DE LEMPOISONNEMENT ET DE LA CONDUITE A TENIR DANS CE CAS
La principale indication à remplir est d'éliminer le poison, d'empêcher son absorption et de neutraliser, par les moyens convenables, ce qu'on n'a pu évacuer. Le succès, dans cette circonstance, dépend presque toujours de la promptitude avec laquelle on porte secours. - Cependant la promptitude a ses dangers, surtout pour les ignorants, car dans un cas pressant on procède trop souvent sans réflexion.
La première règle est de conserver le calme et la présence d'esprit. Celui qui sait se posséder doit seul se charger du traitement, et coordonner dans sa pensée les dispositions qu il doit pendre à l'égard des choses dont il a besoin et du choix des personnes qui à son entour peuvent le servir.
Si l'empoisonnement s'est fait par la voie de 1 estomac, 1 indication à remplir immédiatement est de provoquer le vomissement" lorsqu'il y a prédisposition, et de l'entretenir s'il y aheu.
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Le meilleur moyen de l'exciter est de faire boire de l'eau tiède et de titiller le gosier avec la barbe d'une plume. Si Ton avait sous la main une plume de paon, on s'en servirait préférablement, parce que, outre sa souplesse, sa longueur permet d'atteindre jusque dans l'estomac. On peut l'enduire d'huile ou dégraisse; mais, si le temps presse, qu'on se dispense de cette précaution, il suffira de la nettoyer. On fera tenir la bouche ouverte, et, en pinçant le nez, on glisse la plume par-dessus la langue, jusqu'à l'arrière-gorge, d'où elle est poussée dans l'oesophage. Si l'on se butte dans le fond du pharynx, on soulève légèrement la main, et, faisant pivoter la plume dans les doigts, on la pousse sans discontinuer jusqu'à ce que les vomissements se déclarent. — Comme ce moyen n'offre aucun inconvénient, on commencera toujours par là.— Pendant ce temps, onse procure ce dont on peut avoir besoin : de l'eau tiède, des blancs d'œufs battus, une solution légère de savon blanc, du sucre, du vinaigre, du lait, du beurre; en même temps, on fait préparer du café tort et des boissons mucilagineuses, de gruau de lin, d'avoine ou de toute autre farine.
11 en est de même des autres moyens que nous allons faire connaître et qui se trouvent généralement sous la main dans chaque ménage.
Pendant que l'on provoque le vomissement et qu'on dispose tout ce qui est nécessaire, il faut s'informer de la nature et de l'espèce du poison ingéré. Quelquefois dans les maladies qui éclatent sub.tament, on suppose trop facilement l'existence d un empoisonnement. Il est bien de délibérer sur ce que l'on croit le plus vraisemblable; mais s'il y a incertitude, qu'on ne se presse pas trop d'agir. Employez d'abord les moyens qui ne peuvent nuire en rien, et continuez-les jusqu'à ce que vous soyez certain que vous avez affaire à un empoisonnement réel.
On peut le présumer avec quelque probabilité, lorsque les accidents que nous décrirons plus bas se déclarent subitement et avec danger, et surtout immédiatement ou peu après avoir ^li?^'- °" S6ra d,auta,lt Plus fondë da»s idée que patient 1Dgei'e "* pl"S étra"ge et hors des habitudes du
adr/pt1LPrVqU?ir reche,'che'-a avec soin, par des questions adressées au malade et aux assistants, les circonstances relatives aux personnes et aux endroits qu'il a fréquentés, etc. On re-
cueillera avec attention tout ce qu'il a vomi, ainsi que ce qui reste de la nourriture et des boissons prises ; ces substances, fussent-elles même dansun état de putréfaction, il faut les ramasser. Dans cet état, on y découvre encore le poison par des recherches minutieuses; cela n'est pas sans utilité et pour le malade et pour ceux qui l'entourent; on les conservera en es mettant dans un vase avec de l'eau-de-vie et de 1 alcool; elles pourront ainsi être soumises, selon les circonstances, a 1 examen analytique d'un homme de l'art. ,
Quant au traitement, il n'y a pas un seul moment a perdre. On doit se bâter à l'instant de porter secours pendant que d'autres seront à la recherche de la cause véritable de ce très-grave accident. . .
