‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 5)Chapitre 31 sur 58 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Pour ce qui est relatif aux éruptions situées derrière ou dans les oreilles, voyez Tarticle Éruptions^ au chapitre Malfifiles de la peau»

La parotidite cst un engorgement ie grosses glandes salivaires,^ qui va quelquefois jusqu'à Tesquînancie, situées en avant et un peu inférieurement aux oreilles. Fréquente chez les enfants, elle ne présente rien de grave si elle n*est pas répercutée. Quelquefois Tengorgement s'étend à toute la gorge ; le malade ne peut ni mâcher, ni avaler, et les symptômes augmentent de trois à quatre jours, mais il n*y a jamais de danger à craindre. Le mal disparaît du cinquième au septième jour ; il peut se porter sur la poitrine ou sur les testicules, ce qui arrive quelquefois : alors ces glandes sont rouges et douloureuses; il se déclare, dans ce cas, des douleurs d'entrailles et d'autres symptômes. C'est la période la plus critique de la maladie. Qu'on tienne donc le malade chaudement, mais avec modération ; on devra veiller à ce qu'il ne prenne ni échauffeoïent, ni refroidissement; on le privera de toute nourriture ou boissons excitantes. On ne fera pas de remède extérieur ; la seule précaution à prendre, c'est d'entourer le cou d'un mouchoir de coton ou de fil, et jamais de laine ou de soie.

Le principal remède est mc7x. viv. , qui a rarement besoin d'être répété; Lorsque la maladie prend un caractère inflammatoire, ou que l'engorgement est devenu rouge et tourne à l'érysipèle, ou s'il disparaît pour gagner le cerveau, ce qui se reconnaît à l'affaissement subit de la joue , h la perte progressive de connaissance ou au délire, donnez alors bell.

23& Maladies les plus orbinaires.

Si le cas devient plus intense, on dissoudra ce remède dans l'eau pour l'administrer toutes les heures par cuiller à dessert, jusqu'à ce qu'il y ait diminâtion. Lorsque le malade est pris d'une fièvre lente, que l'engorgement est dur et se circonscrit ; s'il disparaît et àe porte sur l'estomac, donnez carb. veg. ; si carù, veg, ne suffit pas à dissiper la fièvre lente , donnez cocc, a.? si belL ne réussit pas à faire cesser la iièvre infjammatoirj^ dans rest)ace de trente-six heures, donnez hyosc, o.; si merc. viv. , administré au début du mal, n'a pasapporté d'amélioration, et que le malade ait pris antérieurement du calomel , donnez immédiatement carb. veg.

Si la parotidite est accompagnée de mal de gorge^ consultez le chapitre qui est consacré aux affections de la gorge» S'il y a un grand enrouement, carb. veg. est un moyen presque toujours efficace. L

Quand elle se complique d'autres affections, soit des oreilles ou des dents, de. la teigne, d'une inflammation érysipélateuse, ou si la complication provient de l'abus du mercure, de la fièvre scarlatine, de la petite vérole, de la rour geole, ou d'autres fièvres graves, voye^ à cet égard le chapitre relatif à chacune de ces affections.

Dans l'inllaniimfction de» oremes, il y a rougeur, chaleur, engorgement et douleur ; le conduit auditif s'oblitère tout à fait, et la douleur devient tellement violente, qu'on peut à peine toucher Toreille ; elle s'annonce quelquefois par des sensations extrêmement douloureuses, telles que de déchirement, de tiraillement, de perforation, de battement, de lancination et de brûlement ; si ces symptômes arrivent au point de jeter le malade dans le délire, donnez puis. Dans le cas où l'inflammation, se portant sur le cerveau, est suivie d'une grande anxiété, de vomissement, de froid des extr(''aiilés et d'autres synipiômes dangereux, bell. sera très utile.

