‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 5)Chapitre 32 sur 58 · MALADIES DU NEZ · texte numérisé non relu

MALADIES DU NEZ

Pour les souffrances de la face, du nez et des joues, voyez au chapitre des Maladies des dents; pour les éruptions du nez , voyez l'article Maladies de la peau ; Tannes , voyez le paragraphe respectif.

Du gonflement. S*il est le résultat d'un coup ou d'une cause indéterminée, et s'accompagne de fourmillement et d'une douleur dans les os, semblable à l'effet d'un coup, don* nez arn. S'il coïncide avec un catarrhe nasal, surtout si l'entrée des narines est enflée et excoriée, avec rougeur, chaleur et douleur, symptômes qui se portent quelquefois à Tinté* rieur, avec sensation de brûlement, de lancination, de sécheresse , d'autres fois exaltent ou affaiblissent l'odorat , donnez

bell. ; si cela ne suffit pas, hep. sulpL Si le coryza estHoent, aqueux, et qu'il détermine de Tirritalion ; si de plus le nez est rouge, enflé et luisant, avec démangeaison et douleur dans les os en les comprimant, il est mieux de commencer par merc. viVf et plus tard hep, sulph., ou peut-être aussi belL Chez les personnes qui ont fait abus du mercure , donnez d'abord hep. sulph, , et plus tard merc, viv. Contre le gonflement chronique et douloureux, bry. convient quelquefois; si le nezporie de petites taches noires, sulpL ; des taches rouges, phosph, acid. ; des verrues, caust. ; si le bout du nez est rouge, rhus toxic. ; s* il est cuivré, après abus de boissons alcooliques» ars, alb.; si le gonflement est rouge, luisant et tendu, donnez CQusi. , de la troisième à la sixième dilution.

De l'hémorrliagie nowaie. A la fm d'une maladie, il snr« vient souvent un saignement du nez qui amène un soulagement immédiat. Aussi^ il est conforme à ce bénéûce de nature de ne pas Tinlerrompre, pourvu toutefois qu'il ne soit ni trop long ni trop abondant. Il convient donc de rejeter comme très inconsidérés tous ces moyens vulgaires mis en usage pour le réprimer, tels qu'eau froide, glace, vinaigre, eau de mer, eau-de-vie, éponge, amadou, ou tout autre tampon. — Il est inutile de boucher le nez, il vaut mieux le comprimer un peu, et puis de s'assurer de temps en temps si le sang continue à couler et à se faire jour à travers l'arrière-bouche , ou s*il s'est arrêté. — Si le sang coule d'une seule i^arine, il suffira quelquefois de lever le bras du même côté et de le porter sur la tête; mais il arrive souvent qu'après l'avoir retiré, Thémorrbagie recommence,

Si|celte hémorrhagie est occasionnée par un coupy ou qu'elle soit précédée d'un fourmillement dans le nez ou dans le front, quand le nez est chaud, que le sang est rouge et liquide, particulièrement chez les hommes, donnez am . ; chez les femmes,

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surlout d*an caractère doux et tranquille, ou chez celles qui ont des menstrues très faibles, donnez puls.Si le saignement du nez est la suite A*un grand échaufïement, ou que le malade soit actuellement très échauffé , donnez acon, ; et si cela ne suffit pas , bry. S*il y a aggravation en se baissant , ou qtie l'hémorrhagie soit la suite de grands efforts , ou qu'bn ait \oulu soulever un poids très lourd , etc. , donnez rkys toxic. .

Si Vépîmiaxim est la suite d'une congestion de la tête, et û eile«st précédée des symptômes indiqués précédemment & l'article Congestion de sang à la tête, OU si cette congestion existe actuellement, le meilleur moyen , dans le plus grand nombre de cas, est acon. , ou les autres remèdes recommandés dans Farticle précité , tels que nux vom. , belL , chamom, , chin. , rhus toxic. Le reniflement de Peau froide, (dans ce cas, ne convient pas. Il vaut mieux , lorsque le sang ne peut pas être arrêté tout de suite par les remèdes, ou qu'on n'en a pas, tremper un linge dans Peau froide et l'appliquer sur le basventre , comme il est dit au chapitre V. Si Tépistaxis est la suite d'un échauffement ou d'un excès de vin ou de boissons alcooliques , et si elle ne s'arrête pas immédiatement après l'usage des remèdes indiqués dans cette circonstance, comme acon* , hell. , bry. et nux vom, , alors faites mettre les mains du malade dans l'eau chaude, et qu'il se tienne tranquille. Si le sang se coagule en sortant, et qu'il forme des caillots coniques, donnez merc. viv. Lorsque l'hémorrhagie coïncide avec le catarrhe nasal, tantôt flucnt, tantôt sec, donnez puis. Si elle a lieu chez les enfants par suite de vers , ou plutôt après une démangeaison qui oblige h tourmenter le nez , cin. Chez les individus faibles et énervés , où l'épisiaxis revient souvent et dure longtemps, donnez chin. Si elle se déclare chaque aprèsmidi, le soir ou avant minuit, ou à des époques périodiques, puis. Si elle a lieu pendant !g sommeil , donnez rhus toxic. ,

oa bry.^ ou belL ; si elle revient tous les matîQs, nme vom. , bi^y. ou belL ; à la suite de longues hémorrhagies, chin. » pour combattre la faiblesse. Chin. convient également dans le cas où la perte de sang a été assez abondante pour déternoi*ner de la pâleur, du froid des extrémités et des mouvements convulsifs. Aux personnes sujettes à ces hémorrhagieB, donnez sulpk ; à celles qui sont débilitées » $ec. cor. à petites doses rapprochées. Dans les cas où Thémorrhagie nasale est abondante sans être accompagnée d*aucun autre symptôme , donnez carb. veg. et même sep.

