EFFORTS
leurs toujours indiqué lorsque le mal vient après un tiraillement interne plutôt qu'à la suite d'une violence extérieure. Lorsque la douleur est lancinante, violente, augmentant au moindre mouvement, il faut recourir à Bryonia, que Ton fera suivre de Sulphur lorsque la douleur aura résisté. S'il survient un mal de tête que Rhus ne guérisse pas, on fera prendre Calcarea.
Si après un violent effort on s'est donné un tour de reins et qu'il en résulte des nausées, des envies de vomir et une vive douleur dans les entrailles, donnez Veratrum.
Si, après s'être roidi le corps et comprimé l'abdomen, soit en grimpant par-dessus un mur élevé, soit en luttant, on ressent tout à coup une douleur circonscrite dans le ventre, avec la sensation que tous les organes seraient sur le point de sortir de la cavité abdominale, sensation donnant de l'anxiété, de l'agitation, le visage exprimant l'angoisse J a plus vive, Veratrum, 6° ou 12e dilution, donné une ou deux fois, fera du bien.
Sepia conviendra pour combattre les effets d'efforts répétés.
Faux pas. — Ils causent souvent des .douleurs dans les membres, très-analogues à celles que produisent les efforts. Elles sont généralement soulagées par Bryonia ou, plus rarement, par Rhus. La douleur occupe-t-elle l'estomac, Pulsatilla et Bryonia sont utiles ; si l'accident se répète à cause de la faiblesse du malade, Phosphorus, donné toutes les fois qu'il se reproduira, en adoucira les suites.
Meurtrissures et plaies contuses. — Ces lésions sont
produites par des instruments émoussés ou par le contact violent de substances dures avec une partie du corps. Elles se manifestent généralement par une enflure proportionnée à l'étendue de la contusion, une eccbymose plus ou moins considérable, due à la rupture des vaisseaux capillaires
dont le sang s'est extravas'é dans le tissu cellulaire. La douleur est généralement peu vive. Quand le coup a été fort, il peut se former une escarre.
Dans le traitement des contusions, rien n'est plus efficace que l'application, sur les parties lésées, de linges imbibés d'eau froide additionnée de teinture d'Arnica (Voy. p. 260), et l'administration tf Arnica à l'intérieur.
Si la fièvre s'allume, il est nécessaire de donner Aconit, qu'on fait suivre à? Arnica au bout de 6 ou 8 heures. On laisse ensuite reposer le malade pendant 3 ou 4 jours, puis on revient à une nouvelle dose d'Arnica.
[Si un membre est aplati, écrasé ou déformé de quelque autre manière, il faut le comprimer de temps en temps jusqu'à ce qu'il revienne à sa forme naturelle. On peut, si cela est nécessaire, le maintenir en position à l'aide d'un appareil en carton ou en gutta-percba.
On commence par réduire la gutta-percba sous la forme d'une feuille, dont l'épaisseur doit varier de 3 millimètres à 1 centimètre, suivant le degré de force que l'on veut lui donner. Cette opération préliminaire s'exécute en étendant, à l'aide d'un rouleau et sur une table arrosée d'eau froide, afin de prévenir l'adhérence, la gutta-percha d'abord ramollie dans l'eau à 70 degrés. On découpe ensuite la feuille ainsi obtenue, de manière à lui donner une longueur en rapport avec celle de la région sur laquelle on veut agir, et une largeur suffisante pour recouvrir la moitié ou les deux tiers de la circonférence du membre. La fracture étant réduite et maintenue par des aides, on plonge la feuille de gutta-percha dans de l'eau presque bouillante. Dès qu'elle est suffisamment ramollie, on la place sous le membre contre lequel on l'applique aussitôt en relevant ses bords et en les moulant aussi exactement que possible sur le membre ; puis on la maintient par quelques tours circulaires exécutés à l'aide d'une bande préalablement mouillée dans l'eau froide. Au bout de quelques minutes, la