XLVI
UN MOT D'EXPOSITION
1! a paru étrange qu'un livre devenu aussi populaire que Test celui-ci, livre qui, comme la vérité, a le don des langues (car il est traduit dans tous les idiomes parlés), ne contînt pas un aperçu des principes de la doctrine dont l'application tend à s'universaliser, et sur l'homme providentiel qui en a découvert la loi.
C'est cette lacune que je vais tâcher de remplir.
Qu'est-ce donc que l'homoeopathie? — On entend par ce mot d'origine grecque, et restreint ici au sens purement médical, on entend exprimer l'idée d'une loi naturelle qui gouverne l'art de guérir dans son application au traitement des maladies. H signifie littéralement souffrances semblables ; les éléments de sa formation ont déjà été introduits dans notre langue, et se lisent dans les mots homogène et sympathie, qui, décomposés, donnent celui d'homœopathie. La doctrine homœopathique repose sur ce simple énoncé; à savoir que les maladies ne se guérissent que par des remèdes qui, dosés dans une certaine mesure, suscitent sur l'homme sain des souffrances semblables a celles qu'ils sont chargés d'annuler sur l'homme malade — Deux exemples d'ordre différent pris dans les actes les plus ordinaires de la vie, feront éclater dans toute son évidence celte proposition.
1° Je ressens une démangeaison; mon premier mouvement est d y porter la main et de me gratter. Ce frottement exercé instinctivement et réglé sur les effets sentis, suffit pour faire cesserun prurit qui m'importunait. Nul ne met en doute qu'on
ZïZlltr^ " " grattanMes déraaneeaiso- Pta-ou
incl0nsoTnH7SOnnTeTt0mbe danSUne g^ndeaffliction, elle paraît corn^S ; ~ ,U° T 1 aborde aV6C des Pa,-°les ^uL et
douloureu deTam?^ymP-ll-!e ^T" m°ment 1>dtat
soulagement; e pX^™ — ^ * e" épr°UVCr U" Onln vnii ? une guenson à sa peine.
On le voit, dans ces deux exemples, la loi, c'est le fait lui-
UN MOT D'EXPOSITION
même, et cette loi est inhérente à l'instinct de conservation qui régit fatalement notre organisme. ,
L'homceopathie, on le comprend déjà, n'est pas chose nouvelle, elle existait à l'état élémentaire. Appartenant à la famille des vérités éternelles, sœurs jumelles déposées au sein de celui de qui tout procède, elle a erré dans le monde scientifique comme celles qui l'ont précédée et comme celles qui sont encore ignorées; elle a erré longtemps dans la pratique de la vie à l'état d'empirisme jusqu'à ce qu'un homme de génie l'ait reconnue pour ce qu'elle vaut, l'ait formulée et convertie en loi afin d'en rendre l'application facile, certaine et utile.
Si c'était ici le lieu de faire l'histoire des révolutions médicales, des théories et des hypothèses qui se sont succédé sans grand profit pour l'humanité, on ne serait pas surpris d'y voir que la médecine ait pu mériter et garder à travers les siècles la qualification de science conjecturale, lorsque d'ailleurs les autres branches de connaissances humaines s'élançaient dans la voie du progrès, et s'y maintenaient par des applications sûres et profitables.
Quoi qu'il en soit, tout en doutant de la certitude des principes sur lesquels les médecins prétendaient baser l'art de guérir, le monde ne cessait pas pour cela de croire à son utilité, et à son avenir. — Hippocrate ne suffisait pas à sa destinée;
Depuis les travaux et les observations de ce puissant génie, la médecine, comme science, n'a donc point fait un pas; comme art, elle a simplifié et amélioré quelques procédés d'application ; elle' est parvenue à plus de précision dans la connaissance (diagnostic) des maladies, en tant que fixées localement. Mais tout cela n'implique pas le moindre progrès scienlifique au point de vue de la certitude, qui ést tout entier dans le choix et l'appropriation du remède. Et la preuve la plus incontestable de la vérité de cette assertion est fournie à tout propos par l'allopathie elle-même ; car, elle ne cesse d'invoquer le témoignage de l'illustre Grec quand elle veut soutenir ou invalider une opinion, quand elle veut étaycr un fait pratique qui est douteux: — on en conviendra, c'est là une singulière manière d'attester le progrès. Les plus sages parmi les médecins des vieilles doctrines ne prononcent jamais le nom d'Hippocrate sans ôter leur chapeau, acte de révérence bien dû à celui qui créa, il y a plus de deux mille ans, l'observation clinique.
