PRÉSERVATION OU PROPHYLAXIE
DES MALADIES HÉRÉDITAIRES
Il est bon, je crois, d'ajouter à ce livre de propagande homeeopathique, dans l'intérêt de la race humaine, un appendice qui enseigne ce qu'on croit savoir de la préservation ou prophylaxie des maladie? héréditaires, maladies qui s'établissent plus tard à l'état chronique, et préparent une mort prématurée.
Si ce livre tombe, ce qu'il faut espérer, dans les mains d une tendre mère, elle n'hésitera pas, en commençant pare le, a employer le traitement prophylactique sur lequel nous allons donner les indications principales (1). La femme sait mieux que l'homme que les enfants sont la continuation de son propre sang, de sa propre vie, et que celui qui a mis au fond de son cœur un amour inépuisable pour le fruit de ses entrailles, leur inspire en même temps un dévouement sans limites. Vivre pour son enfant, ce n'est donc pas absolument mourir, puisque , ces êtres aimés sont une modification de nous-mêmes. - La loi de l'instinct conservateur doit adopter la loi de pré ser vation Où donc est cette voie de conservation? Tachons de 1 mdi-
^Sst une croyance universelle, acceptée de tous les temps à savoir : que l'homme est né pour une existence heureuse, e que néanmoins, en venant au monde, il est en butte a la douleur et aux maladies. Sa vie est un long travail ; il ne menle de vivre d'une manière tolérable qu'au prix de ses sueurs
Au noint de vue des croyances religieuses, il faut voir la un effet du edié originel ; les "médecins disent que d'un miasme ou virus contagieux transmissible, veutable insti îiîur des maladies héréditaires. - L'enfant e plus pur a sa naissance, souffre; à toutes les crises d'âge, a a première dentition comme à la seconde, quoique moins; a la puberté al e- Sue où la vie va en décroissance d'activité et d aPU- SXfdansïa vieillesse, où les énergies vitales s'épuisent, il se
f,1 Pour déplus amples détails, voir l'ouvrage du docteur Gaitkr, intitulé le > la Prophylaxie en général et de son application mx ^LépiLiJJet au, affections chroniques Paris, 1852.
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passe une lutte plus ou moins douloureuse, qui accuse en nous un principe nuisible. Il n'y a que l'âge adulte, âge de l'amplitude des forces, où l'homme, s'il est prudent, peut résister avec avantage et sans souffrance dans cette lutte du bien contre le mal. — Si les organisations les moins imparfaites n'échappent pas à ces évolutions d'épreuves, celles qui sont moins bien partagées la subissent avec plus de difficultés encore. C'est là le lot de l'humanité. — Les animaux sont à cet égard mieux dotés : sauf le mal accidentel qui les atteint comme l'homme, ils n'ont pas généralement de maladies héréditaires. Et l'être qui est fait à l'image du Créateur, lui qui exerce sa toute- puissance dans l'univers, est plus fragile que les animaux qu'il assujettit, dompte, gouverne ou détruit, selon la nature des nécessités que lui impose sa propre existence.
