‹ Médecine homoeopathique domestique [electronic resource]Chapitre 69 sur 270 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Les refroidissements donnent lieu à diverses indispositions ou maladies qui sont selon le tempérament et un élat acquis des personnes. Tantôt c'est un rhume avec toux et fièvre, tantôt des coliques avec diarrhée; d'autres fois, ce sont ou des douleurs de dents, d'oreilles ou des membres, comme on le verra plus bas.

Les refroidissements diffèrent encore selon qu'ils sont produits par un froid sec ou humide, par un courant d'air ou par la pluie, et qu'ils coïncident avec une température plus ou moins élevée, ou que le corps est échauffé ou en transpiration.

La première règle à observer pour éviter les suites ràcheuses d un refro^ssement est de se tenir chaud dans une juste mesure, d'avoir les pieds secs, de s'abstenir de liqueurs spiritueuses qui peuvent aggraver la souffrance ; il faut se priver aussi de nourriluie trop animalisée et épicée.

Lorsque, après s'être tenu à un courant d'air, on s'est attrape un rhume, sans en avoir d'abord ressenti les premiers effets, prenez aconitum; et le soir, en vous couchant,

de supr" fr°ide' COUV1,ez"vous ^en, et tâche^

m^^^?*** -idi, tous les symptô-

à boiro de r- ™<>

ration, donnez-leur dulaff l î PM P0U'' amet,er Ia trins^

42 CAUSES LES l'LUS COMMUNES DES MALADIES.

Les hommes de peine ouïes femmes robustes, qui, après s'être échauffés par le travail, se sont enrhumés, prendront le soir,avant de se coucher, un verre d'eau chaude sucrée, en ajoutant un peu d'eau-de-vie; aidé d'une dose de glonome, il s ensuivra une chaleur douce et bienfaisante.

Celui qui prend un rhume, en hiver, et se sent engourdi par suite d'un froid humide, boira une tasse de eafe tresfort, avec ou sans lait; et, s'il ne peut s'endormir, qu il s'administre dans la nuit nux vomica.

Donnez glonoine aux enfants qui, ayant joue dans la neige ont patiné ou folâtré sur le pas de la porte en plein hiver, se sont enrhumés étant en moiteur, ayant peut-être les pieds humides, spécialement s'ils ont la tete chaude, le pouls très-vif, la figure et les yeux rouges, avec battement des artères du cou; également s'.ls tiennent la tete roide, s'ils sentent qu ils ont besoin qu'on leur presse le front, disant qu'ils ont la tête trop grosse, ou s ils commencent à extravaguer. - Après cela, donnez belladonna ou

bryonia, si c'est nécessaire.

Si par suite d'une transpiration supprimée par le fioid, il Se déclare des maux de tête, d'oreille, de dents, ou des cohquel donnez ckamomilla; et dans le cas ou il n y aurait du mal qu'aux oreilles.

Aux femmes en couches, donnez chamomilla en cas de transpiration supprimée. Si elles se pla.gnent de ma de êt spécialement du côté droit, à l'occasion d'un refroidissement ou d'une douleur au cou, pour s'être decouvert en restant assises, donnez belladonna; * cette douleur s^tend aux épaules, pour avoir porté l'enfant sur ses bras, ri utile pour la dissiper ; si elle est plus sur e ^cote enuche avec sensation d'élancement et de battement f^bryonia ou spolia : -le premier, quand £ .souffrances se portent à la mâchoire inférieure, aux bras et a ÎaToi^ef-le second, quand elles se font ..nteg particulièrement aux tempes, aux yeux, a la mâchoire

supérieure ou à la poitrine , vers la région du cœur.

Si, pendant un état de grande transpiration, on est surpris par une pluie battante et qu'on se sente saisi de froid, donnez alors rhus;— et, si après dix ou douze heures, il n'a pas suffi et qu'il reste une grande fatigue, bryonia.

Sur la fin de l'été, lorsque, après une forte chaleur, la température se refroidit subitement, et que tout le monde se sent comme grippé et s'en plaint, belladonna conviendra dans la plupart des cas; mais si le froid, un temps humide se maintient, donnez nux moschata, particulièrement aux enfants, aux femmes et aux hommes délicats.

Pour le rhume de cerveau par suite de l'humidité des pieds, donnez cepa; pour la toux et les douleurs des membres, rhus. Pour les autres souffrances, ce sera chamomilla, pulsatilla, mercurius.

