‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 5)Chapitre 37 sur 58 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

MALADIES DE l'ESTOMAC.

Mamiifte d*aH^<it. Les moyens ordinaires que l'on emploie pour rappeler l'appétit sont précisémeitt ceux qui doi-

Vent l'éloigaer davantage. Tonte chose de haut goût, qu'elle soit salée, poivrée ou acide, les épices , les plantes et racines ou écorces amères ((ue Ton fait infuser ou macérer dans l'eaude-vie pour la convenir en boisson stomachique, sont autant d'excitants qui ne peuvent certainement pas nourrir. Tous ces ingrédients sont, par eux*mêmes, il est vrai, d'excellents remèdes, mais il faut les employer en temps utile.el dans une jnesure convenable ; et chacun a pu juger, par sa propre ex* périence ou celle des autres , s'ils sont réellement salutaires dans certains cas. Or, comme tous les médicaments en général sont nuisibles pris en excès, imp souvent et hors de propos , on s'expose k se faire grand mal en en usant sans discernement. Et ici, le pire de tout, c'est l'habitude : car, plus on use d'une chose, plus les inconvénients augmentent. A qiioi sert de provoquer l'appétit pour un jour, pour le perdre plus Cjomplétemcnt après ? De même qu'il reste dans le corps une partie des aliments que l'on prend , de même aussi il reste une partie de ces excitants de l'appétit, qui se fixe sur nn point de l'organisme. Mais comme ces ingrédients n'ont pas de caractère nutritif propre, ils ne peuvent réparer les forces du corps humain ; ils ne §*en établissent pas moins peu à peu dans les organes , et deviennent l'origine , le point de départ de maladies incurables. On se met alors à supposer qu'ils se ramassent dans les intestins et qu'on peut les expulser, ou dans le sang et qu'on peut les faire sortir à Taide de la saignée : c'est là un véritable et fatal préjugé. Tout médecin qui sait un peu d'anatomie n'ignore pas qu'il est impossible que cela se passe ainsi , que rien ne se ùxe ni dans les intestins, ni dans le sang; celui-ci se renouvelle incessamment tous les jours; mais les solides seuls du corps humain subissent un changement, une sorte de transformation, et s'approprient le» substances qui ont été soumises au travail de la nutrition.

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Celui donc qui fait un usage modéré de ces diverses substances ne se fera jamais grand mal. Une ibis ou autre , un raorceau de substance salée. ou acide peut, principalement en été, avoir un excellent effet, surtout lorsque Testomac semble ravoir désiré, et lorsque, après cette satisfaction, cette envie ne s*est pas renouvelée; mais si ce désir revient bientôt après, c'est une preuve que l'usage qu'on pourrait en faire finirait par être nuisible. La meilleure de toutes les habitudes est l'habitude de boire de Teau froide. Q'on en prenne régulièrement un verre tous les matins à jeun , ainsi que quelques heures avaqt et après le repas , et le soir en se couchant ; mais pendant le repas qu'on en boive modérément; après un dîner copieux, on en^prendra souvent et à petits coups.

Faiblesse et embarras gastrique. Les choses les plu& essentielles à dire à ce sujet ont été traitées au chapitre lY, ea tant que cette faiblesse d'estomac provient de 1^ .nourriture ou des boissons récemment prises. Quant aux autres causes» il en a été question aux chapitres I, JI, III; mais il est certaines souffrances qui sont produites par des causes 41^^ verses qui agissent à la fois, et d'autres où la cause est in-connue ; quelques unes n'ont qu'une durée passagère, quelques autres sont longues et opiniâtres : alors on dit qu'il y a dyspepsie ; d'autres encore sont le commencement de inaladies violentes et dangereuses. — Nous allons faire connaître ici les affections de l'estomac, que chacun peut traiter chez soi. Mais il en est qui ne peuvent être traitées que par le médecin, et ce sont celles que nous désignons sous le nom de^. dyspepsie. — C'est un mot savant et voilà tout, car il ne dit rien. Quand un médecin prononce ce mot, il n'apprend rien autre chose que ce qo'il sait du malade, à savoir, que son estomac ne digère pas bien. Ce n'est, après tout, qu'un expédient dont se sert le médecin pour faire comprendre et

