‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 5)Chapitre 54 sur 58 · CAUCHEMAR. — INSOMNIE · texte numérisé non relu

CAUCHEMAR. — INSOMNIE

même genre, donaez soir et matin'acon. jusqu'à ce que cela cesse. Il est. également bon de prendre ce remède après Tac* cès/et si Ton se sébt de la chaleur et de la fièvre.

Si Tattaque est très violente, que le malade ait les yeux à moitié ouverts, la bouche entr*ouverte , qu*il ronfle et râle, que la respiration soit irrégulière, la face anxieuse avec sueur froide, que les membres soient agiles convulsivement, donnez op. , et répétez-le tant qu*il sera nécessaire.

Si, malgré cela, l'attaque revient, donnez sidph, en dilu* tion, une cuillerée tous les matins» jusqu'à ceque le cauchemar ait cessé. Quand on l'a donné pendant une semaine, on peut le discontinuer une on deux semaines; si plus tard on est repris de la même affection, prenez silic. deux matins de suite.

L'inaoïiiiiie dépend, dans la plupart des cas, de la manière de vivre. Quelques individus ne peuvent dormir pour peu qu'ils aient mangé; pour d'autres, c'est le contraire. L'exercice en plein air est toujours très utile ; mais il ne faut pas excéder ses forces : on arriverait à un effet opposé. Et lorsque l'insomnie provient des événements du jour, qu'ils ont excité une vive satisfaction, donnez coff. ; si l'on en a été affecté avec un sentiment de frayeur et de terreur, donnez op. ; s'ils ont produit de l'inquiétude et de l'anxiété , acon. ; s'ils ont causé du chagrin ou de rabattement) ign.^ etc., selon l'ordre et la nature des causes.

Les causes les plus ordinaires sont l'usage abusif du café et du thé. Voyez à ce sujet les remèdes indiqués dans ce livre. Quand on a trop mangé, puis, est indiqué; nux vom. quand on a trop chanté ou lu ; chamom. quand on a des flatuosités ou souffrances abdominales ; si, dans les rêves , on voit «les figures ou diverses apparitions qui chassent le sommeil, donnez op. ; si cela n'agit pas promptcment, belL Aux enfants, donnez préférablemcnt coff. ; aux vieillards, op. -—

liS6 màlad!Bs v&s plus ordinaires.

Si la cause réside dans un état particalier de souffrance, il faudra consulter pour le choix do remède ; il vaudra encore mieux s'adresser à un médecin bomoeopatbe.

Des lièvres Intermftteiites. Elles sont Communes selon les lieux et les saisons. Dans les contrées marécageuses, elles régnent à l'entrée des temps secs, du printemps et de l'automne. Quand on peut s'éloigner à ces époques, on ne saurait mieux faire. Pour ceux qui n'ont pas celte faculté , qu'ils fassent attention à la situation de leur chambre à coucher. Ils devront la tenir aussi sèche que possible ; ils auront soin de la fermer le soir de bonne heure, et le matin de renouveler l'air durant quelques heures ; qu'ils isolent le Ut en l'éloignant du mur, et en plaçant l'oreiller vers le sud. — Quant aux individus ({ui sont obligés de coucher dans des nniisons humides, et particulièrement au rez-de-chaussée, ils devront asseoir leur lit sur une couche de charbon , sur laquelle la paillasse sera naturellement posée. — Ceux qui ont leur tra^ vail en plein aft- peuvent espérer se garantir de la fièvre eu portant sur la peau, et sur la région épigastrique, des sachets de poudre de china. Si l'on a déjà eu la fièvre, on en préviendra les récidives en saupoudrant les bas avec de la fleur de soufre. L'essentiel est le régime. Qu'on ne mange rien qui pèse sur l'estomac ;^u'on s'abstienne de toute chose frite ou rôtie au four, trop grasse ou mal préparée; qu'on donne la préférence aux viandes rôties à la broche; qu'on évite les aliments trop épicés, et qu'on ne mange que des légumes bien cuits. Quant au jambon fumé, il vaqt mieux le manger tel quel que de le préparer avec des sauces, ce qui le rend plus lourd à l'estomac. Les choses grasses et acides ne conviennent nullement pendant la saison des fièvres; les acides sont bons dans la chaleur estivale, et les corps gras en hiver. Les personnes qui ont les fièvres doivent se tenir au régime le

