‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 5)Chapitre 48 sur 58 · MALADIES DE LA PEAU AVEC FIÈVRE · texte numérisé non relu

MALADIES DE LA PEAU AVEC FIÈVRE

II y en a de plasienrs espèces. Lorsque cette affection s'accompagne de Gèvre , le malade prendra garde de se refroidir : cependant qa'il ne se tienne pas trop chaud ; ces deux extrêmes sont nuisibles. S*il n'y a pas de fiètre , la maladie est sans aucune gravité. Toutefois il est bon d'éviter les refroidissements , et si l'on n'a pu les éviter , qu'on prenne immédiatement des remèdes. Toute répercussion exanthématique fébrile doit être traitée comine l'affection elle-même ; et contre les éruptions d'un caractère indéterminé, on emploiera ipec, ensuite bry.^ sulph, on cale. carb. Dans les cas les plus graves et les plus opiniâtres, caps. Yoyez, I ce sujet , ce qui est dit au chapitre des Maladies de la tète 9 p. 138; on aura à choisir le remède qui convient le mieux; et s'il n'y a pas de médecin homœopathe pour prendre son avis, on pourra tenter avec confiance l'un de ces remèdes successivement et toutes les heures, ou plus souvent ou plus rarement, selon les circonstances.

Lorsqu'une maladie éruptive règne épîdémiquemcnt dans un endroit, et qu'elle a déjà atteint une ou plusieurs personnes dans la même maison, et qu'en même temps d'autres personnes tombent malades sans avoir l'apparence du mal ; que chez elles la poitrine se prend, que la respiration devient difiScile; qu'elles éprouvent des vertiges, des éblouissemeuts,

(4) Les maladies de la peau , par leur fréquence et leurs variétés, sont dignes d'une étude sérieuse; aussi, obligé par le cadre de notre ouvrage de nous restreindre ici dans de certaines limites , nous ne saurions trop recommander la lecture du nouvel ouvrage que vient de publier M. le docteur Jahr, Du traitement homœopa^ thique des maladies de la peau , et des Usions extérieures en général. Paris, 1860, I vol. in-8.

hÙ2 MALADIES LES PLUS ORDINAIRES.

des tremblements, des faiblesses d'estomac, des vomissements, des tranchées, de la diarrhée, de Tagitation, une grande inquiétude, de la faiblesse et antres symptômes, donnez ipec, , qu'on répétera quelques heures après. Par ce mo^en, on fera sortir l'éruption ou l'on préviendra la maladie.

Les enfants, et quelquefois au^si tes adultes, sont atteints , particulièrement à la suite d'un refroidissement, d'une espèce d'éruption qui se caractérise par des taches rouges, lisses et de la gros&eur d'une tête d'épingle ; elles sont apparentes, et la peau est froide ou chaude ; elles sont pruriantes et démangent la nuit, le sommeil en est troublé; le soir il y a des frish sons , et la nuit de la chaleur. Les enfants sont alors très agités, irritables ; ils sont inquiets et crient beaucoup.

Dans ce cas, donnez acon.^ qu'on pourra répéter après sii ou douze heures ; ei si le lendemain il n'y a pas d'améliorartion, donnez cham*^ et, après quelques jours, mlpL , si c'est nécessaire. A la suite des deux derniers remèdes, il se déclare un mouvement de transpiration qu'on ne doit pas contrarier.

De rarticaire. Elle consiste dans une éruption tantôt lisse et plate, tantôt élevée et semblable à des piqûres d'orties , accompagnées de démangeaisons et de picotements , comme causée par des puces, particulièrement vers minuit ; l'appétit est mauvais ; il y a plénitude d'estomac ; le malade est inquiet et faible. $i cette affection provient d'une mauvaise nouiTiture, on la guérit pstr ptils. ; par suite de mauvais légumes, rhus; par suite du sumac, ifeli, ou bry, ; par suite d'un refroidissement, dulc» ; si elle est accompagnée d'une forte céphalalgie et rougeur de la face, belL; d'un mauvais catarrhe, hep, sulph. ; si l'éruption ressemble complètement aux piqûres d'oriies, donnez urt — L'nrlicaire répercutée sera reproduite prompienicnt par çalç, çarb* ou ors, 30*