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croire qa*il est iniiié dans ses souffrances; et, par cela sent qa*jl fait usage de ce terme, il donne la preuve de son ignorance : car il y a un très grand nombre de maladies de l'estomac et de tout l'appareil digestif qui sont sous la dépendance d'une digestion difficile ; et celui qui ne sait pas assez bien les discerner pour les traiter isolément par des moyens appropriés' leur donne néanmoins et indifféremment ce nom de dyspepsie (digestion difficile), et il les traite, sans plus de façon , par les mêmes remèdes qui , loin d'apporter lenioindre soulagement, ne font qu'aggraver la situation da malade , et ^ pour un qu'il a pu sauver, il en a tué des milliers.

A.u début du mal, on peut toujours guérir; mais si la maladie est déjà avancée, on ne peut, dans la plupart des cas , espérer de guérison qu'en prescrivant nn régime rigoureux et en employant les moyens indiqués, ou, si cela ne suffit pas, en appelant un médecin bomœopatbe.

Le régime strict consiste à éviter les aliments qui sont passés , les salttsons et les viandes fumées , ou les choses à moitié gâtées ou desséchées, par exemple le beurre rance; à prendre un modeste déjeûner le matin, c'est-à-dire en faisant usage d'une nourriture légère ; rien de lourd , peu ou point de viande, tout au plus un œuf; rien de frit à là graisse ou au beurre ; point de pain trop tendre ou chaud , seulement du pain rassis, et jamais grillé, qui, à cet état, est à moitié altéré et devient indigeste ; à dîner, on prendra quelques légumes avec de la viande bouillie ou rôtie ; à souper, un morceau de pain rassis avec du beurre ou toute autre chose légère; cela suffit ordinairement : on s'abstiendra surtout de pâtisserie mal faite, dont la pâte n'est pas bien levée ; on se privera de thé et de café, on boira de l'eau froide.

On se tromperait de croire que l'on peut, avec du sucre «

MALADIBS DE L*ESTOMAC. ^29

rendre douces les choses acides ; le goût se laisse troixiper« mais l'estomac jamais U ea est de même pour ce qui est amer et fort.

La première de tontes les conditions est donc d'adopter un régime bien entendu, c'est-à-dire une nourriture saine, abondante , réparatrice et variée ; car TeMOBiac est comme un champ «ur lequel on peut jeter toujours ta même semence. U jEaut savoir se tenir h ce régime d'une manière invariable , toujours et partout.

Les cas dans lesquels l'appétit vient à manquer subitement, où il y a nausées , douleurs, et surtout tranchées, sommeil agité et faiblesse, réclament les remèdes indiqués ci-après; dans les cas^ chroniques, choisissez parmi ceux dont il est parlé plus loin.

Am. convient non seulement lorsque cette souffrance (le ttuiaqpie d'appétit) est causée par un coup reçu sur l'esto*mac, par un effort qui sur le moment doaine lieu à une vive douleur, ou par un tour de reins, mais aussi par suite de défaut de sommeil , fatigué d'esprit , grande excitabilité et irritabilité (comme quand on dit que le mtkde est dans un eut nerveux); si la langue est sèdie , couverte d'un enduit jaunâtre, avec goût putride ou amer et aigre, bouche mauvaise, répugnance pour le tabac , appétence pom* les choses aigres , renvois quelquefois avec odeur d'œuf pourri ; lorsque, après avoir mangé, on éprouve de la plénitude. au creux de l'estomac, nausées avec efforts pour tomir; vents et flatulence ; ventre ballonné ; en même temps pesanteur dan&^ tous les osembres, vertiges, douleurs de luxation, maux de tête pre»sife au-dessus des orbites, étourdissements et chaleur dans la tête ; quand on éprouve une chaleur désagréable , que le sommeil est agité , les réveils fréquents et en sursaut , accompagnés de songea pénibles. Si am. ne suffit pas ,

530^ MÀLADIBS LES PLUS ORDlNAH(ES.

donnes nwt vont,, et, à défont de celui > ci, ehamom.