Pour la suppression de la transpiration des pieds, choisissez parmi les précédents, ou cuprum ou silicea.

îIlTT°-mS D'y YceméA[^ employez le suivant : Il audia après avoir fait fortement chauffer dans un four une suffisante quantité de son, de froment ou de seigle oie!

en fa^ nL ar bah\de /eds - tout iSnT^

en iaut pour en couvnr le fond à la hauteur de quatre travers de doigt elles jambes étant dans ce bain, on verse le reste du

rtlu ; d0lt y rester une demi-heure. - On peut au«si

Si, après un refroidissement, il se déclare un rhume Z cerveau^™), avec perte de l'odorat et du goût g ant cï r7^* ^ rhUme 6St aCCOm^né

Smenî ott"6^' beîîadonna> si les narines sont comtuanha f ' Wmica et quelquefois ipécacuo/nhtt. — Si, par un vent nord-est, il se déclare un coryza

fluent, pire la nuit et dedans, mieux en plein air, avec mal de tête, larmoiement, chaleur et soif, donnez cepa.^

Si le rhume est réprimé par le froid, et que dans l'aprèsmidi il y ait de l'aggravation dans les symptômes, que le malade soit abattu et frileux, donnez pulsafilla; s'il y a augmentation la nuit ou le matin, avec irritabilité, don-

nez china. , . ir

Après une éruption répercutée, donnez ipecacuanha, et s'il ne réussit pas, cuprurn. Dans quelques cas, ce sera bryonia, pulsatilla, sulphur ou nux moschata, se on les symptômes. Si la guérison du coryza a ete empêchée pai un refroidissement, suivi de douleurs au-dessus des yeux, pnV ur le côté droit, et bouffissure de la figure, donnez llladonna; si la douleur est, au contraire, pire sur le côté gauche et la face pâle, spigeha.

°7J£ - Si le coryza s'accompagne d'un rhume de Dominé que la toux ait résisté jusqu'ici aux medicamèSs pris et qu'elle soit sèche, administrez nuxvonuca, Z Telle ^sè he jusqu'à produire le vomissement, rpecoest eue sec j 4 oduit.ene des vomissements,

Cm] ' It l est lie accompagnée d'une expectora.

Sr lnnez chalmilla; est-elle humide, donnez dulhiver, aonu^ remèdes, voyez

camara ou ^^aa^aux toutes

'M A a'air froid, donnez ^

i v Tid ■ si elle se renouvelle chaque fois que 1 on

CZ^s bras ou les pieds étant au lit, et en ou- 1 s'eUe est caverneuse et fatigante, prenez hepar si

Îa Joux est pire après s'être mis au lit, et par la chaleur

il y a mal de tête et douleurs sous les côtes, si elle s'annonce par un chatouillement du larynx, et si, outre cela, la poitrine est comme déchirée, si le pouls est fréquent et dur; — ou bien donnez carbo vegetabilis, si le pouls est moins dur, s'il y a douleur d'excoriation constante dans la poitrine, moins d'élancement, mais plus d'ardeur, d'oppression et de battement de cœur.

Difficulté de respirer. — Si, par suite de refroidissement, il se manifeste un état de souffrance comme si le malade allait être suffoqué, donnez ipecamanha, toutes les heures, et, au besoin, toutes les demi-heures ; si cela ne paraît pas suffisant, arse?iicum, toutes les heures, jusqu'à ce qu'il y ait soulagement. Quelquefois il convient aussi de donner les remèdes qui sont indiqués à l'article «asthme», et ce sera plus particulièrement nux vomica cuprum ou sambucus.

