MALADIES DU BAS-VBNTRE
tout 81 raffectiun esi occasionnée par des bémorrhoides rentrées ou supprimées , ou encore lorsqu'on éprouve une forie tension , avec brûlemenl et pression au dos , entre les côtes et à Ja hanche. Pvls, convient dans les cas analogues , principalement quand ils reconnaissent pour cause la suppression des menstrues, ou qu'elles sont tardives ou courtes. BelL convient mieux quand les douleurs sont plus lancinantes et qu'elles viennent du dos vers la vessie , qu'elles s'aggravent de temps en temps , suivies de beaucoup d'agitation , d'inquiétude , de coliques ; et si l'on n'obtient qu'un soulagement passager, donnez hep, sulph.
Lorsque le besoin d'uriner est très grand, que' le filet d'urine est mince , que le malade entre facilement en transpiration , donnez merc. viv, , particulièrement lorsque l'urine est d'un rouge foncé, qu'elle se trouble promptement et de* vient puante; si elle est acre, corrosive, ou si elle est suivis d'un peu de sang, on ralternera gvec hep. sulph. Lorsque les urines deviennent visqueuses et gélatineuses , et que les douleurs sont intolérables, on peut donner coloc.
Si , |)endant que le besoin d'uriner se fait sentir, qu'il est urgent et ne cesse pas, et qu'en même temps la vessie est douloureuse , il arrive que la région vésicale se gonfie et soit sensible au toucher, que les douleurs empirent pendant la miction , que les urines sont couleur de sang, ou qu'il sort de i)etits grumeaux sanguinolents, donnez plusieurs doses d'acon, Mais ce n'est que dans le cas d'un effet toxique que l'on devra spnger au camphre. Après acon, donnez niix voiw., ou puis., ainsi qu'il a été dit plus haut, ou quelquefois aussi hyosc.
Si les urines ei les selles se suppriment chez les enfants à la nourrice, par suite d'une frayeur ou d'une peur qu'aura éprouvée la mère , cl si leur ventre se distend » qu'on se garde bien de donner des purgatifs : ils n'y feraient rien ; acmu
convient alors parfaitement. Si la peau de Tenfant devient chaude et sèche, lorsqu'elle est ordinairement fraîche et souple , donnez ap. On agira de même dans les cas les plus graves , et Ton continuera ce remède tous les quarts d'heure, jusqu'à ce qu'il y ait amélioration;
Dans la rétention complète, ou bien lorsque^l'urine ne sort que par un jet très mince et très lent , avec sensation de brûlement dans le canal et chaleur brûlante dans le ventre, il faudra avoir recours au camphre , qui soulage ordinaire* ment ; mais on en usera à petite dose, soit en olfaction, soit en solution dans un peu d'eau chaude dont on prendra une cuillerée à thé de temps en temps.
Lorsqu'il arrive que les souffrances urinaires ont lieu à la suite d'bémorrhoîdes mal soignées , comme c'est l'ordinaire, par exemple, lorsqu'on en a fait l'ablation, etc., on a affaire à un cas diflScile à traiter; alors les douleurs et le brûlement sont intenses , notamment lorsque les urines ne coulent que goutte à goutte; quelquefois elles deviennent sanguinolentes, d'où il suit souvent un léger soulagement Dans cette circonstance, on usera utilement de lavements d'eau tiède; ocon. et merc. viv, allègent les souffrances, et surtout sulph,; plus tard , si les douleurs s'aggravent , acon,; de même , nux vom. soulage également ces douleurs , principalement si elles sont dues à Ttisagê des boissons spiritueuses, ou qu'elles se soient augmentées Inlmédiatement après en avoir pris ; si l'aggravation est provoquée par un refroidissement, donnez diUc. , qui calme temporairement. Lorsque de temps en temps il sort avec les urines des grumeaux de sang ou de matière , donnez cale, carb, en deux doses, mais après l'emploi de suiph. Si le brûlement revient et s'est aggravé , essayez carb. veg. et ars. alb. Une guérison complète ne peut s'obtenir que par les soins longtemps continués d'un médecin homœopalhc.
