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Tire-lait atmosphérique de Leplanquais

Belladona. [Chacun de ces médicaments doit être donné à la 12e ou à la 18e dilution, 5 globules pour 8 cuillerées d'eau, 3à4 cuillerées par jour.]

Douleurs aux seins. — Quand les seins deviennent douloureux pendant le sevrage, il faut donner Pulsatilla [12e, 6 globules pour 8 cuillerées d'eau, 4 cuillerées en 24 heures] ; quand ils s'engorgent parce quel'enfant ne veut pas téter, il faut pomper le lait avec une téterelle [fig. 149).

Si l'on ne possède pas cet instrument, il suffit de prendre un verre ordinaire, d'y raréfier l'air en le chauffant ou en y faisant brûler du coton imbibé d'esprit-de-vin, et de l'appliquer chaud sur le sein. L'air, en se refroidissant, se condense, et il se fait un vide relatif comme dans

MALADIES LOCALISEES.

une ventouse. Si l'engorgement est la suite d'un coup, d'une impression morale, d'un refroidissement, il faut consulter les médicaments indiqués pour chacune de ces causes et donner le sein à l'enfant le plus vite possible. En tout cas, il faut absolument proscrire les onguents dont on

Fig. 149. — Toterelle de Thicrs.

se sert en allopathie, l'onguent mercuriel pins que tous les autres.

Engorgement et inflammation «les seins. — Quand

pendant les couches et pendant l'allaitement, les seins s'enflamment, il faut donner Bryonia[\T^ 6 globules pour 8 cuillerées d'eau, 1 cuillerée de 4 en 4 heures], et le lendemain Belladona^ administrée de môme. En général, ces deux médicaments diminuent la douleur et le gonflement, mais il reste souvent des noyaux engorgés ; il faut alors prescrire Mercurius solubilis 18e, et quand le sein reste gonflé, douloureux, rouge, la malade ayant des sueurs abondantes, Sambucus 12e. [Il suffit de répéter ces médicaments 4 fois en 24 heures]; puis dès que les noyaux

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se ramollissent, que le pus se forme, les douleurs deviennent plus vives, et il faut prescrire Silicea [30e, 6 globules pour 8 cuillerées d'eau, 1 cuillerée de 4 en 4 heures, et con limier penda'nt 4-8 heures au moins] ; si la rougeur s'étend à tout le sein, il faut songer à Phosphorus 18e, donné comme Silicea , et le faire suivre de Rhus 12e, quand l'amélioration ne s'est pas caractérisée au bout de 24 heures . Quand Silicea ne suffît pas à faire ouvrir l'abcès, il faut prescrire Hepar Sulfuris 30°. On a remarqué que Bryonia et Phosphorus agissaient surtout quand le sein gauche était enflammé, tandis que Belladona, Rhus et Calcarea convenaient mieux quand la maladie occupait le sein droit. Mercurius et Hepar ne s'adressent qu'à la période de suppuration. On éloigne les doses de médicament à mesure que l'amélioration se caractérise, quitte à les rapprocher si les douleurs se réveillent. Quand l'abcès est ouvert, qu'il reste des noyaux engorgés et des trajets fistuleux par lesquels le pus continue à couler, il faut administrer Hepar 30e, et ensuite Silicea 30e [dans les proportions indiquées plus haut, mais seulement à raison de 3 à 4 cuillerées en 24 heures, chaque médicament devant être continué pendant 3 à 4 jours. Je recommanderai surtout en pareil cas Phosphorus 30e, donné comme il vient d'être dit].

Altération du lait. — Le lait s'altère dans bien des circonstances, surtout quand la mère est faible, et quand elle a des sueurs abondantes ; dans ce cas, l'enfant maigrit et crie sans cesse, ne se trouvant pas assez nourri. Il faut alors donner China 12°, 3 globules matin et soir pendant 4 jours, puis Mercurius solubilis 30e, et enfin Sulphur 30e. [Pour ces derniers médicaments, on fait une solution de 4 globules pour8 cuillerées d'eau, et on donne 3 à 4 cuillerées par jour.] Il faut en même temps modifier l'alimentation de l'enfant, auquel on fait boire du lait de vache ou de chèvre, même un peu de bouillon de poulet.

