‹ Médecine homoeopathique domestique [electronic resource]Chapitre 230 sur 270 · TEIGNE · texte numérisé non relu

TEIGNE

Si, indépendamment de la tête, elle se montre sur le cou et sur la face, que les yeux mêmes en soient atteints, et qu Us soient rouges et douloureux, donnez hepar sulphur ; si les glandes du cou et de la nuque sont engorgées, rouges

W Bien que dans le dernier chapitre il ait été question de cette affection nous croyons ne pouvoir nous dispenser de reproduire 1c les détails que nous avons .donnés sur la teigne dans Ï^Ztaï ed,t,on. Les motifs de cette détermination seront appréckTar ou et, nous l'espérons, par le docteur Héring lui Z me 1 '

et douloureuses , donnez bryonia; si elles sont dures et sans douleur, donnez dulcamara. Si la teigne est humide et sent mauvais, donnez staphysagria, et plus tard rhus. Si le suintement est corrosif et produit des ulcérations, donnez arsenicum; et plus tard revenez à rhus, surtout si la teigne occupe la nuque. — Ces divers remèdes seront répétés tous les deux ou trois jours, et au cas qu'il n'y ait pas amélioration ou même en cas d'aggravation. On peut aussi faire dissoudre dans l'eau quelques-uns de ces globules pour en humecter les bords de la teigne. — Si le mal gagne toute la face, que la démangeaison soit universelle, et que la tête se couvre d'une calotte épaisse, donnez antimonium crudum 3, en dilution dans l'eau, tous les deux ou trois jours. Si la démangeaison est très-forte, et qu'elle porte les enfants à se gratter jusqu'au sang, on doit les empêcher de se faire mal en maintenant leur main dans une sorte de camisole. — Les démangeaisons les plus importunes seront atténuées par l'usage externe d'une légère infusion de sureau , dans laquelle on trempera des compresses, qu'on appliquera sur les parties pruriteuses ; ■on continuera en même temps les remèdes à l'intérieur.

« La teigne est une affection qui méritait de la part des médecins plus d'attention que de dédains. Pourquoi cela? parce qu'il a été toujours plus difficile de l'étudier et la connaître que de la trouver sale et hideuse ; de la traiter rationnellement que de la vouer aux médicastres de toute espèce. — Une maladie qui s'attaque aux enfants, et aux enfants des pauvres surtout, dont la marche lente et incomprise arrête le développement organique, et qui offre des formes extérieures aussi variées que variables, devait, cependant paraître digne d'occuper l'esprit sérieux des princes de la science, car elle embrasse une question complexe de physiologie médicale. — Mais non, les choses humaines marchent si lentement, qu'on n'a pas le temps de méditer sur les choses de la nature. Cette marque de mépris dont la teigne est frappée ne vient donc que de ce qu'elle s'est montrée rebelle aux agents curatifs qu'on lui a adressés de tout temps. Et cette rébellion a paru si exorbitante, qu'elle lui a

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