EXCÈS DE CHALEUR, EPUISEMENT
l'eau froide ; mais il faut se garder de la glace qui est toujours nuisible et de la saignée constamment meurtrière.
Dans quelques cas où après être tombé , le malade éprouve de la chaleur non-seulement à la tête, mais partout le corps, les pupilles étant rétrécies, le teint changeant à chaque instant, le pouls étant large, plein et dur, le moindre mouvement causant de l'anxiété et de l'agitation pendant laquelle le malade porte ses mains à la tête, grince des dents, roule ses yeux dans leurs orbites, il faut donner Aconit [à intervalles très-rapprochés , toutes les heures d'abord, puis toutes les deux heures].
Le plus souvent les yeux sont fixes, ou à demi ouverts, ou convulsés, les pupilles larges ou très-petites, ou dissemblables, l'une plus dilatée, l'autre plus contractée; le visage est rouge, la tête brûlante, et aussi parfois tout le corps; les urines et les selles sont expulsées sans que le malade en ait conscience, le pouls est plein et dur, les membres tremblent et se portent convulsivement vers la tête qui se renverse en arrière, le sommeil est pesant. Il faut, quand ces symptômes existent, donner Belladona de suite [aussi toutes les heures]; mais si le malade a bu beaucoup d'eau-de-vie, surtout s'il en a pris depuis peu, ce qu'on peut reconnaître aisément à l'odeur de son haleine, il faut choisir Nux vomica de préférence.
Il arrive souvent que l'effet de la chaleur s'est fait sentir parce que le sujet s'est exposé au soleil la tête nue, ou parce qu'il s'y est endormi, ou encore parce qu'il a dormi en face d'un poêle trop chaud, l'hiver, en ayant eu l'intention de s'y chauffer les pieds, ce qui arrive aux enfants et aux vieillards ; dans ce cas, il faut donner un des médicaments précédents ou choisir parmi les suivants en tenant compte du caractère de la douleur éprouvée par le malade.
Lorsque la tête semble trop pleine, distendue, sur le point d'éclater, que le malade y éprouve des battements
qui augmentent à lia moindre secousse , c'est Glonùin*
Si la douleur se 'fait sentir principalement au frontr la sensation de plénitude étant la même ou se transformant en une sorte de distension, si, quand on se'baisseT 'il semble que tout sdit prêt à'tdmbër, ces douleurs augmentant par la marche, eh nidritaiit et à la moindre impression morale, et étant accompagnées d'une fièvre intense avec soif vive, vomissements et insomnie, il faut1 donner 'Bèlladona ou Bryoftia.
Belladona, quand il a 'une grande anxiété, de l'agitation, accès d'emportement et de fureur, ou découragement extrême et tendance à s'effrayer, peur de tout ce qui l'entoure, grande propension aux larmes, même au désespoir et aux sanglots.
Bryonia, quand le sujet' est à la fois abattu et irritable, qu'il ne peut supporter le contact d'aucun vêtement, trù'il est plus porté à s'agacer 'et à s'irriter qu'à pletlreret à trembler, et s'il s'inquiète ide l'avenir.
Carbovegelabilis est indiqué quand, à la suite' du moindre échauffement, surviennent des battements et de la pesanteur à la' tête , une sensation ipressive au-dessus des yeux qui deviennent douloureux en fixant !les objets.
Lorsque la douleur de plénitude débute et se développe l'été, sous l'influence delà chaleur atmosphérique, ou pour s'être fatigué eu étant au soleil, ou parla chaleur du'feu, chez les femmes qui repassent le linge, qu'il y ait manque d'appétit, surtout le matin, fièvre'intense, soif vive,' tremblement des membres, et souvent aussi nausées et'vomissements, voire même 'diarrhée, c'est encore kBryonia qu'il faut recourir.
Diarrhée. — La diarrhée accornpagnée' de fièvre !'tfui vient l'été, surtout chez "ceux qui 'boivent beaucoup 'de lait, ce qui leur donne des coliques, cède facilement à Bryonia, qu'on est seulement obligé' de' répète* plusieurs jours de suite.
Les personnes qui ne peuvent supporter la moindre chaleur, ou même se livrer au moindre travail par un temps chaud, surtout si elles sorit sujettes à transpirer la nuit, à avoir de !lâ somnolence le jour ou à souffrir de l'estomac ou du ventre, se trouveront bien de Bryonia, ou, quand elle ne suffira pas, WAntimonium crudum ; Lycopoditim sera souvent préférable chez les femmes.
ÏVaùsc'es. —'Les nausées que cause Ta chaleur cèdent -d'ordinaire à un des médicaments précédents, surtout au Carbo vegetabilts. S'il reste sans effet, il faut donner Silicea.