[Les enfants prennent facilement les boissons à la cuiller et au verre; maia cela ne leur donne aucune peine et n'exerce pas leurs organes comme la succion qui exige le concours des muscles spéciaux et l'action simultanée des muscles de la respiration. Ce motif seul doit faire adopter l'usage des biberons, sur l'orifice desquels l'enfant applique la boucbe et fait des efforts de succion comme s'il était au sein de sa mère.

De tous les biberons, le plus simple, le moins dispendieux est le meilleur. On le fabrique soi-même en prenant une fiole de verre de la contenance de 150 grammes, pour la fermer incomplètement avec un cylindre de vieux linge replié sur lui-même et roulé de manière que l'extrémité plucheuse soit au fond delà bouteille, et que l'extrémité libre au dehors, soit celle où l'étoffe est remployée. Ce cylindre, d'une longueur de 10 à 15 centimètres, ne doit pas être trop serré et ne doit pas remplir entièrement le goulot de la bouteille. Une fois imbibé de lait, les efforts de succion de l'enfant déterminent un afflux modéré de ce liquide, mais suffisant pour sa nourriture. Dans certains cas, on remplace le linge par un cylindre d'épongé fine taillée exprès, qui dépasse le goulot de la bouteille d'un pouce, et l'on coiffe le tout avec un morceau de batiste ou de mousseline que l'on fixe au moyen d'un fil. Ce fil doit serrer modérément sur l'éponge pour ralentir l'écoulement du liquide. Il faut avoir soin de tenir les cylindres de linge ou d'épongé bumides et de les bien laver deux fois par jour, pour que le lait ne s'altère pas dans leur intérieur, et ne donne pas mauvais goût à celui qui les traverse.

Il y a d'autres biberons plus élégants, mais non plus utiles. On en fabrique de toutes les formes et de toutes les dimensions, tels que les représentent les figures \ 50 à 162. Celui qui est le plus convenable et le plus propre à mettre dans la boucbe des enfants, c'est le biberon de M. Cbarrière. Le bout qui a la forme du mamelon, est percé au centre

ALLAITEMENT

par une petite ouverture; il est en ivoire, rendu flexible par une préparation particulière et souple quand ilesthumide.

Fig. 151.

Fig. 15-2.

Fig. 153.

Fig. 150 à 153. — Les parties démontées du Fig. 154. — Autre bout biberon Charrière. — Fig. 152, A, Bouchon en de sein du biberon Charbois du biberon; C, Ouverture iuférieure du rière. bouchon. — Fig. 150, E, Ecrou se fixant également sur le bouchon A et sur le bout de sein. — Fig. 151, D, Mamelon en ivoire ramolli se fixant sur Técrou E. — Fig. 152, Bout de sein du biberon.

M. Galante a proposé pour remplacer le biberon, un sein artificiel {fig. 163 et 164). Constitué par une cavité

Fig. 155.

- Biberon Charrière. C, Pas de vis.

Fig. 156. — Biberon Charrière. Flacon en cristal, mamelon en ivoire flexible sur bois.

dont les parois en caoutcbouc vulcanisé ne se dilatent que lorsqu'on y introduit du lait, il est très-peu volumineux

lorsqu'il est vide ; roulé sur lui-même il représente àpeiae

Fig. 157. Fig. 158. Fig. 159. Fig. 160.

Fig. 157. — Biberon Charrière. — Mamelon en ivoire monté sur bois ou d'une

seule pièce tout en ivoire.

Fig. 158. — Biberon Leplanquais avec bouchon s'adaplant.

Fig. 159. — Biberon Leplanquais à goulot flexible, aérifère et avec tube

plongeur à rotule.

Fig. 160. — Biberon à tube pliant de Thiers.

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