Nux vom.y si la maladie est la suite de débauches , de l'abus du café, du vin principalement; si le malade a été pri» d'un refroidissement , si la bouche est sèche et sans altération, s'il y a une aceomnlation d'eau ou de phlegmes aigres,si la langue est chargée d'nn onduit blanchâtre , si le godt est nul et insipide poor tonte sorte d'aliments ; salive aquense et abondante, vomissement, pression de l'estomac, veiitre tendu , selles petites et dures ou rares ; vatillement, vertige on engoutdissement de la tète ; pesanteur de la nnqiie, tintement des oreilles , tiraillement dans les dents molaires, tantôt supérieures, tantôt inférieures; tiraillement dans les membres , manque d'énerg^ et paresse é'esprit ; le malade est inquiet, querelleur, irritable; parfois sa face est chaude, ou marquée de plaques rouges. Si rmx vont, ne suffit pas, donnez okamom.

<(/Ââmom. convient lorsque, après avoir mangé on bu, le mal a lieu immédiatement à la suite d'une vive contrariété , que la bouclie en reste amère, que les renvois bilieux sont suivis d'un vomissem^t de matières Terdâtres ou de bile pure ; qu'il y a de l'agitation pendant le sommeil, et qu'il est interrompu; en outre, il y a douleur et plénitude de latlte, face chaude et rouge , yeux rouges et brûlants ; l'esprit est très impressionnable. Si ckamom. ne suffit pas, doimezfmls. , et si puis, ne suffit pas, tmx vom.

Puis, convient lorsqu'on a mangé de différents mets et pris des boissons de pUisieurs espèces qui se contrarient, princi-^ paiement si les aliments sont flatulents ; après avoir mangé beaucoup de choses grasses, telles que pore, mouton et saQ«> cisson, ou toute autre chose cuite au beurre, surtout an beurre rance ; si le goût en est amer, salé, et laisse une sensation de viande gâtée ou putride, pu de suif; lorsque chaque

MÂLAm£S DE L*SSTOMAC. 331-

bouchée de pain, ou toute autreiiourrkore, laisse de Tamertunie dans la bouche ; quand le tabac e»t insipide ; quand on a la bouche pleine de glaires, que la gorge gratte , qu'il y a des renvois bilieux , ou des aigreurs ou âpretés d'estomac y une ayersion particulière pour len> aliments cb^ds; que 1er ventre est ballonné et teadu » surtout sous les côtes ; qn'il y a borborygmes, grouillements, selles lentes, petites, pénibles, 00 diarrhée; tiraillement dans les membres, comme daos la» fièvre intermittente, frissons^ débilité ; si le malade est faible,^ ennuyé, taciturne, irritable par la moindre chose, jet peudifr*> posé à parler.

Chin. convient lorsque Tair ambiant est chargé de .vapeurs nuisibles, ou au printemps et en automne, lorsque les jolirft humides sont suivis de sécheresse ; dans les pays où Ton a récemment creusé des canaux , oà les terres ont été des* séchées, et où régnent les brouillards; dans le cas où, par suite de la prdeasion , on est obligé de respirer des éma* nations nuisibles , et qu'on est privé d*uQ air insoffisammeAt pur ; lorsqu'il guérit les prodromes de la fièvre intermittenta et prévient tout à la fois la fièvre elle-même; Il convient aussi lorsqu'on éprouve de la satiété, de Tindifférence pour la boire et le manger ; lorsque le& aliments restent longtemps sur l'estomac ^ qu'il y a beaucoup de renvois et qu'on vomit les aliments non encore digérés; qu'on a du goût pour lei choses excitantes, fortes et acides; qu'on éprouve une faiblesse générale et un besoin de rester couché, mais cepen-t dant sans avoir la force et la patience de garder la même place.; le malade peut étendre et fléchir ses membres, maja le matin ils sont complètement roides; il ressent souvent de ta chaleur, et le moindre courant d'air lui donne d<^ frissons; ses urines sont brûlantes et dép«)sçnt beaucoup; il ne peut pas s'endormir, et., s'il s'endort^ son sommeil oK

932 MALADIBS LES PLUS 01U>INÀIRES.

ûMerrompu; il est mélancolique et de inauTaise humear.