Par contre, celui cjui aura été exposé à un grand froid, et qui en aura éprouvé une sensation d'engourdissement général avec somnolence invincible, sortira rapidement de cet état en respirant soit'un morceau de Camphre, soit de l'esprit de Camphre, soit même en croquant quelques petits morceaux de cette substance. Tout danger sera rapidement éloigné par ce moyen. Il sera donc prudent que tous ceux qui devront être longtemps exposés à un froid vif aient ce médicament avec eux.
2° Maladies causées par la fatigue. — Ceux qui
auront' eu à supporter une grande1 fatigue corporelle feront bien de prendre un bain chWd d'un quart d'heure environ; et, s'ils éprouvent des douleurs dans les membres, ils'feront bien, étant dans le bain, de se frictionner avec une solution alcoolique de savon (esprit de savon). Ce moyen réussira aussi très-bien à 'ceUx qui ressentiront des douleurs de courbature dans le dos et les reins pour être resté couchés sur des lits trop durs ou pour srêtre longtemps étendus sur des bancs de bois ou de pierre.
Une longue marche, Un travail irïanuél prolongé, surtout en été, sont les causes habituelles de la fatigue. Lorsque celle-ci est portée ftu point que le repos ne délasse pas, mais augmente la courbature, 'il -'faut prendre
un bain général, comme je viens de l'indiquer ; si ce n'est pas possible, il faut au moins prendre un bain de pieds avec addition d'une poignée de gros sel. Une infusion de thé bue bien cband pourrait aussi avoir sa valeur. Mais si l'on est en biver, que la fatigue ait été prise par un travail durant lequel on a été exposé au froid, il faut faire usage d'une boisson froide, si l'on doit retourner sous peu au grand air; autrement, quand on peut rester à la maison, il faut faire usage d'une boisson cbaude. Les spiritueux doivent être évités, parce qu'ils rendent encore plus impressionnable au froid. Il n'en est pas de môme eu été, où il faut les préférer, tout en évitant d'en faire excès, parce qu'alors ils augmenteraient la faiblesse au lieu de la diminuer- Se trouve-t-on trèsabattu et très-affaibli à la suite de tout travail violent, il faut prendre Arsenic. Rhus serait préférable si la courbature tenait à ce qu'on a soulevé de lourds fardeaux, surtout si la sueur étant survenue à la suite de cette fatigue, on s'est rafraîchi trop vite en se mettant dans un courant d'air ou en se plongeant dans l'eau. Lorsque la fatigue est telle qu'on se sent sur le point de tomber en syncope, ou même quand on se trouve alors tout à fait mal, il faut recourir à Veratrum ; s'il y a longtemps qu'on n'ait rien mangé, et que la faiblesse tienne tout autant à l'abstinence qu'à la fatigue, c'est Coffea; enfin, dans le cas où la faiblesse serait causée par l'abondance des sueurs, ou si des transpirations nocturnes antérieures avaient préalablement enlevé les forces, il faudrait donner China.
Le malade accuse-t-il une sensation de chaleur intense telle, que son baleine lui semble brûlante, le pouls étant fréquent, il faut lui faire prendre Aconit ou Bryonia. S'il avait l'habitude de sentir le sang se porter à la tête, et qu'à chaque nouvel effort il sentit la tôle, la poitrine, ou le visage se congestionner, Mercurius solubilis serait indiqué.
Éprouve-t-on une courbature générale, plus marquée sur les parties charnues que sur les autres, il faut donner Arnica. Si, à la suite d'une longue course, les pieds enflent et deviennent douloureux, on verse une cuillerée à bouche de teinture d'Arnica dans deux litres d'eau et on lave les pieds avec, on les sèche, on les lave de nouveau, puis on les enveloppe avec la compresse même. Si la peau était écorchée ou qu'il y eût de grosses cloches aux talons ou à la plante des pieds, Arnica ne suffirait plus; aussi, s'il fallait se remettre promptement en route, on serait obligé d'enduire la partie malade de graisse de cerf ou de mouton, de l'envelopper ensuite d'une compresse en toile un peu épaisse' et mouillée, et de donner Cepa le soir. Il est rare que Ton ne se trouve pas remis dès le lendemain.
Il arrive parfois, surtout aux femmes et aux sujets très-impressiounables, de ne pouvoir, à la suite d'une grande fatigue, supporter le moindre courant d'air frais, en même temps qu'ils se sentent abattus, et qu'ils éprouvent des douleurs partout , mais principalement aux points sur lesquels le corps repose, et dans les tempes. En même temps, le malade est somnolent, ne peut songer à rien; mais le sommeil ne le repose pas; quelques-uns même craignent de s'endormir à cause des battements qu'ils ressentent dans la tête. Dans ce cas, Nux moschata est très-utile.