UN MOT D'EXPOSITION. xlix
-L'art tout entier était dans l'observation. Mais ce n'était oas encore la science.
Un mot à ce sujet ; il fera mieux comprendre la vérité promise, c est-a-dire l'homœopathie.
Plein de foi dans les efforts médicateurs de la nature convaincu par l'observation que l'organisme a horreur du mal ou de ce qui (rouble l'harmonie des fonctions, vers lequel la vie ne cesse de reagir en vertu de la loi de l'instinct conservateur ma J l!?? H.ppocrate se contentait dans le traitement des maladies de favor.ser cette réaction de la force vitale parle régime et non par l'emploi de remèdes dont les effets ne lui étaient pas connus. Cetteréaction de la force vitale opéra tla »ué
Sqnnp aCCOmpliSfital0rS Par Ovation du m 1 a'où soi tait une crise quelconque, soit une hémorrhagie so t une
2êur etc°UetcS' S^TIE" *
cui, etc., etc. — l était bien la le commencement Hp la
science que le vieillard deCosavait pressentie dan~ les cZnturn S 81 lmp°rta,ltes deP^ Peu: vomitLomitus
7Z l en inTZSTnr Par le vomissement)
DlétP 1 P 1 lnUial de la mélhode q«i devait la com sance ef 1 rqU il e* insiste dans la connat
C est par llTèTT m S d6S -édicamen". -
(U If ! i Gffet' qu on Yient en aide à la force vit-île
Et cp n'pcf „ , ieseivee a S. Hahnemann 1).
■A sU6e aec?e°sS 2* ^ ^ ™* ^ de la vie peuvent 2,! t î!^"6 leS Phénomènes invariablement annllS ! ' melh°dl3 prticise <ïuil<^ «oit ^nces et Z M' ™ g^nd nombre de circon-
(0 S HahnenT "~ ^ dU S"jCt
mort à Pnr^eT^Tv à M^se" (Saxe) le 10 avril 1755 et est doctrine, par Léon Simon. S,mZnX ™ ^<",fl"a?''ïa
L UN MOT D'EXPOSITION
explique comment la médecine est resiée arriérée. Il était difficile en effet, de saisir au milieu de mille accidents qui compliquent et modifient l'activité vitale, la loi de subornation destinée à rapprocher et à assimiler en quelque sorte tous es phénomènes de l'économie animale appartenant soit a 1 état normal, soit à Tétât anormal. Les médecins ne s e aient guère préoccupés jusqu'à ce temps que d'un seul côte delà question la maladie, l'étal anormal; et dans leur impatience de trouve la solution du problème, la guérison, ils nég .gèrent 1 étude des réactions vitales qui se font incessamment et sans douleurs au milieu de conditions habituelles de vie. L'étude de la matière (l'anatomie) et du jeu de la matière 0*™™ ^*™ loeiel en tant que résultats (les sensations et les fonctions) an sorbLnt eur intelligence. Ils étudiaientaveclessens. Détournes
Vouloir de la connaissance du préexiste à la matière et qui se manifeste par elle, ils abandon nèrent ils perdirent les traces d'Hippocrate. Ta vie esp 1 principe ou dynamisme vital, puissance organisatricepr se comme force pure, ne se manifeste etne «'entretien au TaHe eu harmonique des fonctions, lesquelles constituent rSmwTd'aeUon.eîde réactions incessantes qui indmdua-
cessité, par des apparei s orgamqu es d 1 ec £ en PP^ ^
''ïSaS actions ou .es réactions, mue, par U força yi*. être, la santé; et la maladie, si le dcsacioia se
UN MOT D'EXPOSITION. li
agents médicateurs qui viennent, par une action analogue, semblable, par un acte homœopathique, en un mot, seconder les efforts réactionnaires et conservateurs de la nature (les symp- Jomes de la maladie) qui tendent au rétablissement de l'eau ilibre. ^
Ceci n'est pas un fait accidentel, qui cesse ou se reproduit avec sa cause. - On trouve dans les phénomènes réguliers de a vie l'image de ces efforts conservateurs. N'est-ce pas ce qui a lieu dans la terminaison de la grossesse par l'acte de l'enfantement qui provoque des actes analogues (les douleurs)? C'est le besoin de satisfaire à une nécessité fonctionnelle qui s'exalte par la nécessité même. On le voit dans l'accomplissement normal d une fonction; il s'y passe un temps ou période de réaction qui détermine un acte d'excrétion, ayant pour fin l'élimination d ur, produit normalement sécrété, devenu désormais retPnn' à ïéco™™ animale s'il était
