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ACCOUCHEMENT

faut leur opposer d'abord Coffea et ensuite Arnica; Ckumomilla serait indiquée, si ces deux médicaments venaient à échouer. Nux vomica et Pulsatilla ne trouvent leur emploi que dans le cas où les douleurs se font sentir encore plusieurs jours après la délivrance.

Lorsqu'après un accouchement ordinaire, mais difficile, il reste des douleurs dans le bassin et dans les reins, surtout s'il existe de vives douleurs dans la tête, il faut prescrire Hypcricum, 6e dilution, 1 goutte pour un verre d'eau, 1 cuillerée de cette solution toutes les 3 heures.

S'il arrive que les femmes se soient beaucoup fatiguées dans les derniers jours de leur grossesse, il faut leur donner Phosphorus pour combattre les douleurs qui suivent l'accouchement.

Apis serait utile, si la malade ne pouvait uriner sans ressentir une vive douleur de brûlure et de pression.

Secale convient aux femmes affaiblies, qui ont eu beaucoup de couches, et qui amènent des enfants de plus en plus faibles et petits à mesure que leurs grossesses se multiplient, ces femmes se trouvant très-faibles aprèsleur délivrance. Ce médicament réussit également à celles qui n'ont eu qu'une fausse grossesse, c'est-à-dire quiexpulsent simplement une môle après un retard des règles plus ou moins prolongé.

Ce médicament peut également être donné aux femmes en couches qui se plaignent de douleurs brûlantes et ne peuvent supporter la chaleur, tandis qu'Arsenic conviendra mieux à celles qui éprouveront un sentiment de chaleur interne soulagé par la chaleur extérieure. Enfin, Apis conviendra très-bien dans des circonstances analogues, lorsque le moindre effort sera suivi d'un abattement extrême, que la température d'une chambre hermétiquement fermée paraîtra insupportable, tandis que la moindre impression de l'air causera du frisson, tout le ventre étant très-sensible à la pression, et la région des dernières côtes étant le siège d'une douleur de brisement très-pénible.

65 6 MALADIES LOCALISEES.

§ 5. — Suites de couches.

Fièyre de lait. — Aussitôt après l'accouchement, il faut toujours donner Arnica, 12e dilution, à l'intérieur, tandis que l'on fait des lotions avec la teinture-mère de ce même médicament étendu d'eau. De cette manière on évite beaucoup d'accidents consécutifs et, en particulier, la fièvre de lait. Celle-ci se caractérise-t-elle néanmoins avec quelque intensité, on donne d'abord Aconit, 12e dilution [6 globules pour 8 cuillerées d'eau, 1 cuillerée de 3 en 3 heures, et au bout de 24 heures Pulsatilla, 18e dilution, donnée par cuillerées de 4 en 4 heures]; Coffea peut aussi être utile; enfin Bel ladona, Bryonia et Rhus, doivent être tenus en réserve pour le cas où il surviendrait quelque complication. Il y a beaucoup d'accouchées qui n'ont pas de fièvre de lait, mais seulement une fièvre traumatique, résultat des contusions qui se sont produites pendant l'accouchement; Arnica en triomphe toujours.

Apis est très-utile pour la miliaire des femmes en couches. (Voyez Miliaire puerpérale, p. 341.)

Constipation. — Il ne faut pas trop se hâter de la combattre; cependant, si le septième jour des couches se passe sans évacuation, il faut y remédier. Les médicaments indiqués à l'article Constipation, devront être consultés d'abord, et parmi eux Bryonia sera celui auquel il faudra souvent recourir. Quand il ne produit pas d'évacuation au bout de 12 heures, il faut administrer un lavement d'eau tiède. Si la constipation entraîne quelques symptômes, en particulier du côté de la tête, il faut consulter les articles consacrés à chacun d'eux. Les lavements miellés sont aussi très-utiles en pareille circonstance.

Diarrhée. — Elle est plus redoutable que la constipation. Il faut lui opposer les médicaments qui ont été indiqués déjà, en particulier : Pulsatilla, Dulcamara, Rheum, Anlimon. crud., Secale, Hyoscyamus,

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