Natrum muriaticum serait préférable si la fatigue était telle qu'elle causât une douleur interne et générale ne permettant aucun repos, alors que toutes les parties du corps sont sensibles au moindre attouchement, qu'on ne peut rester ni assis ni debout, et qu'on n'éprouve un léger soulagement qu'en remuant sans cesse, surtout si on ressent, en outre de tous ces symptômes, de violents battements artériels dans le ventre.
Quand on se sent lourd, que toutes les articulations
font mal, soit qu'on veuille les remuer, soit qu'on se tienne en repos, il faut donner Bhus, et recourir à Bryonia si la douleur se fait sentir dans les reins, et qu'elle augmente par le mouvement. Dans le cas où elle deviendrait telle que tous les mouvements du tronc seraient impossibles, il faudrait donner Su Ip/îtir.
Lorsqu'il' s'agit de sujets auxquels rien ne 'manque dans la vie, mais que la moindre fatigue, le moindre travail, même 'la nécessité de parler un peu longtemps, abat et prive de sommeil, il faut donner Cocdulus et Apis; si, après avoir parte, la fatigue se fait sentir surtout à la gorge. Ce médicament reste-t-il sans effet, il faut lui substituer, d'abord Veratrum, une dose toutes les deux heures, et, dans le cas où la guérison ne serait pas complète au bout de vingt-quatre heures, Calcarea (que l'on continuera pendant plusieurs jours et à raison de trois cuillerées par jour seulement).
Les personnes qui s'essoufflent rapidement dès qu'elles essayent de courir, et chez lesquelles surviennent alors de la toux, des points de côté et des douleurs dans lès membres, seront rapidement soulagées 'pa'r Aconit. Lorsque le point de côté résiste, on remplace l'Acc-nit par Arnica, que l'on ne doit pas continuer pendant plus de douze beures, s'il ne soulage 'pas, et auquel on fait succéder Bryonia. Lorsque le moindre mouvement un peu brusque amène une oppression allant jusqu'à la suffocation, que le malade se croit sur le point d'étouffer et a la poitrine surtout couverte de sueur, il faut dorirter SaiHbucus. Si ce symptôme résiste, augmen tarit 'pa'r une marche précipitée, en ôoùfànt et en 'moulant, et qu'il s*y joigne de la toux avec expectoration glaireuse, il faut donner Silicea. Une sensation de picoterrient'qui se ferait sentir dans tout le ventre au moindre efforl et par le mouvement, i ndiqueraitj4/ns, et, si elle revenait après àVoir été soulagée par ce premier médicament, Hepar sulph.
Beaucoup de personnes souffrent par le mouvement de la voiture; il faut leur donner Cocculus; si elles éprouvent du mal de tête, surtout après être descendues, Sepia leur sera très-utile.
Mal de mer. — Opium le fait habituellement cesser ; mais il faut recourir quelquefois à, Cocculus et Nux vomica. Tous ces médicaments doivent être souvent, répétés. [Le mieux est de prendre à la fois, sur un petit morceau de sucre qu'on laisse fondre dans la: bouche, deux ou trois gouttes.de la sixième dilution du médicament indiqué. Ou peut recommencer tous, les- quarts d'heure d'abord, puis éloigner à mesure que l'amélioration arrive.] Il faut ajouter ici que tout le monde n'est pas impressionné de même par le mouvement d'un vaisseau : les uns souffrent peu, les autres beaucoup, d'autres encore ne ressentent rien. On, ne peut donc donner à tous le même médicament. Oa a recommandé aussi, dans ce cas, l'usage des liqueurs fortes ; mais il ne pourrait s'allier avec l'emploi des médicaments. On conseille même l'application sur l'estomac de compresses imbibées de rhum ou d'eau-de-vie. Les médicaments sus-indiqués sont toujours préférables; j'y ajouterai Sepia qui sera utile quand il existera du mal de tête avec désir d'acides et de boissons cordiales.
