‹ Médecine homoeopathique domestique [electronic resource]Chapitre 216 sur 270 · VACCINATION. — VACCINE · texte numérisé non relu

VACCINATION. — VACCINE

sensibilité, si cela se peut; il n'est pas vrai de dire qu'ainsi pratiquée, il y a plus de certitude pour l'efficacité de l'opération. Le nombre de piqûres est sans importance; une suffit comme dix. Et plus on en fait, plus de temps l'enfant sera malade. Ainsi , en cela, ne faites que le nécessaire pour les très-jeunes enfants ou pour ceux qui sont faibles de complexion.

La meilleure époque pour vacciner est celle qui se trouve comprise entre le troisième et le douzième mois, époque vers laquelle les dents ne sont pas sorties. Si vous choisissez ce moment, ne faites qu'une piqûre.

S'il y a lieu, le virus-vaccin sera recueilli dans des tubes de verre ; on pourra ainsi le garantir de toute altération et le transporter; mais, dans la plupart des cas, il perd sa vertu préservatrice.

II ne faut jamais se servir du vaccin après le neuvième jour: il est déjà devenu épais, trouble ou purulent; encore moins du pus desséché ou passé à l'état de croûte. Les médecins qui propageaient la vaccine il y a cinquante à soixante ans se portaient garants de la préservation, mais aussi toutes les vaccinations étaient faites invariablement avec du virus clair.

On ne nie pas que la vaccine faite avec des croûtes vaccinales n'ait produit des pustules; mais il n'en est pas moins vrai qu'elles produisent aussi des maladies difficiles à guérir, ou qu'elles ne suffisent pas à la préservation; les pustules provenant de la vaccination parles croûtes ne suivent pas une marche régulière: elles vont quelquefois trop vite, d'autres fois trop lentement. Si la vaccination par les croûtes n'a pas de conséquences dangereuses, c'est purement accidentel ; nous ne pouvons les assurer, parce que cela dépend du plus ou moins d'altération survenue dans la croûte qu'on a employée. Toute substance animale, qui est tout au moins putréfiée, est dangereuse prise à l'intérieur, mais elle l'est bien davantage introduite sous la peau,

et par cette voie dans le sang. Nous n'avons aucun moyen de reconnaître si une matière est ou n'est pas putréfiée » et il n'y a pas une grande différence entre la croûte vaccinale et le milieu dans lequel est enveloppé un pus putréfié.

Ainsi donc, rejetez comme vicieuse et comme nuisible la méthode de procéder à la vaccination par les croûtes vaccinales. — Tant que cela dépendra de vous , vaccinez de bras à bras, dans les conditions que nous avons établies plus haut.

Hahnemann avait proposé de donner à chaque enfant vacciné une dose de sulphur aussitôt après la formation de la pustule, et si l'éruption venait à se multiplier sur le corps lorsque la pustule était déjà sèche , il en donnait une nouvelle dose.

Donnez aconitum dans la fièvre consécutive à la vaccination, et si elle est mauvaise, comme cela se voit quelquefois.

Le meilleur remède, confirmé par des centaines de cas, contre les mauvaises suites du virus-vaccin, est silicea. — Ce médicament est surtout utile s'il y a des éruptions éparses çà et là, dans les glandes engorgées des aisselles, dans les boutons à la tête; pour les engorgements rouges, enflammés et suppurants, situés aux bras, et s'étendant quelquefois à l'articulation des épaules, qui souvent mettent les enfants en péril, ainsi que dans les souffrances de longue durée; fièvre lactique avec sueurs nocturnes, dartres éparses, boutons rouges à la figure, et surtout au cou ; et même avec convulsions qui se déclarent une ou deux semaines après l'opération; ainsi que dans l'épanchement aigu qui succède au dessèchement de la pustule.

Pour ces divers cas, il suffira d'une seule dose; il est rarement nécessaire de la répéter; s'il le faut, un globule sera dissous dans un demi-verre d'eau ; on en donnera une cuillerée à café tous les jours ou tous les deux jours.

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