ÉVANOUISSEMENT, SYNCOPE
Dès l'invasion de l'épidémie, pendant que durela terreur panique, qu'on est fatigué et épuisé, on a vu plusieurs médecins homœopathes s'empresser de donner aconitum et belladonna, même alternés; je ne suis pas de cet avis : il n'y a pas une similitude suffisante ni avec l'un ni avec l'autre.
Voici, du reste, comment il convient de procéder. On débutera toujours par carbo vegetabilis: il sert de base au traitement. Car, après ce remède, les autres agissent plus favorablement. Si, après son administration, il se déclare des symptômes alarmants, donnez :
Aconitum, si la peau est sèche, la fièvre chaude, avec grande angoisse et jactation.
Belladonna, avec montées brusques du sang à la tête et à la poitrine, lorsque le mouvement aggrave les symptômes.
Lachesis (ou, selon quelques écrits, crotalus) , dans la période extrême du mal, à l'état d'agonie.
Arnica, si le malade est tombé dans la stupeur, avec mauvais goût de la bouche; et qu'il dit être bien, lorsqu'on le questionne sur sa santé.
Arsenicum, pour l'état de grande agonie et les douleurs brûlantes; s'il n'est pas suffisant, cantharis en dilution dans l'eau.