‹ Médecine homoeopathique domestique [electronic resource]Chapitre 262 sur 270 · IV. — iîcs noyî's. On les fera déshabiller de suite ; on · texte numérisé non relu

IV. — iîcs noyî's. On les fera déshabiller de suite ; on

leur nettoiera la bouche et la gorge, et puis on inclinera légèrement le corps et la tête, afin de faciliter l'écoulement de Peau avalée ; on les couchera ensuite dans un lit chaud, enveloppés de couvertures chaudes, ou environnés de sable ou de cendres chaudes. En été, on peut exposer le noyé à l'action de la chaleur solaire, toujours enveloppé d'une couverture, la face exposée au soleil, et la tête légèrement couverte ; on lui donnera ensuite un lavement, et l'on commencera à faire, avec des flanelles chaudes, des frictions qu'on continuera pendant deux heures entières. On peut également essayer encore ici des passes magnétiques. La saignée est un non-sens. — Si les frictions ou les lavements ne produisent aucun effet, on administrera tartarus emeticus sur la langue, et le même remède en lavement, une prise de la troisième trituration dans un demi-litre d'eau, ce que la pointe d'un canif peut en prendre, et l'on reprendra les frictions, que l'on fera durer longtemps. On a vu des personnes qui avaient passé une demi-journée dans l'eau, et qui sont revenues à la vie par des soins longs et infatigables. Celui qui tombe dans l'eau ne meurt pas de suite; ce n'est que longtemps après que la vie s'éteint, et ce n'est, généralement, que le troisième jour. Ce qui nous manque le plus ordinairement, dans ce cas, c'est la science ou la patience.

V. — »e 1.1 congélation. Des personnes qu'on a trouvées gelées ont pu être rappelées à la vie après plusieurs jours. —H faut enlever le corps avec la plus grande précaution, parce que la moindre violence pourrait déterminer la fracture de quelque membre. On exposera le sujet dans une chambre froide, inhabitée, ou dans une grange pourvu qu'il n'y ait pas de courant d'air; il ne faut pas oublier, dans ce cas, que la chaleur, même modérée, est une cause de mort. - Qu'on le couvre entièrement de neige de quatre travers de doigt d'épaisseur, même le visage, en ne laissant que la bouche et les narines libres.

On placera le gelé de manière à ce que l'eau qui se fondra puisse s'écouler promptement, et l'on renouvellera la neige là où elle sera fondue. S'il n'y a pas de neige, on le mettra dans un bain froid, qu'on aura refroidi avec la glace. — Si la glace s'est prise au corps ou aux vêtements, il faut l'en détacher. — C'est ainsi qu'on réussit à dégeler les corps ; on voit, on acquiert la conviction qu'on y est parvenu lorsqu'ils deviennent mous et flexibles. On commencera ensuite par ôter les habits ; on les coupera plutôt que de les enlever de force et de risquer de rompre quelque organe. Dès que les membres deviennent souples, on fera des frictions avec la neige sur les parties ramollies, et l'on continuera jusqu'à ce qu'elles deviennent rouges ; après les frictions, on mettra le malade sur un lit sec, et on le frottera avec des flanelles froides, etc. — Si après ce traitement on n'aperçoit aucun signe de vie, qu'on prenne un morceau de camphre ou quelques gouttes de l'ether camphré; on les délayera dans l'eau pour en faire un lavement qu'on donnera. On répétera ce lavement tous les quarts d'heure. Si la vie se ranime sous l'empire des frictions ou du camphre, administrez alors des lavements tièdes de café noir; et dès que la déglutition sera rétablie, donnez du café par petites cuillerées.

A mesure que les signes de la vie augmentent, éloignez tout ce qui est humide, et frottez le corps jusqu'à ce qu'il soit sec, mais jamais au point de produire la chaleur. Il faut que le malade se réchauffe de lui-même dans le lit ; on ne l'entourera donc pas d'une chaleur d'emprunt , à l'exception toutefois des petits enfants noyés, que l'on mettra au lit avec une personne saine.

On devra n'épargner ni peines ni soins pour ramener quelqu'un à la vie ; il s'agit quelquefois d'employer plusieurs heures pour obtenir ce résultat. — Il survient souvent alors des douleurs très-violentes. Dans ce cas, donnez carbo vegetabilis, qu'on répétera aussi souvent qu'il sera

nécessaire; s'il ne suffit pas, donnez arsenicum album. Si les douleurs sont lancinantes avec chaleur à la tête, administrez aconitum en dilution. Si le malade a envie de goûter du vin ou de l'eau-de-vie, il faut lui en donner, mais tout au plus par gouttes et de temps à autre, tant que cette envie peut durer.

Les personnes rappelées ainsi à la vie doivent pendant longtemps se méfier de la chaleur du poêle et du feu , parce qu'il en résulterait peut-être des maladies des os, qui ne se manifestent que l'été suivant.

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