so „, P .7 ? ,UnneS ga,'déeS volonlail'e™nt deviennent la sou.ee de maladies graves de la vessie; le lait d'une nouvelle
Tes^so^ U n'eS!r ,m Gmpl0i nature1' 1 eu
a des souffrances qui s'éternisent chez la femme : ainsi de bien
d autres sécrétions qui sont conservées contre les vœux de W
mb]7bferSs'iaV°nS f ' ^ l'état mOTbidMes phénomènes semblables s accomplissent nécessairement; la force vitale
lTZT^:rme danS ^n^ntemen.comrdan t de souffrit \ « de» urines, pour se débarrasser d'une cause ae souuiance. — Le médecin qui veut n'être que le minkh-P
génie. -L-emDirkm» L , de l0U,e la PH^nce du
to» »• S Hahn dC " méd*C™ Prati?ue de certitudes et de conlS, "^ ^ qu'un ai'1 rempli d'inl'«ercice; il àS3S "T ^r™ " ren°nça a en co,,li»uetne pouvait admettre ! T' qUC méd[^- Sa conscience mettre comme bon ce qui n'était que doute pour
LlI UN MOT D'EXPOSITION.
son esprit ; malgré toute sa prudence comme médecin, il avait iTseXent intime que le Lien qu'il espôrait pour le malade était problématique, et que les souffrances qui pouvaien résulter des moyens de soulagement qu'il employait n'étaient que
5 certaines! - Cependant, il ne pouvait croire fût abandonné sans défense au milieu des maux qui 1 assaillent, S ce qui éveillait surtout son inquiète sollicitude ce qm le frannaU d'étonnement et arrêtait son esprit, c'étaien ces cures fnaKdues qui s'accomplissaient dans un ^ublement de
souffrance sans aucune participation
péraient à l'aide d'une surexcitation aveugle de la foice ulale, Elle fût ou non sollicitée par des agents empiriques. q Plus tard il observa que cette aggravation de souffrance n etaU pas sans similitude avec les manifestations symptomatiques lP la maladie 11 s'en émerveilla. Il multiplia ses recherches, S 1 Sdïa son érudition lui fit voir que les prisons im-
pure, expérience dont il faut dire un mol.
meilleures desante ^*^TZU.W « ^
T*À avee soin eomme M «P*™-£ • 1
ainsi des autres effets — « oU„ Uj^ c£S elTe;s l'organisme sain. — Oi, c est aans n propriété
UN MOT d'exposition. Lln
bleau des eflets purs de ce médicament présente une image fidèle des symptômes propres à la fièvre intermittente des marais; il y a similitude entre eux. Et ce simple rapport suffit pour que le quinquina soit choisi entre tous les remèdes propres à comballre cette fièvre.
Ce serait peut-être ici la place de dire le dévouement de quelques hommes généreux, premiers disciples d'Hahnemann qui, a l'exemple du maître, surent risquer leur repos, leur santé, leur vie, pour jeter les fondements de cette œuvre immortelle, clef de voûte de l'homœopathie, le livre de la matière médicale pure. Et ce n'est pas sans émotion qu'on lit le récit touchant qu'ils font de ce qu'ils eurent à souffrir. Il fallait être anime d un amour Lien désintéressé de l'humanité pour ne pas perdre courage au milieu de toutes les persécutions dont ils furent abreuves. Parmi eux, il faut citer Franz et Hornburg qui ont paye de la vie leur persévérance en s'offrant en holocauste a étude des effets purs des médicaments et à la haine des persécuteurs de l'homœopalhie. - La vérité seule inspire
tts^sr^ > reiTeur ^ ni
de «tf S-?mbIableS Une f°iS f0rmuIée deme»rait ^PPée
JondS on f ag"ntS„de CUl'ali0n n'élaient Pas rais da«* des
la "ÏÏ n0;PnTS " 'ter k f°rCe Vit9le à Vem d'obtenir l ,dC On necf saire pour annuler complètement, prompte -
ment et sans douleur les symptômes du mal et cela sans
crainte d'une aggravation quelque peu redoutable.