Il est admis que le virus principal qui trouble de la sorte l'organisme est la gale. Ainsi nommé à l'état aigu, il prend le non! de psore à l'état chronique. 11 arrive à ce second état par les modifications successives qu'il subit dans la profondeur des organes, où il a été refoulé par suite de médications inconsidérées, que l'ancienne médecine emploie. — Il suit de là que la plupart de nos maladies héréditaires ne sont en définitive que des gales rentrées, qui se manifestent diversement selon les parties du corps sur lesquelles le virus s'est retiré. Établi au milieu de notre substance, il s'y mêle, on le conçoit, à tous les éléments de la vie; il y séjourne plus ou moins longtemps, et s y perpétue par l'hérédité. L'harmonie des fonctions et des sensations n est pas d'abord sensiblement troublée - mais elle est travaillée lentement, jusqu'à ce qu'il arrive un moment où un concours de causes dépressives de la force vitale rendant au virus en quelque sorte sa liberté, il fasse explosion, et qu'il en sorte les souffrances caractéristiques des maladies chroniques - On pourrait voir là un phénomène analogue à celui qui se passe dans la germination tardive d'une graine végétale nue es circonstances fortuites auraient soustraite à son * a «lui y a ete ramenée par des circonstances favorables, ciablès Cx0ITen! nous iP°uvons ^re sujets, sans causes apprénommênt sLTÏ^ de misèr6S humaines ^ les médecins ZeTïh™ ' Ve,'S' Phthisic' dartres> hémorrhoïdes, né-
propres à la comUre, ibf3£ ^ ™d"
cx„ PROPHYLAXIE
U existe un second miasme ou virus qui sert d'origine à des affectons d'un genre particulier, mais qui sont beaucoup moins no mlTuses que celles qui sont fomentées par la psore. C'est la « ou principe générateur de taches on excroissances qui Sent à la peaii ou à la surface des membranes muqueuses : telles sont les verrues, les loupes, les polypes, etc.
Enfin, il est un troisième principe producteur de predispo lion morbides : c'est le virus connu sous le : no* , de : s^nh Deouis trois cents ans il infecte l'organisme; il s attaque d a ! ri ! nmnes nui sont la source de la vie, et s'étend ensuite S Sa transmission par hérédité est un
t un veisellement connu. Sa présence dans 'économie an,male ^esttroTréccnte pour que le temps lui ait a, perdre comblement sa forme caractéristique; il est généralement facde
" CeTofvtms se combinent et se confondent par la marche
lions profondes qu occasi onne ces altérations sont
de véritables incarna tons qu on m del u u> i
DES MALADIES HÉRÉDITAIRES. CXIII
prévaloir la force vitale dans toute sa pureté. C'est là le but où tend la prophylaxie, — qui doit conduire à une sorte de restauration physiologique.
Trois principaux remèdes répondent spécifiquement à chacun des virus : ce sont le soufre pour la psore; le thuya pour la sycose le mercure pour la syphilis. Il y a plus : à raison de l'existence plus prononcée d'un dos virus sur l'autre, des alliages plus ou moins intimes entre eux, on leur a associé d'autres médicaments que nous nommerons plus bas avec leurs attributs les plus essentiels; ils ont été choisis parmi ceux qui s'adaptent le mieux à la tendre organisation des enfants, chez lesquels la force vitale est facile à émouvoir, et par conséquent propre à recevoir et à garder l'impression qui lui est communiquée.
Nous commençons par les trois remèdes cardinaux, et donnons ensuite le dénombrement des autres dans l'ordre qui sera adopté pour leur emploi, pourvu toutefois qu'il n'y ait pas lieu à intervertir cet ordre par suite d'une contre-indication formelle, soit qu'elle vienne d'une intoxication allopathique récente venant du père ou de la mère, ou par suite de toute autre circonstance majeure :
1° Le mercurius : il agit principalement sur le système de la lymphe et sur la peau; c'est un des remèdes de l'enfance II s antidote ou se modifie par hepar, belladonna, iodium, lycopodium, thuya, silicea, calcarea, sulphur.
2° Sulphur: c'est le premier des antipsoriques; son emploi est presque universel. Aux sources thermales sulfureuses s'opèrent en effet, des guérisons d'affections en apparence dissemblables par la forme, c'est-à-dire par les symptômes. 11 trouve des antidotes ou plutôt ses modificateurs dans mercurius, silicea et camphora.
J°TJîT: 11 6St aple à délruire les dépositions de la peau aux affections sycos.ques. En temps épidémique, il est préser-
11, t Pe!ite Vél'°le; H GSt antidoté ou modU]é Par camphora, hepar, phosphorus et sulphur.
4° Calcarea carbo est un remède de l'enfance : il est oroore
zZT^VTT^ fo-tions digestives carre L^n -
oT- 11 sSoî dével°PPe'"e'11 unique, osseux sur- »Y„ S;anlKlote Pai' camphora et sulphur.
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