‹ Médecine homoeopathique domestiqueChapitre 19 sur 110 · HYGIENE DES MALADES · texte numérisé non relu

HYGIENE DES MALADES

emploi des moyens accessoires . — Le médecin les

indique toujours; seulement, lorsqu'il est éloigné et que ses visites ne peuvent être fréquentes, il y a parfois des résolutions à prendre en son absence. Le malade veut changer de tisane, il réclame un cataplasme, ou bien, la constipation étant son lot, il songe à prendre un lavement. Il suffira de se reporter aux pages qui précèdent pour résoudre ces questions (p. 44 et suiv.), et savoir dans quel cercle ces moyens accessoires se trouvent renfermés.

Hygiène des malades. — Celle-ci n'a d'importance que pour les maladies aiguës ; mais alors elle est trop réelle pour ne pas y insister un moment.

Chambre du malade. — Il faut veiller, en premier lieu à ce que la chambre du malade soit convenablement disposée. Elle doit être assez vaste pour que l'air s'y renouvelle aisément; il faut y maintenir une propreté scrupuleuse, surtout* pour les vases dont le malade peut avoir besoin. On aérera convenablement pendant l'été, soit en ouvrant les fenêtres de la chambre même, quand le temps et la maladie le permettent, soit en ouvrant dans une pièce voisine et en laissant la porte ouverte.

Dans les temps froids, on renouvelle d'abord, par l'ouverture des fenêtres, l'air de la pièce qui touche à celle du malade, on referme ensuite et on ouvre la porte seulement quand les fenêtres ont été refermées.

Il ne faut jamais laisser de fleurs ou de substances odorantes dans la chambre d'un malade; on ne doit non plus jamais parfumer le linge dont il se sert.

La température de la chambre doit varier de 19 à 22° centigrades. L'hiver on l'entretient par un feu de cheminée, jamais par un poêle dont la chaleur lourde est toujours fatigante.

La chambre doit être modérément éclairée. La nuit, une veilleuse suffit; le soir, il faut mettre des abat-jour verts sur les lampes.

Le levant et le midi sont les meilleures expositions, le nord est la plus mauvaise.

Lit du malade. — Le lit du malade doit être placé de façon que l'air puisse circuler autour, et que les gardes puissent en approcher facilement. Dans certaines affections, l'air et la lumière récréent le malade; dans d'autres, il lui faut le calme, la tranquillité, le demi-jour ou l'obscurité.

Ce lit ne doit pas être trop doux; un sommier élastique, ou bien un sommier en paille, un ou deux matelas suffisent; les lits de plume sont souvent trop chauds et ont l'inconvénient en outre d'entretenir la transpiration. Quand on s'en sert, il faut toujours les mettre sous le matelas, afin que le malade ne repose pas immédiatement sur eux.

Matelas hydrostatique. — On peut se servir aussi des

Fig. 32. — Matelas hydrostatique. — Tout le lit.

lits hydrostatiques qui, formés d'une enveloppe d'étoffe rendue imperméable, soit par le caoutchouc, soit par une autre substance, et remplis d'eau, répartissent la pression d'une façon plus uniforme que les meilleurs matelas de laine et de crin.

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