‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 5)Chapitre 12 sur 58 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

DE LA CHALEUa OU DE l'ÉCHAUFFEMENT, DE LA FATIGUE ET DJ& LA FAIBLESSE.

Après tout l'eiTort exéessif, On Se trouVera bien de prendre un bain cbaud d'une demi-heure; et si rendoiorissement des membres est par trop intense, frictionnez-les dans le bain avec la solution de savon alcoolisée : cela fait disparaître la douleur et apaise l'ardeur.

Après un ^nnd éehaaflreinent par lè travail, en été, il est bon de prendre quelques gouttes de rhum et de forte eaude*vie sur un morceau de sucre, ou une gorgée de vin généreux ; et après un bon moment , buvez de Teau froide. Si vous êtes très fatigué, prenez une tasse de thé vert, légère* ment infusé. Et si i*on s'est fatigué par un temps froid, il est mieux de boire de la bière fraîche , quand on est obligé de nouveau d'aller au froid ; et un lait de poule coupé avec de la bière chaude, si l'on doit rester dedans. Les boissons fortes ne sont pas bonnes en hiver, puisqu'elles rendent plus sensible au froid; elles ne conviennent en été qu'après q^'on s'est échauffé ; mais , prises en grande quantité , elles produisent un affaiblissement qu'on ressent le lendemain. Si l'on éprouve un peu d'affaissement par l'effet de la chaleur, il est convenable de prendre quelque peu de café; mais il faut s'abstenir de boissons spiritueuses.

Ceux qui, après avoir été longtemps exposés à' un grand

froid , tombent dans un état d'engourdissement et dans une invincible propension au sommeil , sont promptement et sûrement débarrassés de cet accident et du danger de la congélation par le flair du camphre ou de l'alcool camphré, ou même en avalant un petit morceau de cette substance. Il est alors presque indispensable pour celui qui est obligé de rester longtemps eiposé à un froid tigoureux d'avoir avec lui un flacon de camphre.

Contre Tefiet de rtnaolatlon ou eoop de soleil , après être resté ou s'être endormi la tête et le cou nus aux rayons d'un soleil ardent, ou même auprès d^un four allumé, donnez acon.; répétez*le» si le cas s'aggrave, et faites-le suivre do ielL^ qui réussk presque dans tous les cas.

Dans Je mmi de tête par l'effet de la chaleur, qui s'accompagne d'une sensation de plénitude à disloquer le crâne» s'aggravant en baissant la tête, Qt qui se fait sentir surtout au front , comme si le cerveau allait sortir par là ; s'il est exacerbé par la marche, en montant, par la moindre impression morale ; s'il est suivi de fièvre ardente avec soif, ou qu'il y ait vomissements et insomnie , donnez belL ou bry.

Bell, sera préféré , s'il y a grande anxiété et inquiétude , fureur réelle ou activité incessante d'idées et grand abattement , frayeur et peur des choses présentes, avec larmes faciles, gémissements et cris;

Bry,, si le malade est faible et de mauvaise humeur le matin, s'il ne peut pas supporter ses vêtements, et qu'il soit plutôt colère et irritable qu'abattu et pleureur ; s'il a peur de l'avenir.

Mais si la moindre chaleur provoque le mat de tête, et qu'il y ait pesanteur, battement, pression au-dessus des yeux, et si l'exercice de la vue rend les yeux douloureux , donner alors carb, veg.

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^ Si ce mal est prodnk par les chaleurs de Tété, apiès s'être fatigué dans uue exposition au soleil, ou par suite d*un échauffement pour être resté auprès du feu , ou même en repassant le linge , et si alors on sent comme si la tête était trop pleine et que Tappétit vienne à manquer, surtout le matin, qu*il y ait en outre grande soif, fièvre, tremblement, et même quelquefois nausées et vomissement, ou encore diarrhée ; dans ces cas, bry, est indiqué.

Les dknvhées cpusées par les clialeurs de Tété, surtout quand le lait provoque des coliques, et qu'il y a de la fièvre, guérissent promptement« par Tusage de bry^ — On est quelquefois obligé de la répéter le lendemain.

Si Ton ne peut supporter la chaleur de Tété, ou qu'on ne puisse travaillera la chaleur, surtout si Ton a dos sueurs nocturnes, qu'on soit entraîné au sommeil , et si Ton se plaint de douleurs d'estomac et du ventre , et que dans ce cas bry. n'ait pas suffi , donnez ant, crud. — Si la chaleur a pour effet de donner des nausées , et qu'elles reviennent malgré r usage des moyens indiqués, alors administrez si lie.

