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DIFFICULTÉ ET DOULEURS DANS LE COURS DES URINES

Ces souffrances proviennent souvent d'autres maladies qui dépendent des reins ou de la vessie, qu'elles soient vénériennes ou d'origine chronique. Dans ces deux derniers cas i, il faut appeler un médecin homœopathe; toutefois on doit, des le principe, recourir aux moyens propres à combattre l'état aigu. Ces moyens peuvent empêcher une maladie plus grave qui, a plupart du temps, résulte de remèdes allopathiques pris a forte dose. Si ces souffrances ne sont pas inhérentes aux causes que nous venons de présumer, il reste peu de difficultés a surmnnter Dour les guérir. , .

L'excrétion ou émission des urines est une fonction tres-importante : il y a plus de danger à garder ses urines vingt- quatre lluL qu'à l'abstenir une semaine de la garde-robe - Comme plu ieu s maladies peuvent naître de la rétention volontaire des Ses, aucune considération au monde ne doit donc nous r n ie de satisfaire ce besoin, et l'on prendra dans toute circonstance ses mesurespoum'avoir pasàsouffrir d'une rétention foi-

cée. On ne conçoit pas, en vérité, qu'un homme de sens puisse s'exposer, par un motif quelconque, aux suites fâcheuses d'une pareille contrainte, qui a été le principe de tant de morts cruelles.

On peut sans inconvénients retenir les matières fécales pendant vingt-quatre heures; mais quant aux urines (on ne saurait trop le répéter), il y a du danger à les retenir seulement une heure.

En second lieu, on aura soin de ne point rendre ses urines dans un courant d'air; c'est ce dont se garantiront surtout les personnes qui souffrent déjà des voies urinaires.

Troisièmement, qu'on prenne le temps nécessaire pour uriner, qu'on ne s'efforce pas pour le faire, et qu'on ne s'arrête pas avant que la vessie soit complètement vide.

Enfin on boira une grande quantité d'eau, particulièrement lorsqu'on s'aperçoit que les urines sont plus rares. — A cet égard, on portera une attention toute particulière aux tout petits enfants qu'on laisse souvent souffrir delà soif, dans l'idée qu'ils ne peuvent supporter l'eau froide. Les boissons chaudes et sucrées qu'on leur donne ne font qu'exciter davantage leur soif.

Si l'on voit la quantité d'urine diminuer graduellement, on doit voir là un signe d'une maladie prochaine, qui peut devenir dangereuse. Dans cette circonstance, il est bon de faire des applications de compresses mouillées chaudes sur le hasventre, de boire régulièrement beaucoup d'eau, et de temps en temps quelques prises de petit-lait; mais qu'on se garde bien, dans ce cas, d'avoir recours aux boissons dites diurétiques' notamment au genièvre. Si l'on éprouve un besoin impuissant d uriner ou des douleurs en urinant, il faut se garder encore ici des diurétiques, parce que souvent on a affaire à un obstacle qui s oppose au cours des urines et contre lequel ces remèdes ne peuvent rien; et, dans ce cas, plus ou veut le forcer, plus le mal doit s'aggraver : qu'on fasse alors usage des remèdes cidessous indiqués, qui souvent suffiront pour vaincre cet obstacle, un ne négligera pas non plus de faire des fomentations d'eau

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cas les plus ordinaires, Iorsqu il y a un déôir constant et douloureux d'uriner, et qu'il

sort peu d'urine, soit par gouttes accompagnées d'une grande douleur, soit même qu'il n'en sorte pas du tout; ou que le peu que l'on rend est rouge, foncé ou trouble ; s'il y a douleurs pressives et sécantes dans les reins et même sous les côtes, d'un seul côté généralement, sur lequel le malade ne peut rester couché; la vessie est souvent douloureuse ; fièvre, seif; quelquefois le testicule du même côté est rentré, ou la cuisse est engourdie; il y a aussi en même temps un gonflement dans la région de la vessie, douloureux au toucher, qui augmente par le cours des urines, lesquelles sont rouges de sang ou entraînent des grumeaux sanguins. — Ce remède convient particulièrement aux femmes et aux enfants; à toute aggravation on en donnera un globule. Après aconitum, donnez nux vomica ou pulsatilla, apium virus ou hyoscyamus.

Puhatilla est le remède le plus important après aconitum, surtout s'il y a des douleurs pressives, sécantes, et chaleur et rougeur vers la région vésicale. Elle convient aussi aux femmes dont les règles sont irrégulières, ou si elles sont supprimées, tardives ou pauvres.

Il arrive fréquemment que cet accident est dû, principalement chez les enfants, à un coup, à une chute, à une correction manuelle reçue sur le dos ou sur la vessie; dans ce cas, donnez toujours arnica, qu'on alterne quelquelois avec aconitum.