Il ne faut pas perdre de vue que l'on peut occasionner la mort, si l'on emploie coup sur coup divers moyens, et si 1 on Icède brusquement. Qu'on les applique l'un après 1 ai t e et avec tout le calme nécessaire pour ne pas nuire au malade
Quand on est arrivé à connaîtie avec certitude le genre du poison, ou que toutes les vraisemblances sont en aveur de cet e ce tude, employez les moyens qui sont formellement indiqués et gardez-vous bien de faire usage de ceux qui seraient
"tS SapSeSé acquis cette certitude, iUaudra se borne* aux mo/ens généraux dont il va être gfjj ° procédera de manière à commencer par es p us fa.bles et Pour arriver progressivement aux plus forts an cas que les PUU1 " v..c° . ■-„„ naiK nn daneer imminent, il iaut premiers ne suffisent pas. — Dans un aangti
mais sans huile, ni graisse, ni beurre. Laissez-en bo.re autant Z 1 ^ malad pourra en supporter; il en prendra un démise toutes lesPminutes et même davantage. -On engagera les en an ' à s'y soumettre, d'abord avec bonté, par les promesses * des cadeaux, et si cela ne suffit pas par des mena S euflu par la violence. - On écartera avec force a machon
enp tant le^im^^^^^!^^ saisira ce moment pour verser l'eau Uede dans la 1 ou h e, ou Sen encore, on obligera le petit malade a ouvrir la bouehe lui pressant le nez après l'expiration.
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En même temps, introduisez dans l'arrière-gorge le doigt ou une plume que vous ferez pénétrer en la tournoyant jusqu'à ce que le vomissement s'ensuive. Inclinez le malade en avant, appliquez la main sur le ventre, qu'on soutienne la tête, et tapotez-le avec l'autre main entre les épaules. Après le vomissement, faites-lui rincer la bouche, qu'il se gargarise et accordezlui ensuite quelques minutes de repos. Mais du moment que la douleur ou d'autres accidents reparaissent, tels que nouveaux efforts pour vomir, renvois, agitations, faites-le boire derechef jusqu'à ce qu'il ait rejeté tout ce qu'il a avalé.
Si le vomissement n'a pas lieu, ou si le malade ne peut avaler l'eau tiède, ou s'il n'en avale pas assez, on s'il faisait des efforts inutiles pour vomir, et qu'il rejette en moindre quantité que ce qu'il a bu, ou s'il s'obstine à ne pas boire, ou si ce qu'il avale revient par régurgitation, alors prenez un morceau de mie de pain, et après l'avoir humecté, pétrissez-le en y ajoutant une demi-cuillerée de tabac à priser; puis mettez et maintenez cette boulette sur la langue du malade jusqu'à ce qu'il vomisse, et puis faites-le boire. Ce procédé réussit rarement sur les personnes habituées au tabac; donnez-leur en ce cas une cuillerée à café de farine de moutarde avec autant de sel de cuisine, mêlés dans un verre d'eau qui sera bu en une seule fois. Plus tard on reviendra à l'eau tiède. Ces moyens sont presque toujours suffisants; et l'on doit bien se garder d'en employer d'autres. Quant aux patients auxquels on ne peut rien faire avaler, ou à ceux qui sont dans un état complet d'engourdissement, et dont les mâchoires sont fortement serrées, insufflez de la fumée de tabac dans le rectum. Pour cela, on charge une pipe de tabac, on l'allume, et puis on en introduit la queue enduite de graisse ou d'huile dans le fondement avec précaution et ménagement, jusqu'à la profondeur d'un pouce: ensuite abouchez à la première pipe une seconde vide, et soufflez dans le tuyau de celle-ci pourchasser la fumée de l'autre dans l'intestin. Après avoir poussé trois ou quatre insufflations, arrêtez-vous pour recommencer.
Si ce moyen ne suffit pas, il en est un second très-important, c est l'eau battue avec plusieurs blancs u'œufg. Celte eau albumineuse ne pourra jamais nuire; on l'emploie avec succès dans les empoisonnements métalliques, surtout lorsqu'il y a des douleurs violentes de l'estomac et du ventre, suivies de grands efforts avec selles diarrbéiques, principalement dans l'empoi-
sonnement par le sublimé corrosif, le vert-de-gris, les préparations d'étain, de plomb, d'alun et de vitriol. Dans ces circonstances, donnez l'eau albumineuse en grande quantité et répétée souvent, surtout si les matières vomkis sont d'une couleur rougeâtre ou verte, et quand le malade trouve à la bouche un goût salé et métallique. Si, après l'emploi répété du blanc d'œuf, le malade ressent du soulagement, sachez vous en tenir à ce moyen. Si la diarrhée a lieu avec des douleurs à l'anus, donnez des lavements avec la même substance.
