‹ Médecine homoeopathique domestiqueChapitre 18 sur 110 · SOINS APRES LA VISITE DU MEDECIN · texte numérisé non relu

SOINS APRES LA VISITE DU MEDECIN

passe alors dans le tube à l'aide duquel on peut la diriger partout. Cet appareil serait très-utile pour les douches.

L'emploi des bains sera indiqué à propos de chacune des maladies auxquelles il pourra convenir.

Eaux minérales. — Il est

encore une série d'agents auxquels on a recours, je veux parler des eaux minérales , dont l'emploi se généralise de plus en plus. Mais, d'une part, leur choix est difficile, et c'est au médecin seul à le fixer. D'autre part, tandis qu'on en fait usage, il ne faut prendre aucun médicament homœopathique. Les eaux constituent alors la partie active du traitement; il n'y a pasàlesrangerparmilesmoyens accessoires.

Bains de mer. — Je ferai la môme remarque au sujet des bains de mer, que l'on se prescrit trop facilement à soi-même, et dont l'usage cependant est loin d'être indifférent.

Fig. 31. — Appareil ^portatif Lécuyer pour douches et bains de \apeur,

§ 6. — Soins à donner après la visite du médecin.

Lorsque le médecin a pu voir le malade, il faut veiller à l'exacte exécution de ce qu'il a prescrit, à l'emploi des moyens accessoires et à l'hygiène.

Administration du médicament. Il faut d'abord le

préparer avec soin, j'entends par là mettre la substance active dans les proportions rigoureusement indiquées de véhicule. Or, ce mélange doit être souvent opéré par les

personnes étrangères à la médecine : par le malade luimême (pour les maladies chroniques), et par ceux qui le gardent (quand il s'agit d'une maladie aiguë).

Il faudra observer sous ce rapport les précautions que j'ai indiquées plus haut (p. 33), mettant dans le nombre de cuillerées d'eau voulu, la quantité de globules ou de gouttes iudiquée par le médecin.

En second lieu, on doit veiller à ce que le médicament soit pris en temps convenable, c'est-à-dire assez loin des repas et des boissons pour que l'absorption soit facile : pour les maladies chroniques, une heure avant le repas et au moins trois ou quatre heures après; dans les maladies aiguës, une demi-heure après ou avant la tisane, une heure après le bouillon.

Il est une tentation à laquelle il faut savoir résister quand on possède un manuel de médecine domestique. Dans ce cas, en effet, on s'occupe quelquefois de contrôler l'ordonnance du médecin, on veut voir s'il a réellement bien choisi son médicament, et, pour peu que l'amélioration ne soit pas aussi rapide qu'on le désire, on cherche soi-même une autre substance, ce qui paraît très-simple puisqu'on est sûr de la maladie dont le diagnostic a été porté par uq homme de l'art. ■

Or, je prétends qu'il y a là un écueil contre lequel l'homme du monde doit se tenir en garde; rien n'étant plus dangereux pour un malade que de changer trop souvent de médicament.

Il y a plus, le médecin n'ayant pas toujours donné les motifs qui lui ont fait choisir une substance plutôt qu'une autre, et le manuel n'étant pas, et ne pouvant être un traité complet de médecine, on n'a pas les éléments nécessaires pour juger et condamner une prescription. Changer le médicament tandis que le médecin est absent, c'est donc à la fois manquer aux égards qui lui sont dus et compromettre le succès du traitement.

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