MALADIES D£S OREILLBS. 235

Lorsque Toiaigle et toute autre souiïraiice des oreilles reconnaissent pour cause le refroidissement^ la suppression de transpiration^ qu*on vient à ressentir des douleurs aiguës et isolées, comme si Ton recevait des coups de canif; lorsque Toreille interne est sèche et sans cérumen, que des douleurs déchirantes s'étendent jusqu'au lobule, qu'elles rendent le malade irritable et impatient, et qu'en&n elles deviennent intolérables, donnez chamom. S'il se déclare de la transpiration et qu'elle ne soulage pas, si l'on éprouve des tiraillements qui vont jusqu'à la joue, et si la douleur interae est tiraillante, brûlante, lancinante et prêssive, ou si le brûlement se fait sentir à l'extérieur^ ou le froid à l'intérieur, avec violents élancements et tiraillements, particulièrement lorsque l'oreille donne, administrez merc. viv. — Quand Totalgie provient d'une attaque de rhumatisme, avec douleurs lancinantes et comme si tout se portait dehors avec violence ; que l'oreille externe est rouge, chaude et engorgée, que la douleur traverse tout le visage, particulièrement chez les personnes frileuses et larmoyantes, donnez puis.; chez les personnes passionnées, colères, si les douleurs sont lancinantes et déchirantes, donnez nus; vom. Quand pn rencontre des personnes très sensible^, et chez lesquelles ces souffrances se renouveileiU souvent, avec pression et élancement . dans et derrière l'oreille, et aussi avec déchirement et une sensibilité excessive au moindre bruit, donnez am, ; mais si la douleur est, excessive avec tiraillement et rougeur, et qu'à l'intérieur il y ait élancement et tinteoient, donnez ckiru Dans d'autres cas pareils, avec picotements dans et derrière l'oreille, et douleur perforante et resserrante, avec des tiraillements et élancements jiisqiie dans la gorge, accompagnés de tintement, de bruissement, de bourdonnement ; si la tête et les yeux smU affectés en tt\ùB\c temps, oue ces doiileufs

s*aggravent pendant les accès par Taltouchemcnt et le mou- Yemeiit, donnez belL Quand 11 ne suffit pas, et qu*on éprouve en se mouchant une plus \ive douleur avec tintement et bruissement, hep. sùlpk, a.

Lorsque les douleurs sont arrivées au dernier paroxysme, qu'elles se portent sur un seul côté avec un fort battement, lequel provoque des souffrances internes si vives, que le malade tombe dans le désespoir, alors donnez cale, carb, , que vous répéterez aussi souvent que le mal Texigera , ou sulph. — Si la douleur est du côté gauche , qu'elle ait lieu le soir ou la nuit avec aggravation» donnez sulph. ; si elle est du côté droit, avec aggravation vers minuit ou sur le malin, cale, carb. Si ces souffrances sont violentes comme par la pression d'un étau, avec secousses, roulement et bourdonnement dans les oreilles , sensation de torpeur, de froid et de fourmille^ ment qui gagne la Ggure, àxmatzplat. o. Dans des cas analogues, et s'ils sont dus à un refroidissement, quand les douleurs augmentent pendant le repos et non par le mouvement, surtout pendant la nuit, et s'accompagnent de nausées, donnez dulc. — On peut employer aussi d'autres remèdes tout aussi favorables, comme aeid. phosph.^ant, crud, , etc.; vous les adopterez selon les indications.

N'employez aucun remède externe; Thuile même peut avoir ses dangers; les vapeurs chaudes peuvent brûler Torciile : dans ce cas, le plus petit accident se répare difficilement. Un seul petit morceau d'épongé trempé dans l'eau chaude ou tiède est la seule chose qu'on puisse se permettre pour diminuer les douleurs ; cela même n'est pas encore tout à fait innocent.

Si, à l'aide des remèdes dont on fait usage , on obtient quelque résultat, il devient inutile de mettre du coton dans l'oreille. £n général, on ne s'en servira que dans les cas d'une

nécessité réelle, comme il va être dit à l'article Écoulement des oreilles. Si les remèdes présents n'agissent pas assea vile chez les enfants, placez dansForeilie une mèche trempée dans le soufre : ce moyen suffit souvent pour provoquer nn écoulement et pour adoucir les souffrances.