Dans le cas où l'eau albumineuse ne produirait aucun soulagement, il est un autre moyen non moins important dans le plus grand nombre d'empoisonnements, c'est l'eau de savon. Pour cela il faudrait faire exclusivement usage du meilleur savon blanc, et, dans l'extrême nécessité, on pourra prendre du savon poisseux ordinaire. Les autres savons, tels que le noir, et surtout le rouge, nuiraient plutôt que de servir, car ils contiennent tous un principe toxique. — On en fait une solution dans quatre parties d'eau chaude et l'on fait boire une bonne tasse toutes les trois minutes.
Le savon n'est nuisible que dans les cas où le poison est alcalin, c'est-à-dires'il contientde l'eau delessive(quidesa nature est alcaline), de la pierre caustique, de la potasse, de la soude, de l'ammoniaque liquide, du sel d'ammoniaque, du sel de corne-de-cerf, de chaux éteinte, de la chaux vive, de la baryte, (qui se vend souvent pour une poudre contre les rats avec l'assurance qu'elle ne peut nuire à l'homme, puisqu elle ne contient pas de l'arsenic), du sel de tartre (qui peut quelquefois être confondu avec le tartre tartarisé). — Si les matières vomies ne sont pas acides, mais bien plutôt alcalines et non effervescentes; quand le papier de tournesol que Ion rougit préalablement avec le vinaigre revient au bleu; quand elles font effervescence par l'addition des acides sulfunque, nitrique ou muriatique; dans ces divers cas, il ne faut pas employer l'eau savonneuse, mais bien le vinaigre.
L'eau de savon est le moyen principal dans les empoisonnements par l'arsenic, le plomb, l'huile de vitriol, l'eau forte et tous les acides concentrés, ainsi que contre les solutions métalliques. -On doit supposer l'existence de l'empoisonnement par les acides, lorsque la bouche est comme brûlée, et que les matières vomies rougissent promptement le papier de tournesol. L'eau de savon est pareillement utile lorsqu'on aura avaie
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de l'alun ; il en est de même pour les substances végétales acres qui ont une saveur brûlante et qui contiennent un suc laiteux, caustique. Dans les accidents produits par l'huile de ricin, on emploie également avec avantage l'eau de savon.
La Magnésie calcinée, vendue chez les droguistes, est quelquefois préférable aux blancs d'oeufs, il faut la débrouiller dans un peu d'eau, et on en donne à grandes doses, qui sont répétées tant qu'il y a vomissement. Elle convient principalement contre les accidents provoqués par les acides et par quelques métaux, tels que le mercure, l'antimoine, le zinc, le bismuth, l'étain.
Le Vinaigre, ainsi que nous l'avons dit, est un excellent moyen contre les poisons alcalins. Aussitôt qu'on a acquis la certitude que l'empoisonnement est dû à l'ingestion d'une substance alcaline, empoisonnement qui se prouve parle caractère des souffrances ressenties, il faut administrer immédiatement cet antidote en grande quantité par la bouche et en lavements; dans l'intervalle, on donnera des boissons mucilagineuses et l'on provoquera le vomissement. 11 ne saurait convenir aux empoisonnements dus aux substances végétales acres, à certains sels, aux acides minéraux et à l'arsenic, surtout si l'estomac est douloureux au toucher. — Par contre, il sera d'un grand avantage dans l'empoisonnement par le datura stramonium, l'aconit, l'opium, les champignons vénéneux, les vapeurs de charbon, ainsi que par le foie de soufre. Dans ces divers cas, alternez le vinaigre et les boissons mucilagineuses, et provoquez en même temps le vomissement; et quand le malade a assez vomi, revenez au vinaigre pour apaiser les envies de rejeter. — 11 aura la même utilité contre les effets des coquillages et les poissons malsains, et surtout contre la graisse dégénérée et gâtée. Hâtez-vous de l'employer, lorsque, après l'usage du jambon et des saucissons vieux et gâtés, on ressent une sécheresse incommode au gosier, et des envies de vomir, tout en ne perdant pas de vue les autres moyens que nous avons recommandés.