Ce problème, le plus important après la découverte de la loi de similitude, a été résolu par Hahnemann • et c'esl n-ir la Vv namisation des remèdes, c'est-à-dire par e évc np men de" q s!:rleS,Spéda1^ a rida de procédé s fort TimplS
remède Tr la qV r COns,stent da"s l'atténuation du
-on opé t ons uT Z' k diUlti°» el la s""»s"
des besoin i '■• " ,onl. successivement et selon la mesure procédas à l'état ^e(.medlcamentense est réduite par ces forme dite Prfmit- ^"fi™ le Plus ^ et perd ainsi sa par la mise en 1 bert'é d COn/racte al™ d'autres propriétés esclaves dans les corps à vl JT* V1V<?S' iUS(iu^h retenue* nouvelle source de vpw,10« ~~ 11 se C1'ee Par là une
oc veiluspurement dynamiques qu'on nesoup-
Lly UN MOT D'EXPOSITION.
connaît pas et dont l'application est utilisée par le médecin selon les circonstances d'appropriation thérapeutique. De la «ort le dynamisme médicamenteux, et c'est sur son rapport d'analogie avec le dynamisme vital qu'est fondée sa vertu curative. - Dans son application, les effets en sont aussi surs qu'étonnants. , .
Mais on cesse de s'étonner de l'énergie des médicaments réduits presque à néant par la dynamisation, quand on songe a la manière dont se produisent certains effets qui, devenus puissances impondérables, restent sans rapports sensibles avec leurorigine matérielle. Telle est, en réalité, l'électricité. Est-il plus extraordinaire de comprendre la force du fluide électrique sorti du frottement de deux corps, que l'action d'un médicament se développant par un procédé analogue? Le bâton de cire : auquel ie donne par la friction la vertu d'attirer a lui la barbe d une plume, me paraît un fait aussi merveilleux et aussi inexplicable ; et cependant, il ne vient à l'idée de personne de mettre en doute un pareil phénomène . En quoi consiste cette force, cette vertu de la cire frottée; de ce frottement rotatoire de deux disques de verre ; de cette tige de fer aimantée? Quelle quantité de matière y a-t-on ajoutée ouôtée?Et l'arôme des fleurs, qui porte sur la sensibilité des efTets si incompréhensibles, quelle est la deperdition de substance qui s'est faite pour affecter une personne et la rendre malade? Etc.
On n'en finirait pas si l'on voulait, par de pareille. ; ci a .on» prouverle mauvais vouloir desincrédules enhomœopath e, c es donc sans gravité qu'ils allèguent ne pas concevoir 1 action des ÎeLdesqu'elle meîenusage, lorsqu'ilsaccepten --réflexion d'emblée, des faits tout aussi incompréhensibles.- Et quelque incompréhensibles qu'ils soient, on y croit pourtant et on a mison d'y croire. Mais, pour les médecins quand il s agi d idée au ne sont pas dans leurs préjugés scientifiques alors ils ment absolument et sans merci. Lorsqu'on leur dit d'interroger l'expérience, source de toute connaissance, ils prétendent qu ils Vont consul ée, et qu'elle n'a pas répondu à leurs espérances Oi pour que l'expérience donne les résultats annonces par ceux qui ont profondément examiné la matière, il faut de toute nécessité expérimenter dans la rigueur des conditions établies ri'aTance?L'ont-ils fait? - Et jusque-là quel inconvénient y a-t-iU accepter comme acquis à la vérité, le sentiment de ceux qui font autorité en pareille circonstance? -
m MOT D'EXPOSITION. lv
En dehors des questions médicales, on admet, les médecins admettent eux-mêmes aussi, l'autorité compétented'aulrui, pour ce qui touche aux faits qui échappent aux sens. Personne ne doute, en effet, sur la foi des savants (et nous n'entendons pas faire ici de rapprochementenlre des faits qui n'ont aucune connexité mais seulement dire qu'il y a des phénomènes plus étonnants encoreque ceux qui concernent l'homœopalhie), on ne doute pas « qu'une étincelle électrique ne fasse le tour du globe terrestre en moins d'une seconde; que durant une seconde, dans la seule oscillation du pendule d'une horloge, un rayon de lumière ne parcoure 192,000 milles, et n'achève le tour du monde en moins de temps