Antim. crvd, , lorsqu'on éprouve un certain malaise à Teslomac avec envie de vomir; si la langue est chargée ou couverte de petites vésicule»; renvois fréquents, qui rappellent le goftt des aliments qu*on vient de manger ; bouche sèche ou salive abondante avec grande soif, surtout la nuit; phlegmes dans la gorge, ou vomissements de phlegmes ou de bile ; estomac douloureux comme s*il était trop plein, ou sensibilité douloureuse à répigastre par te touèher ; en outre, flatulences et tranchées , avee constipation et diarrhée. Si antim. crud. tarde à produire un bon effet, donnez àry.

Bry,^ si Festomac est dérangé et s'il y a en même temps detf frissons et du froid, constipation, langue chargée et eouverte d'un endoit jaunâtre , ou de vésicules comme dans antim. crud. ; c'est la même soif, mais le jour et la nuit il y a un peu plus de sécheresse dans la gorge et l'estomac ; c'est surtout en été, ou lorsque le temps est chaud et humide. Dans cette circonstance, débutez d'abord par bry,, que vous répéterez et six ou douze heures après s'il le faut. Ce n'est que plus tai4 que vous donnerez antim, crud, , si bry. n*a pas suffi.

Ipec, lorsqu'on a l'estomac surchargé de glaires ou affaibli par toute autre cause; lorsque hi langue n'est pas sale, quoique le malade ait des nausées ou des vomissements ; il convient particulièrement dans les cas caractérisés par un dégoût prononcé contre tout aliment , même contre le tabac, et lorsque les vomissements sont faciles et violents et accompagnés surtout de diarrhée; et notamment lorsque ces accidents se répètent tons les jours ou chaque deux jours , à la même heure.

Hep, sulph, convient lorsque l'estomac se dérange facilement, mim^ en menant une vie régulière , soit même en

mâladibs Dfi l'bstomâc. 333

prenant toute sorte de précaution; lorsqu'on éprouve de l'appétence pour les choses acides , fortes, acerbes , ou pour le vin ; qu'on a des naifsées , des maux de cœur et des renvois, principalement le malin; qu'on vomît des matières acides, bilieuses et glaireuses; que la bouche est inondée de glaires, le ventre douloureux, et que les selles sont dures et sèches, après surtout qu'on a fait usage de pilules bleues (mercure).

Loch, est mis en usage lorsque kep, sulpk. ne suffit pas ; quand les souffrances ont lied après avoir mangé, ou le matin de bonne heure , ou que les selles s'arrêtent pendant plusieurs jours. Les cas chroniques les plus opiniâtres de dyspepsie peuvent être guéris par kep. stdph, ou mlph, , pourvu qu'on ne le répète pas trop souvent, qu'on.sache attendre une aggravation notable ; et si l'un de ces remèdes est sans effet, qu'on emploie l'autre. Si tous les deux restent sans efficacité, donnez ie//.« ou quelquefois metx, viv,^ et après sulph.

Embarras maqueux de Festomae. Il existe lorsque cet organe est surchargé de mucosités, qu'on en a la bouche pleine et qu'on en rejette , ou encore lorsque , à certains égards , les symptômes rappellent ceux dont il a été question à la lettre 7 (première partie); seulement le goût est plus fade et douceâtre ; lorsque , avant le dîner, les malades se sentent très-faibles et languissants, et après, trop pleins et inquiets. Donnez d'abord ipec. deux ou trois fois , et puis choisissez parmi les autres remèdes celui qui convient le mieux. S'il existe en même temps une petite diarrhée brunâtre , muqueuse , et d'une odeur aigre et moisie , donnez rheum. S'il y a vomissement de bile et' selle bilieuse, que les souffrances soient très violentes, verat. alb, une ou deux fois; si le mal est accompagné d'un brûlement dans la gorge, dans l'estomac, ou pendant les évacuations, donnez câ/)s.

