‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 5)Chapitre 49 sur 58 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

DES 1IALAE[IB$ CBifeOmQDBS DE LA H^Xi.

Toute affection chronique de la peau , telle que dartres , ulcères sanieux , etc. , ne peut être traitée fructueusement que par un médecin homœopathe.

Les remèdes externes doivent rarement être employés, parce qu'ils sont presque toujours nuisibles. On doit constamment commencer par le traitement interne, et avoir égard surtout au genre de vie, car la cause de ces affections se lie ordinairement à des habitudes vicieuses du régime qu'on a contractées.

On devra se baigner et se laver souvent, et boire beaucoup d'eau ; car celte eau, sortant ensuite du corps, entraîne toujours quelque chose d'impur ; qu'on ne mange jamai? rien de fort, ni de viande trop grillée ou trop rôtie, et point salée, mais plutôt sucrée.

&68 MXLADtES LES PLUS ORDiNÂlRES.

•m éémiuig^alsoKs. Ces douleurs prurîgmeuses dépeUdent d'ordinaire d'antres souffrances d'après lesquelles il fendra se guider. Si elles existent seules, qu'on essaie d*al)ord de les calmer par des frictions sèches et des lotions d'eau chaude on de savon. Si cela ne suffit pas, donnez svlph. Si ces démangeaisons se bornent à une ou plusieurs parties isolées, mais qui forcent à se gratter jusqu'au sang, qu'on les frotte avec de l'iiuik fraîche d'olive. On opérera de la ma-nière suivante : on étendra Thuile, et puis on frottera avec la main jusqu'à siccité. Si c'est la nuit qu'on est particcritère* meut tourmenté par ce prurit incommode , qu'on se lave te soir avec de l'cau-dc-vie. Si les démangeaisons deviennent universelles, qu'elles s'attaquent à des organisations délicates comme Icfr femmes on les enfants, qu'on saupoudre tout le corps avec de la poudra d'amidon. Dans le cas où rien de tout cela ne soulagerait, prenez un mélange de camphre et d'ami^ don ou simplemeol de Valcool camphré, etltv^-en la partie prurigineuse, après avoir étendu l'un on l'autre dans l'eau.

La plupart de ces affections seront traitées plus sûrement par les remèdes internes. Par exemple, si les démangeaisons commencent toujours en se déshabillant , donnez nux vonu ou ars. Lorsqu'elles ont lieu en se mettant au lit, donnent la sensation des (Hqûres de puce, et- qu'en grattant elles se dé-^ placent, donnez ign. Si elles ne se manifestent qu'après s'être réchauffé dans le Ut, /}ti/$. ; û cela ne suffit pas, donnez merc. viv. , particulièrement si Ton en est tourmenté toute la nuit. S'il n'y a pas d'amélioration , donnez après quelques jours sulph. , et plus iard« carb. veg. Si avec les démangeaisons on ressent un violent brâlenient, donnez hep» sulph. ; si après s'être gratté il sort du sang, donnez merc. viv, et sulph, alternativement tous les huit jours, jusqu'à complète gucrison*

«aie. Il n'est pas difficile de fuirc disparaître la gale , et il

MALADIES GHRONIQUtS DB LA PEAU. &69

ne faut pas une grande science pour obtenir une cure apparente ; mais toute répercussion donne lieu h une autre maladie qui peut éclate^ après deux ou trois semaines comme plusieurs années après, et plus elle tarde à se manifester* plus le traitement en sera difficile. Il est donc très imprudent de s*expo6er à un tel danger, alors même que les souffrances seraient encore plus importunes.*— Contre les démangeaisons employez les remèdes qui ont été indiqués dans l'artide pré-^ cèdent, et prenez à Tintérieur les médicaments propres i amener la guérison. D'abord, ayez recours à merc, viv., et quelques jours après à sulpk , et continuez ainsi alternativement ; seulement, s'il y a amélioration, attendez pour laisser agir le remède; s'il y a aggravation, prenez-le plus souvent. Si la maladie change de caractère, passez à des remèdes appropriés.— ^Si la gale est sècbe et petite, eorb. veg. convient ordinairement, administré tous les deux jours, ou iep. mlph. » une dose matin et soir. Si h gale est humide et vésiculeuse, donnez merc. viv.y ensuite sulph.^ puis eaust. soir et matin délayé dans l'eau. — Si ces remèdes restent sans effet, employez la fleur de soufre que vous ferez dissoudre dans de l'esprit-de-vin ; vous prendrez une cuiller à thé de cette solution que vous mêlerez à une bouteille d'eau , dont vous vous laverez matin et soir les parties les plus malades. Si la gale diiq)araît trop promptement à la suite de ces lotions, employez tout de suite sulpL ou ars. jusqu'à ce qu'elle réapparaisse ; autrement on s'expose aux dangers de la répercussion.--Si les vésicules sont étendues et deviennent jaunes et bleues, prepnez lacL dans le cas où les douleurs viendront \ augmenter. Il faut savoir prendre patience pendant quelques semaines pour obtenir la guérison de la gale. Si les remèdes ne suffisent pas, appelez un médecin homœopathe. Croate» de lait. Cette affection s'attaque ù la tête , à la

figure et à d'autres parties du corps. Elle ne sera traitée extérieurement qu'avec de Tamidon en poudre, et quelquefois avec une légère solution de savon. — Lorsque les parties sous-jacenles de la peau s'enflamment dans une certaine limite, et que Tenfant est très inquiet, donnez acon.y et six à douze heures après, rhus toxic, , que vous répéterez après le même laps de temps. S'il n'y a pas d'amélioration au bout de quelques jours , donnez sulph.^ et peu de jours après, répétez vf^us toxic, et ainsi de suite. On peut aussi donner tous les matins une tasse d'une infusion légère de pensées sauvages.

Teigae. Si, indépendamment de la tête, elle se montre sur le cou et sur la face, que les yeux en soient affectés, s'ils sont rouges et douloureux, donnez hep. sulpL ; si les glandes du rou et de la nuque sont engorgées, rouges et douloureuses , donnez bry.; si elles sont dures et sans douleur, donnez dulc. Si la teigne est humide et sent mauvais, donnez sfapk,, et plus lard, rAws toxic. Si le suintement est corrosif et produit des ulcérations, donnez ars, , et plus tard, rhus toxic, — Ces divers remèdes seront répétés tous les deux ou trois jours, et au cas qu'il n'y ait pas ajnélioration ou même en cas d'aggravation. On peut aussi faire dissoudre dans l'eau quelques uns de ces globules pour en humecter les bords de la teigne. — Si le mal gagne toute la face , que la démangeaison soit universelle, et que la tête se couvre d'une calotte épaisse, donnez ant, crud. 3, en dilution dans l'eau tous les deux ou trois jours. Si la démangeaison est très forte , et qu'elle porte les enfants à se gratter jusqu'au sang , on doit les empêcher de se faire mal en maintenant leur main dans une sorte de camisole. — Les démangeaisons les plus importunes sont atténuées par l'usage externe d'une légère infusion de sureau, dans lacjuelle on trempera des compresses , et qu'on appli-

Page 1