DYSENTERIE
Les principaux symptômes de cette affection sont : un besoin constant d'aller à la garde-robe avec douleurs sécantes des intestins; selles petites, courtes, consistant en mucosités blanchâtres ou sanguinolentes, sans matière stercorale. Ce besoin constant ce désir de pousser une selle, sont causés par l'inflammation (gonflement, rougeur et douleur) du gros intestin et non par Ja présence de la matière stercorale telle qu'elle est chez une personne en santé; cette maladie n'est pas, comme on Je
S iTcZTT"1' la ?arïMe< maiS *mUmnt k co^aire, lu ion 7 T ' Cai' 'a réa>'Pa,'ili0" des fèces dans les évacu, t,on3 e,t le s,gne certain que le malade est mieux
remède vrai do \\;.v,a ■ ■ tu,<1"^ s attacher a découvrir le lemoae via de l épidémie pour en faire part au .mhlic
sance commune ; bientôt après, vous aurez plusieurs personnes atteintes de la maladie ; elles l'auront prise par infec tion. Dans ce cas, le moyen désinfectant le plus sûr, le plus facile et le moins cher, c'est une solution de couperose (sulfate de fer), soit une partie sur trente d'eau ; un peu de cette solution sera mélangé à toutes les matières évacuées par le malade, et une autre partie en sera versée chaque jour dans les lieux d'aisances.
La dysenlérie est fréquente, principalement dans les temps où les jours sont chauds et les nuits froides, et c'est alors qu'il faut être très-soigneux pour éviter cette influence du temps comme aussi de ne point boire froid en état de transpiration, de ne point quitter une partie de ses vêlements, ni de s'asseoir à terre, ni sur une pierre. On doit s'abstenir de fruits verts ou incomplètement mûrs, de boissons ou liqueurs altérées ou fermentées, de vinaigre, d'eau minérale, de limonade et autres breuvages acidulés, surtout pendant la nuit.
Quelquefois la dysenlérie débute par la diarrhée ordinaire ; on y remédiera de suite par les remèdes indiqués à l'article « diarrhée », mais plus particulièrement par veratrum,pulsatilla ou nux vomica. Veratrum pour la diarrhée aqueuse, avec frisson , tiraillement douloureux dans le gras des jambes, anxiété et douleur autour du nombril, vomissement et soif. — Pulsalilla pour la diarrhée avec matières glaireuses, et vomissements ; si le malade est assoupi et d'un caractère doux (femme ou enfant); si elle est causée par des aliments gras; frisson ; aggravation la nuit. , D'autres fois la dysentérie est précédée par d autres sou/frances pour lesquelles nous avons fait, au sujet des remèdes a préférer, nos recommandations aux articles qui les concernent.
Aconitum s'il y a chaleur et soif; si le malade est robuste et a un pouls plein et ferme, la figure rouge et chaude, particulièrement la nuit : si les douleurs d'entrailles s'accompagnent d'un désir anxieux de lâcher des urines, qui sont chaudes et d'un rouge foncé; bouche sèche ou rhume de cerveau.
Pour la constipation qui précède la dysentérie, comparez nux vomica, bryonia, platinum ou mercurius,staphysagna ou nairum muriaticum.
Nux vomica convient à la constipation des malades irritable», impatients, de mauvaise humeur et passionnés, qui ont habitude de boire des liqueurs fortes, alcooliques, du cafe, et qui pour le moment les ont en horreur ; si les douleurs se font sentu
particulièrement vers les régions épigastriques, et s'aggravent le matin.
Le malade boira toute l'eau froide qu'il désirera ; de l'eau de gruau s'il en veut, ou toute autre boisson de ce genre. Lorsqu'il sera mieux il se nourrira avec des substances féculentes, qu'il mettra dans du bouillon de mouton; il mangera discrètement et peu à la fois.
Les principaux symptômes de cette affection sont : Mercurius; il est indiqué lorsque le malade éprouve un besoin urgent de s'évacuer, comme si les intestins allaient sortir; lorsque, après de longs efforts, on rend un peu de sang clair; ou après des selles vertes et comme hachées mêlées de sang, et lorsque, après évacuation, on éprouve un tenesme plus fort qu'auparavant; chez les enfants quand ils pleurent et crient beaucoup ; et chez les nourrissons, quand ils refusent le sein.
