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FAIBLESSE ET AUTRES IMPERFECTIONS DE LA VUE

le malade ne voit plus rien après la chute du jour; surtout lorsqu'il voit des lueurs rouges et flamboyantes ou une auréole diaprée autour de la bougie. Il faut prendre Veratrum et Hyoscyamus lorsqu'on voit devant les yeux des points noirs ou des étincelles ; Hyoscyamus d'abord, Veratrum ensuite. Sulphur suivi, de Silicea, est très-utile contre la cécité de jour, c'est-à-dire lorsqu'on ne peut voir que le soir (nyctalopie).

Horreur de la lumière (Photophobie.) — L'aversion de la lumière, de tout ce qui est éclatant, est généralement symptomatique d'une autre maladie des yeux contre laquelle il faut choisir un remède approprié. S'il n'en est pas ainsi, il faut donner Aconit deux matins de suite, et le soir Nux vomica, puis attendre quelques jours. Si au bout de trois jours on n'a pas obtenu d'amélioration, il faut donner Belladona, huit jours après Mercurius ; et après huit autres jours Hepar, quelquefois Calcarea. Si le malade a un si grand désir de lumière qu'il ne la trouve Jamais assez intense, il faut donner d'abord Aconit, puis, si cela est nécessaire, Belladona et Sulphur.

Photophobie avec mal de tête. — On peut donner

Euphrasia contre la photophobie accompagnée de mal de tête, lorsque la lumière d'une bougie paraît obscure et vacillante, Apis, si tout semble tournoyer devant les yeux ou si l'on se sent les yeux comme pleins de mucosité ; Pulsatilla, lorsqu'on voit un cercle de feu autour de la lumière des flambeaux, lorsque la vue est obscure, qu'on éprouve souvent le besoin de s'essuyer les yeux, lorsque tout apparaît double ou totalement obscur; Belladona, lorsqu'un cercle irisé entoure la lumière des flambeaux, lorsqu'on voit devant les yeux des points lumineux ou un brouillard, lorsque les objets paraissent doubles et qu'on s'aperçoit d'un commencement de cécité. La vision de taches noires et d'étincelles, ainsi que la vue double, se dissipent sous l'influence de Veratrum. Staphysogria dis-

sipe l'obscurcissement de la vue, l'apparition de traînées noires pendant le jour, de météores ignés pendant la nuit, ou de cercles autour de la lumière des flambeaux.

Strabisme chez les enfants. — Le Strabisme, chez les

enfants qui ont la tête très-cbaude, est souvent guéri par Belladona; s'il est occasionné par la présence des vers, il faut donner ffyoscyamus; si l'enfant louche pendant la convalescence d'une fièvre scarlatine, Rhus ou Cuprum.

Si le strabisme provient, ce qui est le cas le plus commun, de ce qu'on a toujours exposé à la lumière le même côté du lit de l'enfant, il faut retourner ce lit de temps en temps, ou bien faire coucher l'enfant en sens inverse, afin que le côté opposé reçoive la lumière. Ensuite il faut placer le lit dans la position la plus convenable, c'est-à-dire de façon que l'enfant soit bien en face de la lumière. Si cela est impossible, il faut mettre un écran devant la lumière, mais ce moyen ne réussit que médiocrement sur les enfants un peu grands. Dans ce cas-là, il faut couvrir l'œil sain d'un bandeau, d'abord pendant plusieurs heures par jour de suite, afin que l'enfant ne puisse pas s'en servir et s'accoutume à diriger convenablement l'œil louche. [On peut aussi se servir d'une louchette (fig. 129) dans

Fig. 129.

Louchelte.

laquelle le verre est remplacé par une coquille en caoutchouc percée à son centre d'un trou très-étroit et qui doit former le seul orifice par lequel la lumière arrive jusqu'à l'œil.]

Si les deux yeux louchent en dehors, on y remédiera en collant un morceau de taffetas noir sur le houtdunez; s'ils louchent en dedans, on les redressera en appliquant sur les tempes deux lambeaux de soie brillante. Si tous ces moyens ne réussissent pas, il faut consulter un médecin.

[Mode d'administration des médicaments. — Il suffît pour ces différentes infirmités de donner une dose le matin et une le soir.]

Art. IV. — Maladies des oreilles.