L'Huile est employée généralement dans les empoisonnements, mais c'est à tort qu'on la regarde comme moyen principal. 11 en est de même de la graisse, du beurre et du babeurre. Si l'on vient à en faire usage, il faut bien s'assurer de sa qualité. L'huilerance, l'huile de poisson et l'huile dite puriflée, doivent être rejetées. 11 est alors préférable de se servir d'une
eau mucilagineuse qui enveloppe mieux le poison, du sucre qui calme plus vite l'estomac, ou de tel autre moyen qui rende le poison moins actif. Quand on est certain que l'empoisonnement est alcalin et que le vinaigre a produit un bon résultat, on peut donner aussi dans les intervalles quelques prises d'huile ou de crème de lait, surtout lorsque le malade éprouve du brûlement dans la bouche, le gosier et l'estomac. On emploie avec un égal avantage l'huile lorsque des acides concentrés, tels que l'acide nitrique, sulfurique, etc., ont atteint l'œil, la bouche, l'arrière-gorge ou l'estomac. Elle sera utile dans les empoisonnements par°les champignons vénéneux. — Elle sera contraire lorsqu'il faudra agir contre les effets de l'arsenic, et inutile dans la majorité des cas des intoxications métalliques; très-nuisible lorsque l'œil ou l'estomac ont été mis en contact avec les cantharides. Il est vrai de dire alors que l'on verse l'huile sur le feu. 11 en est de même à l'égard des insectes morts, ainsi qu'à l'égard des scarabées venimeux, des punaises, etc. Elle est au contraire très-bonne pour agir contre tous les animaux qui viennent à s'introduire dans les oreilles.
Le Lait réussit moins bien que les boissons mucilagineuses ; mais, comme on l'a presque toujours sous la main, il vaut mieux l'employer que d'attendre que les autres moyens soient à votre disposition. La crème est bonne là où l'huile convient ; elle est nuisible là où elle ne convient pas. Le lait aigri est bon làoùle vinaigreestbon, et nuisible où il est nuisible. Si la bonne huile vous manque, remplacez-la par la crème même aigrie e dans le cas où le malade ne peut supporter 1 huile. Le lait aigri est préférable au mauvais vinaigre et employé même après l'usage du vinaigre. Le lait est surtout utile plus tard, quand l'orage est passé et qu'il n'en reste que quelques souffrances. Mais pour cela il faut que le malade en boive volontiers et quil en éprouve du soulagement. - Si l'on n'est pa» arrive a la connaissance de la nature du poison pour y remédier par 1 antidote le plus convenable, et que dans le premier moment on ait fait boire du lait, qui a produit une amélioration, restez-en la, pourvu toutefois que le malade ait assez vomi pour vous faire croire à l'élimination du poison.
Le ««cre et l'eau sucrée sont l'un et l'autre d'excellents moyens dans le plus grand nombre de cas. Cependant, dans ks cas d'empoisonnement par les acides minéraux ou par le alcali concentrés, on leur préférera les antidotes dont d a ete
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question. Mais si l'on en usait sans nécessité, ils ne pourraient nuire dans aucune circonstance. — Si le malade en a un grand désir, donnez-lui-en autant qu'il en voudra. Dans les empoisonnements métalliques, provenant des couleurs minérales, du vert-de-gris, du cuivre, de rétain, du vitriol, de l'alun, etc., le sucre aura ici la préférence, et tenez -vous-y si le patient s'en trouve bien ; dans le cas contraire, alternez avec le blanc d'œuf ou l'eau de savon. — Il est employé comme principal moyen contre l'arsenic, ainsi que contre les empoisonnements par les substances végétales âcres et caustiques, qui provoquent des brûlements ou du gonflement dans la bouche et l'arrièregorge. — On peut l'administrer à l'état sec ou aqueux.
Le Café est un antidote indispensable dans plusieurs empoisonnements. Il faut préférer le café légèrement torréfié à celui qui l'est trop, lequel agit mal, indépendamment de ce qu'il a mauvais goût. On commencera par une forte infusion et progressivement on descendra à une plus faible. Durant son emploi, il ne faudra pas négliger de recourir au vomissement, si le patient en éprouve l'envie, on le favorisera, plus tard on le laissera agir seul. Quand le poison n'est pas connu, le café sera toujours le meilleur moyen dans le cas où le malade est tombé dans un état de torpeur, de somnolence, ou qu'il a perdu connaissance ou s'il chancelle comme dans un état d'ivresse; s'il a la figure rouge, bouffie ou pâle, froide et affaissée, ou s'il est dans un état de fureur et d'emportement; s'il se débat veut s'enfuir, ou s'il fait des farces. Dans ces diverses circonstances, donnez beaucoup de café pur, excitez les vomissements administrez même Je café en lavement, jusqu'à ce qu'il se' déclare une amélioration. Quand l'estomac s'est débarrassé de ce qu'jl contenait, continuez toujours le café pur sucré.
Dans tout empoisonnement, donnez le café, si le malade en témoigne le désir.