qu'il n'en faut pour faire un mouvement d yeux, et beaucoup moins qu'un habile coureur n'en mettrait à faire un pas - Qui pourrait admettre sans démonstration que le «o eil est près d'un million de fois plus gros que la terri "que la vitesse de notre planète dans sa translation autour du s olril est de 31 kilomètres par seconde ? Qui croirait que cet astre place' a une distance telle qu'un boulet de canon qui co sèmerai oujours sa vitesse initiale, mettrait vingt ans à Ta Se exerce néanmoins son attraction sur notre globe dan un es pace de temps inappréciable?... Voilà quelques-uns de ces ré sultats scientifiques qui semblent passer les bornes de no mtel hgence. - En retour, il y en a d'autres qui sont s exi" us
core moin! 1 6 * '"^T q"e la pe"Sée Puisse les *™ir et en ï les apprécier, les mesurer. Qui cherchera à s'assurer si 1 aile d un moucheron bat plusieurs centaine h„ f T une seconde? Qui prendra la p'eine d s'enqu • " 'V ™i
pouce /— QU est-ce même que des résulta A»
que chaque noint rl'nn Jtu ' eIIet' C011vamcu
^ère, eLTc é d unë s^i ^on de hl'
reviennent , gulitTment oa inTT^ V™0^ S00 millidns dfmilHoT,lP?n- 1?lei Vallcs éë™*> au moins
des mouv ^ ts "le ce, U"e SCUlc Sec0nde' c'cst
°P«q«es que ^ "on ^ espèce communiqués aux nerfs
rence qui existe dans 1,T L p,US; c esl de la àiffé-
diversité des coidem- î£ïT° dC l6Ur retouMue résulte la
'•ouge, par exemple, nos ^ -S"!0", ?uî n°US Ca,:SG 'C
ït-ux sont afiedes 482 millions de
ty, UN MOT D'EXPOSITION.
millions de fois, - dans celle du jaune - dans celle da violet 707 millions de millions de fois par seconde... Des nom bres semblables ne ressemblent-ils pas plus anx «lances d'un insensé qu'aux conclusions d'un homme sage?» W. Herscbel Discours sur l'étude de la philos, natur.
Après ces faits si inaccessibles à l'appréciation des sens et de. idée, courantes de la vie, qu'est-il besom d'en çUer d au- 1res? Ceux que nous invoquerions, quelque délie et tenu q« i Us fussent seraient encore comparativement matériels, tels que ceux qu' on t ouve partout et qu'on a l'habitude d'emprunt^ aux réactions chimiques et aux actes de la sensibilité vitale. Ce sera t donc en vain qu'on chercherait à les faire valoir contre eux qn nient absolument l'action des remèdes homœopathioTs Rien ne les convaincra, s'ils ne veulent pas être conva n- Z - n'y a queles esprits vraiment libres qui ne craignent ua de se soLnttre : ils croient aux faits de l'expérience, quel- Tue ext-r^nairesqu'ilssoient mais ils donnent leur croyance avec cette réserve que commande l'amour même de la vente.
Reprenons. Si la matière médicale pure est, avons-nous > dit la clef de voûte delà conception homœopathique, la dynamisation du remède en est le couronnement. - Les agents dynamise», rameTés 1 là forme liquide ou restés à l'état sec, recèlent, ce n'S pas douteux, de véritables forces douées d'une vertu qui
st^o L t chacun, forces qu'on peut élever par le. proced en usa-e à divers degrés de puissance. - H fallait en euu, Pour solliciter l'énergfe vitale dans un but salutaire ^des eue - L^médicatrices impondérables analogues acelle avec laquelle S TeZ a en êtremisesen rapport. - C'est ainsi qu'Ha nemaim e t arrivé à la détermination rigoureuse des propriétés du métal a l'expérimentation pure, à laque le il a consacre
quarante ans de .on existence. - Puisse un d vouement ans*
soutenu et aussi intelligent se présenter encore!
UiN MOT D EXPOSITION. LVIl
puient sur la nature même des phénomènes de la vie qui sont connus, et, de l'autre, sur l'action pure des médicaments, qui ne peut être autre chose que ce que l'expérience Ta faite. Incessamment vérifiés par la pratique de tous les jours, ces éléments ne peuvent qu'acquérir par le temps, et plus de fixité et plus de sûreté. — D'où il suit que la médecine, servie par une pareille méthode, doit être considérée désormais comme placée dans une véritahle voie de progrès, et se sentir élevée à la dignité de science.