IHi catarrhe nasal , rfaame ém cervean » tsoryasa. Le principal remède dans le cas de catarrhe épidémique ordi«naire, principalement lorsqu'il affecte beaucoup de monde à la fois , est merc, viv. ; et chez les personnes qui sont sons rinfluence de Faction mercurielle, hep. sulpk. Si le catarrhe est accompagné d'un éternument fréquent et d*nn écoulement aqueux abondant , si le nez est un peu enflé , s'il est douloureux, si le mucus qui sort sent mauvais, si Ton éprouve des douleurs dans la tête et jusque sur les joues, donnez toujours, et avant tout, merc. viv. un globule, ou lycop. Mère, viv. convient aussi quand, après avoir sué la nuit, le catarrhe revient le matin, quand le malade a la fièvre, quand if n'aime pas à rester seul, qu'il a grand'soif , qu'il craint le chaud , et qu'il ne peut supporter le froid. Si après douze heures les symptômes se sont amendés, ne faites plus rien; mais si, après une amélioration » le mal revient , donnez hep. suiph. Adoptez le même remède lorsque le moindre courant d'air renouvelle le catarrhe ou le mal de tête, ou qu'une seule na< rine est affectée, ou que le mal de tête empire à chaque mouvement. Si après douze heures hep. sulph. n*a pas apporté d'amélioration , donnez bdl. — Dans le catarrhe de la pire espèce, où il sç fait un écoulement abondant de matières se-

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reuses et dans lequel toutes \e$ parties sont douloureuses et enflées, donnez iack. o.— -On n'a pas affaire au même cas , si Ton remarque moins de rougeur, de chaleur et de soif; si le malade se trouve mieux dans un lieu chaud, s*il boit sou* Tent et peu , s'il est très affaibli, inquiet , agité; quand il $^ pteint d'être brûlant comme des charbons ardents , sans cependant que Ton puisse remarquer en lui de la chaleur ou de la rougeur ; ou si le mucus nasal , sans avoir précisément de Fodeur, est plutôt acre ou corrosif; lorsque Taffection du nez est considérable et fatigante; lorsque Texercice et le chaud Taméliorent, et que le moindre refroidissement l'aggrave, donnez dans ces cas ors. aib., dulc, nuœ vom.^ et quelquefois aussi ipec, — Ars. est bon lorsque le nez, quoique obstrué, laisse cependant s'échapper un mucus tellement acre, qu'il occasionne un brûlement extérieur et intérieur; quand les nuits sont sans sommeil, et qu'on ne peut attribuer cette privation à une cause quelconque; qu'il survient une hémorrhagie nasale ; quand le malade ne peut rester couché et en repos. -— S'il n'y a pas d'amendement après douze heures ; si le coryza coule le jour et s'arrête le soir ; si la bouche est sèche et qu'il y ait peu de soif; si la poitrine est sèche et les selles dures, donnez nux vont, — Si le catarrhe participe de l'une et Tautre espèce, et que le malade éprouve de l'amélioration par le mouvement et de l'aggravation par le repos ; lorsque le moindre courant d'air occasionne l'enchifrènement , donnez dulc, ; ou lorsque ars, et nux vam. paraissent convenir, mais ne soulagent pas , donnez ipec. Si le malade éprouve de l'amélioration, répétez-le; ce qu'on ne peut pas faire des autres.

Si le catarrhe n'est pas exclusivemenC nasal, et qu'il supprime imniédialement l'appétit et l'odorat, et provoque une ' expectoration épaisse, jaune, vçrte et même fétide, donne;

puis. Si elle est très abondante et blanchâtre, et que les yeux larmoient, donnez euphr.

Chamom. convient assez ordinairement dans le cas où le catarrhe existe avec le nez légèrement excorié, les lèvres fen« dues, une joue rouge et Tautre pâle, frissons et soif. Met^c. viv. , principalement chez les enfants, si la maladie provient d*une sueur rentrée, et est accompagnée de fièvre et de doulyrs dans différentes parties des membres. Nux vom.^ lorsque la fièvre et les frissons alternent, surtout le soir, avec chaleur à la tête, au visage, ou partout le corps.

Silic. est approprié au coryza chronique qui revient très «ouvent, et qui est tantdt fluent et tantôt sec, avec obtura* tion. Administrez-le deux matins de suite.

Lorsque le catarrhe a été supprimé, et qu*il en résulte du mal de tête, donnez acon. ; et si le catarrhe ne reparaît pas, donnez puis, ou ckin. Lorsque la poitrine est affectée avec difficulté de respirer, donnez ipec. deux ou trois fois ; et si cela ne suffit pas, bry. Laissez alors le malade boire de Feau chaude sucrée coupée avec du lait, et aspirer par le nez des vapeurs. Si tout cela ne suffit pas, donnez sulpk. en dilution.

Si le catarrhe se complique d*autres symptômes, et principalement de ceux dont il va être question dans le chapitre suivant, et qu*il tombe, comme on dit, sur la poitrine ou les poumons, avec enrouement et toux, alors consultez ce qui sera dit dans le chapiti^e suivant.

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