Le pissement de «ans OU hémaCnrie, affection dépen-
daiit fréquemment d'autres maladies, doit être traité par les remèdes sus-menlionués. S*il est la suite d'une violence extérieure, donnez am.; des boissons spiritueuses , nuxvom,; de débauches, chin. Si pendant le sommeil il y a écoulement de sang et de sperme, metr. viv,; si cet accident se présent» souvent, hep. sulph. Si Ton éprouve une sensation brûlante à l'extrémité deja verge, le scrotum et le pénis étant contractés spasmodiquement , et que des douleurs spasmodiques se fassent sentir dans les cuisses, les genoux et les aines, ac« compagnées de contractions et de tranchées dans les reins, jusque dans la région ombilicale , donnez puis,
Écsoniemeiit de l'iirètre. Cette affection varie beaucoup ; quelquefois elle est légère, et revêt d'autres fois un caractère très grave : elle est souvent spontanée, comme aussi elle peut reconnaître pour cause les fleurs blanches, maladie commune aux femmes. Nous allons indiquer ici les moyens de soulager les cas les plus intenses et de guérir les plus légers; nous obtiendrons peut-être aii)si que les malades ne s'adressent pas aux médecins de la vieille j§cole et aux charlatans. J'ai vu souvent de ces afleciions bénignes se transformer en maladie grave par suite d'un traitement contraire, en laissant après lui des souffrances longues et opiniâtres, et quelquefois incurables ; et personne n'ignore les conséquences terribles qui suivent la suppression brusque de toute blennorrhagic contagieuse.
On se soumettra ici au régime indiqué plus haut, à l'article Rétention d'nrine. On réussira à calmer les douleurs avec des lavements d'eau tiède ; on s'abstiendra des injec^ lions dont on abuse tant et qui sont toujours nuisibles; on trempera la verge dans l'huile tiède, ou bien on l'enveloppera avec des compresses huilées. Les remèdes employés ordinairement dans des cas pareils, le baume de copahu et de cubèbe, nuisent fréquemment et ne guérissent pas, uniquement
â82 MALADIES LKS PLUS ORDINAIRES.
parce /)u*on les prend i trop forte dose. Après avoir reça i'JnfectioD, le malade fera btcu d'étendre sur la plante des pieds gros comme un pois de baume de copahu , et chaussera son bas par-dessus; ou s'il en éprouve un besoin fréquent d'uriner, il placera quelques feuilles de persil à la plante des pieds ; dans les cas chroniques, ce sera une cuillerée k ihô de cubèbe eu poudre. C'est une véritable folle que d'avaler ces drogues : ce n'est jamais la quantité qui opère la guérison ; car, si l'on ne réussit pas à arrêter l'écoulement, il en résaltcra par le baume de copahu des souffrances de poumons, comme par le poivre de cubèbe des souffrances de l'estomac ; il y a plus : <:'est que l'effet résultant de l'absorption par les pieds est beaucoup plus rapide que celui qu*on se promet par Testomac.
Le véritable traitement consiste dans l'emploi à'acon., dont on donnera quelques globules pour calmer les douleurs les plus violentes; plus tard on administrera mei^c. viv, trois jours de suite, s'il le faut; quand I» douleurs aiguës ont disparu , on peut enlever en une semaine le reste avec sulpk.
Dans la douleur brûlante, intense , avec écoulement de matière verdâlre et jaunâtre, donnez merc, viv. ; si l'écoulement est blanc comme de la crêmc de lait , donnez caps. , particulièrement lorsqu'on éprouve en urinant , outre le brûlement, des douleurs sécantes; si la douleur est plutôt tiraillante et prcssif e , avec spasme, et qu'il y ait en même temps souffrance en urinant, donnez puis. ; dans les cas chroniques, nux voTTL enlève tout le reste des symptômes; et s'il reste un suintement laiteux, donnez ferr. acet. ; dans les cas chroniques, donnez sep, et natr. munat. alternativement une fois par semaine. — Si l'écoulement provient uniquement de la leucorrhée, et nullement d'une infection vénérienne, prenez nar^. muriat. Le mari et la femme devront en prendre matin
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et soir une dose , et en attendre les effets quinze ou vingt jours.
