FATIGUE
Après une longue marche ou après un travail excessif, particulièrement en été, la fatigue est quelquefois tellement grande qu on ne peut prendre aucun repos, e? même, dans ce cas ce £ devrait délasser ne fait qu'augmenter cette mauvai Toi position du corps; dans ce cas, on prendra un bain chaud si e n'est pas possible, qu'on mette au moins les pied ans l'eau S:;.^ de de cuisine. Si pl ce moyen n ne pai vient pas a se délasser, prenez coffea. - Ce qui soulage
énîisém eT/f 8U<! débilila"te« oo-e après un grand
s'acromn^n, , " P soulever des fardeaux; si elle «accompagne dune grande transpiration, après laquelle
le corps s'est refroidi, soit dans un courant d'air ou dans l'eau, donnez Mus. -Si la fatigue va jusqu'à la defai lance, veratrwn; par un manque de nourriture de quelques jours, coffea; par ; suite d'une grande faiblesse après une sueur profuse, china.
Si l'on vient à éprouver un échauffement intérieur, avec respiration chaude, et que en outre le pouls soit fréquent, donnez aconitum; s'il ne diminue pas, bryonia. - Si 1 on ressent encore, après quelques jours, des bouillonnements de sang, ou si, après une nouvelle fatigue, le sang se porte à la tête, au visage ou à la poitrine, donnez mercurius. Mais si l'on se sent les membres, surtout les chairs, comme brisés, arnica soulagera promptement. - Si les pieds sont gonflés et font mal en marchant, prenez une petite cuillerée de teinture d'arnica dans une demi-tasse d eau fraîche, et après avoir lavé les pieds avec de l'eau pure, mouillezles avec cette eau d'arnica préparée et laissez-les sécher a rair Si après la marche, les pieds sont entames et ampoulés, arnica ne convient pas dans ce cas; si vous avez a marcher le jour d'après, appliquez une compresse fine enduTede suif. Le soir, prenez cepa, et appliquez un linge mouillé. Dans la plupart des cas, vous serez bien te ^ demain matin. Si la fatigue est si grande qu elle cause des douleurs internes et de l'insomnie , si ce sommeil n est pa rafraîchissant, si le moindre attouchement fcut mal s, res ter assis ou se tenir debout donne une grande faiblesse s SSer soulage un peu , si les battements du pouls se font sentir sur toutes les parties du corps, donnez natrum muriaticum. Si tout effort ou mouvement cause du picotement partout, apium virus; si cette sensation va et vient,
hC Quand les membres sont pris de douleur par suite des eflorts faits pour porter ou soulever des fléaux et que les douleurs augmentent en tes mettant en action ou même en tes laissant en repos, donnez rhus, ou bryonia quand
les souffrances se manifestent plus particulièrement aux reins et qu'elles s'aggravent par le mouvement. S'il est impossible de mouvoir les reins sans provoquer de vives douleurs, donnez alors sulphur. — Comparez ceci avec ce qui est dit plus loin, Ire partie, chapitre ix, des «moyens employés contre les entorses. »
Si quelqu'un, même dans l'état normal de santé, se fatigue facilement par le moindre travail et le plus petit effort; si tout l'indispose, même la conversation, donnez cocculus; si la parole fatigue particulièrement la poitrine, apium virus; s'il ne suffit pas, veratrum; et enfin calcarea, si veratrum manque son effet.
Quand à la suite d'une course rapide on se sent essoufflé, ou qu'on est pris de toux, d'un point de côté et de douleurs dans les membres, administrez toutes les deux ou trois heures aconitum; si le point de côté persiste, donnez arnica, et douze heures après, si le mal continue, bryonia; si c'est l'essoufflement qui s'aggrave par une marche précipitée ou en montant rapidement, si la toux complique cet état et s'accompagne de crachats muqueux, silicea.
Si par suite d'une émotion quelconque on se sent menacé de suffocation, avec une forte moiteur du cou, donnez sambucus.