MALADIES DO BAS-VSNTRB
maladies ^ de même aussi que ce soai les impuretés du corps qui les occasionneni : ceite opinion es( entièrement erronée et n*a aucun fondement.
Chacun peut faire sur un dieval ou sur lui-même l'expérience suivante , qui lui proufera que nous sommes parfaitement fondés lorsque nous proscrivons les purgatifs. Qu'en état de bonne santé on en fasse usage pendant huit jours , et Ton verra si Ton ne rend pas des matières abominables. Or, comme ceTa arrive à ranimai aussi bien qu'à l'homme , dans les conditionsde parfaite santé» c'est donc aux pnrgalifs qu'il faut attribuer ces évacuations. On peut même reconnaître dans les matières évaqu^es les drogues dont on a fait usage. Lorsqu'on pr^nd des sels purgatifs, les sels sentiront toujours les œufs pourris ; si Ton prend des racines drastiques , elles arrivent noires et aqueuses; si l'on prend du mercure, elles sont verdâtres ; si l'on prend de la rhjubarbe et de la magnésie, elles sont généralement d'une très mauvaise odeur, etc.
Toute substance médicamenteuse qui est introduite à faible dose dans le corps, à titre de purgatif ou de vomitif, ne doit pas Inoius étrç considérée comme un poison. Il y a cette différence , que les ()oisons actifs pris eu qtiantité assez élevée détruisent promptemcnt les forces et désorganisent l'estomac, tandis que les mêmes agents , pris comme purgatifs et à moindre dose, tuent plus lentement.
Celui qui est sujet à la constij)ation et désire se soulager de temps en temps , ou qui éprouve en outre d'autres souf^ frances , doit faire usage des remèdes que nous allons indiquer; mais, avant tout, il doit observer un régime convenable : il ne mangera pas trop de viandes ni de choses salées , il mâchera comme il faut, et moins il a de dents, plus longtemps il doit mâcher; qu'il coupe tout à petits morceaux ; qu'il fasse usage du laitage , des fruits secs ou crus ,
%1k ^Khkhitë LIS PL06 oudikahies.
et des légumes ; qu*ii mange soufent du |?0(ag. ; qu'H se prive de thi% de boissons spiritneBscs» etc. ; H devra surtout prendre tous les jours un verre d*eau fraithc en se couchaut. Parmi let retuèdcs <loiiiestiques, ie seul qu'on puisse recommaDder, ce soat les lavements, dont il sera fait usage de ^ . dbflips en temps* tes laveniîents se composeront d*eau toul simplement , at Ton n'en abusera pas : il serait plus fâcheux de s'accoutumer aux pui^atifs. — Les lavements ne s6nt pas un traitement curatif, mais seulemeni palliatif ; ils aident pufssamfBeiit Taction des remèdes apfmipriés, et contribuent an peu à (a guérisoo. Lorsque de loiii en loin on est sujet à h constipation, on peut se guérir par remploi dos lavements Troids^ et pour cela on les prendra à petite dosé , tous les soirs avant de se coucher ; on tâchera de les garder. Deux semaines de cette pratique ont détruit souvent celte dispo* sitioii k b constipation ; tes selles inissetit par se régulariser * si l'on a observé un régime convenable. — On s*en abstiendra lorsqu'il existe des bémorrholdes ; rmrs répétons que Teau fraîche ou le lait bouilli sout pour les enfants les seuls liquides qu^il (aille employer. — La promenade à pie<I, et « particulièremeotsur un sol moutueux, coiitribne beaucoup à rétablir la régularité des selles ; on prendra l'habitude d'adopter une heure fixe pour satisfaire ses besoins, soit tous les matins avant déjeuner.