He rée^uiemcnt des oreiHes. C'est une affection qu'il faut savoir supporter avec fa plus grande patience, parce que la suppression de t'écoulement îè plu^ insignifiant peut avoir les suites les plus graves. Quand il est devenu chronique, Il est très difficile à guérir. Que sotis aucun prétexte on ne permette aucune injection ; l'huile même est dangereuse, parce qu'il en reste toujours un peu dans l'oreille, qui passe au ronce. Les choses qui sèchent sont encore plus dangereuses; L'eau tiède seule , et en tant qu'elle sert à entretenir la pro«» prêté de roreitie, ne nuit pas. Il peut être utile de tenir dans l'oreille ui\ peu de laine fine , en hiver pour faire obstacle an froid, et en été aux insectes, qui s'introduisent quelquefois dans l'oreille, et 3r déposent descenfs qui deviennent l'origine de grandes souffrances. Lorsque le malade sent un fourmlHemeut dû à de petits vers» il est nécessaire de faire tomber dans l'oreille de l'huile douce, goutte par goutte, jusqu'à ce qu'elle soit remplie, et puis l'on procédera comme il a été dit à la page 152 (corps étrangers dans V oreille).

Quoiqu'il soit très important de tenir quelque chose dans les oreilles, surtout lorsque la matière de l'écoulement sent mauvais, il faut prendre en été et pendant le sommeil des précautions plus grandes; car, si le tampon est trop gros, l'organe en souffre; s'il est trop petit, il peut s'enfoncer, et alors il est très difficile de l'extraire. En conséquence, il sera .prudent d'entourer le petit tampon d'un morceau de linge fin , qui empêchera d'une part qu'il ne pénètre trop avant, et d'autre part pour rendre facile son extraction. — Dans tout

238^ MALADUS LBS n.rs OBBINAIBES.

cela, il sera préférable de choisir un morceau d'épongé très fioe, qu'on laUlera coofe&afoleixieot; sa nature se prête facî<« lement au but qu'on ce propose, car elle remplit hermétique» mem l'oreille sans la.bieiser. On peut changer fréquemnœnt ce tampon ou le faire serWr toujours, pourvu qu'on le lave avec«oin d'abord à l'eau tiède, ensuite à l'eau froide.-

Lorsque l'écoulement des oreilles est la^suite d'une inflammation « ou qu'il s'accompagne d'une douleur avec le carac* tèred*une pression qui chasse en dehors; ou quand l'oreille estchaude et rouge, ou si elle se couvre de croûtes pruriteuses, ou lorsque cet écoulement provient des suites de la mugeolè, donnez pul9. ; si l'on en a déjà fiit usage sans succès, sulph.; s'il vient après la fièvre scarlatine , belLy et quelques jours après» nm^. vitk^ si c'est nécessaire, et puis encore bell. Si ces moyens ne suffisent pas, hep^ mlph. Si l'écoulement ar-^ rive après la petite vérole, et s'il se complique de douleurs lancinantes et d'béoiorrhagie auriculaire, s'il survient des ulcérations à l'extérieur» et que la matière de l'écoulement $ente mauvais, donnez merc. viv. Mais m. le malade se trouve avoir abusé du calomel»^/)ii aura la préférence ; s'il a abusé du soufre, ptUs,., et plus tard merc. viv. Si cependant l'aifec-r lion passait à l'état chronique, prenez une pincée de potasse que vous ferez dissoudre dans une bouteille d'eau de ploie, et versea dans l'oreille tous les jours .une cuillerée h thé de cette solution.

Si l'écoulement est purulent et chronique , donnez mère, viv. , et. huit jours après sulpk^ et répétez ce dernier trois fois à la distance d'une semaine. Si , malgré cela, il ne se déclare pas d'amélioration , donnez cale. cark. 0, Si en même temps il y a un grand mai de tête, et que merc, viv, ou sulph.. ne réussissent pas, donnez belL^ et plus tard lae. Si cela ne suffit pas encore, donnez deux matins de suite sUic.^ et, s*U

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le buti répétez silic, toas les hak ou quinze jours. — Canst. est quelquefois 1res utile dafis les écoatemems chroniquesî surtout lorsque if malade a souflfert longtemps du rhuma** tisme. Si ces divers moyens ne suffisent pas, essayez du bwax en solution, comme il vient d'être dk plus haut an sujet de la potasse.

