‹ Médecine homoeopathique domestique [electronic resource]Chapitre 96 sur 270 · DU TRAITEMENT QUAND LE POISON EST CONNU · texte numérisé non relu

DU TRAITEMENT QUAND LE POISON EST CONNU

En général, on se conduira selon ce que nous venons d'établir seulement, et dès que le vomissement aura lieu, il conviendra de s'en tenir aux moyens qu'il nous reste à faire connaître.

A l'égard de chaque espèce d'empoisonnement, nous avons classé les antidotes d'après le degré de leur importance, de manière que ceux qui ont le plus d'efficacité précéderont toujours ceux qui en ont moins. — Si vous ne les avez pas a votre disposition, donnez ceux que vous pourrez vous procurer le plus promptement. Par exemple, si quelqu'un a avale de l'acide sulfurique, il serait peu raisonnable d'attendre qu on eût apporté de la pharmacie de la magnésie ou du savon blanc. S'il n'y en a pas dans la maison, prenez à l'instant même une poignée de cendres, que vous jetez dans l'eau, et faites boire de cette solution, bien qu'elle soit moins bonne que les moyens plus convenables. Agissez ainsi en toutes circonstances.

1. - Empoisonnement par les gaz respiré* et par des substances ingérées dans l'estomac.

1. Gaz délétère. - Antidotes et traitement. A II s'élève des fosses d'aisances murée,, descloaques qui n'ont pas été nettoyés depuis longtemps, des ™"es , e des lieux destinés à recevoir toutes »ortffld^n™0°dwe';.^i^r ne se renouvelle pas, il s'élève des gaz méphitique, d une odeur d'œuf couvi qui noircissent les métaux polis, et En respirant cet air, ou éprouve des nausées de 1 anx ete, de la difficulté, à respirer, le pouls devient intermittent les yeux deviennent ternes, les oreilles froides, le ventre se contracte; et si l'on reste longtemps exposé à cette influence, il Kit des convulsions et l'asphyxie. Si l'on ne porte un Prompt secours, la mort apparente (l'asphyxie) se transforme en mort réelle. - Le meilleur moyen à employer, et qu on Luve dans toute pharmacie, est le dorure de chaux ou au U préparations chlorurées. 11 est dune grande prudent de e munir de ces substances, lorsque, par état ou au Irement M se ïouve exposé à ces dangers. U suffira d'un ^etange^ de chlorure de chaux et d'acide sulfurique pour neutraliser

DE L'EMPOISONNEMENT

promptement cet air empoisonné, et rendre par là non dangereux des travaux exécutés dans un milieu infect. — Les émanations qui s'en dégagent se corrigent aussi, mais lentement, par l'action de la chaux récemment calcinée, que Ton y jette par pellées quelques jours avant d'en entreprendre le curage. Il y a mieux: celui qui a à sa disposition des cendres de charbon de terre fera bien de les verser dans les fosses d'aisances ; car, tout en détruisant les mauvaises odeurs, elles produisent un engrais excellent. 11 est un charbon de terre sulfureux qui, jeté dans les latrines à l'état de brisure, fait un engrais remarquable, corrige en même temps la fétidité insalubre des gaz qui s'en dégagent et soustrait ainsi le travailleur à tout danger.

En cas d'asphyxie, portez l'asphyxié à l'air libre et pur; déshabillez-le, placez-le sur le dos, avec le buste élevé; aspergez avec de l'eau froide la figure et la poitrine. Si vous avez de l'eau chlorurée, tenez-en sous son nez, et par intervalles, une éponge imbibée de cette solution, qui sera pourtant assez faible pour ne pas fatiguer ceux qui entourent le malade, et provoquer chez eux une toux importune. Pour que cette solution soit telle qu'elle doit être pour l'usage intérieur, prenez-vous-y comme il suit : mêlez une cuillerée à bouche de chlorure de sodium liquide à une verrée d'eau, et faites avaler par demi-cuillerée à café toutes les cinq ou dix minutes, en ayant soin d'éloigner les doses à mesure que L'état du malade s'améliore.

On se procure plus facilement du vinaigre : délayez-le avec une égale quantité d'eau que vous jetterez sur la figure. Dans le même temps, tenez sous le nez et sur la bouche une éponge trempée dans le vinaigre.