MALÀDISS DB LA PBAU AVBC FIÉVAB. &6S

Lorsqoe l*articaire s'établît sur une partie Isolée, qu'elle est rooge et lisse, si elle s'accompagne de fortes démangeai» sons et d'une douleur d'excoriation , particulièrement chez les baveors d'eau-de-vie et de vin , donnez rmx mm. , et, si cela ne réussit pas, stUph.

lie la rwBgeole. bès l'apparition des premiers symptômes, donnez puis. ; si elle estépidémique, donnez j9u/$. au moindre refroidissement, pour peu qu'on snit enrhumé et qu'on tousse tous les trois ou quatre jours ; si elle s'aceompagne de fièvres, donnez aeon. , et s'il n'y a pas d'amélioration, doUnez sulpk 3 en dilution, par cuillerée à café, toutéiiles cinq à six heures; et plus tard, »1l y a aggravation , acon. Si l'éruption ne veut pa9 sortir, donnez puis, ; si la poitrine est oppressée, ipec. t si les glandes parotides sont engorgées donnez am, ou dulc, — Dans les cas les plus graves, ccmph, 30 peut y remédier, lorsque tes enfants, par exemple, sont dans un état désespéré et qu'ils ont l'haleine brûlante. Le camphre est bon aussi pour les affections consécutives à la rougeole ; dans ce cas, il faut l'employer en teinture, ou bien encore on aura recours à carb, veg,

9^ la «Méoie. Dans la plupart des cas, la durée de cette affection peut être abrégée et sa violence atténuée par acon. < s'il y a une grande agitation, par coff. alterné, ou autrement par les remèdes ci-dessus indiqués.

me la admalMs pottrjprée. Cette affection consiste dans une éruption rouge pourprée , semblable à drs taches de vin ronge ; en imprimant le doigt dessus, elle ne perd pas sa couleur.; sur les plaques pourprées, le tact trouve sous la peau une granulation manifeste. Acoh. convient ici; mais il faut le répéter plusieurs fois, ou bien on l'alternera avecco/^. selon les circonstances. Si cela ne suffit pas, donnez sulph. ; et si plus tard la fièvre augmente, revenez à acm^

b6U MALADIES LES PLUS ORDINAIRES.

me la ■earlAtfaM proprement dite. Elle se Caractérise par une éruption d*ane couleur rouge écarlate, qui s^étend ordinairement à tout le corps; il se développe de petitsboatons juxtaposés, dont la main ressent l'aspérité lorsqu'elle est promenée sur la peau ; si on la presse avec les doigts, il reste une impression blanche , comme dans la scarlatine lisse. Il est arrivé que ces deux variétés de scarlatine ont existé ensemble, el que l'une occupait la partie supérieure du corps et l'autre la partie inférieure. Cette affection se guérit par acon. et belL^ administrés alternativement. S'il survient une angine, et principalement l'inflammation des amygdales, donnez plusieurs doses de sulph. 3» Dans la scarlatine lisse, l'éruption est d'un rouge clair, tirant sur le jaune ; l'impression des doigts y laisse une place blanche , et elle n'a pas de boutons miliaires. Bell, convient encore ici , et dans les cas graves, tnerc. viv., et puis on revient à bell.

Les maïadiea emMéeiitives à la scarlatine sont des plus dangereuses. Souvent il se forme des engorgements glandulaires autour du cou, qui aboutissent quelquefois à l'inté*. rieur , et donnent lieu à une suppuration d'une mauvaise odeur. Les enfants meurent assez ordinairement s'ils ne sont pas soulagés par kali. carb. ou cale. carb. — Si le mal s'aggrave après minuit, vers deux heures du matin, donnez kali, carb, ; si l'aggravation marche jusqu'à quatre ou cinq heures du matin , donnez cale, carb, — Si l'enfant a envie de manger un œuf, avant et pendant le développement des glandes, donnez cale, carb, — Dans les cas où les ulcères prennent un caractère dangereux et s'accompagnent d'une salivation glaireuse, seneg, 30 trouve son indication. Beaucoup d'enfants ont été guéris par quelques cuillerées à café de lait chaud animé avec un peu d'eau-dc-vic , administré toutes les heu-

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res. Il est arrivé qu*a?îd, nitr. et lycop, ont sauvé des malades près d*expirer.