Si l'écoulement a été supprimé brusquemeift , n'importe qu'il ait eu une longue on une courte durée, ceki constitue un état grave. Qu'on examine avev; soin l'oreille avec une épingle à cheveux ^ afin de s'assurer que ce ne sont pas des croates ou toute antre ebose qui ont bouché l'oreille; qu'on introduise dans le conduit auditif de la vapeur tiède, d'une température convenable et propre à ramollir le corps qui pourrait s'y trouver ; mais si l'oreille n'est pas obstruée et qu'elle soit libre b l'intérieur, alors appliquez directement sur le pavillon un morceau de pain pas trop chaud ^priant du four, mais assez pour ^re supporté. — Répétez de temps en temps ce procédé , qu'on renouvelle à mesure que la mise se refroidit. Sl^ par suite de la suppression de l'écooiement, les glandes du cou s'engorgeât et durcissent, dônnet puis., plus tard merc. viv. et belL *-»~S'il sunrientiui grand mal de tête avec Qèvre, donnez belL; si elle ne suffit pas, donnez ^y. Si cette suppression est la suite d'un refroidissement ou parce qu'on se sera mouillé les pieds , et qu'il y ait amélioration par le repos, bell.i par le mouvement, donnez ckUc; s'il y a aggravation par la chaleur du lit, merc. viv. Si , è la soite de la suppression d'écoiilement , il survient an engorgement des oreillons , donnez ies remèdes appropriés à cette circonstance. Mais si les parties génitales s'engorgent , donnez le soir nux vom. , et s'il n'y a pas d'amélioration, le matin puis. — Quelquefois on est pris d'un violent mal de tôte, qui plus tard devient obtus , avec sensation de tension , connue si le

crâiic était trop étroit , rildit éclater ; les yeux deviennent rouges , font mal en ks raouraot , et cet état s*accompagne de fièvre; quelquefois H y a des ntoavenients spasmodîques de la face, avec enSure et engorgement de la tête , perte de mémoire, etc.; et k ia «oite de ces divers symptômes ii se déclare des boardonnemenls et des brolssements d'ore^les, sanKiéet écoulement snbit de matière, comme par un abcès. On se gardera de rien tenter centre cet écoulement; on se bornera aux seob moyens de propreté et Ton fera coucher le malade sur rorcBie sonSrante, en garnissant le coussin avec plnsleors épaisseurs de «ompresitt. — Si Ton reconnaît le mal avant qne l'écoultmenf: ait fien, donnée en olfaction hep, 8Hlph,, et attentiez des résotttfs. S'il n'y a pas d'amélioration an bont de quelques jours » donnez merc. viv. une fois, et attendez encore vingt henres son effet. S- H ne produit pas un résultat décisif, administres /aM., et un ou deux jours après hep. sulph. Il but attendre, après l'adlninîstration de chaque remède, cinq à six heores. On reprendra le même traitement si réconiement se sapfMrlœe. Si la suppuration se déclare, le malade est sanvé , et il faut s'abstenir de tout antre remède. Si elle n'a pas -lien , ie malade mfeurt , et le médecin le phis habile n'y peut rien.

Bea iM«rdiMmcfBMH«s d'mwHies. Il y a en général, dans cette affection, écoulement, dureté de TooTe, et antres souffrances des oreilles ; qudqu^is aussi, des maux de lête avec congestion de sang. Si leboardonncment d'oreilles existe seul, qu'il soit récent et la suite d'un refroidissement , donnez nttx vont, s'il va aggravation le matin , ei'puls. st l'aggravation a lieu le soir ; dulc. , si c'est la nuit ; merc, viv, , chez les personnes qui suent beaucoup; chamom.^ chez celles qui ne |>euvcnt pas transpirer ; ckin. , dans le cas oà le malade a abusé du mercure, qu'il est d'une sensibilité excessive, qu'il

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a eu des fièvres ou une maladie de foie, ou qaand le bourdonnenoeot a ua caractère plus prononcé de sifflement , de tintement et de chant; carb, veg.^ s'il e^t plus. fort et donne comme un bruit de grondement , et que chifL n*à pas eu un bon résnlut. Chez les vieillards, quand cette infirmité n'existe que d'un côté , que le sang ^^porie'à la tété; et- que , par conséquent, le bourdoaoemeat parait «ii dépettdre, doBsez am, 3 ou fi, et répétea^tle i chaque aggravation. — S'il 4ere déjii depuis longtemps, appelez un médficiu. Lorsque les oreilks sont sensibles au ngM>indre brait , dcmnez êu/pk. une fois , et plus tard ^acon, plusie&rsioift. Si cela ne réussit pas, carb. veg^ un^ fois, et pkis tard, eoff, plusieurs fois. — Si cette maladie coeiisie avec une grande seusibiliié , sollicitée par rinflucnce des vents i^okb, ou qa'^ chaque pas que fait le malade « qu!à chaque moi qu'il dit, il^ent<Hid un retentissement on une espèce d'écho, ou s'il a fréquemment souffert de tiraillements dans les membres, .donnez cmst. deux matins de suite , et attendez quelques jours ses effets*