Pendant ce temps, on fera des frictions avec une laine chaude. Si la figure a été aspergée avec de l'eau froide ou du vinaigre essuyez-la après une pause; frictionnez et aspergez de nouveau. Les frictions seront pratiquées principalement sur les bras, les jambes, la poitrine et le ventre. On pourra, au besoin seservir d'une brosse un peu forte pour la plante des pieds et

On procédera sans violence et sans précipitation, mais avec

SÏWÎÏ^' Car la Vie ne revicnt quelquefois qu au bout de trois ou quatre heures

Si l^sphyxié ne respire pas, l'éponge placée sur la bouche est sans ut, hle. Alors on doit s'assurer de temps en temps si la respiration se rétablit, en tenant sous le nez quelques brins de

duvet. Insufflez de moment en moment de l'air dans la bouche. Si par suite de l'insufflation on remarque que la poitrine se soulève, laissez que l'acte d'expiration se fasse de lui-même. Si l'air ne sort pas naturellement des poumons, alors entourez la poitrine d'une nappe, et serrez-la doucement et progressivement, de manière à chasser l'air insufflé. - Par ce procède, qui entretient une sorte de respiration artificielle, et que 1 on rendra plus efficace en mélangeant à l'air insufflé quelques émanations de vinaigre, on arrive souvent à rappeler a la vie des individus près de mourir. Aussitôt qu'un acte vital de respiration ou d'expiration s'est fait, cessez de porter l'air dans les poumons. C'est le moment d'agir par la ventilation,^ ramenant avec ménagement l'air frais sur le patient ; et c est alors, quand la respiration devient plus libre, qu'il faut tenir éponge vinaigrée ou chlorurée sur la bouche. - Il conv.en toujours de procéder progressivement, et avec la plus grande circonspection, pour ne pas éteindre une vie rallumée a grand pe ne Quand le malade a repris ses sens donnez-lui quelnues gouttes d'eau chlorurée affaiblie ou du vinaigre. S se Sf de froid, du besoin d'aller à la selle, de nausées, et si S état de choses ne se dissipe pas par le vinaigre ou qu lui soit contraire, donnez un peu de café pu.. Se plaint U de chaleur, de prostration, faites-lui prendre un peu de bon vin pur et vieux. L'olfaction du camphre est quelquefois jta \e A cet égard, conformez-vous au désir du patient. Ce qu est le pîus à son goût, et qui le soulage promptement, devra lui être

d°nnexiste d'autres espèces de gax délétère., tels, que > ceuxqui se dégagent des puits d'une grande profondeur, des caves ; e des urs! chaux; lïur action n'est pas moins da^reus. Ce n est pas la mauvaise odeur de fosses d'aisances; mais ils ont, en les Respirant, une action qui porte à la somnolence, au vertige et

jUr^X7-Ptement à la vie les asphyxiés de cet, esuèce et cela en les exposant à l'instant même à 1 air libre en fes aspeSeant avec de l'eau froide ou avec du vinaigre, et surtoutTl^faisant avaler du café pur.- Une faut pas donner ces soin avec trop de précipitation; une lenteur reflue es plus convenable. Si la respiration ne revient pa il sera nécessaire de recourir à l'insufflation de l'air dans les pou

nécessaire mons.

DE L'EMPOISONNEMENT

B. La vapeur du charbon constitue un gaz très-dangereux, surtout pour les personnes qui dorment. On se gardera donc de coucher dans les appartements où l'air extérieur n'a pas d'accès, et dans lesquels le charbon de terre ou de bois est allumé. — Il est arrivé que de vieilles poutres sont restées en ignition sans flamme et sans fumée, et que les habitants d'une vieille maison faisant une faible attention à un peu de fumée, ont couru le risque d'être asphyxiés avant que la combustion fût découverte. Il est à remarquer que tous ceux qui ont été exposés aux effets de la vapeur de charbon tombent dans une sorte d'inertie qui leur ôte le désir et la possibilité d'aller à l'air libre, d'ouvrir la croisée ou la porte et d'appeler du secours. La même chose a lieu pour les individus qui, pendant un froid rigoureux, veulent s'asseoir quelques instants à l'air, et, tout en sachant bien ce qui les attend, ils perdent la volonté de résister à ce penchant.

Les signes qui indiquent l'invasion et la marche graduelle de l'asphyxie par le charbon avant qu'elle s'accomplisse définitivement sont : pesanteur, embarras de la tête, avec nausées, vomituritions et vomissements — quelquefois sanguinolents; il semble qu'un poids énorme comprime la poitrine; le visage devient rouge et violacé avec gonflement des veines de la face; puis le patient est pris de pleurs involontaires et d'une loquacité incohérente; il tombe soudainement de tout le poids de son corps dans les spasmes et les convulsions, perd complètement connaissance et arrive l'apoplexie.

Dans cet état, il faut porter l'asphyxié à l'air frais, le frotter avec du vinaigre en lui en faisant respirer la vapeur. Si le visage est très-rouge et qu'il y ait de la divagation, du délire, couvrez-lui la tète d'eau froide; il est bon de réchauffer les pieds au moment où l'on porte les réfrigérants sur la tête. Aussitôt que le patient peut avaler, donnez-lui du café pur; s'il reprend ses sens, administrez opium; et si opium ne donne qu'une amélioration passagère, vous devez le répéter. Si, quelques heures après, opium n'a produit aucun effet, donnez belladonna, et laissez agir un peu plus de temps. — L'asphyxié est-il surexcité, parle-t-il avec vivacité, se plaint-il de douleurs vagues, a-t-il des vertiges étant couché, donnez-lui du café pur et attendez le moment opportun pour l'emploi de belladonna ou de nux vomica .

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