‹ Médecine homoeopathique domestique [electronic resource]Chapitre 232 sur 270 · PETITE CLINIQUE DE LA TEIGNE · texte numérisé non relu

PETITE CLINIQUE DE LA TEIGNE

« 1° Teigne faveuse. Pustules en godets , croûtes sèches, blanchâtres, incrustées dans le cuir chevelu. Quand plusieurs pustules sont réunies et déjà un peu anciennes, elles perdent la forme caractéristique de la teigne faveuse, qui est de présenter des dépressions en forme de godets; mais les derniers caractères énoncés ci-dessus suffisent pour reconnaître le favus ; et lorsqu'on commence le traitement homœopathique, comme il se manifeste au début une aggravation, on voit apparaître des pustules fraîches parfaitement caractérisées ; lorsque plus tard la guérison commence à s'effectuer, les mêmes pustules perdent leur caractère et ne sont plus que de petites croûtes minces et plates. — Il est rare de trouver des poux avec ce genre de teignes. -Sur cent teignes, il y en a à peu près dix de laveuses. -Pour le temps du traitement, si l'affection n'est pas très-ancienne et n'occupe qu'une partie du cuir che-

velu, il faut un traitement de huit ou dix mois; mais si elle est très-chronique et que tout le cuir chevelu soit malade, il ne faut pas compter sur moins de deux ans. — Le médicament qui m'a paru remporter sur tous les autres, sans aucune comparaison, eststaphysagria alterné avec sulphur. Dans quelques circonstances, arsenicum pourrait être employé avec efficacité, mais alors je crois qu'il faudrait qu'il fût fortement indiqué par les autres symptômes morbides que présenterait l'économie tout entière.

« 2° Teigne granulée. Boutons épars, croûteux, d'un jaune brun, un peu humides, affectant promptement une grande partie du cuir chevelu et se réunissant en forme de larges plaques. Les poux pullulent. On remarque quelquefois des pustules faveuses qui s'y mêlent. Ces deux sortes de teignes semblent avoir un grand rapport dans leur cause première. C'est encore staphysagria qui paraît en être le médicament spécifique. — On en rencontre à peu près 70 sur 100. Le traitement en général est de cinq ou six mois au plus.

« 3° Teigne amiantacée. Couche blanchâtre, quelquefois très-épaisse, mais sèche et farineuse, qui tombe en poussière et en petites pellicules. Graphites ou calcarea, alterné avec sulphur, sont les deux médicaments qui m'ont paru les plus efficaces. Ce sont, je crois, les symptômes généraux de l'économie entière qui devraient fixer le choix entre ces deux médicaments. — Je dois une très-belle cure à graphites, opérée en six ou huit mois sur un jeune homme de quinze ans. — La proportion est, je crois, de 2 pour 100. Je n'ai pas remarqué de poux.

« 4° Teigne muqueuse. Suppuration abondante du cuir chevelu avec ou sans croûtes. Le médicament principal est lycopodium seul, ou alterné avec sulphur.

« Souvent moins d'un mois de traitement suffit. — La proportion est de 5 pour 100.

« 5° Il existe un genre de teigne d'au jaune vcrrtâtre*

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