FIÈVRES INTERMITTENTBS. USl

plas sévère, de même que celles qui viennent d*en être gué-^ ries, et cela à l'approche de Tépoque où elles reparaissent , car celui qui a déjà eu une fois la fièvre la contracte plus facilement qu'un autre. - •

Pendant la période du froid, le malade sera convenablement couvert; il ne servirait de rien qu'il le fût eicessivement, mais que les couvertures soient bien sèches. On peut envelopper les pieds et l'abdomen avec des étoffes de soie, si cela convient.au malade. — Durant la période du chaud, on ôtera les couvertures ; un simple drap peut être sufiSsant.

Afin de tempérer la chaleur fébrile, on fera bien d'essuyer le malade avec un linge mouillé et chaud; pendant la transpiration, on ne devra pas trop le couvrir; cependant il ne faut pas le laisser découvert. Après l'accès, on le changera de lit et de linge; le linge sera parfaitement sec; il sera froissé et chauffé par les mains d'une personne bien portante, et cela jusqu'à ce qu'il ait perdu l'odeur de lessive : ces précautions seront prisses après chaque accès.

Si le malade se plaint de la soif, qu'on lui donne à boire de l'eau froide à discrétion ; si l'eau n'est pas bonne, qu'on fasse de l'eau panée ou acidulée. S'il préfère boire Chaud pendant le frisson, qu'on lui en donne; il n'y a nul inconvénient à ce qu'il prenne de l'eau gommée ou inucilagineuse. Lorsque le malade vomit beaucoup, et que. le froid l'a laissé dans une grande faiblesse, donnez-lui du café pur. Pendant le stade de la chaleur, l'eau froide sera préférée; mais si le malade est très souffrant, et qu'il désire des choses acides, donnez lui de la limonade préparée convenablement, mais en petite quantité. Pendant les sueurs, ne lui donnez que de l'eau froide.

Les fièvres intermittentes paraissent plus fatigantes dès les premiers accès que plus tard; c'est qu'alors elles agissent

plus violemment à Tintérieur, et que le malade n*en a pas la moindre conscience. Ces effets internes se manifestent par le gonflement ou la dureté de l'abdomen sur les côtés, et notam* ment à gauche. — Dans le principe, lorsqu'il reste des souffrances entre les accès, il est très dangereux de supprimer la fièvre par le china; on ne doit le faire que dans le cas d'une extrême nécessité. Ici, la meilleure mélhode est par le traitement bomoeopathique , et reconnaissons que bien des gens se .laissent déjà traiter par cette voie. — Dans la seconde pério&, où la fièvre est confirmée, et qu'entre les accte il n'y a pair de souffrance, il est plus difficile de la guérir; et si les remèdes homœopathiques ne suffisent pas, on peut la couper par le china , quoiqu'il puisse être cependant roçaasion d'autres maladies. — Dans le dernier période , lorsque la rate et le foie sont enflés , qu'on se garde bien de faire usage du china ou du sulfate de quinine; dans la plupart des cas, il ne fait que hâter l'état d'hydropiste et d'antres maladies. Le traitement homœopathique ne peut agir que très lentement dans cette circonstance, et le mieux est d'appeler un médecin homœopathe. Notre doctrine possède nn grand nombre de remèdes pour guérir la fièvre ; mais nous ne pouvons mentionner ici que les principaux, avec lesquels on peut , dès le principe et toujours , les guérir rapidement sans aucun danger. Elle en possède pareillement pour remé-dier à l'état de souffrances consécutives à l'abus du china ou de la quinine, et même de l'arsenic , substance qui entre dans la plupart des remèdes secrets pour le traitement des fièvres intermittentes.