Veilles prolongées. — Elles sont toujours une cause d'affaiblissement auquel il est souvent utile de remédier. Si elles ont amené une faiblesse disproportionnée avec la fatigue qui a été prise, ou s'il s'agit de^ personnes qui sont restées tout à fait sans dormir, il faut donner Cocculus ou Acid. phosphor., une goutte dans huit cuillerées d'eau, une cuillerée de quatre eu quatre heures. Si le résultat de la veille est un fort mal de tête, surtout si on a lutté contre le sommeil en prenant du café et des liqueurs fortes, il faut donner Nux vomica, surtout si la douleur est venue après qu'on s'est couché sans avoir pu s'endormir. Ipéca sera préférable quand il n'aura pas été fait
usage de liqueurs fortes, mais que le malade ne pourra retrouver le sommeil et qu'il ressentira des envies de vomir. Les souffrances s'aggravent-elles le soir pour diminuer le malin, il faut donner Pulsatilla, surtout s'il s'agit d'une femme, et qu'elle ne puisse s'endormir que le matin. Nux vomica est indiquée lorsque l'effet de la veille a été de porter le sang à la tête, ce qui cause une douleur de pesanteur augmentant par le mouvement des yeux, à l'air libre et par la marche, laquelle la transforme en battements et en secousses, surtout quand il s'agit de personnes à caractère actif et irritable. La tête semblet-elle vide et légère, ou lourde, sensation qui diminue à l'air libre, augmente en se baissant, la lumière vive étant insupportable et le sujet ayant un caractère doux et apathique, il faut préférer Pulsatilla. Si la tête est légère et tremblante, que des chaleurs fugaces montent au visage, qu'un cercle bleu entoure les yeux, que la bouche soit sèche, mais sans soif, qu'il y ait avant le repas des nausées, des renvois, des euvies de vomir allant jusqu'à la syncope, un sentiment de plénitude à l'estomac, avec respiration courte, symptômes augmentant à l'air libre, on parlant et après avoir bu du café, surtout quand il s'agit de personnes naturellement tristes, se réveillant souvent en sursaut ou ayant des rêves pénibles, il faut donner Coccvlus. China convient lorsqu'il y a une grande excitation le soir, un mauvais sommeil avec grande fatigue le matin; et Arnica, s'il existe un graûd abattement.
S'il y a pesanteur de la tête comme après s'être enivré, pesanteur au front telle qu'on ne peut tenir la tête droite, visage pâle et abattu, frissonnement, envie de vomir, faiblesse et découragement, il faut donner Nux vomica.
Pulsatilla convient souvent après une nuit de débauches ; Nux vom.; Lachesis, Carbo veget. sont également parfois utiles. (Voy. Abus des boissons s pin tueuses).
Traraux sédentaires. — Leur effet le plus fréquent est de causer la constipation et de reudre plus lent l'accomplissement des fonctions digestives. Le "premier point est d'obtenir que le .malade prenne chaque jour au moins une heure d'exercice au grand air. [C'est aussi à ces sujets que l'on peut recommander la gymnastique et l'équitation.] Puis, s'il y a beaucoup de douleurs dans le ventre, et que le sujet ait l'habitude du rafé et des liqueurs, il faut lui donner Nux vowica. S'il y a aggravation le soir, on attend quatre ou cinq jours, puis on donne Sulphur, que l'on peut répéter s'il est nécessaire, en suivant la méthode indiquée pour les maladies chroniques (p. 35). Si les douleurs existent à la tête, Nux vomica est encore le médicament à préférer ; il faut souvent le faire suivre de Belladona ou de Pulsatilla. (Voy. Douleurs de tête.) Lorsque ces médicaments reslent sans effet et que le moindre travail assidu ramène les douleurs de tête, il faut prendre Calcarea. Existe-t-il une sensation d'ivresse et d'ubnubilation, il faut donner Nux tiomica, surt iut s'il a été fait abus de liqueurs spiritueuses, Pulsatilla si le sujet aun caractère doux et pleureur; Nux vomica convient encore s'il y a des maux de dents, de la toux ou quelque autre souffrance.
Excès. — Ils tiennent le corps et l'àme dans un état de surexcitation continuelle, toujours redoutable. J'indiquerai plus loin les moyens de remédier- aux excès de table (chapitre iv), et m'arrêterai seulement ici aux résultats funestes de ceux auxquels les fonctions de la reproduction peuvent donner lieu.
En dehors des médicaments, il faudra recommander d'abord une continence absolue, prescrire en premier lieu China [On peut le continuer pendant huit jours (Voy. p. 35)
HÉMNG. — Méd. Hom. 9
et le faire suivre ftAcidum Phosphoricum, surtout si le malade s'afflige de ses vices. Enfin on choisira entre China, Pliosphori Acidum, Staphysagria, Nux vomica, Sulphur, Dulcamara, suivant les symptômes qui prédomineront.
S'agit-il d'un sujet qui se serait adonné longtemps à la masturbation, on donne d'abord China, Staphysagria ou Nux vomica, et, plus tard, Acidum phospkoricum, Sul~ phur ou Calcarea.