Les individus sujets à cet embarras muqueux doivent s'ha-v bituer à boire de Teau et à se gargariser avec de l*eau froide ; ils eo boiront de six à douze verres par jour, et se gargariseront aussi souvent. ^

Pyroal» €mi «igrcmro d^e«toBMie. Cette affection consisle dans des renvois brûlants, aigres et acres , qui se dirigent de Festomac dans la bpucbe, et se lient généralement avec d'autres souffrances de l'estomac qu'on peui^ combattre avec des reoièdes indiqués dans ces cas. Nux vom. est ici fréquemment employé ; mais quand les aigreurs viennent après avoir mangé, chin. Si nux vom., chamam, ou puis, ne soulagent, pas, donnez caps.; si chin, manque son effet, carè. veg, ; si cette affection se fait sentir après avoir funié, stijgph.; s'il y a une grande soif, bslL Chez la femme enceinte, si belL ou tels autres remèdes ne suffisent pas, qu'on essaie d'une tranche de citron sucrée, qu'elle tiendra dans la bouche. Il suffit souvent de boire on verre d'eau sacrée tous le» matins ; on peut même essayer d'en boire beaucoup, quoique, au commencement, on puisse en être dérangé. On se gardera bien, comme i^ela se voit quelquefois, de faire usage de la magnésie , de la chaux carbonatée et des substances analogues qui finissent par produire des maladies incurables, et laissent dans l'estomac la sensation d'un corps étranger et dur, dont on croit pouvoir se débarrasser facilement en faisant usage des purgatifs surtout.

iKmuiée» et iromlsacMent»* Dans ce genre de souffrances, il ne faut négliger aucune cause, car il importe de leur appliquer des remèdes appropriés. Très-souvent le^s symptômes cessent d'eux-mêmes après le vomissement : c'est pourquoi il faut le provoquer par d'abondantes et fréquentes libations d'eau tiède, par la titillation de la luette avec la barbe d'une plume, ou par du café noir. N'employez jamais, dans ce cas.

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l'émétique, qui peut porter une atlekite grave à Testomac, et qui sera toujours remplacé utilement et sans danger par ant. crud. quand )a langue est chargée d*un enduit épais , blanc et jaune , ou par ipec. lorsque la langue est nette. Les nausées et les vomissements peuvent être causés par suite d'une frayeur, voyez page 21; d'un chagrin, ptge 23; d*une contrariété, page 25; d'un refroidissement, page 29; d'un échauffementj page ki ; de longues veilles, page &5 ; de plénitude d'estomac, page 50; d'e9Ecè9 de boissons, page 60; de tabac, page ^9; de camomille, page 72; de rhubarbe, page 76, ou par suite de l'emploi abusif d'autres remèdes. Si c'est par suite d'empoisonnement, voyez à ce sujet deux articles au chapitre VU , page 8S*

Quand les nausées ou les vomissements sont déterminés par une chute sur la tête , donnez âm., et voyez ce qui est dit au chapitre IX, Blessures sur la tête. Si la cause tient à quelque chose qui soit rest« engagé dans la gorge , voyez le chapitre X, article Gosier.

Lorsque ces souffrances sont aeeompagnées de vertiges, voyez page 194; avec mal de tête, voyez page 197.^Si les remèdes qui sont iadiqtiés dans ces divers passages ne suffisent pas, donnez lacà, une ou deux fois, et ensuite belL Si le vomissement a lieii par Teffèt de la toux , voyez chapitre II, à l'article RefiroMlsscHMsiit (page 31) , puis ipec. y mère, viv., caps,, puis.^ ^y., cAtn., rfras., phospk. acid.y sidpk, cale. carb. et laek.^ voyez plus loin, au chapitre des Htdadies de iiottriae; s'il a lieu par l'effet de la coqueluche, voyez à cet article.