Haladie da pénis. Si la maladie Consiste dans le gonflement, la rougeur et la douleur du prépuce, ayant pour origine une cause physique, comme le frottement , la pression , etc. , donnez acon, d'abord , et quelques heures après am, ; et si, après amélioration, le mal empire, administrez alternativemeni l'un et l'autre. Mais si arn. ne convient pas, donnez rAti« toanc. deux fois. — Si le mal provient de la mai^propreté, donnez acon. , et , quelques heures après, merc. viv. JLes petits enfants sont sujets à ce genre d*affection; employez chez eux les mêmes remèdes. Si la cause résulte de Teffet de plantes vénéneuses, qu*on aura touchées avec les mains, donnez ^y. ou belL ; quelquefois il est mieux d'alterner avec acon. S'il se fait un écoulement de matière purulente par la verge, merc. viv, est le remède principal, et si la sensation de brûlement qui en résulte ne cesse pas, donnez caps. Si quelques jours après il reste des traces d'écoulement , donnez hep, sviph.; s'il reste dans la peau du prépuce des parties indurées , donnez lach, deux fois ; quand les symptômes sont très mauvais, et qu'il y a çà et là des taches bleuâtres, donnez Qr$, ulb. une ou deux fois. Chez les petits enfants , cale, carb. une ou deux fois, si acon. et merc. viv. ne réussissent pas.
Dans le cas où les tesdenles sont donloiireiix et engorgés, à la suite d'un coup, d'une chute, etc., donnez acon. et am.f alternativement; après une gouorrhée supprimée, puis. , quelquefois aussi merc. viv. ; après une squinancie, voyez l'article qui s'y rapporte. Lorsque la douleur est in<^ tense et pressive en tous sens , et qu'elle s'accompagne d'élancements violents dans le ventre, donnez spong. ; lorsque la douleur est plus compressive et les élancements plus brfi-
ZSk màlames les plus obdtnaiees.
lants, donnez siaph, ; si la cause est dans Tahos du mercure, consultez Tarticle EnnpoisoBnemeiits. Si cet état dure depuis longtemps, prenez mlpL^et adressez- vous imnàédiatement à un médecin bomoeopaihe.
■eraie. Cette maladie peut se guérir, dans la plupart des cas , par des remèdes internes , si on ne l'a pas négligée trop longtemps; on ne la guérira certainement {)as par les procédés de l'ancienne école : c'est pour cela que les médecins aUopathes soutiennent obstinément qu'il n'y a pas de traitement interne efScace. Oo a perfectionné partout les bandages, nuls il y a en cela plu&4e si)étuiateurs que de gens éclairés. De même qu'un bon bandage est d'une grande importance , de même un mauvais est Vth% nuisible. S'il ne s'adapte pas bien, soit qu'il compi^me trop fortement ou qu'il soit trop lâche, alors il peut rendre la hernie incurable. Un bon bandage ne doit pas fatiguer; €oulefois on ne peut em|)êcher qu'il ne gêne un peu au commencement : le malëde saura supporter cette gêne. On ne l'appliquera jamais qu'après avoir fait rentrer tout à fait la hernie , et ce n'est qu'alors qu'il la maintiendra complètement. Dès qu'on s'aperçoit qu'il sort un peu de hernie, il faut se hâter d'ôter le bandage, de faire coucher le malade pour le réappliquer avec plus de soin. Si la hernie sort trop souvent , comptez que le bandage n'est pas bon. — Celui qui ne veut pas supporter de bandage, ou qu'il le porte mauvais , ou bien encore s'il se fatigue trop , ou s'il fait des imprudences , celui-là s'expose aux hernies étranglées, qui passent facilement à l'état d'inflammation. C'est dans cette dernière circonstance qu'il est essentiel de savoir réduire une hernie.
Celui qui est pris pour la première fois d'une hernie doit commencer par se coucher sur le dos, et placer sou# ses fesses deux coussins ou toute autre chose , de telle sorte que