Aconitum, lorsqu'on éprouve des déchirements dans les membres, la tête, la nuque et les épaules, semblables à un rhumatisme; frissons violents; beaucoup de soif et de chaleur; évacuations bilieuses ou claires et aqueuses, ou mucoso-sanguinolentes; tranchées violentes. Aconitum convient surtout dans la dysentérie automnale, lorsque les journées sont chaudes et les nuits froides. Si une couple de doses d aconitum ne suffit pas, donnez chamomilla.
Belladonna lorsque aconitum qui paraît convenir ne convient plus, mais bien belladonna, particulièrement aux personnes vives et impatientes, aux enfants qui crient pour ' éveil TeTl fmmeSqUi S'effl^entde tout; silespatlents ■omm 1 s Z Tm'} ?î Parl6nt à 1,aVenture Pend^ le
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etù Z ZZVc *PVT0mtUm' S"Û y 3 °omme de la fièvre etde lascif avec souffrances rhumatismales, principalement
dans la tête; nausées, langue sale, goût amer, etc.; et spécialement si la maladie est la suite d'une brusque suppression de la transpiration, et s'accompagne d'une grande agitation et de jactation.
China convient dans la dysentérie épidémique qui se déclare dans les localités marécageuses, dans celles où l'on creuse des canaux, et principalement lorsque la maladie gagne et s'aggrave sensiblement tous les jours; ou si les malades éprouvent une douleur dans les côtes particulièrement à gauche; s'ils sont pâles et débiles.
Veratrum, si les selles sont aqueuses, mêlées de mucosités sanguinolentes; vomissements amers; grande soif; douleurs sécantes des intestins; urines rares; face pâle, tirée ou enflée; froid général ou la figure seulement; grande débilité; crampes dans les jambes.
Arsenicum convient lorsque les selles deviennent putrides et puantes, lorsqu'elles s'échappent involontairement, et que les urines sentent très-mauvais; que le malade perd ses forces, qu'il devient indifférent et tombe dans la torpeur, avec bouche putride et puante, lorsqu'il y açà et là des taches rouges ou bleuâtres répandues sur le corps ; lorsqu'il y a jactation, et que le malade est agité sur son lit sans trouver le moindre repos, et qu'il désire la mort; si en même temps la respiration est presque froide, ou qu'il y ait sensation de brûlement; et si arsenicum a été administré une ou deux fois, sans résultat, donnez carbo vegetabilis ; si après arsenicum il y a aggravation, donnez nusç vomica ; si après carbo vegetabilis l'odeur putride persiste, donnez china, et plus tard encore carbo vegetabilis. Quelquefois après arsenicum, phosphoms est un excellent remède.
Colocynthis est indiqué lorsqu'on ressent une douleur atroce dans les intestins, tels que s'ils étaient pressés comme entre deux pierres : le malade est obligé de se plier, de se tordre; il est très-agité; les évacuations sont muqueuses, quelquefois sanguinolentes ; le ventre est distendu et bal-
lonné comme un tambour ; on éprouve une pression dans le ventre comme s'il était trop plein; des frissons parcourent tout le corps, et la langue est chargée de mucosités blanchâtres. Comparez ce qui a été dit de colocyntlris à l'article « colique ».
Staphysagria, dans les cas semblables, lorsque les douleurs sont renouvelées par chaque bouchée de nourriture ou gorgée de boisson, même d'eau , et si ensuite il y a douleurs pressives et sécantes. On l'alterne quelquefois avec colocynthis. Si ces deux remèdes sont insuffisants, donnez causticum.
Rhus convient particulièrement dans la dysentérie causée par le froid, le froid humide, qu'on soit tombé dansl'eau ou que l'on se soit mouillé par une forte pluie, étant en transpiration; si les évacuations sont sanguinolentes, glaireuses, brunes ou verdâtres, et si elles surnagent (comparez à china et rhus) ; il convient aux personnes qui ont les lèvres fendillées dès le commencement (comparez avec arsenicum) .
Sulphur a son emploi dans les cas qui tendent à passer à l'état chronique, et dans lesquels les autres remèdes ont été insuffisants ou n'ont pas guéri complètement; s'il y a comme quelques petites tranchées; si le malade est dégoûté de tout, du pain, du lait, de choses douces et acerbes, de boissons fermentées, et ne veut rien qu'une soupe et un peu de liqueurs.