CLINIQUE DE LA TEIGNE
valu d'être mise quelquefois au ban de la médecine officielle. Vouée à l'empirisme sans limite, c'est-à-dire à cette pratique aveugle qui s'inspire d'une expérience inculte et presque sauvage, elle n'est plus traitée, dans quelques hôpitaux, que par les sœurs de Charité, et cela contrairement aux règles qui font un devoir aux médecins de service de soigner indistinctement toutes les maladies. Les pauvres petits teigneux, traités sans contrôle, sont soumis à des traitements plus ou moins bizarres et très-souvent à l'application de la cruelle calotte, espèce de contrefaçon du scalp des sauvages de l'Amérique. — L'homœopathie, dont les bienfaits s'étendent à toutes nos misères, s'est occupée de la teigne, et a proposé des moyens curateurs toujours sûrs, toujours humains. A ceux qui sont indiqués en divers endroits de ce livre, nous sommes heureux d'ajouter ici une petite clinique qui nous a été communiquée avec une grâce et une bonté parfaites par une personne dont la modestie nous a fait l'obligation de supprimer le nom. Elle contient des détails pratiques qui mettront le lecteur à même de bien connaître les allures de la méthode d'application qui convient dans cette interminable maladie. »