‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 5)Chapitre 17 sur 58 · ABUS DES BOISSONS SPIRITUEUSBS, DU TÂBÀC , ETC · texte numérisé non relu

ABUS DES BOISSONS SPIRITUEUSBS, DU TÂBÀC , ETC

manière, chacun pourrait s'imaginer quelque maladie particulière pour atténuer une faute par une autre. Quand un homme colère donne un libre cours à ses emportenients , un voluptueux à SCS désirs, tm ivrogne h sa soif, leur maladie ira toujours en empirant. Non , ils doivent essayer de résister à leur penchant, L*liomme emporté doit se maîtriser, et se laisser contrarier sans mot dire; le voluptueux doit chasser de son esprit toutes les pensées dissolues, il doit éviter même jusqu'aux occasions les plus innocentes; le paresseux doit se forcer au travail, jusqu'àrépuisement de ses forces; et Tivrogne doit fuir et ne pas respirer Todeur de Teau-de-vie. du vin et de la bière, dût-il se consumer dans la privation. Chacun doit dire en son âme : Dieu a permis qu'une si terrible maladie ait son siège dans mon corps, non pour que je cède au mal, mais pour que je puisse exercer mes forces , pour que j'apprenne à résister à la tentation ; car celui qui saura là surmonter, aura certainement deux fois plus de forces pour marcher ensuite vers le bien, la bénédiction du ciel ne peut lui manquer. Il en fut ainsi de Job, qui sut résister.

Celui qui est animé par ces bonnes pensées trouvera dans les moyens suivants une ressource pour s'aider à vaincre ce penchant pernicieux.

Il prendra svlph. H. tous les matins, pendant sept jours. Sf le penchant faiblit, mais revient, il prendra, huit ou quatorze jours après la dernière dose de sulph, , nux Vom, le soir ; si le désir s'éveille encore, après deux ou trois jours, sulph. ; et après une pause de sept jours, il renouvellera dans le raêmcf ordre les marnes moyens. S*il n'est point guéri, il prendra ars. alb.; et si cela même ne réussit pas et que le mal revienne, nous lui conseillons un joui* nuj:rî;o7n., et quatre jours plus tard ars. alb.

Ces moyens suffisent pour l'ordinaire ; il y a cependant des

cas OÙ ils ne produisent aucun résultat U fiaut alors verser une goutte d'acid. sulph. dans un verre d*eau , et après que la solution en est faite, il faut la boire le matin à jeun; on peut y revenir tous les deux ou trois jours , jusqu^à ce que Ton commence à ressentir quelque douleur. Le meilleur antidote alors est de respirer le camphre. Si même alors le malade ne se trouve pas mieux, qu*il s*adresse à un médecin homœopaihc, et il saura lui porter secours.

Si un homme est sujet à l'ivrognerie et qu'il ne veuille se soumettre h aucun traitement, nous conseillons à sa malheureuse femme, îi ses enfants ou amis, de se set*vir à son insu du moyen suivant.

On mettra une anguille vivante dans un seau très étroit, on versera du vin dessus et Ton y laissera mourir Tanguille. On puisera ensuite le vin par bouteilles, et Ton en donnera au malade tant qu'il pourra en boire. On procédera de même avec l'eau-de-vie; on la verse dessus, on laisse rcposeï*, et l'on décante ensufie.

En cas que ce moyen ne produise aucun résultat , essayez acid. sulph.; délayez-le avec de l'eau jusqu'à une agréable acidité, et servez de cette solution à l'ivrogne, dans tout ce qu'il mange et dans tout ce qu'il boit, autant et aussi souvent que possible. Si ce remède affaiblit son estomac, donnez- lui une infusion d'écorce d'orange amère ou'de racines amères, et toujours un peu d'eau acidulée, jusqu'à produire du mal dans la bouche ; alors cessez. S'il ne se déclare pas d'accident fâcheux , abstenez-vous de tout antidote ; mais si le remède occasionne un longdévoieroent, des faiblesses d'estomac, des vomissements^ des vertiges, donnez j5w/s. ; s'il produit des ulcérations de longue durée dans la bouche, donnez merc, viv.

On a encore proposé, pour guérir de V ivrognerie habituelle^ le moyen suivant : il consiste à faire prendre 3 gouttes de

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