‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 5)Chapitre 18 sur 58 · ABUS DES BOISSONS SPIRITUEIISES , DU TABAC, ETC · texte numérisé non relu

ABUS DES BOISSONS SPIRITUEIISES , DU TABAC, ETC

laudanum de Sydenlhlm , ou toute autre tciiUure iVophim dans une tasse de café. Ce moyen convient surtout aux bu- ^ veurs d'eau-de-vie.

salles des boissons forles. Souvent , après un état d*ivres6e de la veille, on se sent mal disposé; quelquefois même, après quelques verres de vin, dès le matin, la léteest lourde, étourdie, les joues sont pâles et creuses, les yeux craignent la lumière, la bouche est sèche et âpre ; on ressent des nausées et des douleurs dans la région épigastrique, on est enroué ; les mains sont brûlantes, tous les membres comme brisés, disloqués, alanguls; on se sent endormi, froid, affaibli, irrité, violent; en outre, on souffre quelquefois du nez , on souffre des crampes d'estomac , etc. : dans tous ces cas, employez carb. veg. ou nux vom.

Si le mal de tête est pulsaiif , ou pressif au-dessus des yeux, et qu'il diminue au grand air, prenez coj^b. veg.; est-il comme produit par un clou enfoncé sur un dçs côtés, augmente-t-il en marchant et à chaque mouvement, ainsi qu'au grand air et par la contention d'esprit, ou en se €Qurbant, prenez nuxvom.; ne ressent-on que des langueurs , carb, veg»; a-t-on des envies de vomir, nux vont,; les selles sont-elles claires et pâles , carb. veg. ; y a-t-il dévoiement , avec ténesme, de matières muqueuses, nux vont. ; nux vom. encore s'il y a vertige, yeux rouges, humeur ramassée dans leurs angles, grande sensibilité pour la lumière, et tussiculatioo sèche.

S'il n'y a pas du mieux immédiatement :après la prikc de carb. veget. , faites respirer de temps en temps du camphre ; de même que si le mal de lête ne diminue pas quelques heures après l'emploi de nux vom. , prenez co/f. Le mal no

cëde-t-îl pas k ces moyens, et rostomac est-il fortement af* faibli , prenez antim, crud.

Nux vom, produit ordinairement de bons résultats, même conïre la ténacité de certains effets de l'ivrognerie, tels que céphalalgie chronique, plénitude et pesanteur dans la tête, ou crampes et faiblesse d'estomac, constipation, hémorrhoïdes et souffrances hémorrhoTdales , douleurs de reins, éruptions miliaires , démangeaison universelle. Il lent , dans ce cas, prendre ce remède le soir, et, tant que son action se soutient salntairement, il fam s'abstenir de café, de vin et de toute boisson spiritueose. Plus tard, selon le besoin, prenez,* le matin, carb, veg. ou /acA., le premier quand on se trouve très mal le matin h l'air, le dernier quand il y a une plus forte a^ràvation après le sommeil , surtout après midi et pendant les chaleurs.

En cas d'un fnal de léte chronique, produit par l'abus des liqueurs, et- cottlînuellement empiré par la même cause, aussi bien que par une contention forcée d'esprit, par TactioD de la parole, ou en se tenant courbé, surtout si le malade est affaibli par un excès de lecture et d'écriture, — s'il est gras et* sanguin , failes-lui respirer cale, carb, ; s'il est maigre, iilic. ; alors attendez et revenez-y de temps en temps, jus*qu'à ce que le mal comnicnce è augmenter. Lach, est également efficace dans ce cas.

Celui qui , après avoir pris du vin, se sent seulement excité , nerveux , tremblant , s*il ressent une chaleur sèche et désagréable , et est continuellement d'une humeur diSBcile, doit prendre coff.

11 n'est pas toujours possible de donner le moindre secours

dans le délire tremblant, cette triste maladie qui attaque

* sou \ eut les ivrognes [mania apotu, delirium tremens), qui

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