Les personnes qui vivent dans des contrées marécageuses, ou sur les bords d'un canal, ou dans les lieux qu'on défriche et qu'on dessèche, et où règne la fièvre, doivent, dès qu'elles se trouvent indisposées, prendre ^Am., 3 globules, et douze

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heures après, s'il n^y a pas amélioration , une seconde dose; eJles observeront sévèrement le régime ,, et , si elles peuvent, feront bien de ne pds coucher dans le lieu même où existent ces fièvres. Si dans vingt-quatre heures il n'y a pas d'amélioration, qu'on prenne ipec, et douze heures après, de nouveau chin. ; vingt-quatre heures après, il faut revenir à t/>6c.« et ainsi de suite, en alternant, jusqu'à ce qu'il y ait améliora* tion. Si la fièvre revient malgré cela, qu'on la traite comme les autres fièvres.

Dans toutes les fièvres, il faut faire la plus grande attention aux symptômes, k la succession des périodes de froid, de chaud et de sueur, au degré de soif du malade et à ce qui peut se passer entre lés accès. C'est d'après cela qu'on choi^ slra le remède approprié. Si l'on n'a pas de motif sufiisant pour se prononcer particulièrement en faveur d'ui\ remède, donnez d'abord quelques globules à'ipec, , et répétez-le toutes les trois ou quatre heures jusqu'au lendemain, et cela de manière à ce que la dernière dose soit prise trois' heures avant le prochain accès. Si la fièvre manque, cessez le re* mède; mais comme la fièvre peut avoir le type tierce , donnez le lendemain la même dose iVtpec, quelques heures avant l'heure où la fièvre pourra venir. Si malgré cela la fièvre a lieu, on ne peut manquer d'être fixé sur le type, et l'on sera plus en mesure de choisir le remède. Ordinairement on le trouve parmi les suivants : ign. , nux vom, , ckin, , arn. , cocc. ou cin. , carb, veg, , ars. , ou tel autre. — Si l'on est encore incertain pour faire ce choix, revenez à ipec. comme précédemment. Mais , après un troisième accès, il faut se prononcer pour un autre remède; ce sera presque toujours pour l'un de ceux qui viennent d'élre indiqués. — Après un quatrième accès, choisissez un remède avec tout le soin possible. Lorsque les symptômes du premier accès sont

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semblables à ceux du remède , donnez-lui la préférence immédiatement. Mais nous devons le répéter : lorsqu'on n*a pas de motif pour choisir tel ou tel remède, donnez ipec, comme il a été dit plus haut, jusqu*à ce que votre choix puisse se faire définitivement, c*est-à dire, par la comparaison des symptômes du mal avec ceux du remède. — Si Ton s'arrête à l'un des médicaments ci-dessous ipdiqués, il iaut l'administrer, en premier lieu, après la cessation de l'accès ; en second lieu, quelques heures avant l'invasion du prochain.

£n cas de rechute, commencez par donner le remède qui répond à la cause qui fait récidiver la fièvre, et ensuite revenez au remède qui l'avait coupée ; si cela ne suffit pas , passez à un autre.

Lorsque la fièvre a été aggravée ou détraquée par le quinquina, ou l'émétique , ou l'arsenic, il est très difficile de la guérir ; cependant on donnera dans ce csts puis, comme remède principal , et puis lach.^ pour revenir kpuls. On a va aussi réussir assez souvent belL ou ferr, acet. Comparez à cet égard tout ce qui a été dit des antidotes à l'article Poison. On a employé également avec succès contre cette sorte d'ac-* cidentsde fièvres intermittentes am., ars. alh,^ cale, carb.^ caps.t carb. veg.^cin.j ipec, merc, mV-, nat mur., sulpL^ verat. alb.f etc.

Lorsque la fièvre reparait une année après et à la même époque, donnez d'abord lacLt ensuite carb. veg. ou ars.^ celui de ces médicaments qui convient le mieux.

