INTRODUCTION. XXIX
de la rappeler de temps en temps dans ce livre. Respectez donc une amélioration commencée, et, quelque peu prononcée qu'elle soit, restez avec fermeté dans l'inaction; attendez le moment opportun pour donner un autre médicament, s'il y a lieu.
De la manière d'employer les médicaments.
Les médicaments homœopathiques s'emploient de différentes manières; mais les principales sont l'état sec et Y état liquide.
Dans la plupart des cas, on met deux ou trois globules secs sur la langue. — II suffit d'un seul globule pour la dose d'un enfant; et si la langue est sèche, on ajoute quelques gouttes d'eau; on fait de même pour les nouveau-nés.
Quant au remède, pour le réduire à l'état liquide, il suffit d'en faire la solution dans l'eau; et, selon les circonstances, on l'administre par cuillerées à potage ou par cuillerées à café. On répète les doses du remède à des intervalles déterminés.
Pour que la solution soit convenablement faite, il y a des précautions à prendre. Choisissez deux verres qui n'aient servi qu'à l'usage de l'eau ou du lait; si vous n'en avez pas prenez-en d'autres que vous laverez avec le plus grand soin dans l'eau froide, puis dans l'eau chaude; et après les avoir bien essuyés, faites-les sécher dans un four très-chaud et ensuite laissez refroidir pour l'usage. -L'eau ordinaire potable peut toujours servir. Après avoir mis le remède à 1 état de globules (de 6 à 8), ou à l'état de trituration (ce que la po.nte d'un canif peut en tenir), dans l'un des verres on le remplit jusqu'à moitié; alors on prend le second verre également propre, et on transvase l'eau du premier De cetT etfccessivement jusqu'à cinq ou six fois, ment Pt H 6' ' 86 ^ Un parfait mélan&c <*û médicaoù i n vt lT'>X* S°1Uti0n CSt c^Plète. -Dans le cas ou .1 n y aurait qu un verre de la propreté exigée, on opère
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le mélange en faisant tournoyer dix ou douze fois la solution avec une cuiller en bois, ou même avec un simple morceau de bois, ou seulement avec le tuyau d une plume ; si l'onopère avec unecuiller d'argent, on do.t evte le frotté contre les parois du verre; on doit aussi éviter de la rser séjourner la cuiller dans la solution;-on en donne ensuite au malade par cuillerées a bouche, et a cafe, si 1 on a affaire à de tout petits enfants.
Dans les cas aigus de maladie, on répète la dose toutes lesheurs,deuxheuresoutroisheures,plussouventmeme,
et dans te cas chroniques, ou à marche lente, on donne au is deux doses par jour, etleplus ordinairement une seule.
Aorès avoir administré le remède, il faut attendre et épier s'il n 1 l>as de changement dans la situation du malade Dans 1 s cas très-graves et très-douloureux, on
intention. — Dans cet eiai , l'améliora-
^ ^' cZ eZ, peut-être, est suivie d'une aggra- 7aU»!ue vous eu inquiétez pas; dans pen de temps, 1 a-
opéra, et si administrez alors aconitum,
casion d'une nouvelle trayeui, ao ^ qui les anéantira à son tour. - S. bnjonia