Le vomissement par suite de langueurs id^estomac qui suivent un repas demande puis, onnuxvom., alternativement avec àry. Lorsque l'estomac est dans un tel élat de faiblesse ^u'H m puisse supporter qu'un peu de nourriture , et

â36 MÀIADIES LES PLUS 01UOKNA1RES.

qa*ane légère augmentation provoque immédiatement des vomissements, accompagnés de crampes et de trancliées dans le ventre , ou de vertiges et de vomissements de matières blanches, gluantes et muqueuses, de diarrhée et faiblesse des membres qui va JQsqu*à la défaillance, donnez puis, ou cocc; si , malgré cela, cet état se prolonge, donnez mix. vom. , et ensuite bry.; si cela ne suffit pas, examiaez tous les autres symptômes existants, et choisissez entre cAtn. et ferr.; qu'on peut alterner au besoin, ou sulpk et ensuite ors. cdb. Dans quelques cas violents, hyo^c. convient parfaitement ; et dans les cas chroniques, cale. carb. , principalement après avoir usé de mlph.

Quant aux vomis^ments des enfants cassés pm* la présence desvers, voyez rarliclequi y est relatif, an chapitre IX, p. 35 A. €inuM|>es et doMknnra dl*e«tMna«» Il eit bien reconnu aujourd'hui que Tancienne médecine ne peut rien contre ces cruelles souffrances; mais la nouvelle y peut beaucoup, au contraire : dans les cas les plus enraciné» comme les plus mauvais, même chez les personnes très âgées, on voit rhomœopathie être d'une uMté incontestable, et guérir promptement et radicalement av«c de la patience et des soins. La plupart des remèdes qu'emploie l'allopathie sont très nuisibles : l'opium et les pilules de morphine ne sont nulle part aussi dangereuses (pie dans cette maladie. Les moyens ordinaires qu'on peut essayer sans inconvénient, et qui donnent même quelquefois dUi^ulagement, sont nn peu de lait, des frictions sur l'épigastre avec de l'huile d'olive chaude, ou une prise intérieure d'huile de lin ; on a également conseillé l'eau de poulet ou des soupes légères, et même une feuille de papier buvard appliquée sur l'estomac, préalaMement humectée de rhum ; mais il vaut mieux encore prendre nux, vont, dont l'elTet est plus prompt et plus durable ; il faut s'iso*

WALA0IES BB L'SSTOHAC» 337

iera?ec soio des odeurs fortes et se prrrer des boissons échauffantes , du café principalement. On peut prendre aussi quelques poignées d'avoine qu'on fera griller comme du café, mais un peu moins; on la mettra ainsi torréfiée dans un petit sac qu*on appliquera tout chaud sur Festoroac. €e moyen sera mis utilement en usage dans le cas où le malade s'est servi d'opium on de laudanum , qui , comme à l'ordinaire , n'ont fait qu'aggraver sa situation.

Nux vont, convient aux buveiirs d'eau-^de-vie et de café , ainsi qu'il ceux qui en otit cessé entièrement l'usage, lorsque ]a douleur de l'estomac est constrictive , pinçante et resserrante comme par une griffe, si les vêtements gênent, ou comme " si des vents s'étaient mïtén et accumulés au-dessous des côtes à gauche; s^il y a aggravation après les repas, le matin en se levant ou pendant le sommeil. Geite douleur est quelquefois accompagnée d'oppression de poitrine ou d'une sensation comme si ViXi avait la pâîtrine serrée par un lien qui embrasse les épaules, le dos et même les reins; on éprouve fréquemment des envies de vomir, ou bien il s'accumule comme de l'eau dans la bouche; ou bien encore, Teau qui vient de grosair est amère, aigre et biillante; vomissements d'aliments, goût aigre et putride de la bouche ; gonflement du ventre par des vents; constipation. Quelquefois la douleur est accompagnée de mai de tête unilatéral ou d'une douleur pressive au front, ou de pal|»tation du cœur avec anxiété. Donnez «n globule le soir ; s'il n'y a pas d'amélioration , donnez-en un autre le lendemain, et attendez son effet huit jours. Si avant l'expiration de ce terme il y a aggravation , donnez /)ti/«*, ckamom. ou ign, ; si l'aggravation ne vient qu'après ce terme, répétez nux vom, ; et si ce remède ne suffit pas, donnez carb. veg.; si rmx vom. n'ji pas réussi du premier coup, choisissez entre- cAûwom. et cocc.