He 1* dureté d'««ie. Cette affection provient souvent de l'obturation des oreilles par le cérmneu qui s'est endurci. Qu'on ait donc le soin d'examioer ces Qrg;ines, comme il a été dit à la page où il est question de l'introduction de corps étrangers ; et, dans ce but, ilne fandrapas^négliger de placer le malade de manière à éclairer le fond de l'oreUie par les rayons du soIeH; puis ,.on se servira avec précaution de l'instrument explorateur, qu'on portera dans l'intérieur de l'oreille , et jusqu'au point où il se déterminera un commencement de douleur. Si l'on découvre qu'il s'est formé une sorte de tampon solide, qu'on en extraie ce que l'on pourra; et, pour faciliter ce résultat, on fera de petites injections d'eau tiède , malin et soir, ou bien on laissera tomber dans l'oreille un peu d'eau qui y restera quelques minutes. La

graisse de volaille , fondue an bain-marie, peut, dans beaucoup de circonstances, être très utile en en mettant quelques gouttes dans Toreille ; ce qui n'empêchera pas d'employer les injections. — Si cette infirmité provient de la trop grande sécheresse de Torgane et du manque de sécrétion de cérumen indispensable à la fonction, donnez carb, veg., qui réussit souvent. Si elle est accompagnée de bruissement, de tinte-* ment, d'une sorte de chant, on la guérit quelquefois trè^ proraptement par verat. S'il y a un écoulement d'oreille, dcinnez les remèdes qui sont appropriés à cette complication, sur tout jDu/^., merc. viv,, sulpL^calc. carb, et caust. Si elle est survenue après la rougeole , puis, ou carb, veg. ; après la fièvre scarlatine , belL ou hep. sulph. ; après la petitevérole, merc. viv. ou sulph. S'il y a coïncidence avec catarrhe, et mal de gorge, avec amélioration en avalant, il est utile de se gargariser avec de l'eau chaude; si cela ne suffît pas, donnez chamom. ou ars. alb.y on lach. o. Si elle provient d'une affection rhumatismale , qui cesse sous l'influence du froid, pour se porter sur l'oreille, donnez les remèdes qui conviennent aux souffrances rhumatismales, et plus tard diUc. et sulph. Si elle est la suite de la suppression d'éruptions cutanées ou d'un ulcère en suppuration artificielle, comme un cautère, administrez les remèdes qui sont appropriés à la circonstance, et principalement sulph. et anf. crud. Si le malade est sujet aux hémorrhoïdes, on peut quelquefois donner avic succès nux. vom. ; si C'est la suite d'une fièvre nerveuse, am. ou phospL acid. Si les amygdales sont enflées et occasionnent h dureté de l'ouïe, merc. viv. ou staph. Si cette infirmité est de nature chroniquei tenez-vous à un régime convenable et buvez beaucoup d'eau. Si cela ne suffit pas , appelez un médecin homosopathe.

Si d'autres souffrances viennent compliquer la dureté d*o*

MiLÀDIES DU NEZ. 2&3

reille , qu'on choisisse parmi les remèdes qui couvrent le mieux ces nouyelles souffrances ; nous indiquons verat. alb. , stapk, ^ ars. alb. , hyosc. , et , dans les cas les plus graves , silic. , cale, carb, Mais, avant tout, qu'on se gardé bien d'avoir recours à des moyens exteraes. C'est une erreur grande que de croire que les oreilles sont plus endurantes que les yeux. Les oreilles sont au contraire beaucoup plus sensibles; seulement le mal ne vient pas si vite , et il guérit plus lentement et difficilement; quelquefois ii ne guérit même pas du tout; tandis que les affections des yeux se guérissent plus facilement et se supportent avec plus de patience.

Aussi, qu'on se tienne en garde contre la pratique d'appliquer des agents externes, durs ou liquides; dans quelques cas seulement , qu'on se serve d'eau tiède à l'intérieur, et d'eau froide à l'extérieur.

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