‹ Médecine homoeopathique domestique [electronic resource]Chapitre 92 sur 270 · DD FER · texte numérisé non relu

DD FER

Le fer se donne le plus ordinairement aux malades sous forme de pilules, de gouttes, etc., et ce qui devrait guérir le mal ne fait souvent que l'empirer. — Si les règles ne viennent pas à leur temps, et surtout si les malades sont pâles et faibles, messieurs les médecins s'imaginent qu'ils peuvent les enluminer en appliquant en quelque sorte la couleur à l'intérieur; c'est ainsi qu'ils prétendent donner un meilleur teint aux; filles chlorotiques; ils vont même jusqu'à croire que le fer s'introduit dans le système organique et augmente les forces. Mais le fer est nuisible comme tous les autres métaux ; seulement il a une action toxique plus lente : on peut s'en convaincre en observant les sources ferrugineuses qui déposent lentement leur rouille; ni les hommes ni les animaux qui en boivent n'en tirent un grand avantage, et même ceux qui s'y habituent doivent plus tôt ou plus tard s'en repentir, comme cela se voit dans les pays où les eaux sont chargées des principes ferrugineux. En ce cas, si l'on veut y remédier promplement, on emploiera pulsatilla ou china; et si ces remèdes ne réussissent pas, hepar, et, quelque temps après, on devra revenir aux moyens précédents, china et pulsatilla.

Dans tous les cas d'empoisonnements pharmaceutiques, consultez directement les articles spéciaux, et donnez de préférence les remèdes que nous venons d'indiquer. — Celui qui, ayant abusé des médicaments, est tombé clans un état pire de maladie, fera bien de s'abstenir, plus que jamais, de toutes sortes de drogues, quel que soit le nom qu'elles puissent porter. Si quelque temps après, son état ne s'est pas amélioré de lui-même, et que les moyens indiqués ne le soulagent pas suffisamment, qu il s'adresse à un médecin homœopathe, mais qu'il ne s'attende pas à des miracles. C'est ordinairement une chose bien aithcile que de détruire les suites funestes des remèdes dont on a lau abus ; souvent ce n'est qu'après un an que la guérison commence a être manifeste et durable, en admettant encore que Je malade n a.t aucune lésion irrémédiable, irrémédiable soit par 1 ancienne, soit par la nouvelle méthode.

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