AFFECTIONS ÉRUPTIVES
Il y en a de plusieurs espèces. Lorsque l'une de cesaffeotions s'accompagne de fièvre, le malade doit prendre garde de ne pas prendre froid : il ne se tiendra pas trop chaud non plus ; ces deux états extrêmes sont nuisibles. S'il n'y a pas de fièvre, la maladie est sans aucuue gravite'. Toutefois il est encore bon d'éviter les refroidissements, et si Ton n'a pu le faire, qu'on prenne immédiatement des remèdes appropriés. Toute éruption rentrée accompagnée de fièvre doit être traitée comme l'affection elle-même; et contre les éruptions d'un caractère indéterminé, on emploiera ipecacuanha, suivi de bryonia ou cuprum.
Lorsqu'une maladie éruptive règne épidémiquement dans unecontrée, et qu'elle a déjà atteint une ou plusieurs personnes dans la même maison, et qu'en même temps d'autres individus se trouvent pris des premiers symptômes du mal, on dit alors que l'épidémie est kYétat de prodromes. Dans cet état des symptômes avant-coureurs du mal, il se produit des symptômes généraux : la poitrine se prend, la respiration devient difficile ; les malades éprouvent des vertiges, des éblouissements, des tremblements, des faiblesses d'estomac, des vomissements, des tranchées, de la diarrhée, de l'agitation, une grande inquiétude,
(l)Les maladies de la peau, par leur fréquence et leurs variétés , sont dignes d'une étude sérieuse; aussi, obligé par le cadre de notre ouvrage de nous restreindre ici dans certaines limites, nous ne saurions trop recommander la lecture du nouvel ouvrage que vient de publier M. le docteur Jahr. Du traitement homœopathique des maladies de la peau, et des lésions extérieures en général Paris, 1850 1 vol. in-8.
4t>- MALADIES DE LA PEAU.
de la faiblesse el autres symptômes; dans ce cas, donnez ipecacuanha, qu'on répétera quelques heures après. Par ce moyen, on fera sortir l'éruption ou l'on préviendra la maladie. Si l'éruption a lieu, elle ne tarde pas à se caractériser par ses symptômes propres, c'est le moment d'agir directement contre la nature de la maladie épidémique régnante, et d'employer les spécifiques, ou les moyens préservatifs, autrement dits prophylactiques.
Les enfants, et quelquefois aussi les adultes, sont atteints, particulièrement à la suite d'un refroidissement, d'une espèce d'éruption qui se caractérise par des taches rouges, lisses et de la grosseur d'une tête d'épingle ; elles sont apparentes, dans cet état la peau est froide ou chaude ; elles sont prurianles et démangent la nuit, le sommeil en est troublé; le soir il y a des frissons, et la nuit de la chaleur. Les enfants sont alors trèsagités, irritables ; ils sont inquiets et crient beaucoup.
Dans ce cas, donnez aconitum, qu'on pourra répéter après six ou douze heures;, et si le lendemain il n'y a pas d'amélioration, donnez chamomilla, et, après quelques jours, sulphur, si c'est nécessaire. A la suite des deux derniers remèdes, il se déclare ordinairement un mouvement de transpiration qu'on ne doit pas contrarier.