Éruptions. — Pour ce qui est relatif aux éruptions dans ou derrière l'oreille, voyez le cbapitre « maladies de la peau. »

Oreillons. — On appelle Oreillons l'engorgement des glandes situées en avant et un peu au-dessous des oreilles. Les enfants sont souvent atteints de cette maladie, qui n'est pas dangereuse, à moins qu'elle ne soit répercutée. Quelquefois le gonflement s'étend à tout le cou et augmente pendant trois ou quatre jours, durant lesquels le malade ne peut ni mâcher ni avaler. Quelquefois, au cinquième ou septième jour, le gonflement du cou s'affaisse et se porte au sein ou aux testicules, qui deviennent rouges et douloureux; des coliques se font sentir et quelques autres symptômes apparaissent.

Il faut tenir le malade assez chaudement, mais pas trop, et veiller attentivement à ce qu'il ne prenne pas froid. Il faut aussi éviter toute boisson ou tout aliment excitant et n'appliquer à l'extérieur rien autre choêe qu'une couche de ouate. [Les cataplasmes sont souvent nécessaires quand la douleur est trop vive.]

Mercurius est le principal remède à cette maladie, deux ou trois doses amènent généralement la guérison. Belladona est indiquée dès que la maladie prend un caractère

inflammatoire, et qu'une rougeur érésypélateuse s'étend sur la partie gonflée, ou bien si le cerveau se prend, ce qu'on reconnaît à la disparition soudaine de l'engorgement qui est remplacé par le délire et la perte de connaissance.

Dans les cas graves, on donne une goutte de la 12e dilution dans 8 cuillerées d'eau, une cuillerée de 3 en 3 heures, jusqu'à ce que le mieux se caractérise. Si la maladie envahit le testicule, il faut donner Pulsatilla, 12e dilution, comme Belladona; le lendemain, Mercurius, 30e dilution, 5 globules pour 8 cuillerées d'eau, 1 cuillerée de 4 en 4 heures, eLensuite Salphur, comme Mercure.

Carbo vegetabilis est indiqué par une fièvre lente et une induration de la glande qui ne se résout pas, et lorsque, le gonflement ayant disparu, l'estomac s'entreprend. Cocculus est indiqué dans le cas de fièvre lente ayant résisté à Carbo ; si la fièvre est aiguë, on doit donner Belladona, et, 36 heures après, Hyoscyamus.

Lorsque Mercurius a été administré au début de la maladie, sans procurer de soulagement, ou bien lorsque le malade a pris auparavant beaucoup de Galomel, Carbo vegetabilis peut encore être utile.

Quand les oreillons sont accompagnés de mal de gorge, (voir le chapitre maux de gorge) ; s'ils sont accompagnés d'enrouement, Carbo vegetabilis est presque toujours efficace.

L'engorgement des ganglions qui avoisinentles oreilles est souventune complication d'autres affections du cuir chevelu ou des dents : de la teigne, delà scarlatine, de la rougeole, de la petite vérole, des fièvres malignes ; ils sont parfois aussi consécutifs à l'abus du Mercure. Il faut dans ces cas consulter les chapitres où il est traité de ces affections.

[Mode d'administration des médicaments. — Au dé-

but, od donne toutes les 3 heures, en éloignant à mesure que les symptômes aigus, la fièvre surtout, disparaissent.]

inflammation de l'oreille. — Les symptômes de l'inflammation de l'oreille sont : rougeur, chaleur, douleur et gonflement de l'oreille. Le conduit auditif est quelquefois complètement fermé, et la douleur si vive que le malade peut à peine supporter qu'on lui touche l'oreille. Les douleurs déchirantes, perforantes, pulsatives, lancinantes et brûlantes sont parfois .si fortes que le malade perd la raison.

Pulsatilla est le remède spécifique en pareil cas. Si la douleur est plus forte à l'intérieur qu'à la surface de l'oreille, on fera bien de couvrir celle-ci de coton pour la préserver de l'air et du bruit ; c'est seulement quand le cerveau est attaqué, qu'il survient des symptômes alarmants tels que : grande agitation, anxiété, vomissements, froid aux extrémités, que l'on doit recourir à Belladona.

[Il faut administrer les médicaments comme dans les maladies aiguës.]