Niuc w^. convient aux personnes qui môiient une vie flidemairaet qui sont dans l'usage de boire des boissons spiritoeuses, ou lorsque la constipation survient a|>rès au repas copieux de mets variés, et après une surcharge d'estomac, ou lorsque la constipation a été précédée de diarrhée ou lorsque la diarrhée a été supprimée ; qu'il y a mafique d'appétit» goût désagi^éable , langue chargée de mucosités , langaeur d'estomac, nausées, gonflement et pression de l'abdomen.
cbateur et élanoeinents fugaces , sensation à*uu poidii, coliques et tranchées profondes, ctialeiir delà face^céirtialalgie, dégoût pour le travail, sommeil inquiet; oppresaloii , irritabilité et plaintes fréquentes. — Loiliquc [a coi^tipation est accompagnée d'une humear chagrine, taciturne , qu'on a mangé des pâtisseries , de la gçi^iiSe rance , etc. , donnez puis. ; si en mémo temps on est yrilabie et sensible au froid, donnez bry. •* t . -
^ry. convient principalemeèt' en été, ou loisque. cet état du ventre augmente dans tette saison ; aux personiies qui souffrent souvent de rfaunârtism^, on en donnera matin et soir une dose, et Ton attendra deux (ui trois. jdtrrs^
Op convient lorsque , avecie besoin d^aller à la selle , 'on éprouve une sensation comme si Tanns était fermé, et qu'pn n*a pas de besoin réel ; si Ton vient à aessentir une pesanteur dans Tabdomen , et un battement avec pression dans Testomaç, bouche sèclie, soif et manqué d'appétit. On peut le prendre [rfusieurs fois, soit toutes les six heures,
Lycop, est un des reméAes les pl«s efficaces dans la constipation chronique , |péciaiement lorsqu'il y a un besoin ineflBcace défaire^ accompagné de borborygmesetde distension des intestins.
Plat.^ lorsqu'après de grands efforts il ne sort que peu d'excréments, qu'il y a ténesme et fourmillement dans l'anus, qu'on éprouve après lés selles, un frissonnement de tout le corps et une sensation ()e faiblesse dans le bas- ventre, et, en outre , nne contraction, tne pression en bas et une oppression sur l'estomac , accompagnée^ d'efforts impuissants à rendre des éructations.
Laek. est indiqué dans la couitipation chronique avec la même oppression sur l'estomac, et une égale impuissance de readre des vent^.
Merc. viv,, lorsque cette indisposition s*accompagne d'un mauvais goût de ia bouche, que les gencives deviennent douloureuses et que l'appétit se conserve. Si fnerc. viv. ne réussit pas , donn^ staph.
Natr. muriat. convient dans tous les cas où les remèdes précédents ont échoué, et qu'il n'y a aucune envie d'aller à la selle; mats s'il y a besoin» fréquents avec ténesme, donnez sulph. deux foi«.
nonthpwoÈCtm des voles uriinalres, OU émission doulou* reuse et embarrassée des urines. Ces souffrances sont souvent occasionnées par d'autres inaiidies, dépendantes des reins ou de la tessie , qu'elles soient vénériennes ou d'origine chronique. Dans ces deux derniers cas, il faut appeler un médecin homœopathe ; toutefois on doit , dès le principe , recourir aux moyens propres à combattre l'état aigu. Ils peuvent em* pécher une maladie [^us gravé qui résulte , la plupart du teuips, de remèdes allopathiques pris h forte dose. Si ces souffrances ne dépendent pas des causes que nous venons de présumer, il reste peu de difficultés à surmonter pour les guérir. «
La sécrétion des urines est une fonction très importante ; il y a plus de danger à garder ses urines vingt-quatre heures que de s'abstenir une semaine de la garde-robe. Plusieurs maladies peuvent naître de la rétention volontaire des urines. Aucune considération au monde ne doit nous empêcher de satisfaire ce besoin, et l'on prendi*a dans toute circonstance ses mesures pour ne pas avoir à souffrir d'une rétention forcée. On ne conçoit pas , en vérité , (|u'un homme de sens puisse s'exposer, par un motif quelconque , aux suites fâcheuses d'une pareille contrainte , qui a été le principe de tant de morts crnelies.
