‹ Médecine homoeopathique domestique [electronic resource]Chapitre 215 sur 270 · STRABISME · texte numérisé non relu

STRABISME

Voyez « Maladies des yeux » .

vaccination; vaccine.

Dans la première édition de cet ouvrage , j'ai évité de parler de la vaccine. Hahnemann et ses premiers disciples ne virent là qu'un exemple probant de la loi homœopathique. La maladie du pis de la vache fut considérée par eux comme une maladie semblable à la petite vérole. — Mon opinion diffère un peu. Il n'y a d'indication franchement orthodoxe que celle qui se tire de la similitude des symptômes fournis d'une part par la maladie, et de l'autre par l'action pathogénétique des remèdes. Or, je n'ai jamais vu dans la vaccine qu'une action toxique, même lorsqu'elle se termine favorablement. Si donc j'ai élevé la voix contre la pratique de la vaccine, ce n'était que pour proposer un plan en vertu duquel je donnais à l'antidote de la petite vérole plus de certitude et d'efficacité, et cette proposition , quelque inouïe et étrange qu'elle pût être,

était toutefois basée sur le raisonnement et sur une récente expérience.

Dans une durée de vingt ans, les trois faits suivants ont été mis hors de doute :

1° La vaccine préserve de moins en moins chaque année de la petite vérole, que celle-ci ait conservé son vrai nom ou qu'elle en ait changé;

2° La vaccine est suivie de maladies qui deviennent de plus en plus fréquentes, débutent avec gravité et brusquement; durent longtemps et sont difficiles à guérir;

3° Nous apprenons d'année en année à guérir avec plus de certitude les varioleux par la méthode homœopathique.

Jusqu'à ce que le traitement homœopathique contre la petite vérole soit arrivé à ce point de perfection que tous les cas qui se présenteront soient guéris avec certitude, on doit continuer à vacciner, en choisissant de deux maux le moindre, et pour préférer plus tard le remède le plus sûr. En attendant, astreignons-nous à remplir strictement certaines conditions qui peuvent garantir les enfants du moindre danger et les sauver de la variole.

On prendra le virus-vaccin du bras d'un enfant bien portant, dont les parents, et la mère principalement, jouiront d'une bonne santé. — Le virus sera pris dans les derniers jours de la semaine où a été pratiquée la vaccination. C'est vers le sixième ou septième que la pustule est arrivée à son point de parfait développement, c'est-à-dire que le pus est encore clair et transparent comme de l'eau, et n'est, par conséquent, ni trouble ni purulent.

La piqûre de la pustule sera pratiquée avec une aiguille ou une lancette sur le côté, justement entre le point central et l'auréole. Comme l'intérieur de chaque pustule est formé de plusieurs petites cellules, il n'en sort qu'une seule goutte. Cette goutte doit être insérée dans le bras de l'enfant par la lancette, qui pénétrera dans le bras par une piqûre oblique; chaque piqûre sera faite sans éveiller la

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