CORYZA. — RHUME DE CERVEAU
Catarrhe , rbunie de cerveau ou coryza, c'est tout
un. Mercurhts est le principal remède dans le cas de catarrhe épidémique ordinaire (influenza ou grippe), principalement lorsqu'il affecte beaucoup de monde à la fois; s'il y a transpiration parfaite la nuit; si le catarrhe s'aggrave le matin et s'accompagne de fièvre ; le malade ne veut pas rester seul ; il a beaucoup de soif, éprouve une chaleur insupportable, et cependant il ne peut endurer le froid. Si, douze heures après, il y a du mieux, attendez. Si, après quelque amélioration, il y a du pire, donnez hepar. Il est spécialement favorable aux enfants et dans le
catarrhe né d'une transpiration arrêtée, avec fièvre et douleur dans différentes parties du corps.
Hepar sera donné, en place de mercurius, aux personnes qui viennent de faire usage du calomel , si le moindre courant d'air renouvelle le catarrhe ou le mal de tête, ou qu'une seule narine soit affectée, ou que le mal de tête empire à chaque mouvement. Si, après douze heures, hepar n'a pas apporté d'amélioration, donnez belladonna.
Cepa convient dans le catarrhe ordinaire qui attaque beaucoup de personnes en même temps, est causé par l'humidité et un temps venteux ; qui commence généralement par le côté gauche; éternument fréquent, morve abondante qui irrite et enflamme le nez, et étend le mal à la lèvre supérieure; larmoiement, céphalalgie, toux, soif, chaleur, douleurs des dents ou partout ; aggravé la nuit et dans l'appartement ; amélioré en plein air et au froid.
Lachesis sera utile dans le catarrhe de la pire espèce, où il se fait un écoulement abondant de matières séreuses et dans lequel toutes les parties sont douloureuses et enflées.
Arsenicum, lorsqu'il n'y a pas beaucoup de fièvre, de chaleur ou de soif; le malade est inquiet, particulièrement la nuit ; il boit souvent, quoique peu à la fois; il est trèsfaible et s'impatiente facilement; le mucus nasal est âcre et corrosif; douleurs excessives des narines et brulement violent du nez, soit en dehors, soit en dedans. L'exercice et la chaleur affectent agréablement, et n'aggravent nullement, le mal.
Nux vomica, dans les symptômes semblables à ceux Ô arsenicùm, au cas qu'après douze heures de l'administration de ce dernier, il n'y ait point d'amélioration, ou lorsque le catarrhe est Huent le jour, et sec la nuit; que la bouche est sèche et comme brûlée, sans soif; tension de la poitrine et constipation. Ce remède est aussi particulièrement indiqué dans un mouvement alterné de fièvre et de
frissons; surtout le soir, avec grande chaleur de la tête et du visage.
Ipecacuanha, lorsque arsenicum etnux vomica paraissent convenir, mais ne suffisent pas.
Dulcamara, lorsque le malade se sent soulagé parle mouvement et se sent plus mal par le repos, et que la plus légère exposition au froid renouvelle l'obstruction des fosses nasales, (enchifrènement.)
Pulsatilla si le mal et la douleur du nez sont médiocres, mais qu'elles ôtent au malade l'appétit et l'odorat; le mucus qui sort est épais et jaunâtre, ou quelquefois vert et fétide.
Euphrasia convient dans les catarrhes accompagnés de l'écoulement d'un mucus blanc, avec larmoiement et douleur des yeux.
Chamomilla guérit fréquemment le catarrhe avec ulcération du nez, gerçure des lèvres, une joue rouge et l'autre pâle, avec frissons et soif.
Si l'on est sujet à un retour fréquent de l'affection catarrhale, et que la guérison en soit difficile, dans ce cas on trouve que les aliments sont trop salés. Alors il est indispensable d'user modérément de sel, et de flairer de temps en temps de l'esprit de nitre dulcifié.
Silicea est approprié au coryza qui dure longtemps et revient souvent; s'il est tantôt sec, tantôt fluent. Prenez-le deux matins de suite.
Lorsque le catarrhe a été supprimé, et qu'il en résulte du mal de tête, donnez aconitum; et si le catarrhe ne reparaît pas, bientôt après donnez pulsatilla, china oxxcepa. Lorsque la poitrine est affectée et que la respiration est gênée donnez ipecacuanha deux ou trois fois; et si cela ne suffit pas, bryonia. Laissez alors le malade boire de l'eau chaude sucrée, coupée avec du lait, et aspirer par le nez des vapeurs aqueuses. Si tout cela ne suffit pas, donnez sulpkur en dilution.
Si le catarrhe se complique d'autres symptômes, et principalement de ceux dont il va être question dans le chapitre suivant, et qu'il tombe, comme on dit, sur la poitrine, ou sur les poumons, avec enrouement et toux, alors consultez à l'égard des remèdes ce qui sera dit dans ce même chapitre.
Ne supprimez jamais un catarrhe par Faction du froid ou par des drogues; c'est toujours une voie de purification que la catarrhe. Toute personne qui en est atteinte recèle des impuretés dans son organisme, et l'on n'est jamais plus susceptible de prendre un refroidissement que lorsqu'on a bu et mangé beaucoup de choses indigestes ou superflues. La plupart des enfants ne se débarrassent si difficilement d'une affection catarrhale que parce qu'ils usent beaucoup trop de sucre, de sirops ou autres douceurs.