Diarrhée. — Si après un refroidissement subit, il survient de la diarrhée, donnez opium; s'il n'en résulte aucun soulagement, ou si elle cessait un jour ou deux, et qu il y ait en même temps douleurs abdominales, donnez du comara. S'il n'y a pas de coliques, et que la diarrhée ait commencé dans le jour, et se soit aggravée dans la journée et améliorée le soir, donnez ferrum; mais si la diarrhée s aggrave après minuit ou vers le matin, phosphoric acid,, surtout si elle se déclare après avoir mangé

chnap.taCe °U bU ^ reaU êIaCée- V°yeZ P8 Partie> Bryonia convient dans la diarrhée par suite de refroidissements causés par la boisson d'eau froide en état de

chaW°70Urt aV°ir FiS Un bain froid aPrès më forte la ë nlSi;Vt0U S! eHe Gst ac<»mpagnée de chaleur à

la diarrhée mJ^^^J^ ™™> *\ ^

"Kiucies non digérées ; — et si elle

provient des eaux de mauvaise qualité, et qu'elle dénote une digestion mal faite, si bryonia n'a pas suth, alors donnez china. Si elle est accompagnée de flatulence de coliques autour du nombril pendant la selle, s il Y a en même temps, ténesme et faiblesse avec évacuation de matières muqueuses ou sanguinolentes, et que le malade soit habitué aux boissons fortes, donnez nux vomica. Si elle est très-mauvaise et qu'il y ait un grand mélange de mucus et de sang, donnez les remèdes appropries a la dvssenterie: et si l'état traîne en longueur, sulphur

Coliques, douleurs d'entrailles. - Dans des douleurs de ce genre (coliques), si elles sont violentes, spasmodiques efpresLes,1 suivies de diarrhée, et à selles liquides, âcres et brûlantes, donnez china.

Donnez nux moschata, dans les douleurs crampmdes ressenties sous les côtes, se portant de droite a gauche avec Lvrhée complète et affaiblissante; donnez-la encore aux personnes sensibles au froid, qui ont la angue blanche et chargée, la bouche mauvaise, avec mal de tete maut nal avec hébétude et somnolence tout le reste du jour tUS douleurs s'accompagnent de Muo^t^ soient tellement intenses et déchirantes qu elles obligent

Tmtlade d'aller de côté et d'autre, s'il tion d'une grosse boule qui s'est placée dans 1 un des cote, ou si "e ventre lui semblant vide, il a des nausées et des 0Umis ements accompagnés d'une diarrhée aqueuse muqueuse ou verdâtre, répandant une odeur d œufs gâtes, donnez chamomilla.

S la diarrhée provient de la fraîcheur du u que i„ matière diarrhéïque soit verte et aqueuse, et saccom L«t granda efforts pour l'expulsion des seUes;j P,,g Jnt rendues en petite quantité et sont suives d un é atv ^ d^ a defaiManee ; si la douleur press ve qu.

tr«rs l'ombilic se caractérise par des tranchées ac Z££ *un constant malaise et même de ténesme ,

ou encore si le malade se sent pris au même moment de diarrhée, avec borborygmes, maux d'estomac, douleurs dédurantes de l'abdomen, qui laisse à la main la sensation de froid, et si ces divers symptômes s'accompagnent de nausées, de tremblement et de frissons, donnez alors mercurius.

Si, indépendamment de ces causes, la diarrhée est la" suite de l'usage de viandes de porc, d'aliments gras, de pâtisseries, etc., etc., et si les tranchées sont plus fortes après midi, et surtout le soir ou dans la nuit; si les vents roulent et montent dans l'estomac, ou si l'abdomen est douloureux et sensible à la pression exercée par la main donnez pulsatilla. Donnez le même remède aux femmes enceintes chez lesquelles les coliques ressemblent aux douleurs de l'enfantement.

Si le refroidissement donne lieu à des douleurs accompagnées d'une grande sensibilité, d'insomnie, violentes a iaire crier, donnez coffea. - Lorsque les douleurs sont violentes au point de mettre le malade hors de lui, c'est chamomxlla qui convient; - si les douleurs s'aggravent au Irais et en plein air, et s'améliorent à l'air chaud, et que le malade soit changeant, donnez nuxmoschata

Mal de tête. - Le mal de tête, provenant d'un rhume, atec une disposition du sang à se porter à la tête, qui s'aggrave par la marche, à chaque pas, au moindre mouvement, soit en montant l'escalier ou en se baissant; s'il augmente au grand air, avec une sensation comme si la tête

dénia i T ^ ÎTi baUement inlérieUr> Se traite Par bM«fnu lt P glG CSt P'utôt compressive, et bornée LSn , % S' 6lle S'accom^ne de bourdonnemira " ^ T GS 61 ^ dUr6té de 1Wl'e' don»ez d«l- *£k v f m 6 " ^ S6nSati0n <ue son ce*veau Utone,

raLtZ^lVT^^f^ Crâne à Ch^Ue ou s'ar^mvnm ' 18 ,G mal dc tète aPrès déjeuner,

Piss men H 3PreS rePas' avec vertige et assou-

pissement, donnez nux moschata.