Douleur d'oreilles (otalgie). — Les douleurs d'oreilles sont souvent l'effet d'un refroidissement ou d'une sueur rentrée; dans ce cas, Rhus les fait rapidement cesser. Chamomilla convient, si Ton ressent, à la suite d'un refroidissement ou d'une transpiration arrêtée, une douleur aiguë, lancinante comme des coups de couteau ; si l'oreille est sèche et sans cérumen, si les douleurs déchirantes s'étendent de l'oreille jusqu'au lobule, si elles sont insupportables et rendent le malade de mauvaise humeur ' et irritable. Mercurius est indiqué si le malade éprouve des transpirations qui ne le soulagent pas, une douleur déchirante s'étendant jusqu'aux joues, des picotements violents et, en môme temps, une sensation de déchirement, de pression et de brûlure; s'il se sent chaud extérieurement ou froid intérieurement ; si les élancements lui viennent par saccades, si l'oreille est humide. Il convient

surtout chez les enfants. Pulsatilla si, dans le cours d'un accès de rhumatisme, la douleur se porte à l'oreille et occasionne des battements dans la tête comme si quelque chose tendait à en sortir ; si l'oreille est extérieurement rouge, brûlante et gonflée ; si la douleur traverse tout le visage. Ce médicament convient surtout aux personnes frileuses et portées aux pleurs.

Nux vomica s'adresse à l'otalgie violente chez les individus impétueux et irascibles. Arnica convient aux personnes très-sensibles, chez lesquelles, à la moindre occasion, la douleur revient avec pression et élancement derrière ou dans l'oreille, tiraillements, chaleur, irritabilité au moindre bruit.

On donne China lorsque la douleur réside dans l'oreille externe, accompagnée de rougeur extérieure, picotements et tintements dans l'oreille interne. Belladona est indiquée contre l'otalgie accompagnée d'élancements derrière ou dans l'oreille ; douleur de déchirement et de torsion, tiraillements et picotements descendant jusqu'au gosier, avec tintement, bruissement, frémissement, surtout lorsque la tête et les yeux sont affectés. Pendant le paroxysme des accès la douleur s'aggrave lorsqu'on touche l'oreille ou lorsqu'on se met en mouvement. Hepar doit être donné pour combattre les mêmes symptômes que Belladona, lorsque celle-ci est insuffisante, et qu'en éternuant, on éprouve des élancements accompagnés de bourdonnements dans les oreilles. Calcarea, si la douleur est limitée à un seul côté, située profondément dans l'oreille, et tellement violente que le malade soit hors de lui ; surtout si la douleur existe de préférence dans l'oreille droite, avec aggravation après minuit, vers le matin, dans l'après-midi. Sulphur, si la douleur revient souvent , située dans l'oreille gauche, avec aggravation le soir, avant minuit. Platina, si l'on éprouve une vive douleur de crampe, avec une sensation de battements, de bourdonnement dans les oreilles; que

celles-ci soient froides ; s'il semble qu'on va devenir sourd et si Ton éprouve un fourmillement qui s'étend jusqu'au visage. Il faut donner Dulcamara lorsque la douleur s'aggrave quand le malade est en repos, surtout la nuit, et lorsqu'elle est accompagnée de nausées, et que la maladie est la suite d'un refroidissement; quand il existe des douleurs, surtout dans l'oreille gauche, avec mal de tête et de gorge, que le coryza existe ou vient de cesser, Cepa peut être utile ; puis, s'il existe d'autres symptômes, on conseille Ac. phosphoricum, Antimonium crudum.

Il ne faut aucun traitement externe ; l'huile même peut être nuisible, les vapeurs chaudes peuvent brûler l'oreille, et tout accident semblable se répare difficilement. La seule application qu'on doive faire sur l'oreille est celle d'une éponge imbibée d'eau chaude ; cela peut soulager la douleur et n'ajoute rien à la gravité du mal. [Les cataplasmes appliqués sur l'oreille amènent souvent aussi du soulagement.] •

Si ces médicaments produisent de bons effets, il est inutile de rien mettre dans l'oreille ; il ne faut recourir à cette précaution qu'en cas de besoin, comme nous allons le voir dans le chapitre suivant.

[Mode d'administration des médicaments. — Gomme

dans les maladies aiguës.]