Oui, la doctrine homœopathique croit avoir donné à l'art sanitaire cette tendance d'amélioration progressive que l'on cherchait en vain depuis tant de siècles ; elle se flatte que l'unité de vues qu'elle enseigne imprimera à l'esprit cette force calme et sereine, qui voit avec précision et prévoit avec assurance, sans rien laisser au hasard et aux conjectures, et qui permet d'embrasser la généralité des phénomènes, afin de mieux servir les détails. — Les actes delà pratique et les données de la doctrine étant indissolublement groupés et liés autour d'un seul et unique principe, la loi homœopathique, la science médicale ne peut que sortir définitivement de l'ornière ; elle en sort tous les jours et se soustrait au morcellement pratique et à l'abus de théories qui lui ont fait perdre la considération dont il faut qu'elle soit entourée. Placée sur la voie nouvelle, et ne relevant alors que d'elle-même, elle saura s'affranchir à tout jamais des spécialités, cette plaie honteuse et vivace de la vieille médecine, qui donne à vivre aux esprits faibles et cupides • elle ramènera les âmes honnêtes dans ces grandes lignes scientifiques qui conduisent aux progrès, à la noblesse de l'art et à la dignité de l'homme. - La chirurgie elle-même, cette dernière raison du praticien, reconnaissant qu'elle n'est et ne peut être que la partie purement mécanique de la thérapeutique, abdiquera ses prétentions à des notions spéciales et distinctes, et cessera de se poser orgueilleusement comme l'émule infaillible
l'inte.H P: oP1-eraent dile' lorsqu'elle n'en doit être que
i intelligente esclave.
science -tn,!1 ^ le,reconnaître> qu'apparaît celle dignité de la n tTde èl6' no,1-seulem«»t «ans la grandeur et IV
l ic 2 ■ rend; Prenantson appui sur une méthode d'ap- Phcahon picsque certaine, elle rehausse d'une façon honorable
LVIIl UN MOT D'EXPOSITION.
l'homme qui se voue à son culte ; car elle lui donne les moyens d'agir avec la conscience de la bonté de ses actes et le sentiment de son indépendance. La loihomœopathique lui garantissant en quelque sorte la réalité de son savoir, il peut alors accomplir ses devoirs avec une noble satisfaction et avec cette modeste fierté qui lui permet de compter, sans orgueil, sur des résultats utiles, prévus à l'avance, et sans avoir besoin d'éloges pour bien faire. — La médecine ordinaire, chacun le sait, n'est pas ainsi et aussi heureusement partagée. Incertaine dans ses principes comme dans ses jugements, tergiversante dans ses moyens comme dans ses promesses, où puiserait-elle les conditions de sa dignité et de sa propre force? Sans l'encadrement officiel qui en maintiennes parties, qui favorise et paye son enseignement, qui lui donne toutes les positions d'influence pour résister aux éléments de dissolution qui la minent, elle ne résisterait pas comme elle fait à la marche ascensionnelle de l'homœopalhie ; et le jour où l'opinion publique sera assez puissante pour reclamer en faveur de la méthode nouvelle, la médecine traditionnelle verra plus que jamais s'introduire l'anarchie parmi ses servants comme elle a existé de tout temps dans ses principes.
La véritable science fait elle-même sa destinée, elle ordonne qu'on l'estime et qu'on la considère; elle élève l'homme qui la cultive et l'applique. - La fausse science, au contraire, ne compte quelque chose que par la valeur privée de ceux qui la fréquentent ; et si la personne ne peut rien pour elle, la science et l'homme tombent dans la servitude; l'une est livrée aux hypothèses et aux sophisœes; l'autre à ses passions et aux préjuges. Non le médecin n'est plus libre dès qu'il dépend de ses besoins matériels, des hommes ou de son ambition, des qu'il dépend d'une opinion scientifique ou d'un asservissement moral. 11 ne peut plus remplir ses devoirs, selon sa conscience, car elle est faussée; selon ses lumières, car elles ne viennent pas d'une source vraie et pure. Or, le jour où l'homme est passe a ce point sous le joug, il perd, dit le vieil Homère, la moitié de son ame; aussi le médecin ne doit-il faire aucun cas des hommes et des richesses, lorsqu'ils peuvent, dit Hippocrale, lui couler son indépendance.