La fati||«e après une longue marche ou après un travail excessif, particulièrement en été, est quelquefois tellement grande qu'on ne peut prendre aucun repos, et même, dans ce cas, ce qui devrait délasser ne fait qu'augmenter les mauvaises dispositions du corps. Si l'on ne peut se mettre dans un bain chaud, qu'on mette au moins les pieds dans l'eau chaude avec une poignée de sel de cuisine. Si par ce nàoyen on ne parvient pas à se délasser, prenez coff. — Ce qui soulage le mieux dans pareil cas est une tasse d'infusion modérée de thé vert de bonne qualité. S'il arrivait qu'on fût. fatigué au point de tomber en défaillance , verat. aie. est Ici parfaitement indiqué : s'il y a longtemps qu'on n'ait mangé, donnez coffn — Est-on devenu faible par de trop fortes sueurs , ou si

Uh CAUSES LES PLUS FRÉQUENTES DES MALADIES.

l'on est déjà dobtihé ou épuisé par des sueurs nocturnes , adtnHiisUez chin.

Si cet éiat d'échauOement se fait sentir à rinléricur, et à ce point que la respiration en soit chaude, le pouls fréquent, donnez ocon, ; s*il ne diminue p»s , bry, — Si Ton re^ssenl .encore , aprè» qudgues jo»rs des bouHlonneiDents de sang , ou si, après une nouvelle fatigue , le SMng se porte à ia tête , au visage ou à la poitrine , donnez ni^erc. vin. Mais si Ton se sent les nn^mbres, surtout les chairs, comme brisés, am, soulagera promjU^ment ; si les pieds sont gonflés et font mal en marchant, prenez une petite cuillerée de teinture d*am. dans une demi-tasse d'eau fraîche, et après avoir lavé les pieds avec de Teau pure, mouillez- les avec celte eau préparée et faites les sécher à l'air.

Quand les articulations sont prises de douleur par suite des efforts faits pour porter ou soulever des fardeaux, et que ces douleurs augmentent en les mettant en jeu ou même en les laissant en repos , donnez rhus tox. , ou bry, quand les souffrances se manifestent plus particulièrement aux reins et qu'elles deviennent foi'temerit lancinantes par le mouvement. S'il est impossible de faire le moindre mouvement du dos sans provoquer de vives équleurs, donnez alors sulph, — Comparez ceci avec ce qui est dit des moyens employés contre U'S entorses.

Si quelqu'un, même dans l'état normal , se fatigue facile* ment par le moindre travail et le plus petit effort ; si tout l'indispose, même la conversation, donnez cocc, ; s'il ne suffit pas, veratr. (db. deux fois dans quelques heures, et enfin cale, carb.

Quand par suite d'une course rapide on est essoufflé , ou qu'on est atteint de toux , de point de côté et de douleurs des membres , administrez toutes les deux ou trois heures

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acon,; s'il reste un point de côté, donnez om., et douze heures après, si le mai continue, bry.; si l'essoufflement continue et s'aggrave par une marche précipitée ou en montant rapidiîment , si la toux complique cet état et s'accompagne de crachats muquenx, silie.

Dans le mal de mer, dounez €0€C. Il convient toujours , mais il faut avoir soin de le répéter.

Les individus sont diversement éprouvés par le roulis du navire : les un$ s'y habituent facilenrent, les autres avec peine, et il y en a qui en soufTrent sans i^elâchc. Il est bien alors de traiter chaque malade selon les souiïrances produites par la mer. — Les uns prendront de l'eau-de-vie avec de l'eau, les autres du jambon cru épicé avec le poivre noîr ; on fera toujours bien de faire beaucoup d'exercice , de s'efforcer à manger, de s'appliquer sur le creux de l'estomac un papier de trace imbibé de rhum ou de forte eau-de-vie. Si Ton ne supporte pas l'odeur du navire , ni celle de la nourriture , prenez colch.; si Je bruit incommode, therid., surtout si l'on éprouve un grand mal de tête. Si vous avez de l'appétence pour les acides et pour les substances cordiales, alors il convient de prendre sep. une ou deux fois ; dans le cas d'une très grande faiblesse, petrol, — Dans l'impossibilité de lâcher les urines et pour la constipation produite par le mouvement du navire, on fera usage du pôle nord d'un barreau aimanté. S'il se déclare un goût putride dans la bouche , avec saignement de gencives et constipation» staph.