On peut sans inconvénient retenir les matières fécales pen*
dant vÎQgt-quatre heures; mais quant aux urines (on ne saurait trop le répéter), il y a du danger à les retenir seule-* ment une heure.
£n second heu» on aura soin de ne point rendre ses urines dans un courant d'air; c'est ce dont se garantiront surtout les personnes qui souffrent déjà des voies urioaires.
Troisièmement, qu'on prenne le lemps nécessaire pour uriner, qu'on ne s'efforce pas pour cela faire , et qu'on ne s'arrête pas avant que la vessie soit complètement vide.
Enfin on boira une grande quantité d'eau, particulièrement lorsqu'on s'aperçoit que les urines sont plus rares. — On fera attention aux tout petits enfants à cet égard, qu'on laisse souvent souffrir de la soif, dans l'idée qu'ils ne peuvent supporter l'eau froide. Les boissons chaudes et sucrées qu'on leur donne ne font qu'exciter davantage leur soif.
Si l'on voit la quantité d'urine diminuer graduellement , on doit voir là un signe d'une maladie prochaine qui peut devenir dangereuse. Dans celte circonstance, il est bon de prendre un bain de pieds tiède, de boire régulièrement beau-, coup d'eau , et de temps en temps quelques prises de petitlait ; mais qu'on se garde bien , dans ce cas , d'avoir recours aux boissons dites diuréliques. Si l'on éprouve un besoin impuissant d'uriner on des douleurs en urinant , il faut se garder également des diurétiques , parce que souvent on a affaire à un obstacle qui s'oppose au cours des urines contre lequel ces remèdes ne peuvent rien ; et, dans ce cas, plus on veut le forcer , plus le mal doit s'aggraver : qu'on fasse alors usage des remèdes ci-dessous indiqués , qui souvent suffiront pour vaincre cet obstacle. On ne négligera pas non plus de faire des fomentations d'eau chaude. Si en urinant on ressent quelque douleur ou une sensation de brûlemcnt , etc. , faites usage de substances mucilagineuses , telles
que le gruau , et ne mangez rien de salé ou de futné.
Dans les cas les plus ordinaires , employez acoru , lorsque surtout on ^^prouve un besoin douloureux d*uriner, qn'il sort peu d'urine » soit par gouttes accompagnées de grande douleur, soit même qu'il n'en sorte pas du tout; ou que le peu que l'on rond est tout à fait rouge , foncé et trouble. Ce remède convient particulièrement aux femmes et aux enfants ; à toule aggravation on en donnera un globule.
Après acon. , le remède le plus important esipîds. , surtout lorsque dans la région de la tessie, immédiatement audessus des os, et dans la profondeur de l'abdomen, on éprouve des douleurs intenses avec pression et tranchées, ou que la partie devient chaude et rouge.
Il arrive fréquemment que cet accident est dâ , principalement chez les enfants, à un coup, à une chute, à une correction manuelle reçue sur le dos ou sur la vessie : dans ce cas, donnez toujours arn. , qu'on alterne quelquefois avec acon.
Pîds. est indiquée lorsqu'on en rencontre les symptômes .suivants: désir fréquent d'uriner, mais eh petite quantité, accompagné de douleurs , stries rouges et foncées ; en même temps douleur lancinante et pression dans le dos , dans les côtés , généralement dans un seul , et sur lequel le malade ne peut rester couché ; quelquefois douleur de la vessie , fièvre et soif; d'autres foiâ le testicule du côté malade est retiré, ou la cuisse du même côté est comme engourdie.
Lorsque les soulTrances de la vessie dépendent des vésicatoires récemment appliqués , ou que par Peflet d'une intention non avouable on a avalé quelques gouttes de cantharide, faites flairer du camphre , ou buvez quelques cuillerées d'eau campiirée. Ce moyen est également bon lorsque ces symptômes sont dus à d'autres substances toxiques. Oans les autres cas, donnez d'abord acon., cl ensuite nux vom.^ sur-