‹ Médecine homoeopathique domestiqueChapitre 21 sur 110 · CHANGEMENTS DE LIT · texte numérisé non relu

CHANGEMENTS DE LIT

conducteur que ferme un robinet. On peut ainsi , sans déranger le malade, changer le liquide que contient le

F. (T. ô~- — Coussin a air de Fig. 38. — Coussin en fer à cheval pour

Ganel pour la tête. le bassin.

¥%. 39. — Coussin poor le do*.

matelas et faire varier à volonté sa température et gi> tension élastique.

Chaiçement de lit, changement de draps. — Il faut

autant que possible changer le malade de lit tous Je s jour-

HJlRCVC. — HÊD. HOM'JEP. 5

et souvent de draps, surtout quand il s'agit d'une affection dans laquelle il laisse aller ses selles et ses urines sans en avoir conscience.

Quand il en sera ainsi, on glissera sous le malade un drap plié en plusieurs doubles, au milieu duquel on placera une toile cirée; ce drap s'enlèvera facilement et pourra être renouvelé autant qu'il sera nécessaire. Ou peut aussi dkposer 1© lit de la manière suivante :

Les matelas sont plies en double, l'un à la tête, l'autre ou pied du lit, de façon qu'il existe entre eux un intervalle suffisant pour donner passage à un bassin. L'intervalle qui se trouve entre les deux matelas sera recouvert d'une aîèze de caoutchouc vulcanisé et tendue convenablement par des lacs fixés aux extrémités du lit. Cette alèie sera perforée à son centre. L'intervalle du matelas et le trou do l'alèse seront comblés par un ballon de caoutchouc (fi g. 40); celui-ci étant insufflé sur place; le malade se

Ftg. 40. — La avec Alcsc et Gariel. — €, billou obluntcar.

trouvera reposer sur un plan complet et à l'abri du froid qui le frapperait sans l'interposition du ballon (fig. 40).

Lorsque les besoins naturels se font sentir, on retire l'air du ballon obturateur qui, réduit à un petit volume, glisse sans peine dans l'intervalle qui sépare les deux matelas, et Ton met à sa place un bassin qui, après aYoirreçu les excrétions, est retiré avec la même facilité. 1^ malade p* ut alors être lavé, essuyé, pansé, s'il y a lieu, sans que,

pendant toute celte opération, il ait dû faire le plus léger mouvement.

Le ballon obturateur remis en place et insufflé, rétablit l'appareil tel qu'il a été décrit ci-dessus.

I jj?. 4t. — - AU- m •**■<* ouKiiurc médiane et ballon obturateur, - a, corp* é* i'ttèt*. A'«, l'S£>ieM«*« pat** r * dant deux repli» que préicotc latéralement J'aie**. — ff. eitr«*mii^* de ce* baguette* lur letquelle* n'attachent les lue» dfttmff * hier et à tendre l'a!» »c dam le lit, — cf, ouverture médiane de*« tifcée ao pat** y* de» matière*. — /, ballon obturateur destiné i être placé aoai rcuarenu'e médiane, et u tompleier aioti le plancher formé par le corp* de l'aie**. — /. L^u'hon ou r Anue\ fut k l'eitrémité du tube. — ff, ce tube deaUné a f'ibff ••daeti' q d* fair riaut le ballon doit être a«*f>7. long pour dépatt*r le ht lai>r*'enet>t et fa«i!i»er l'iuaufflatiori en plaee.

Il y a des affections dans lesquelles on ne doit pa» bouger un malade, les fracture?, les fièvres éruptives; rougeole, scarlatine, etc., sont de ce nombre. Dans ce cas, on ne <!oit pas changer de draps tant que l'éruption dure.

MAim néraiiiqaff. — Pour les fractures, on a inventé de§ lits mécaniques très-utiles.

V appareil Gelé, consiste en un châssis (fig. 42), formé de quatre pièce? ou barres de bois mobiles; trois d'entre elles -ont assemblées à charnières, de manière » pouvoir g*.' replier les unes sur les autres, et dés Jors occuper fort peu de place; quant a la quatiéme barre, elle est entièrement libre <d s'unit a rolonté aux trois autres h l'aide d* nrrtaiëes et de tenons. De cet assemblage résulte un parrallélogramme allongé qui entoure le lit où

76 THERAPEUTIQUE GENERALE.

est couché le malade. Ce cadre, soutenu par quatres pieds à roulettes, est plus élevé que le dossier de la couchette,

Fig. 42. - Lit Gelé.

et supporte deux cylindres munis chacun d'un treuil, et 'dont les deux bouts s'appuient sur les barres formant les

Fig, 43. — Lit Gelé.

côtés du cadre qui sont parallèles à l'axe longitudinal du lit. Ces deux cylindres, ou plutôt ces deux treuils, mis en mouvement à l'aide de manivelles, servent à soulever le malade, soit pour lui permettre de satisfaire à certains besoins, soit pour le mettre au bain, refaire son lit ou même le transporter d'une place à une autre.