Si le mal de tête est occasionné par un courant d'air et purement externe, donnez nux vomica ; s'il est interne, belladonna. Est-il produit par l'effet d'un bain, belladonna ne suffisant pas, surtout s'ily a nausées, vertige et dérangement du ventre, s'il s'aggrave par la fumée du tabac, alors donnez antimonium crudum, ou, selon les symptômes, bryonia.

Affections des yeux. — Comparez avec ce qui est recommandé dans les « maladies des yeux, » IIe partie. Mais les remèdes dont l'indication est le plus fréquente, ce sont belladonna, dulcamara.

S'il y a douleur, chaleur, inflammation des yeux, et larmoiement avec horreur de la lumière, donnez belladonna; si elle ne suffit pas, mercurius; si celui-ci reste sans effet,

Si la douleur n'est pas intense, mais que le malade ait de la difficulté à lire, à fixer les objets, s'il voit des étincelles devant les yeux, ou s il souffre des yeux après chaque refroidissement, donnez dulcamara, et plus tard sulphur; et si cela ne suffit pas, calcarea. .

Douleurs d'oreilles. - Ce genre de souffrance vient souvent à la suite d'un refroidissement. S'il y a bourdonnement avec dureté de l'ouïe, donnez dulcamara, et si, après quelques semaines, le mal reparaît, sulphur ou

bryonia. .

Déchirement externe, élancement interne et oreilles sèches indiquent chamomilla. Avec aggravation de ces symptômes donnez aussi nux vomica. - Si le malade est d'un caractère doux, a les larmes faciles, si ses oreilles sont humides et en suppuration, ou si elles sont chaudes et rouges, et s'accompagnent de douleurs tiraillantes et déchirantes nui se propagent quelquefois à la figure, tiovs pulsatdla est préférable , s'il y a desélancementset des tiraillements avec bruissement; sans trop de chaleur ni trop de rougeur ; s .1 s'est établi une suppuration d'une nature corrosive e sanguinolente, et si les glandes situées autour des oreilles et

du cou sont engorgées, donnez mercurius; et s'il n'en résulte pas une guérison complète et qu'il y reste un peu de chaleur, rougeur et tressaillement, si, en se mouchant, on provoque des élancements, des battements et des bourdonnements, donnez hepar. Le mal d'oreilles des enfants, après refroidissement, demande rhus.

S'il reste un écoulement purulent avec bruissement et brûlement dans les oreilles, donnez alors sulphur-.

Mal de dents.— Ce mal, par suite de refroidissement, se guérit ordinairement par chamomilla, rhus ou nuxmoschata. Consultez, pourcela, l'article des « maux de dents » IIe partie. Si ces moyens ne suffisent pas, donnez dulcamara. Si achaque refroidissement lemal se renouvelle, alors adressez-vous à china, et plus tard à mercurius et sulphur.

Mal de gorge. — Le mal de gorge par refroidissement se guent le plus souvent par une dose de belladonna,dulcamara, mercurius ou sulphur; mais il faut savoir attendre

chapT)"1 16 réSUltat ^ l6U* aCUOn' (V°yeZ IIePartie> Lorsqu'il se déclare après avoir bu de l'eau froide, il faut donner belladonna; quand il est la suite d'un froid général préfère, dulcamara. Lorsque le gosier est constamment

inonde6 uT T ^ ^ P°Ur &Valer' si ,a salive Zm,i -e' qUe l6S am^dales soient gobées et

ouffe? f eaUC°UP' aVa,e aV6C difficulté> et craint d'étouffer, que le gosier lui semble rétréci en ingumitant et

ets em porte, donnez belladonna; s'il n'y a pas de soulagehS^Sl Quand ,a d-leur est moins forte, que^a

^S^^T^ dé— * de la bouche,

alors donn zi ;;'SeSt ^ cha*rin' curius on ,.iin7amffl'«-Sice moyenne suffisait pas, mer*

S' °U 1 Un des remèdes pris pamri ceux qui sont in-

diqués à l'article «angine », comme étant subordonnés à des indications particulières.

