur, élancement au dedans; si les oreilles sont sèches et que le malade soit d'une hnmeur maussade , donnez ckam. Dans les mêmes cas, donnez aussi nux vont. Si le malade est d'un caractère doux , à la larme facile , si ses oreilles sont humides et en suppuration , ou si elles sont chaudes et rouges, et s'accompagnent de douleurs tiraillantes et déchirantes qui se propagent quelquefois ^ la figure • alors pul$. est. préférable ; s'il y a des élancenaents et des tiraillements avec grand bruissement, avec chaleur et rougeur modérée, une suppuration corrosiveet sanguinolente, et si les glandes situées autour des oreilles et du cou. sont engorgées, donnez mercviv.; et s'il n'en résulte pas une guérison complète et qu'il y re^te un peu de chaleur, rougeur et tressaillement, si, enseinouchant, on provoque des élancements, des bmements ^ des bourdonnements, dohnez hep, sulph, une fois; s'il reste un écou-

lement purulent avec bruissement et brûlement dans les oreilles , donnez alors mlph.

Les maux, des dents par refroidissement guérissent ordinairement par chamom. ou par rkus. Consultez , pour cela, Tarticle des nuMccdes dents placé dans la seconde partie. Si ces moyens ne suffisent pas , donnez dulc. Si , à chaque refroidissement , le mal se renouvelle y aloi*s adressez- vous à cktn. et sulpk; Ce dernier remède sera administré seulement tous les huit jours; on fera peut-être mieux de le prendre en solution.

Le nmi de gorge par refmidissemenl se guérit le plus souvent par bell.^ dtdc., une dose, mais il faut savoir attendre patiemment le résultat de leur action.

Lorsqu'il se déclare après avoir bu de Teau froide, il faut préférer bell. ; quand il est la auHe d*un froid général , préférez dulc. Lorsque le gosier est invariablement cbaud et sec, si le malade fait de fféqneats efforts pour avaler , que fa salive inonde la bouche, que les amygdales soient gonflées et douloureuses, soit en partant ou en avalant ; quand il crache beaucoup, avale avec difficulté, avec la crainte d'étouffer, que le gosier lut semble rétréci en ingurgitant, et que les boissons dont il fait usage sortent par les narines, s'il s'impatiente et s'emp(Nrte, donnez bell, n, ; s'il n'y a pas de soulagement, sulph. , deuxième trituration. Quand la douleur est moins forte, que la langue est comme paralysée, que le malade transfHre beaucoup , et que la sueur a une odeur désagréable, sans soulagement, et qu'il est d'une humeur querelleuse , alors donnez dulc. Si ces moyens ne suffisent pas, administrez merc. viv., ou tout autre remède *pris parmi ceux qui sont indiqués à l'article angine , comme étant subordonné h des indications partictilières.

Les nnaséc^ et vomisfvenM^ts qui sont la suite d'un

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refroidissement, surtout quand ces accidents coînddent avec la rétrocession de la roageole et de toute autre érnption , réclament remploi à'tpee. toutes les deux ou trois heures. Si cela ne suffit pas et que le vomissement soit acide » amer et suivi de beaucoup d'eforts impuissants , donnez beil. Si le malade rend des gUure& é|)ats8es , duk. ». S*ii se reproduit sans cesse, accompagné de imusées , surtout après Texercice, les repas, la parole, lesommeii, ou la promenade à cheval ou en voiture , donnez cocc. ; s'il se manifesie \ chaque mouvement du corps et que le patient ne puisse nonobstant rester tranquille , quoique trè» faible , s'il 9 soif «i n« sn^^rtc pav les boissons , alors donneii ar$. alb, H. ; et s'il le rejette , ars. o.

Pour les cas de refroidissemeiit de l'estomac par suite des effets produits par les ftnil» ou Feau- à la glace, voyez au chapitre iv la fin de rarticfeé .

Si à4a suite de refroidissemaat il se déclare des dMiieurA dan» les «eniiiKreB (rhumatismes) , qu'il y ait sentiment d'inquiétude dans la partie affectée , qui oblige le malade à changer constamment de place , qu'il se trouve partout placé trop durement ; ou si le membre est comme engourdi , disloqué et douloureux , surtout pendant la marche , et que le malade éprouve un effet pénible du moindre ébranlement prodnit antour de lui , et que ce soit à ce point qu'il se mette h crier, à l'avance, de la secousse qu'il va ressentir des pas des personnes qui marchent dans la cliambre» ou bien si l'on parle trop haut, ou qu'on le tooche, ou même qu'on l'approche, alors donnez arn. Il est indiqué. S'il a chaud et qu'il ait la fièvre, donnez ^con. ; et, deux heures après, orn. Il y a des cas où il est bon d'alterner ces deux moyens; mais avant , quand il y a aggravation des souffriinces, on doit toujours procéder à l'emploi d'un autre remède. S'il reste encore

quelques symplôiucs de la maladie , administrez des médicaments indiqués à Tarticle rhamatlsnie.

Si les douleurs sont plus fortes pendant le repos, dans la nuit , qu'il y ait froid et engourdissement des membres, avec pâleur de la figure et chaleur des pieds , ou gonflement rouge des gros orteils, que la nuque soit roide, la peau sèche , ou la transpiration fétide, et qu'il ne soit résulté aucun soulagement des remèdes administrés, donnez dulc; et si elle ne suffit pas, merc. viv.:

Si ces douleurs récidivent ( ce qui arrive souvent ) après lin nouveau refroidissement , et surtout si le malade craint Rapproche des personnes qui TentoureiU , ou même pendant la déglutition ; si elles augmentent pendant le repos et s'améliorent en se promenant dans la chambre, et qu'il y ait gonflement , tiraiilem^t, ardeur et pulsation dans les gros orteils, donnez acid. phosph. S'il y a , en même temps , gonflement du genou » nodosités auK articulations de la main et des doigts, donnez mlph,y et , plus tard, cale. carb.