Avec le lit de Hooper, on élève aisément le malade et on le maintient élevé. Pendant ce temps on peut faire le lit, se servir de la chaise percée, accomplir les ablutions nécessaires, puis alors on redescend le malade sur le matelas sans la moindre fatigue [fi g. 44 à 46).

Fig. 44. — Lit Hooper. La patiente repose sur le lit qui se lève, la partie qui se dresse ne servant pas.

Fig. 45. - Lit Hooper. La patiente est élevée au-dessus du matelas à eau et porlée sur le dressoir du lit, lequel est muni d'une ouverture convenable pour les besoins signalés plus haut.

THERAPEUTIQUE GENERALE.

Fig. 46. — Lit Hooper. Dossier du dressoir eu exercice, il obéit à tout mouvement du malade.

Le lit de M. Gros (1) se compose d'un cadre en bois de

Fig. 47. — Lit Gros. Le malade est posé sur l'appareil vu de plan; le cadre Fig. 48. — Lit Gros. Le malade vu la jambe est placé sur le lit garni levée, du drap de dessous.

la dimension d'un lit ordinaire. À l'extrémité supérieure, il y a un chevet articulé sur tourillon, quatre sangles,

(1) Bull, de thérapeutique, 1855, t. XLIX, p. 237.

terminées par une courroie à boucle, sont fixées aux branches latérales du cadre, disposition qui permet d'élever à volonté les sangles et Je cadre. A chaque extrémité opposée de ces branches latérales sont fixés les deux bouts d'une corde dont la laxité est calculée. Un cordeau est fixé aux deux extrémités de la partie supérieure du chevet; ce cordeau et ceux des branches latérales du cadre viennent se fixer à un crochet placé au-dessous d'un moufle (fig. 47).

Sur une des branches latérales du cadre se trouve un crochet destiné à soutenir le malade à une certaine élévation, pour permettre les pansements ; c'est à ce crochet que vient se fixer par une boucle la corde qui passe sur la moufle. Un support quelconque étant placé à une certaine hauteur reçoit une paire de moufles à six brins (fi g. 48). C'est au moyen de ces moufles que la force destinée à mouvoir le malade est transmise et multipliée.

Telle est la disposition générale de la machine. Cette machine placée sur un lit, un malade reposant sur elle peut être soulevé horizontalement, ramené plus ou moins dans la position verticale, être incliné sur l'un ou l'autre côté; au moyen du chevet il peut être placé dans la position assise. Les membres supérieurs ou inférieurs peuvent être soulevés en totalité ou isolément, au moyen de sangles qui s'adaptent au crochet des moufles : l'élévation des membres est obtenue au degré désiré par le chirurgien.

Une seule personne peut obtenir avec la plus grande facilité, sans secousse pour le malade, une force équivalant au sixième du poids de malade, ce qui suffit pour le soulever.

Un malade jouissant de l'usage de ses membres supérieurs peut se soulever seul, fixer le cadre, placer au besoin un bassin sous lui, se mettre en place sans le secours de personne (fig. 49).

Au moyen d'un perfectionnement apporté à sa machine, M. Gros soulève un malade, le conduit hors de son lit et

i^. 40. — Lit Gro*. Le malade vu Fig. 50.— • Lit Gros. Le malade est muni de anis. l'appareil destiné à le descendredans le baia.

le dépose dans une baignoire; puis il le fait sortir du bain et le reporte dans son lit (fîg. 50).

Le malade doit être couvert à son gré et toujours de manière à ce qu'il ne puisse contracter de froid.

En dehors des ûèvres éruptives, il faut avoir soin de changer le malade de linge autant qu'il est possible, seulement il faut avoir grand soin de ne pas le refroidir durant cette opération. Il faut donc que ce linge soit préalablement chauffé, que celui qu'on quitte soit retiré rapidement et remplacé sans délai par du linge propre. Ces précautions sont indispensables, surtout quand le malade a des sueurs abondantes ; car il faut alors faire tous ses nfîor»s pour ne pas ]es supprimer.

Soin» 4e toilette. — Quant aux soins de toilette, il faut ne pas oublier que le malade ne doit jamais être lavé lorsqu'il a de la fièrre, jamais quand il est en sueur ou lorsque la peau est le siège d'une éruption. En de-

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