Nausées et vomissements. — Ce genre de souffrances, conséquence d'un refroidissement, surtout quand il y a coïncidence avec la rétrocession de la rougeole et de toute autre éruption, réclame l'emploi à'ipecacuanha toutes les deux ou trois heures. Si cela ne suffit pas et que le vomissement soit acide et amer; s'il s'accompagne d'inutdes efforts donnez belladonna. Si le malade rend des glaires épaissi, dulcamara. S'il se reproduit sans cesse; s'il est accompagné de nausées, surtout après l'exercice les repas, la parole, le sommeil, ou la promenade à cheval ou en voiture, donnez cocculus; s'il se manifeste à chaque mouvement du corps et que le patient ne puisse nonobstant rester tranquille, quoique très-faible, s'il a soif et ne supporte pas les boissons en abondance, alors donnez arsemçum, et s'il le rejette, arsenicum^ par olfaction. Pour spasmes avec nausées, cuprum. — Voyez chap. iv.

Douleurs rhumatismales. Si à la suite d un refroidissement il se déclare de ces douleurs (^mahsmes) et que le malade éprouve un sentiment d inquiétude dans la partie affectée, qui l'oblige à changer constamment de place, qu'il se trouve partout place trop duien enf ou si le membre est comme engourdi, d.sloque et douloureux , surtout que la moindre secousse m cause une impression pénible, au pomt de le fiur cnei d'avance, soit qu'on aille et qu'on vienne autour de \™> soit qu'on le touche ou même qu'on fasse semblant de le toucher ou de l'approcher, soit auss! qu'on lui parle reshaut, donnez arnica. Il est parfaitement indique. S il y a chaleur et fièvre, donnez aconitum; et, deux heures après, a ,1 11 y a des cas où il est bon d'alterner ces deux r m des Dans tous les cas, l'emploi alterné de l 'arnica et factura sera réglé sur l'augmentation ou la dimmution L souffrances. S'il reste encore quelques symptôme, de

DES KEFUOIDISSEMENTS.

la maladie, administrez des médicaments indiqués à l'article urhumatisme» (IIe partie, chap. xiv).

Si les douleurs s'aggravent dans la position couchée, et, la nuit, qu'il y ait froid et engourdissement des membres, avec pâleur de la figure et chaleur des pieds, ou gonflement rouge des gros orteils, que la nuque soit roide, la peau sèche, ou la transpiration fétide, et qu'il ne soit résulté aucun soulagement des remèdes administrés, donnez dulcamara; et si elle ne suffit pas, mercurius.

Si ces douleurs récidivent (ce qui arrive souvent) après un nouveau refroidissement, et surtout si le malade craint l'approche des personnes qui l'entourent, ou s'aggravent pendant la déglutition; si elles augmentent pendant le repos et s'améliorent en se promenant dans la chambre, et qu'il y ait gonflement, tiraillement, ardeur et pulsation dans les gros orteils, donnez phosphoric. acid. — S'il y a gonflement du genou, nodosités aux articulations de la main et des doigts, donnez sulphur, et, plus tard, calcarea.

Lorsque la fièvre est produite par le refroidissement, donnez aconitum .— Si la fièvre augmente, ou qu'elle dure déjà depuis quelque temps, choisissez un des remèdes qui sont indiqués à cet article, où leur action est mieux déterminée. Tels sont : nux vomica ou chamomilla, belladonna ou dulcamara, ignatia ou pulsatilla, et d'autres encore qui seraient mieux appropriés.

En général, toutes les affections par suite de refroidissements qui ont un caractère aigu et s'accompagnent de douleur, se trouvent bien de l'emploi des remèdes suivants : coffea, aconitum, chamomilla, rhus , nux vomica, pulsatilla, belladonna, colocynthis. Si elles sont peu douloureuses, donnez dulcamara ouipecacuanha. Si ces affections sont chroniques et reviennent souvent, et que le malade ait pris auparavant beaucoup de mercure, administrez carbo vegetabilis, sulphur ou china; ap.cs ceux-ci, silicea ou hepar. Si elles reparaissent après s être baigne, donnez antimonium orudum, sulphur; et après

quelques semaines, nux moschata,carbo vegetabilis ou calcarea. Si les souffrances dépendent d'une transpiration trop copieuse, donnez mercurius, phosphoric. acid., carbo vegetabilis sulphur, ou hepar.