Les longues ireiUes affaiblissent toujours, mais il est pourtant bon que chacun puisse les supporter en cas de nécessité ; si elles produisent une faiblesse trop considérable, plus grande qu'à l'ordinaire , et qu'on ne puisse se permettre même une heure de repos , administrez cocc» ou une goutte û'acide phosph. dans l'eau. — Quand par suite d'un travail de nuit et

des teilles on est trop fortement indisposé , au point que la inoindre des choses devient insupportable, que la moindre odeqr et surtout celle des aiîments concourt à vous fatiguer, alors prenez ^colch. Si le mal de tête en est la conséquence , et qu'on ait tâché de se tenir réveillé par Fusage du café ou du vin , et par d'autres boissons fortes, donnez nux vom. Si Ton s'est abstenu des boissons spiritueuses , et si , quoiqu'on souffre, on ne doive pas se coucher, ou si l'on ressent des envies de vomir, administrez ipec. — S'il y a aggravation le soir, et que le matin on soit mieux , ou , chez les femmes , quand elles peuvent prendre vers le matin un peu de repos , donnez puis. Si les veilles provoquent un mouvement de sang vers la tête, si elles occasionnent de la pesanteur par l'action musculaire des yeux , si ces souffrances augmentent à l'air libre , pendant le mouvement , par suite de l'ébranlement causé par la marche , surtout chez les individus ardents et vifs , donnez nux vom. Si la tête est comme vide et légère , ou s'il y a de la pesanteur avec impossibilité de supporter la vive lumière , avec anîélioration à l'air libre, et exaspération étant couché, et avec bruissement pendant la marche, et qu'on ait affaire à des persinnnes douces et d'un caractère souple, administriez puis. Si la tète est comme vide , avec bouffée de chaleur au visage ; si les yeux sont ceniés d'un cercle bleuâtre, la bouche sèche sans soif, avec répugnance pour les aliments, renvois, nausées jusqu'à faire perdre connaissance; s'il y a ballonnement du ventre, respiration oppressée, aggravation à l'air libre , en parlant , par l'usage du café ; si le malade est triste, se réveille en sursaut et est agité par des rêves pénibles, donnez cocc. Lorsqu'il se trouve surexcité, le soir surtout, qu'il a fait un mauvais sommeil et qu'il est fatigué le malin , donnez chin. ; s'il se sent brisé , c'est arn. qui convient.

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Pour rembarras de la tête, comme dans un étal d'ivresse , avec bourdonnement des oreilles , avec pâleur et pesanteur, affaissement de la figure , du front , qui permet à peine de soutenir la tête , accompagné de nausées , frissonnement , faiblesse et tristesse, donnez nux vont.

Après une nuit de débaucha, en doit donner puis, on nux vorn.y d'après les caractères qui sont propres à chacun de ces remèdes ; ou bien carb. veg, : tout cela en consultant Tarlicle relatif à l'abus des boissons spiritueuses.

La Tle sédentaire et l'appUemliaB île l'espHt trop soutenue affaiblissent le corps; si on le peut, on ddt res^ Ireiodre ses occupations et aller se promener tous les jours une heure au grand air. — Maid si déjà le ventre est en^ (repris par de^ souffrances babituelles et sourdes, ou qu'on ait l'habitude du café ou des boissons chaudes, prenez nux vam. le soir; et si après quatre ou cinq jours le mal reparaît, sulph, 8. pendant cinq ou six jout*s, tous les matins ; s'il y a nécessité , on pourra le répéter dans quatre semaines. Si les souffrances s-emblent se porter préférablement vers la tête , nuxvom.^ qui sera même ici le meilleur remède ; plus tard, belL , quelquefois />u/«. ; voyez pour cela mal de t««crplus loin dans ce livre. Si tous ces moyens ne réussissent pas , et que chaque effort intellectuel produise le mal de tête, usez de cale, carb', en olfaction. Si l'on vient à éprouver une sorte d'ivresse avec éblouisscinent , donnez pour les tempéraments violents nuxvom,; pour les lymphatiques , ;9u/8. Pour les maux de dents , la toux et autres indispositions à la suite des conlensioHs d'esprit, nux vom. convient encore, ou tels autres moyens ciiv».

