‹ Médecine homoeopathique domestique [electronic resource]Chapitre 86 sur 270 · DU QUINQUINA OU DE LA QUININE · texte numérisé non relu

DU QUINQUINA OU DE LA QUININE

L'écorce de quinquina ou la quinine est celui des médicaments qui, après l'opium et le mercure, mine le plus fréquemment la santé, et engendre des affections souvent incurables. L'heureux malade qui échappe à la mort n'en est pas quitte pour cela; il en ressent les funestes effets pendant de longues années, et ils sont encore plus . difficiles à détruire que ceux qui sont produits par le mercure. Il n'y a qu'une grossière ignorance qui puisse prétendre que les sels purgatifs ont la vertu de débarrasser le corps humain du quinquina. Il passe dans le sang et dans toutes les humeurs, et aucun purgatif au monde ne l'en pourra plus ôter; le purgatif ne fera que soustraire quelques sucs des plus nécessaires à la santé. Il faut donc s armer de beaucoup de patience, car ce n'est que lentement et a 1 aide des remèdes suivants qu'on pourra délivrer le malade des suites de cette drogue pernicieuse.

Le moyen principal dans le plus grand nombre de ces cas est ipecacuanha, donné une ou deux fois par jour, jusqu'à un état d'amélioration prononcée. Dans des douleurs comme de rhumatisme, avec pesanteur, atonie, douleur dans tous les membres comme s'ils étaient brisés, contusionnés, tiraillements dans les os, grande sensibilité dans tout le corps et redoublement de douleurs aggravées par le mouvement, la conversation, l'action de se moucher, donnez arnica; si le corps est froid et se couvre de sueurs froides, avec constipation ou dévoiement, employez veratrum ; contre la toux phthisique et l'expectoration, permettez une infusion de lichen d'Islande ; contre la jaunisse, mercurius, et peut-être, plus tard belladonna ; contre la chaleur du visage, avec congestion fugace de la tête, céphalalgie intense et mal de dents, donnez belladonna; contre les maux d'oreilles, pulsatilla; l'enflure des pieds, ferrum; contre les ulcères aux jambes, contre l'hydropisie, avec une toux courte l'asthme, arsenicum. En cas d'autres souffrances, voyez plus 'bas, et choisissez de préférence, outre les remèdes indiqués, sulphur, calcarea, carbo vegetabilis, china.

Quand la fièvre intermittente, supprimée par le quinquina, a été convertie en toute autre maladie, mais bien plus dangereuse que la fièvre elle-même, comme c'est le cas le plus ordinaire ou qu'elle reste, et devient plus difficile à guérir qu elle ne l'était au commencement , servez-vous des moyens sui-

Si la fièvre s'est arrêtée et est remplacée par des douleurs dans les membres, les oreilles, les dents ou la tête, donnez pulsatilla, et si le mal persiste, calcarea; contre les affections de l'estomac, employez ipecacuanha ou pulsatilla; contre les enîiures arnica ou arsenicum ou ferrum. En général, choisissez selon les circonstances dans les remèdes ci-dessus ind.ques, ou même encore parmi belladonna, veratrum, mercurius, pulsatilla, arnica, sulphur, arsenicum, ipecacuanha, cina, carbo ve-

^SUa* fièvre intermittente persiste, cas assez fréquent, employez un des moyens indiqués contre cette maladie : ce sera d'abord ipecacuanha, qui réussit presque toujours; en second Heu et le plus souvent, arsenicum ou carbo vegetabihs ; raiement china, veratrum, arnica; plus rarement encore belladoma, mercurius, ou sulphur, calcarea.

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