Écoulement des oreilles (Otorrhêe). — Votorrhée est une infirmité qu'il faut supporter patiemment, parce que la suppression du moindre écoulement pourrait avoir de sérieuses conséquences. Quand celui-ci est devenu chronique, il est long à guérir. Il faut éviter les injections; l'huile même peut être nuisible parce qu'il en reste toujours une certaine, quantité dans l'oreille, et elle y rancit. Les substances qui se solidifient sont encore plus nuisibles. L'eau tiède est le seul liquide qu'on puisse employer sans crainte, et il faut faire autant de lavages que la propreté le réclame. On fera bien aussi de garder des tam-

Héring. — Méd. hom. 26

pons de laine fine ou de coton dans le conduit auditif, afin dejpréserver l'oreille du froid, en hiver, et, en été, des mouches qui y déposent souvent leurs œufs, surtout dans les climats chauds. Si Ton sent dans l'oreille le bruissement des larves, il faut, dans ce cas seulement, y verser de l'huile douce jusqu'à ce qu'elle soit pleine et, pour enlever ces larves, on suivra le procédé indiqué dans le chapitre X, p. 302.

Il est très-important de conserver du coton dans les oreilles, surtout lorsque l'écoulement a une mauvaise odeur, en été, pendant le sommeil, et il faut renouveler souvent le coton et l'introduire avec beaucoup de précaution.

Lorsque l'écoulement d'oreilles est la suite d'une inflammation, d'une rougeole par exemple, accompagné d'une douleur pressive de dedans en dehors ; lorsque l'oreille est rouge et brûlante ou couverte d'une éruption de -croûtes prurileuses,il faut donner Pulsatilla suivie deSulphur, si le premier médicament n'apporte pas de soulagement.

Contre l'écoulement consécutif à une scarlatine, il faut donner Belladona, suivie, s'il y a lieu, quelques jours après, de Mercurius, puis reprendre Belladona; si cela ne suffit pas, Hepar.

L'écoulement consécutif à une petite vérole est quelquefois sanguinolent, cause de vives démangeaisons, et a une mauvaise odeur ; il est souvent accompagné d'ulcérations à l'extérieur. On le guérit par Mercurius, mais, si le malade a pris beaucoup de Galomel, il faut donner Hepar; s'il a abusé du Soufre, Pulsatilla suivie, quelques jours après, de Mercurius.

Si, malgré tout, l'écoulement persis-te, il faut prendre Kali carbon, 3e trituration, 0,05 dans une petite bouteille d'eau distillée, bien secouer le mélange et en verser chaque jour dans l'oreille jusqu'à ce qu'on obtienne une amélioration notable.

Si l'écoulement est purulent et chronique, il faut donner Mercurius, et, 8 jours après, Sulphur ;■ on répète ce dernier une fois par semaine. Si ce traitement ne réussit pas, on donne Calcarea. Si l'écoulement est accompagné d'un violent mal de tête, il faut donner M ercurius ou Sulphur ; s'ils ne réussissent pas, Belladona suivie de Lachesis. Quand tous ces médicaments ne procurent pas une amélioration suffisante, il faut donner 2 matins de suite Silicea, et la répéter, s'il y a lieu, au bout d'une ou deux semaines. L'otorrhée chronique est souvent améliorée par Causticum, surtout lorsque le malade est sujet aux accès de rhumatisme. Si aucun de ces médicaments ne réussit, il faut essayer des injections d'une solution étendue de Borax.

L'arrêt subit de l'écoulement, que celui-ci soit aigu ou chronique, est toujours dangereux. Il faut alors examiner l'oreille avec un Spéculum oris ou une épingle à cheveux, et, s'il s'est formé une croûte ou quelque autre obstacle, il faut tâcher de l'amollir en faisant entrer avec précaution dans l'oreille de la vapeur d'eau chaude.

S'il n'y a pas d'obstacle, mais que le conduit auditif soit sec et sensible, on fera bien d'appliquer sur l'oreille des cataplasmes de mie de pain, qu'on remplacera à mesure qu'ils se refroidiront. Si les glandes du cou s'engorgent à la suite de la suppression de l'écoulement, il faut donner Pulsatilla, suivie de Mercurius ou de Belladona.

S'il survient un violent mal de tête et de la fièvre, il faut donner d'abord B al ladona, puis, si l'on n'obtient pas de soulagement, Bryonia. Sil'écoulementapparaît lorsqu'on apris un refroidissement ou qu'on s'est mouillé les pieds, il faut donner Dulcamara, s'il y a amélioration par le mouvement ; Belladona, s'il y a amélioration par le repos ; Mercurius, s'il y a aggravation par la cbaleur du lit.

Si, après la suppression de l'otorrhée, se déclare un engorgement semblable aux oreillons, il faut donner les

remèdes prescrits contre ces derniers. Si l'engorgement se porte aux parties génitales, il faut donner Nux vomica, le soir, et, si cela ne réussit pas, Pulsatilla le matin.