Les exeè« tiennent le corp^i et l'âme dans la pins grande surexcitation. Pour ce qui regarde les excès de lable et de la boisson , il en sera fait mention au chapitre ly. — Mais si ces

excès soiit de nature à occasionner la perle de produits essentiels à rorganisme , il faut alors, en observant une indispen* sable abstinence, faire usage des moyens suivants :

Le médicament principal qu'on doit employer dès le com» mencement , et même après qu'on a fait usage des autres , c'est chin. Plus tard, et quand le nialadp s'aflSige de ces vices, donnez acide phospk. Cherchez du reste avec plus de soin la nature des souiïrances que k naalade accuse , et cboi^ssez alors plus particuiicrement vos remèdes parmi chin. y acid. phoêpk,, 9tapk^, nux uof9|..ou sulph. et dulCt selon ce qui conviendra le mieux.

Les mêmes seins sent applicables aux malades épuisés par des vices contre n^itore : on commeocera par donoèr cAtVt., ou staph., on nux mm.; plus tard, acid.phospk , ou stdph.^ ou cale. carb. En même teoips , il faut relever le moral du malade, l'encourager à faire effort sur lui-même, et soustraire à la tentation son imagination déréglée, par un travail attentif et soutenu, en lui donnant peu âr manger, en abrégeant son sommeil, en conseillant la suppression de toutes boissons chaudes , la cessation de toutes relations dangereuses , et la suppression de la lecture des mauvais livres. Et s'il s'y joint une irritation morbide, ce qui arrive souvent chez les enfants, ayez alors recours de préférence aux moyens suivants : chin. , merc. rtt;., carb. veç., nux vonu, puis., staph.; ou ont. crud., silic, plat, cale, cm^b.^ cocc, sep. Très souvent, lorsque chin. et carb. veg. sont insuffisants, merc. viv. produit de bons effets, et sinon, isulph.-— Dans l'intervalle de ces médicaments, qu'on doit raremait répéter, on administrera, selon l'occurrence, eoff., op., acon., ign.

Si par suite de ces vicieuses hab^des le tempérament s'est affaibli au point d'en ressentir les funestes conséquences dans l'accomplissement des devoirs du mariage, fut-on même

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modéré, et qu'on éprouve par ce fait un certain embarras de la tête, donnez ea/c. c€trb. Dans le cas d'une grapde faiblesse résultant du coït , avec trembkmeot des jambes , donnez le même remède. — Contre Toppressioa, daph.; contre la sensation d'ardeur dans les parties, merc. vw, ou cmif, veg. Si après le coït il y a faiblesse des jambes » brisement et pesanteur des membres , étourdissement , mauvaise humeur et abattement , coce. agit promptement. -i- Pour faire cesser an plus tôt la douleur de tiraitlements dans les cordons spermatiques et dans les entrailles, produite par l'acte sexuel, administrez une pi ise û'iod,

La pct€e éém êÊmmmwom par Tcffet de siieurs abondantes , de purgations, d'une <ltarrhée de longue 4urée « d'un allaitement trop prolongé ei d'un éeoniement spontané dejait, de même que par TelTet de saignées abondantes ou d'autres pertes sanguines, produit soo^e»t des maladies incurables, si l'on ne 8*cmpresse d'administrer eÂin,^ qu^on répétera selon la cii'constanoe à ceitaines époques. Seulement , dans quelques cas, il sera nécessaire de le faire suivre de staph, ou de siUph. — Si par suite de la méiae cause, «t par l'effusion immodérée du sang chez les enfonts , consécutivement à l'application do sangsues, liémorrhagie qui a lieu la nuit , principalement et à rinsu des assistants, accident qui amène l'évanouissement ou des convulsions, donnez aussitôt ckin,, et rien de pitis; on bieu, faites infuser dans l'eau chaude la racine de calamus ûrormUique et donnez-en une cuiilei*ée à bouche toutes les deux heure». Aussitôt que le malade revient à lui , s*il sent de la sécheresse dans la bouche , ou agite et remue la langue , faites-lui avaler un peu d'eau fraîche. S'il retombe -de nouveau dans l'évanouissement et dans les convulsions ,' ou s'il ne reprend pas complètement ses sens, administrez une petite cuillerée de bon vin vieux , quelque

temps après, s'il le faut , répétez chiru et U prise de vin. — Puis permettez-lui de boire de l*eau fraîche autant quHI voudra ; mais au commencement pas beaucoup à la fois. — S'il reste quelques souiïrancès consécutives, que chin. n'a pu enlever, donnez aeid, phosph. ; et s'il reste insuffisant , huit jours après, nùx vom,, et, plus tard, ars. alb.

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