Quelquefois les enfants enflent de tout le corps : donnez alors bry. et bell,, et ils guérissent souvent très vite; sinon donnez plus tard cale, carb. Dans ces diverses circonstances, consultez toujours un médecin homceopatbe. — On préviendra certainement toutes ces affections consécutives en tenant le malade renfermé, en ne l'asseyant pas par terre, et en hiver en ne Texpogant pas à une croisée. Tant que la peau pèle, il faut se garder de porter l'enfant dehors et de l'envoyer à l'école, dans la crainte qu'il ne communique la maladie aux autres, quoiqu'il en soit guéri. Pendant cette période, on peut laver les enfants avec de l'eau de son, les vêtir de fla^ nelle, et leur permettre Texercice dans l'intérieur de la maison.

Pe«He vérole» C'est l'une des affections les plus. malignes auxquelles l'homme est sujet. Comme les maladies éruptives, elle se communique par contagion et attaque rarement plus d'une fols la même personne durant sa vie. — La période d'incubation, qui est comprise entre le moment où il y a eu contagion et celui où se manifeste la fièvre, dure douze jours en général; les termes extrêmes de cette période se trouvent entre le septième et le vingtième jour. — La fièvre débute par on frisson et s'accompagne de tous les symptômes connus, douleur dans le dos,' les os; lassitude générale; chaleur et sécheresse de la peau; soif; toux; douleur épigastrique; photopbobie; céphalalgie intense avec délire; prostration de forces, etc.; huit jours après la fièvre, commence l'éruption. De ce moment, la fièvre tombe, et avec elle les symptômes aigus du mal ; elle est remplacée par le travail delà dessiccation des pustules, qui a une durée de quatorze jours, ]oi*sque la maladie a marché régulièrement.

466 Maladies les plos ordinaires.

La varioloide est le résultat d'une action de la peiile vérole sur réconoDfiie animale imparfaitement protégée par la vaccination ou rinoculation. Elle est bénigne dans sa marche et dans sa durée, et laisse rarement des cicatrices. Son traitement est celui de la variole, seulement il doit être moins énergique.

Traitement La chambre du malade sera ventilée avec soin, et ne sera pas trop chaude ; on n'admettra qu'un petil jour, surtout pendant Téruption. Les remèdes à employef sont:

Acon, dans les symptômes inflammatoires et au début; — telL, s'il y a délire et phthisie, pendant l'éruption des boutons; — bry., si le mal de tête et la douleur dorsale continuent , avec irritation de l'estomac , toux , constipation ; — coff., s'il y a grande excitabilité et insomnie; — merc. viv, , avec mal à la gorge, ulcérations des yeux et du nez ; haleine fétide, diarrhée; — rhus, important sur la fin de la période fébrile et pendant le travail de Téruplion ; — sulph., lorsque les pustules se remplissent et qu'il y a de vives démangeaisons ; — stram. , dans le délire loquace, et que l'éruption se fait difficilement; tort émét,^ avec assoupissement, avec bâillement ; froideur et viscosité de la peau , ou douleur de l'estomac au moment de l'éruption.

La petite Téroie velimte passe ordinairement d'ellemême. Si elle est accompagnée de fièvre, donnez ac&n. ; s'il y a grand mal de têt«, belL ; si les boutons sont très nombreux, cmt crud.

Be rér;f«ip«le. C'est d'après une antique règle qu'on dit qne rien de gras ni d'humide ne peut convenir dans cette affection. Toute fomentation ou cataplasme est dangereux, et un médecin de la vieille école, potir peu qull soit rationnel, les proscrira. On ne doit appliquer que des topiques secs ; la farine de seigle convient seule. L'amidon en poudre calme

MALÀI^IIS CHRONIQUIS DE LÀ PEAU. &67

les démangeaisons. Si la Gèvre est violente, donne^z acon, ; si Texanthèine rayonne et s'étend, beil, ; et quelques jours après* une seconde dose, si c*est nécessaire. — Si Térysipèle occupQ les articulations , donnez bry, , et plus tard sulph. Si ces moyens ne réussissent pas promptement , donnez lack,; s'il se forme des bulles petites ou larges, rhus tox. — Les cas les plus graves d'érysipèle. sont ceux de la. tête et du visage; ils ^ront quelquefois guéris par Thuilede térébenthine, surtout sMl y a douleur brûlante ; on remploiera aussi <| l'extérieur, inais avec la p)us grande niodération, et seulement sur quelques points. — Dans l'érysipèle chronique avec suintement çt démangeaison , il faut s'abstenir de la térébenlhine : ce serait dangereux.

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