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MALADIES CONVULSIVES

2 fois par jour, pendant 6 à 8 jours. Lorsque les crampes résistent, on prend Sulfur 2 fois par jour pendant 8 jours, ou Colocynthis de la môme manière. Quand les crampes reviennent pendant qu'on est assis, il faut recourir à Rhus. Ce même médicament et Hyoscyamus sont également indiqués, si la crampe revient à chaque effort de la jambe, surtout en mettant des bottes.

Convulsions. Epîiepsie. — Ce sont là des maladies graves qu'un médecin seul peut traiter. Je me bornerai donc a des indications sommaires.

Ignatia a été considérée comme le médicament essentiel en pareil cas ; mais il est loin de réussir toujours, à peine sert-il à éloigner momentanément les accès,

Aconit n'a été indiqué que pour les premières attaques d'épilepsie; il est sans utilité lorsque la maladie est déjà ancienne.

Opium a paru utile non-seulement lorsque Tépilepsie s'était déclarée à la suite d'une frayeur, mais aussi à la suite d'affronts, de reproches, de chagrins. Dans ce dernier cas, Ignatia doit lui être préférée.

Pendant l'accès convulsif, il n'y a pas de médicaments à donner. Il faut seulement étendre le malade sur un lit, le contenir pour qu'il ne se blesse pas, veiller à ce que la langue ne sorte pas de la bouche, parce qu'elle pourrait être mordue, ce qui arrive souvent, et desserrer les vêtements qui pourraient gêner la circulation ; on peut mettre de l'eau froide sur la tête, en jeter au visage, mais il est inutile, même dangereux, de faire respirer des sels et des odeurs.

Quant à la saignée, qu'on a recommandée autrefois pour faire cesser les attaques, elle est inutile et dangereuse, on ne la pratique plus depuis longtemps (1).

(1) V. Hirschel, Guide du médecin homœopaihe, traduit de l'allemand, par le DrLéon Simon fils, Paris, 1858, p. 87.

§ 8. — Troubles du sommeil.

Cauchemars. — Ils sont souvent le résultat d'une mauvaise digestion. Le meilleur moyen de les éviter est donc de manger peu au repas du soir, de ne prendre alors que des aliments faciles à digérer, surtout d'écarter le vin, la bière, le café; beaucoup de personnes se trouveront bien de se contenter de lait ou de potage. On a recommandé aussi les lotions d'eau froide faites avant de se mettre au lit, enfin l'eau sucrée sert souvent de digestif.

Lorsque ces moyens généraux ne suffisent pas, il faut en venir aux médicaments, parmi lesquels Nux vomica sera utile quand on pourra rapporter le cauchemar à l'abus des boissons spiritueuses, du vin, de la bière, ou à une vie trop sédentaire. On prend une dose de médicament en se couchant, et quand l'accès vient, on peut aussi s'en servir en olfaction.

Chez les femmes et les enfants qui ont,' en même temps que le caucbemar, une chaleur fébrile, de la soif, des battements de cœur, un afflux de sang à la tête, de l'oppression, de l'anxiété et de l'agitation, il faut donner malin et soir une cuillerée d'une solution d'Aconit, et continuer jusqu'à ce que ce symptôme ne revienne plus. On doit même continuer ce médicament lorsque le caucbemar ne vient plus, pourvu que les symptômes fébriles persistent.

Lorsque les accès se manifestent avec des caractères plus graves, si, par exemple, le malade se trouve renversé dans son lit avec la bouche ouverte, les yeux à demi fermés, en proie à une respiration râlante et pénible, le visage étant couvert d'une sueur froide et exprimant l'anxiété la plus vive , les bras jetés sans cesse d'un côté à l'autre , Opium est parfaitement indiqué. Il faut en répéter l'administration 3 à 4 fois par jour, et continuer aussi longtemps que les accès se reproduisent.

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