Dans la fièvre quotidienne simple qui a lieu régulièrement et sans complication , il faut porter une attention toute particulière au septième et au quatorzième jour, et s'assurer s'il n'y a pas à craindre une récidive ; et alors, si elle survient, répétez tout de suite le remède qui avait fait cesser la fièvre dans son dernier accès. — Dans la fièvre tierce, faites également

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attention au quatorzième et au vingt- huitième jour. Dans la fièvre quarte, faîtes attention au vingtième et au quarantedeuxième. — Jusqu'à ces époques, les malades ne doivent pas s'écarter du régime sévère qui leur a été prescrit. — Car, règle générale : la maladie n'est pas guérie avec la cessation des symptômes ; elle continue à Tétat latent sans qu'on puisse la constater. On conçoit dès lors que le moindre écart du régime puisse la reproduire ; et, en effet , la fièvre récidive.

Indépendamment de chin.y à*ipec. et de nuxvom.^ on a employé en Amérique, dans ces dernières années» comme remèdes principaux, et qui ont mieux réussi que les autres, ars.^carb. veg,, nat. mur. et ont. crud. — Dans les climats chauds, et durant les étés, on donnera préférablement bry. , carb. veg.y am. et lach. Au printemps, après loch, et carb. veg. , on donnera bell. , nat. mur. et verat. alb. Toutefois cette indication générale ne devra pas seule nous guider avec avantage dans le choix du remède ; elle ne doit nous déterminer que lorsqu'il y a doute entre deux remèdes.

Dans les Gèvres quotidiennes , tierces et quartes , il convient de donner chiru, ign.^ nuxvom.^ puls,,ar$,f earb. veg., einat. mur. Dans les fièvres quotidiennes et tierces du printemps et de l'été, ce sera , outre les remèdes ci-dessus indiqués, particulièrement ô^//., co/c. carb., caps.,ein.^ ipec.y sulph. ei verat. alb. Dans la fièvre tierce, indépendamment de ces remèdes, on s'adresse h bry., ont, erud.^ ' am. et staph. Mais, quelle que soit la période de la fièvre, les remèdes agiront efficacement s'ils répondent exactement aux symptômes.

Ipec. convient lorsque la fièvre commence par des frissons intenses, ressentis dans l'intérieur de l'organisme; si la période de froid est plus forte, le malade étant dans une cham« bre chaude { voy. mux vom.) ; lorsqu'il y a peu ou point de

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soif durant les frissons, mais beaucoup pendant la chaleur ; lorsqu'il y à nausées et vomissements avant (voy. cin,), pendant et entre les accès, la langue étant peu chargée ou nette, avec oppression de poitrine avant ou pendant la Gèvre (voy. ars. aib.).

Ars. alb. convient lorsque les frissons et la chaleur arri* venten même temps (comparez avecnux vom, ^puls, étalon.), ou qu'ils changent sotivent (voyez cAen., verat. alb., nux vom,^merc. viv. et cale, carb.), ou lorsque la chaleur est à Textérieur et les frissons à rintérieur (voyez i^n., raix vom. exlach,)\ et si cet ordre est renversé (rero/. a/ô. Nicole. carb.)\ si la transpiration ne s'établit pas du tout ou qu'elle ne se manifeste [que quelque temps après la chaleur; — lorsque durant la fièvre il survient d'autres souffrances , ou qu'elles en sont aggravées ; quand le malade devient extrêmement faible (voyez chin,)^ ou qu'il y a vertiges, nausées, violentes douleurs de l'estomac , tremblement, palpitation de cœur, immobilité des membres ou douleurs insupportables ; — lorsque pendant la période de froid le malade est contristé ; lorsque par le moindre mouvement ou par la parole il éprouve des chaleurs fugaces ; lorsqu'il ressent des spasmes et des oppressions de poitrine (voyez ipec). Douleurs universelles, envie de vomir, bouche amère et mal de tête. Durant la chaleur , inquiétude et pression frontale ; pendant la sueur , bourdonnement d'oreilles; après la fièvre, mal de tête.

Chin, avant la fièvre , s'il y a nausée ou soif, appétit vorace, mal de tête , anxiété, palpitation de cœur, éternnment ou autres symptômes ; soif ordinairement entre les frissons et la chaleur, ou après la chaleur, ou pendant la transpiration, ou pendant le temps qui sépare les accès; frissons et chaleur alternés (voyez ars.) ; ou si la chaleur ne vient que longtemps après les frissons ; s'il y a grande faiblesse pendant la fièvre

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