Quand le poison est connu, et que ce poison contient de l'acide prussique, ce qui se reconnaît à une odeur d'amandes ameres, ou de noyaux d'abricot, donnez tout de suite, après les prerrners vomissements, de l'eau tiède, titillez la luette pour
LsL de^^ï reUdmi,liSt,eZ en «rdnde abondance l'inonnl.nM 7 S'SS6Z de la mè,m ma,lière contre l'empoivéné n,v ' TTt' ^ P°mme éPin™Se' ^ champignons vénéneux qu. ,ett eut les forces dans la torpeur ; il convient auss, contre les effets toxiques des seme„ces vénéneuses et
autres; contre ceux de la belladoue, de la coloquinte de la valériane, de la ciguë et de la camomille. Le cafe est dune importance égale dans les empoisonnements par les préparations d'antimoine, le phosphore et l'acide pho-phonque. Ma s son action antidotaire la plus éminente éclate dans 1 empoisonnement par la noix vomique.
Le Camphre est le principal agent contre la plupai . des empoisonnements par les plantes vénéneuses dont lacl on cZtique etcorrosive donne lieu à un état Dans les cas où le malade éprouve des dévoiement immédiatement après avoir mange, qu il est pale, et d'un froid glacial, et qu'il a perdu presque connaissance, ne craigr « pas d'employer le camphre dans cette circons^tance quand bien même la nature du poison ne vous serait paTconni: 11 suffira de le.faire : flairer „ £ « ces frictions se font avec un liniment d hulle/amPhrhe^,0pU avec ùn peu de camphre dissous dans de l'eau-de-vie chaud
OnZZe aussi dans cette substance un moyen capila on te les acc dents occasionnés par les insectes, et notamment contre reflet toxique des cantharides, soit qu'on en ait introduit dan ' £raac,dans les yeux et sur lapeau sous .forme ^si^ ,
^ZTlJTL**! velues le miel vénéneux^ es
^^^^^-^ ""aTdépendamment des svmptomes qui leur sont propres U^tTdes sources do ^«^S
llSes e rd^oîL iosectes. Qu'on se serve dans ce eas d'autres noyaux analogues et même des noix.
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et surtout s'ils sont occasionnés particulièrement par les choses très-salées. — Ce n'est qu'après que l'estomac se sera complètement débarrassé par les effets du vomissement que l'on donnera le camphre ; on le fera sentir de temps en temps. On s conduira de la même manière à l'égard des occidents produits par les champignons vénéneux et par la vapeur du charbon.
11 est d'autres moyens encore qui peuveut devenir nécessaires dans les empoisonnements : ce sont tout d'abord ceux qui se trouvent sous la main, dans tous les ménages, tels que charbon de bois, lessive, sel de cuisine, amidon, thé vert et tabac ; et ensuite quelques autres substances qu'il serait toujours utile d'avoir en réserve, parce qu'elles peuvent convenir non-seulement contre les empoisonnements, mais aussi dans quelques incommodités : ce sont la magnésie, l'esprit de nitre et l'ammoniaque liquide. On ne doit en faire usage que lorsque le poison est bien connu; il en sera question en temps et lieu.
Eu résumé, il résulte de ce que nous venons de dire que les indications capitales à remplir dans les souffrances causées parles empoisonnements sont:
1° De provoquer le vomissement ;
2° D'affaiblir l'action du poison.
On satisfera à ces deux indications alternativement d'abord, et puis on s'en tiendra à la dernière.
Comme les vomitifs ordinaires sont eux-mêmes des poisons, et par conséquent souvent nuisibles, on aura recours : 1° à là boisson d'eau tiède autant que le malade en pourra supporter- 2° à la titillation de la luette, si l'eau tiède ne suffit pas; 3" à l'application sur la langue de tabac à priser; 4° à l'emploi'de la farine de moutarde et d'eau de sel de cuisine chez les individus habitues au tabac; enfin, quand on n'obtient aucun résultat par la bouche, 5° aux lavements de fumée de tabac.
Les agents principaux pour affaiblir les effets du poison quand on ne connaît pas sa nature, sont : l'eau albumineusê
sem nîpt S,' S>ï\ Y " d°UleUr' lGCafé' S'U Y a engourdissement et privation des sens.
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L m?ta V T °U akalin' d0nnez : contl'e les acides et es métaux, leau de savon; contre les alcalis, le vinaigre. -
Lra fil-'8 TeSantid°teS useront administrés que lorsqu'on sera fixe sur 1 espèce du poison.
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