Si i'aggravaUoQ arrive après l*usage du café , donnez nux vom.; s'il améliore un peu, donnez chamom.

Chamom. convient dans le cas où la douleur fait reflet d'une pierre sur i'éf^igastre ; lorsque le creui de 1 estomac et les parties placées immédiatement sous les côtes à gaucbe sont gonflées de manière à faire croire que le cœur va éclater; on éprouve des souffrances asthmatiques, la nuit principalement ; le malade s'agite sur son lit et trans(>ire ; quelquefois il ressent une douleur lancinante et battante au sommet de la tête, qui lui fait quitter le lit. La douleur de l'estomac diminue quelque peu lorsqu'il se tient en double sur son lit et qu'il reste tranquille dans cette position. Lorsque les douleurs sont trop violentes , donnez caps. ; et plus tard , si cela ne sufiBt pas, donnez de nouveau chamom.^ et, si elle reste sans efiet, belL

Les crampes d'estomac pendant les règles sont guéries ordinairement par niLX vom. , ou quelques heures plus tard par chamom. ; mais si les menstrues sont faibles , donnez alors puis, ou cocc.

Cocc. sera donné après qu'on aura obtenu du soulageaient par nux vom, , et que la douleur récidive bientôt après ; Ion»» qu'elle est accompagnée de selles dures ou retardées; si la soufl'rance de l'épigastre coïncide avec nue douleur pressive et constriciive de l'abdomen , qui s'améliore par le dégagement des vents ; si, pendant les souffrances de Testomac, on éprouve des nausées, et que des eaui s'accumulent dans la bouche sans aigreur; si le malade n'est pas irritable, colère^ ni violent (ce qui est le cas de nux vom.), mais qu'il est plo* tôt chagrin, morose et taciturne.

Bell, convient quand chamom, n'a rien fait ou qu'il n'en est resté qu'un faible soulagement, et principalement chez les femmes délicates et sensibles; s'il y a pression déchirante et

MALADIES DE L*BSTOMAC. 339

teD»ion spasmodique qui oblige le malade à rester couché sur le dos on à retenir la respiration , ce qui le soulage; aussi lorsque la douleur se renouvelle après le dîner; lorsqu'elle est si violente que le malade en perd connaissance ou tombe en défaillance ; qu*il éprouve en même temps une vive soif, et que la douleur augmente quand il a bu ; les selles sont tardives et petites, et le sommeil est impossible.

Bry. est employé quand il y a nne pression analogue à celle de chamom, , principalement lorsque cette souffrance a lieu pendant le repas , ou immédiatement après , et qu'il semble que le creux de Testomac et la région épigastrique sont enflés : cette pression dégénère quelquefois en spasmes, pincements et tranchées, eHe diminue par la compression de l'estomac et par les renvois qui se dégagent ; les souffrances s'aggravent pondant et par le mouvement (c'est le contraire avec chin,)i en même temps , il y a constipation, douleur pressive sur les tempes, au front et ii l'occiput, comme si le& 08 de la tête allaient se disjoindre ; la compression exercée sur la tête avec un mouchoir donne du soulagement.

Pu/«., lorsque les douleurs sont lancinantes, s'aggravant par la marche, et particulièrement lorsqu'on fait un faux pas; elles s'accompagnent toujours de nausées et de vomissements ; les selles sont plus petites et plus claires ; il n'y a pas de soif, sauf pendant la plus grande intensité des souffrances ; il y a une forte tension et une sensation de serrement, ou pulsation avec anxiété; on éprouve un griffementqui diminue en mangéant ; ou s'il s'aggrave pendant les repas, on éprouve alors une douleur pressive et pinçante. Ce remède est approprié aux personnes douces et sensibles, ou quand le mal est causé par un eicès de gâteaux ou de choses grasses.