On remédie à la disposition aux refroidissements, à la trop grande sensibilité aux effets du froid, en buvant plutôt froid que chaud, en se modérant dans l'usage des boissons fortes et s'abslenant de café : et cette susceptibilité disparaît plus facilement en employant, selon les circonstances, les remèdes suivants : coffea, belladonna, nux vomica, china, dulcamara, nux moschata ; et surtout silicea, carbo vegetabilis, calcarea de loin en loin. Durant cette sorte de traitement, on doit se laver avec de l'eau froide et s'habituer insensiblement à l'air froid, au lieu de l'éviter ; il faut également s'accoutumer aux changements de temps.

Celui qui se laisse facilement impressionner par l'air froid, et dont l'état s'aggrave dans une chambre chaude, doit prendre apium virus; s'il a un grand désir d'aller dehors, et qu'il prenne froid touteslesfois qu'il sort, cepa.— Mais si l'on ne peut se faire à ces nouvelles habitudes, et que le moindre refroidissement produise des frissons, donnez nuxvomicaou chamomilla.— Si l'exposition au froid provoque des douleurs, prenez arsenicum. — Si l'on est sujet aux engelures, soit des doigts ou du nez, ou de toute autre partie, qu'on consulte les remèdes indiqués à « cet article ». — Si l'on prend mal toutes les fois qu'on s'expose à l'air froid, alors, selon les circonstances, on emploiera bryonia ou rhus, nux moschata, veratrum ou mercurius, et si ces remèdes restent sans effet, on devra employer carbo vegetabilis ou calcarea ; — si l'on ne s'expose pas au vent sans inconvénient, carbo vegetabilis; si l'on est sensible au courant d'air, belladonna, sulphur, silicea ou calcarea, les uns après les autres, à l'intervalle de cinq à six semaines.

Si l'on est particulièrement sensible à l'air du soir et qu'on le supporte non sans peine, c'est alors mercurius, puis, après un certain temps, sulphur. Il sera suivi, au besoin, de carbo veaetabilis. Si sulphur reste sans effet, et qu'il faille attribuer à l'humidité par l'eau la cause de ce dérangement, donnez la préférence hdulcamara, rhus ou veratrum, et, plus lard,car&o vegetabilis ou calcarea; si c'est la poitrine qui en souflre, dulramara ou carbo vegetabilis.

Celui qui est vivement ému par les effets du tonnerre fera

DES ItEFROIDISSSMENTS. 23

usage de bryonia, et plus tard, durant l'orage, de silicea; sulphur prodint aussi de bons effets. - Parmi le peuple, on parle avec confiance du moyen suivant : c'est de boire un verre d'eau de la pluie qui tombe avant l'orage ; l'on prétend que c'est d'un bon eflet pour préserver les personnes qui craignent et tremblent a chaque coup de tonnerre, ou qui se plaignent de boiter ou de chanceler à l'approche de l'orage.

Si l'on souffre à chaque chaudement d« temps commencez par donner mercurius, rheum, ou rkus. Si cela ne suffit pas, sulphur et puis silicea. - Dans les transitions du chaud au froid, dulcamara, et quelquefois rhus ■ du froid au chaud, carbo vegetabilis ou lachesis ; dans le temps humide nuxmoschata. F ue'

Dans les froids du printemps, sont bien indiqués veratrum

ZtaZ^t VTbiHS; " ^^onnaXy^^ vegetabilis, en automne, veratrum, mercurius ou rhus ■ pendant 1 hiver s il est sec, aconitum ou belladonna, bryonia ou

KuST am°milla> SUlphW> ***^H»>ZJJÏÏiï m™' nUXmoSchala> Tamara, veratrum, carbo végéta-

nece sane d étudier avec soin les affections spéciales dont il est question dans chaque chapitre de cet ouvrage; on y puis" a e gisons pour faire une application plus exacte de ces mé' fica ments, que nous mentionnons ici dans le seul but d'iSuer TolT C6UX q" d°iVent aV°ir la dans ts'cas

- pour 1 abattement soudain, des secousses ou des coflyullo^

saiilla, À^^^™' ^ 9lonoines ou Pul-

Quand les blanchisseurs ™ y a eu f,ayeurl'eau, en éprouvent accident llèUnf £ aUX "«^ments dans cesser avec de la râpure de nolX muSCade inconvenient?' 011 les m

Page 1