Belladonna convient mieux quand les douleurs sont plus lancinantes et qu'elles viennent du dos vers la vessie qu'elles s'aggravent de temps en temps, suivies de 'beaucoup d'agitation, d'inquiétude, de coliques ; et si l'on n'obtient qu'un soulagement passager, donnez hepar.

Lorsque le besoin d'uriner est très-grand, que le filet d'urine est mince, que le malade entre facilement en transpiration, donnez mercurius, particulièrement lorsque 'urine est d'un rouge foncé, qu'elle se trouble promp ementet devient puante; si elle est acre, corros.ve, ou s.

elle est suivie d'un peu de sang, on l'alternera avec kepar. Lorsque les urines deviennent visqueuses et gélatineuses, et que les douleurs sont intolérables, on peut donner colocynthis.

Apium virus, si les urines sont partiellement ou complètement supprimées, ou si, dans différentes parties, il y a brùlement, picotement et démangeaison; si l'abdomen est sur tous les points sensible à tout attouchement; si le malade sent froid en se remuant particulièrement vers la nuit; s'il a chaud sans soif; s'il a des bâillements et ne peut dormir.

Cepa, pour les urines fréquentes et pressantes, qu'elles sortent par jets ou par gouttes ; si elles sortent rouges et brûlantes; après avoir pris froid en général, ou après avoir eu les pieds mouillés, et l'abdomen exposé au froid.

Lorsque les souffrances de la vessie dépendent de vésicatoires récemment appliqués, ou que par l'effet d'une intention non avouable on a avalé quelques gouttes de cantharide, faites flairer du camphre, ou buvez quelques cuillerées d'eau camphrée. Ce moyen est également bon lorsque ces symptômes sont dus à d'autres substances toxiques.

Nux vomica convient surtout si l'affection est occasionnée par des hémorrhoïdes rentrées ou supprimées, ou encore lorsqu'on éprouve une forte tension, avec brùlement et pression au dos, en,tre les côtes et la hanche.

Si les urines et les selles se suppriment chez les enfants à la nourrice, par suite d'une frayeur ou d'une peur qu'aura éprouvée la mère, et si leur ventre se distend, qu'on se garde bien de donner des purgatifs; ils n'y feraient rien ; aconitum convient alors parfaitement. Si la peau de l'enfant devient chaude et sèche, tandis qu'elle est ordinairement fraîche et souple, donnez opium. On agira de même dans les cas les plus graves, et l'on continuera ce remède tous les quarts d'heure, jusqu'à ce qu'il y ait amélioration.

Dans la rétention complète, ou bien lorsque l'urine ne

sort que par un jet très-mince et très-lent, avec sensation de brûlement dans le canal et chaleur bridante dans le ventre, il faudra avoir recours au camphre, qui soulage ordinairement; mais on en usera à petite dose, soit en olfaction, soit en solution dans un peu d'eau chaude dont on prendra une cuillerée à thé de temps en temps.

Lorsqu'il arrive que les souffrances urinaires ont lieu à la suite d'hémorrhoïdes mal soignées, comme c'est l'ordinaire, par exemple, lorsqu'on en a fait l'ablation, etc., on a affaire à un cas difficile à traiter ; alors les douleurs et le brûlement sont intenses, notamment lorsque les urines ne coulent que goutte à goutte; quelquefois elles deviennent sanguinolentes, d'où il suit souvent un léger soulagement. Dans celte circonstance on « usera utilement de lavements d'eau tiède, ainsi que à'acomlum, mercurius, nux vomica, sulphur, ou apium virus. Si l'état empire après chaque refroidissement, prenez dulcamara ou cepa. S'il y a récidive dans le brûlement, carbo vegetabilis ou arsemcum. Une guérison complète ne peut s'obtenir que parles soins longtemps continués d'un médecin homœopathe.

Le pissement de sang ou hématurie, aflection dépendant fréquemment d'autres maladies, doit être traité par les remèdes sus-mentionnés. S'il est la suite d'une violence extérieure, donnez arnica; de boissons spiritueuses , nux vomica; de débauches, china. Si pendant le sommeil il y a écoulement de sang et de sperme, mercurius ; si cet accident se présente souvent hepar. Si l'on éprouve une sensation brûlante à l'extremité'de la verge, le scrotum et le pénis étant contractés spasmodiquement, et que des douleurs spasmodiques se fassent sentir dans les cuisses, les genoux et les aines, accompagnées de contractions et de tranchées dans les reins, jusque dans la région ombilicale, donnez pulsatilla.

ÉCOULEMENT DE LURÈTRE.

Celte affection varie beaucoup; quelquefois elle est légère, et revêt d'autres fois un caractère très-grave : elle est souvent spontanée, comme aussi elle peut reconnaître pour cause les flueurs blanches, maladie commune aux lemmes. Nous, allons

école et aux charlatans. J'ai vu souvent de ces affections bénignes se transformel' en maladies graves par suite d'un traitement contraire, en laissant après lui des souffrances longues et opiniâtres, et quelquefois incurables; et personne n'ignore les conséquences terribles qui suivent la suppression brusque de toute blennorrhagie contagieuse.

