RHUMATISME. GOUTTE
est intense qu'il faut commencer par Aconit [une cuillerée de 3 en 3 heures]; ce dernier médicament peut être employé aussi après d'autres substances, surtout après Sulphur. Arnica convient quand la douleur est telle que l'articulation semble se déchirer, la peau étant rouge, la moindre secousse étant redoutée en raison des douleurs qu'elle amène, une agitation intérieure tourmentant le malade auquel il semble que le membre malade repose sur des coussins trop durs. On réservera ffelladona pour le cas où la rougeur serait vive et s'étendrait rapidement, tandis que du moment où la douleur saute d'une articulation à une autre, diminuant lorsque la partie malade est découverte, il faut prescrire Pulsatilla. On corrige leseffets ùePulsatilla avec Coffea, pour revenir kPulsatilla, du momentoùla douleur paraît augmenter sous l'influence du café pris en boisson. Arsenicvm est indiqué quand le malade est abattu et que ses douleurs sont soulagées par la chaleur; mais si le visageestpàle ettiré, les douleurs lancinantes etdéchirantes, plus fortes la nuit, le malade éprouvant alors un besoin continuel de changer de place, il faut donner Ferrum, et souvent RhuSy tandis que Bryonia convient quand le mouvement les exaspère, et China lorsqu'elles sont aggravées par le toucher. Antimonium crud. est indiqué par les nausées et l'enduit épais qui recouvre la langue. Lorsque les accès reviennent au moindre changementde temps, si la maladie prend une marche chronique, il faut toujours donner Sulphur, que Ton fait suivre d' Aconit quand il y a eu aggravation sous l'influence du soufre.
La raideur des membres consécutive aux accès est diminuée par Colocynthis et par Causticum quand il existe des nodosités goutteuses. On commence par donner une dose de ces médicaments le matin et une le soir; au bout de 4 à 6 jours, on laisse reposer le malade pendant une semaine et on donne ensuite 4 globules tous les jours. Quant aux autres substances qui ont été nommées, Sul-
-phur, Calcarea , Colocyntkis, elles sont prescrites seulement à raison d'une cuillerée matin et soir ; les autres sont données comme dans les maladies aiguës.
Douleurs articulaires. — Quand elles sont accompagnées de rougeur, de gonflement et de fièvre, elles réclament d'abord Aconit [une cuillerée toutes les 3 heures pendant 24 heures] ; puis Arnica^ à 6 cuillerées en 24 heures]; et encore Bryonia ou Pulsatillo, suivant les caractères de ladouleur et les autres symptômes. Très-souvent, lorsque la maladie est très-aiguë, Hepar [4 cuillerées en 24 heures] doitêtre donné, et Lachesis lui succède quand il n'a pas amélioré au bout d'un jour et d"une nuit. Enfin, Mercurius rend de grands services quand la douleur est déchirante ; après lui convient Belladona, surtout si le malade transpire facilement. Si, au contraire, la sueur est peu abondante, mais qu'il y ait du mal de gorge, des douleurs abdominales avec besoin d'aller à la selle, on préfère Dulcamara. Quand le malade a été largement saigné, comme on le fait si souvent en allopathie, sans autre résultat que de faire passer la maladie à l'état chronique, il faut débuter par China. 4 cuillerées par jour, et en venir ensuite aux médicaments qui ont été indiqués plus haut.
Rhumatisme. — Il - dépend souvent d'un refroidissement. Quand il siège sur les articulations, il faut lui opposer Chamomilla si les douleurs sont plus vives la nuit que le jour, et soulagées au contraire quand on reste debout et qu'on remue; ce médicament est indiqué aussi quand les membres sont engourdis, comme paralysés, et que la douleur se fait sentir en même temps à la tête, dans les oreilles et aux dents. En pareille circonstance, le malade est paresseux, veuxtoujours rester couché, se sent frileux, et cependant dort mal la nuit, et se sent courbaturé et de mauvaise humeur lorsqu'il se réveille. Lorsque ces symptômes existent, et que, de plus, les douleurs augmentent dans l'après-midi et le soir, il faut prescrire Pul-