Lorsqu'un éiat d'échauffement et de flèvrc sont produits par le refroidissement, donnez acon. — Si la fièvre augmente ou qu'elle dure déjà depuis quelque temps , choisissez un des remèdes qui sont indiqués à l'article flèvre, où ils sont mieux déterminés. Tels sont: nux vom, ou chamom,, bell. ou rfw/c, ignat. ou puls.^ et d'autres encore qui seraient mieux appropriés.

En général, dans les affections par suite de refroidissements, qui, en même temps qu'elles sont aiguës, s'accom- |)agnent de douleur, adressezvous le plus souvent à coff., ou à acon,^ chamom-y r.hm toxic^ nux vom., ou Apuk,, bell, ou coloc. Si elles sont peu douloureuses, donnez dulc. ou ipec. Si elles sont chroniques et reviennent sauvent , et que le

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malade ait pris auparavant beaucoup de m^rct/r^, administrez carb, veg. ou sulph.; après cenx-cî, silic. ou hep, stdpk,^ caic. carb. Si elles reparaissent après s*être baigné» donnei antim. crud, ou sulph.; et après quelques semaines, carb, veg. ou cale, carb.

Si le malade souffre par défaut de transpiration , donnez chamom, ou chin., bell, ou dulc; et si la sueur ne soulage pas, êilic. Si les souSranees dépendent d'une trop grande transpiration , il y aura souvent utilité h donner merc. viv» ou acid. phosph.^ pm&chin, ou carb. veg., aussi sulph. ou hep, sulph. et sep. ^ selon les symptômes concomitants.

On remédie k la dtopoailloii 4e refroidi— cmeni^ , à la trop grande aensibUité aux effets du froid, lorsqu'on ne peut pas se garantir convenablement , en bavanfplutôt froid que chaud , en se modérant dans l'usage des botssons fortes et s'abstenant de café : et cette susceptibilité disparaît plus complètement en employant , selon les circonstances, les re* mèdes suivants : co/f., bell,, nux vom., chin.y dulc; et surtout silic, carb. veg.j cale, carb., à longs intervalles. Durant cette sorte de traitement , on doit se laver avec de l'eau froide et s'habituer insensiblement à l'air froid , au lieu de l'éviter ; il faut également s*accoutumer ^uz changements de temps.

Mais si l'on ne peut pas s'y habituer^ et que le moindre refroidissement produise des frissons, donnez nt^ vom. ou chamom, — Si le froid provoque plus particulièrement des douleurs, ars, alb. — Si l'on est sujet aux engelures des doigts ou du nez , et que l'état général ne réclame aucun traitement , il faut frictionner ces parties avec alcool camphré; si Ion a déjh des engelures, qu'on ait recours aux remèdes indiqués à cet article. — Si l'on tombe malade en quelque sorte toutes les fois qu'on s'expose à l'air froid , alors , selon

UO Causes les plus fréquentes des maladies. les circonstances , ou emploiera bry, ou rhus toxic, , veratr. alb. ou merc, viv, ; et si ces remèdes restent sans effet', prenez c«r6. veg, ou cale, carb,; — si l'on ne supporte pas le vent sans inconvénient, carb, veg.; si Ton est sensible au courant d*air, bel lad,, sulph,, si lie. ou cale, carb., les uns après les autres, dans t'intervatlc de cinq à six semaines.

Si Ton n*cst sensible qu*à l*air du soir et qu'on )c supporte difScilcment, c'est alors mère. viv. qui est utile, et puis, après un certain temps, sulph., ou mieux, carb. veg. Si sulph. reste sans effet, et qu'il faille attribuer à l'air humide la cause de ce dérangement , donnez la préférence à dtilc. , 7*hus toxic. ou verat. alb., et, plus tard, carb. veg. ou cale, carb.; si c'est la poitrine qui en souffre, dulc. ou carb veg.

Celui qui est vivement ému par les effets du tonnerre fera usage de bry., et plus tard, durant l'orage , de silic. Sulph. , employé pendant tout ce mauvais temps, produit aussi de bons effets.

Si Ton souffre à chaque ehanfi^«men( du temps, commencez par donner merc. viv. , rkeum , ou rhus toxic. Si cela ne suffit pas, sulph., et puis silic. Dans les transitions du chaud au froid, dulc, et quelquefois rhus; du froid au chaud, carb. veg. ou lach, ; pendant l'orage, rhodod.; dans le temps humide, nux moscL

Dans les refroidissements pendant le printemps, ou donne à propos et souvent verat. alb. , rhus toxic. ou carb, veg.; en été, belL, bry. , carb. veget. ; en automne, verat. alb., merc. viv. ou rhus toxic.; pendant l'hiver, s'il est sec , acon. ou bell. , bry. ou rvux vom.^ chamom., sulph. ^ quelquefois ipec.; s'il est humide, dulc, verat. alb., caj^b. veg.

Toutefois , avant de faire usage de ces divers remèdes , il est nécessaire d'étudier avec soin les affections spéciales dont

DE L*ÉCHAUFFEMENT ET DE LÀ FATIGUE. Ul

il est question dans chaque^ chapitre ; on y puisera les raisons pour faire une application plus exacte de ces médicaments,, que nous mentionnons ici dans le seul but d'enseigner quels sont ceux qui doivent avoir la préférence.

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