‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 5)Chapitre 53 sur 58 · RHUMATISME ET GOUTTE · texte numérisé non relu

RHUMATISME ET GOUTTE

boissons spiritueuses, delà constipation, de la vie sédentaire* ou du froid aux pieds, donnez nux vom. Si cela dépend d*une chute ou d'un grand effort pour soulever un fardeau, donnez ara. ou rhustoxic. Consultez, du reste, à cet égard, les remèdes indiqués à l'article Hémorrhoîdes.

Les crampes dans le g^as des Jambes, la plante des pieds ou autres parties, troublent souvent le sommeil, et peuvent aussi causer beaucoup d'ennui et de souffrances pendant la veille. Le meilleur moyen de les faire cesser est d'appuyer fortement les pieds contre le bois du lit, ou de se presser les parties souffrantes avec les mains. Mais le remède préventif est verat, alb. On le prendra le matin ou le soir ; on le répétera seulement une fois douze ou vingt quatre heures après. Si cela ne suffisait pas, prenez sulpL ou coloc, ; si la crampe 86 fait sentir même en restant assis, prenez rhm toxic.

Le spasme général ou partiel varie tant , qu'il est impossible d'indiquer ici la manière absolue de le guérir complètement. Il faut toujours consulter , dans ce cas , un médecin homœopathe. Qu'il nous suffise à présent de signaler ce qu'il y a à faire dans le premier moment. Lorsque la cause qui produit le retour de chaque attaque est connue, qu'il en est de même de celle qui provoque la première, là^t Tindication du choix des remèdes. Op. n'est pas indiqué seulement lorsque les spasmes proviennent de la frayeur, mais aussi s'il est la suite de reproches, d'une dispute et d offenses. Mais lo principal remède contre les différentes espèces de spasmes est ign. Lorsque le malade sent s'approcher une crise : il pourra la prévenir, ou du moins l'atténuer par l'olfaction du camphre. Toutes les senteurs ou frictions médicamenteuses doivent être écartées ; elles ne font qu'affaiblir ou irriter le malade. Pendant la première période du paroxysme, il ne faut absolument rien donner, et même s'abstenir de remèdes bo-

luœopathiques ; on n'y aura recours qu'après qu'il sera passé ou diminué. Il est vraiment très affligeant de voir la saignée appliquée dans une affection de celte espèce ; car , dans la plupart des cas, les malades n'en deviennent que plus souffrants , et la maladie , qui aurait cédé d'elle-même pour ne plus revenir , éclate de nouveau et toujours avec plus d'intensité et d'opiniâtreté à chaque paroxysme. La saignée , dans cette affection , n'a jamais été utile , et n'a même pas écarté un danger imminent.

Le eauciieiiiar est une affection si fréquente et si importune, qu'on ne doit rien négliger pour y porter remède quand ou y est sujet. — Avant tout, mangez peu le soir, et que ce ne soit que des aliments légers, peu de vin ou de bière, point de café ; tout au plus une tasse légère de thé noir, ou, mieux encore, un peu de lait ou un bouillon. Il est aussi un bon moyen, c'est de se laver chaque soîr h l'eau froide : en été» on se lavera en plein air; en hiver, on se frotlera, avec une serviette mouillée et froide, la tôle, le cou, les épaules, le visage, la poitrine, l'abdomen, etc. Avant de se coucher, on fera bien d'avaler un verre d'eau froide ; si l'on ne peut la supporter pure, on la prendre sucrée. Si cela ne suffit pas, il faut, en continuant de boire de l'eau, s'aider des remèdes suivants.

Si la cause dépend de l'usage des liqueurs fortes, d'une nourriture trop abondante et trop succulente, d'une vie trop sédentaire, on prendra le soir, avant de se mettre au lit, nux vom. , ou un globule, ou en olfaction après un premier réveil à la suite du cauchemar.

Chez les enfants et les femmes, lorsque le cauchemar s'accompagne de chaleur, de soif, de palpitation de cœur, d'un mouvement de sang à la tête et à la poitrine, d'une respiration gênée, d'agitation , d'inquiétude et d'autres symptômes dii

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