Le rôle du médecin ne doit pas se borner ici au choix du médicament, il faut aussi qu'il use de toute son influence morale pour soutenir et encourager le malheureux qui s'est laissé aller à de si funestes penchants ; qu'il l'engage à lutter par le travail et l'abstinence contre les tentations qui l'assiègent, lui accordant un court sommeil, une nourriture modérée, et lui faisant éviter de la manière la plus absolue les excitants, en particulier les liqueurs, le séparant de toutes les relations dangereuses qu'il peut avoir, et éloignant de lui la lecture de ces ouvrages obscènes qui déshonorent la littérature.
Quand il s'agit d'enfants portés au mal par quelque excitation maladive: des dartres, la présence devers intestinaux, la constitution scrofuleuse, il faut veiller sur eux avec soin et leur donner des médicaments qui seront choisis de' préférence parmi China, Mercurius, Carbo vegetabilis, Nux vomica, Puhaiilla, Staphysagria, ou ' A ntimon . crud., Silicea, Platina, ou encore entre CaUhrea, Cocculus et Sepia.
Trùs-souvent, lorsque China et Carbo\egetabilis restent sans effet, Mercurius guérit; s'il ne suffit pas, il faut donner Sulphur. Enfin, on peut administrer, comme intercurrents, Coffea, Opium, Aconit, Ignatia, suivant les circonstances.
S'il arrive que les excès aient amené à un état de faiblesse tel que le mariage devienne une cause de souffrance, même en agissant alors avec modération, surtout si la tête s'en-
treprend après chaque rapport, celui-ci étaut suivi de faiblesse et de tremblement des jambes, il faut donner Calçarea. Staphysagria convient mieux quand le sujet éprouve de l'oppression, Mercurius et Carbo vegetabilis, s'il se plaint d'un sentiment de brûlure dans les organes mêmes, et Cocculus quand* il y a faiblesse aux jambes, courbature générale, obnubilation, mauvaise humeur et abattement à la suite de chaque repas.
Enfin, les sujets que leurs excès ont affaiblis et rendus très-impressionnables au moindre courant d'air et au froid humide, et qui, pour ce motif, perdent leurs cheveux, et présententtoujours un caractère triste et changeant, devront prendre Nux moschata. [Tous ces médicaments doivent être administrés comme il a été dit pour les maladies chroniques, p. 35.]
Affaiblissement par perte d'humeurs. — L'affaiblissement causé par des sueurs abondantes, des purgations souvent répétées, une diarrhée prolongée, un allaitement trop longtemps continué, surtout par des femmes dont le lait coule trop facilement et se perd de lui-même, par des saignées ou d'autres hémorrhagies, cause souvent des souffrances incurables, si on n'administre le plus tôt possible le China, médicament qu'il convient de répéter pendant quelque temps. Le China suffît d'ordinaire, et c'est seulement par exception qu'on est forcé de donner ensuite Slapkysagria ou Sulphur.
Il arrive parfois qu'à la suite de pertes de sang considérables, le maladeperd connaissance ou a des convulsions. Ceci s'observe surtout chez les enfants auxquels on applique des sangsues dont les piqûres ont saigné plus qu'il ne convenait et sans qu'on s'en fût rendu compte. Dans ce cas encore, il faut donner China le plus tôt possible. Dès que le malade revient à lui, on lui fait boire un peu d'eau froide, surtout quand il se plaint d'une grande sécheresse de la bouche. La syncope ou la convulsion vient-elle à se re-
produire, on donne une cuillerée de bon vin vieux et on répète le médicament, ce qu'on fait encore au bout d'une demi-heure, s'il est nécessaire. Quand on laisse boire de l'eau, il ne faul jamais en donner que peu à la fois, surtout en commençant, quitte à augmenter peu à peu la quantité si la soif persiste malgré l'amélioration générale.
Si China laisse subsister quelques symp'ômes, il faut donner ensuite Acidum phosphoricum ; puis, si ce médicament ne suffit pas, donner, au bout d'une huitaine de jours, Nux voriiica, et enfin Arsenicum. [China devra être donné comme dans les maladies aiguës, une cuillerée toutes les 3 ou 4 heures d'abord, puis, au bout de 24 ou 36 heures, toutes les 6 heurts. Il n'est pas utile de le continuer plus de 3 ou 4 jours. Acidum phosphoricum devrait être prescrit à raison de 3 cuillerées chaque jour et continué pendant 4 à 6 jours; enhu il suffira pour Nux vomica et Arsenicum, de donner une dose le matin et une le soir, en continuant chaque médicament pendant 8 jours.]