Ign., lorsque puis, ne suffit pas et que la maladie n'a pas cess^au bout de quelques jours; lorsque les douleurs res-

3ftO MALADIES LES PLUS ORDINAIRES.

semblent à celles de nux. vom,^ mais les selles ne sont pas dures et les yomissemeuts sont moins fréquents ; lorsque , après chaque repas , on ressent une pression à la partie supérieure de l^estomac ou ^ la partie inférieure de la gorge ; il convient aux personnes qui sont restées longtemps sans manger, ou qui n*ont pas mangé suflBsamment pendant quelque temps.

Chin. est approprié aux personnes affaiblii's qui ont abusé des vomitifs et des purgatif , ainsi que des saignées et des ventouses , ou qui ont éprouvé des pertes hémorrhoîdales ; qui ont beaucoup salivé et craché, et beaucoup transpiré. Oa donnera ce remède surtout aux femmes qui viennent de se* vrer, principalement lorsque la sécrétion du iait a été abondante ( on donnera plus tard bell. ). ou lorsqu'elles ont protongé Tallaitement trop longtemps , c'est-à-dire au delà de neuf mois ; en général, lorsque le malade a une mauv,aise di* gestion et que l'estomac est chargé de mucosités , d'aigreurs et d'une acrimonie bilieuse; si l'estomac est douloureux comme par l'effet d'une plaie ; lorsque les aliments et les boissons causent une pression et un gonflement à l'estoiiiac ; qu'il 4^ a aggravation par le repos et soulagement par le mouvement.

Carb. veg. convient principaleaient après nux vom.^ lorsque ce médicament, ayant réussi, ne soutient pas son effet ; lorsqu'il y a douleur brûlante , pression douloureuse , constante et anxieuse , qui s'aggrave par le toucher; que le malade éprouve une sensation de contraction et de spasme qui Toblige à se plier en deux, lui arrête la respiration , et qui augmente en se couchant; qu'il y a fréquemment coïncidence d'aigreurs et de nausées ; que la seule idée de manger donne du dégoût ; constipation.

Cale, carb. convient dans les douleurs chroniques, ou lors-

MALADIES D£ l'ESTOMÀC. 341

que belL u*a eu qu'un effet temporaire ; s'il y a douleurs pressives, sécantes, compressives, spasmodiques, pinçantes et resserrantes avec sensation anxieuse ; le malade souffre davantage après avoir mangé ; il vomit quelquefois ses aliments ; ou s*il y a aggravation la nuit, lorsque la douleur augmente par une pression extét ieure, particulièrement chez les femmes dont les menstrues sont ou étaient abondantes » ou ciiez les individus qui ont été sujets aux épistaxis. Une goutte de phosph. sur du sucre est utile dans^les fortes pressions d'estomac qui sont provoquées par le jeûne ou qui augmentent par le manger.

Sep. sera utile après j9u/5. , si les douleurs sont dues à une suppression ou à la difficulté des règles : il est indiqué.daas les souffrances qui ont lieu après le repas > accompagnées d'une grande pression de l'estomac, et d'une douleur brûlante dans l'épigastre.

Staph. est bon dans quelques cas et partrculièremcnt lorsque vers le creux de l'estomac il y a une pression aiguë et tensive qui quelquefois gêne la respiration, mais dont on est soulagé en ployant le corps en avant. Lorsque la douleur se caractérise par une véritable tension et s'étend jusque dans la région ombilicale , et que par la pression la plus légère il se développe «une extrême sensibilité de l'estomac» avec respiration courte, anxiété et nausées, stann, sera ici parfaitement approprié.

Plat, conviendra dans les spasmes d'estomac des femmes, particulièrement aux époques menstruelles , et surtout si les règles sont à la fpis abondantes et de longue durée.

Inflammation de Festomac. — Voyez plus bas mailoB dn iMMMvenfre*

M2 MALADIBS UÊS PLUS ORDINAIRES.

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