Quelquefois il survient un violent mal de tête accompagné de douleur pressive, comme si le crâne était trop étroit; les yeux deviennent rouges, la douleur est aggravée par le mouvement et suivie de fièvre, de contractions spasmodjques de la face, d'enflure de la tête, de perte de la mémoire, etc. ; puis apparaissent : un suintement des oreilles, des bruissements, de la surdité, un écoulement subit. Il faut, en pareil cas, laver l'oreille à l'eau tiède, coucher le malade sur le côté affecté, en ayant soin de placer sous sa tète un oreiller ou un drap plié. Si les symptômes morbides apparaissent avant l'écoulement purulent, il faut donner Hepar; si l'on n'obtient pas d'amélioration en peu de jours, Mercurius. Si trois doses de celui-ci n'amènent pas une amélioration notable, il faut donner Lachesis et ensuite reprendre Hepar.

Il faut suivre le même traitement lorsque l'écoulement s'arrête tout à coup. Dès qu'un peu de matière commence à s'échapper de nouveau, le malade est sauvé et l'on n'a plus rien à faire ; si l'écoulement ne reparaît pas, le malade est en danger de mort, et le plus souvent l'habileté du médecin le plus expérimenté ne saurait le sauver.

[Mode «l'administration des médicament**. — C'est

celui des maladies chroniques.]

Bourdonnements dans les oreilles. — Ce symptôme se

rattache ordinairement à un écoulement d'oreille, à une otalgie ou à la surdité ; quelquefois il accompagne les maux de tête ou les congestions cérébrales. Dans ce cas, il faut donner les remèdes appropriés au mal auquel il se rattache.

•S'il n'est accompagné d'aucun symptôme, qu'il provienne d'un refroidissement, Nux vomica est indiquée s'il est plus fort Je matin. S'il est plus fort le soir, il faut

donner Pulsatilla, et Dulcamara s'il est plus intense la nuit. Si le malade ne peut pas transpirer, il faut donner Chamomilla. Aux personnes très-sensibles, saturées de Mercure, souffrant de la fièvre ou d'une maladie de foie, tourmentées par un bruit sifflant, semblable au son d'une clocbe ou d'une voix qui chante, on donne China. Mais si le son est grave, semblable au ronflement d'une toupie d'Allemagne et que China reste sans effet, on donne Carbo vegetabilis. Chez les vieillards, surtout si le bourdonnement ne se fait entendre que dans une oreille et est accompagné d'une congestion cérébrale qui semble en être la cause, Arnica, 3e ou 6° dilution, fait beaucoup de bien et doit être répété à chaque aggravation. Si le temps humide ramène ou aggrave toujours ce bourdonnement, si celui-ci augmente dans l'appartement, surtout après qu'on s'est couché, s'il rend l'ouïe dure et est accompagné de larmoiements, de douleur au gosier ou en urinant, il faut donner Cepa.Si cela persiste longtemps, il faut appeler un médecin. Souvent, lorsque le malade ne peut supporter le moindrebruit,unedosede5w/pAwrsuiviedeplusieursdoses & Aconit, fait beaucoup de bien. Si ce traitement ne réussit pas, on donnera une dose de Carbo vegetabilis suivie de plusieurs doses de Coffea. Si ce symptôme est accompagné d'une grande sensibilité lorsqu'on est exposé au vent, si le malade entend un retentissement à chaque pas qu'il fait ou à chaque mot qu'il dit, s'il ressent fréquemment des tiraillements dans les jambes, il faut lui donner Causlicum, 30e, 2 matins de suite, et attendre pendant quelques jours l'effet de ce médicament.

Dureté de l'ouïe. — Ce symptôme se rattache ordinairement à d'autres maladies et ne cesse qu'après leur disparition. Lorsqu'il date de longtemps, il est très-difficile de le guérir, mais cela est plus facile lorsqu'on l'attaque dè$ le début de son apparition.

Chez les enfants et quelquefois chezles adultes, la dureté

de l'ouïe est le résultat d'une obstruction dujcanal auditif. Il faut donc examiner l'oreille avec soin ; pour cela on place le malade dans une position telle que la lumière tombe droit sur son oreille ; il serait bon aussi d'avoir à la main un Speculvm oris (fi g. 130), à l'aide duquel on pût voir

jusqu'au tympan. Si on découvre un dépôt solide de cérumen, il faut l'expulser par des injections d'eau chaude, seul liquide qu'on doive employer dans ce cas.

11 serait dangereux d'intro-

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