On se soumettra ici au régime indiqué plus haut, à l'article « Urines difficiles». On réussira à calmer les douleurs avec des lavements d'eau tiède; on s'abstiendra des injections dont on abuse tant et qui sont toujours nuisibles; on trempera la verge dans l'huile tiède, ou bien on l'enveloppera dans des compresses huilées. Les remèdes employés ordinairement dans des cas pareils, le baume de copahu et de cubèbe, nuisent fréquemment et ne guérissent pas, uniquement parce qu'on les prend à trop forte dose. Après avoir reçu l'infection, le malade fera bien d'étendre sur la plante des pieds gros comme un pois de baume de copahu, et chaussera son bas par-dessus; ou s'il en éprouve un besoin fréquent d'uriner, il placera quelques feuilles de persil à la plante des pieds; dans les cas chroniques, ce sera une cuillerée à thé de cubèbe en poudre. — C'est une véritable folie que d'avaler ces drogues : ce n'est jamais par la quantité que s'opère la guérison; car, en effet, si l'on ne réussit pas a arrêter l'écoulement, il en résultera que le baume de copahu déterminera des souffrances graves des poumons, comme le poivre de cubèbe des souflrances de l'estomac; il y a plus c'est que l'effet résultant de l'absorption par les pieds est beaucoup plus rapide que celui qu'on se promet par l'estomac.

Si ces moyens ne réussissent pas et qu'on n'ait pas tenté autre chose, on aura recours à Vaconitum; on en donnera quelques globules pour calmer les douleurs les plus violentes de 1 écoulement; plus tard on administrera meTcurim trois jours de suite, s ,1 Je faut; dès que les douleurs aiguës ont disparu, on

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ment loISqu on éprouve, en urinant, outre le brûlement des douleurs sécantes; si la douleur est plutôt tirai lante et près s.ve, avec spasme, et qu'il y ait en même lerhp souffrancè 1 urinant, donnez pulsaUUa ; dans les cas chroniques ZZmi£

enlève tout le reste des symptômes; et s'il reste un suintement laiteux, donnez ferrum ; dans les cas chroniques, donnez natrum muriaticum alternativement une fois par semaine. — Si l'écoulement contracté provient uniquement de la leucorrhée, et nullement d'une infection vénérienne, prenez nalrum muriaticum. Le mari et la femme devront en prendre matin et soir une dose, et en attendre les effets quinze ou vingt jours.

Si l'écoulement venait d'une origine suspecte, et qu'il eût un caractère purulent, alors c'est le cas de consulter un médecin homœopathe.

Si la maladie consiste dans le gonflement, la rougeur et la douleur du prépuce, ayant pour origine nne cause physique , comme le frottement, la pression, etc.,donnez aconilum d abord, et quelques heures après arnica; et si, après amélioration, le mal empire, administrez alternativement l'un et l'autre. Mais si arnica ne convient pas, donnez rhus deux fois. — Si le mal provient de la malpropreté, donnez aconitum , et, quelques heures après, mercwnus.- Les petits enfants sont sujets à ce genre d'affection; employez chez eux les mêmes remèdes. Si la cause résulte de l'effet déplantes vénéneuses, qu'on aura touchées avec les mains qui ont été portées ensuite sur les parties donnez bryonia ou belladonna; quelquefois il est mieux d alterner avec aconitum. S'il se fait un écoulement de matière purulente par la verge, mercurius est le remède principal, et si la sensation de brûlement qui en résulte ne cesse pas, donnez capsicum. Si quelques jours après il reste des traces d'écoulement donnez S • s'i reste sur la peau du prépuce des parties indurées, dôm e Ichesis deux fois; quand les symptômes sont tres-mau vai* et qu'il y a ça et là des taohes bleuâtres, donnez »■ cum une • ou deux fois. Chez les petits enfants, calcarea, une ou deux fois, si aconitum et mercurius ne réussissent pas.

lVms le cas où les testicules sont douloureux et engorges, a la suite d'un coup, d'une chute, etc., donnez aconitum et arnica, a 1 ternativement; si c'est après un ccoulemenl supprime, pusatilla quelquefois mercurius; après une esqu.nancie, voyez 1 aide qui s'ï rapporte. Lorsqnela douleur est intense e preuve ente* K.etqa'eUei'aixcmpagned'dl.n^t;^^ e ventre, donnez spongia; lorsqnela douleur est compres ve et que les élancements sont plus brûlants, donnez staphysagna,

si la cause est dans l'abus du mercure, consultez l'article « empoisonnements ». Si cet état dure depuis longtemps , prenez sulphur, et adressez-vous immédiatement à un médecin homoeopathe.

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