COMMOTIONS
acides; il sera bien, au contraire, qu'il boive beaucoup d'eau.
Si l'accident a été accompagné d'une vive frayeur, on donne d'abord Opium, une cuillerée toutes les heures, et quelques heures après Arnica. Si le malade s'évanouit, il faut couvrir d'eau froide sa tête, sa figure et ses bras, et lui faire boire un peu de vin si l'accident a eu lieu depuis peu ; mais, s'il est déjà arrivé depuis 15 ou 20 minutes, il faut s'en abstenir, administrer Aconit, et plus tard Arnica, si cela est nécessaire. Il est toujours inutile et même nuisible de saigner le malade, Aconit suffisant à empêcher l'inflammation et Arnica hâtant la résolution.
Lorsqu'une femme enceinte, à la suite d'une chute, d'un faux pas ou de toute autre commotion violente, ressent de la douleur dans le ventre, accident qui arrive très-souvent, et peut, pendant le premier mois de la grossesse, amener une fausse couche, c'est encore Arnica qu'il faut prescrire. En même temps la malade doit garderie repos, restant couchée sur le dos autant que possible, et s'abstenir pendant quelques jours de toute espèce de mouvement. Si néanmoins la douleur devient très-violente après l'administration d'Arnica, on donne Chamomilla ou quelqu'un des autres médicaments que j'indiquerai à l'article Fausse Couche. [Ces substances seront administrées comme dans les maladies aiguës, chacune pendant 24 heures au moins.]
Lorsque la commotion porte sur la tête, elle détermine des douleurs ou des accidents plus graves, même des fractures.
Si, dans le mal de tête résultant de commotions, Arnica est insuffisant, on donne Glonoïn, Belladona ou Acid. phosphoricum, selon qu'ils répondront mieux aux symptômes indiqués à l'article Mal de tête. Quand le coup est sourd, Arnica suffit; mais du moment où les douleurs
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sont vives, se faisant sentir surtout dans les yeux, il faut recourir à Bypericum , une cuillerée toutes les
3 heures. En même temps on fait coucher le malade, le plaçant sur le côté opposé à celui qui a été contus, lui soulevant la tête avec un coussin placé sous la nuque si la contusion a eu lieu en arrière. On maintient autour du patient un calme aussi complet que possible en ne laissant jamais beaucoup de monde entrer dans sa chambre.
Une lourde chute ou un coup donné sur la tête peut avoir fracturé les os du crâne; voici comment il faut procéder pour s'assurer du fait. On attache à l'extrémité d'une ficelle une fourchette, ou une cuiller d'argent ou un morceau de fer, métaux qui donnent un son clair lorsqu'on les frappe avec un autre corps métallique ; on oblige le malade à tenir l'autre extrémité de la ficelle entre ses dents, puis on frappe sur la pièce métallique. Le son ainsi produit ira retentir dans la tête et causera une vive douleur, quand il y aura fracture, au point même où celle-ci existera.
[La commotion cérébrale et la fracture des os du crâne sont souvent suivies des symptômes les plus graves : stupeur, perte de connaissance, perte de la parole, de la vue, etc., et l'on comprend que l'intervention du médecin soit alors indispensable. Il suffit donc à l'homme du monde de donner les premiers soins; en général V Arnica sera le médicament auquel il lui faudra songer tout d'abord. Toutes les substances dont il a été parlé seront administrées comme dans les maladies aiguës.]
Si l'ébranlement dû à la commotion s'est fait sentir sur la poitrine, on donnera d'abord Arnica, qu'il faudra quelquefois alterner avec Aconit et avec Rhus.
efforts. — Si, après avoir soulevé ou porté un poids trop lourd, après un déploiement trop rapide des forces, on ressent delà douleur, il faurprendre Rhus, qui est d'ail-