IV. — OPÉRATION PAR LA VOIE VAGINALE
L'anastomose de l'uretère à la vessie par la voie vaginale a été employée dans les cas d'abouchement congénital anormal de l'uretère (voir p. 485) et pour guérir des fistules urétéro-vaginales.
Nous avons déjà dit que, dans les fistules urétéro-vaginales, il existe toujours un rétrécissement urétéral, plus ou moins marqué; l'orifice vaginal de la fistule est toujours lui-même trop étroit et trop mal disposé pour permettre le libre écoulement de l'urine nécessaire pour sauvegarder le rein. Ces dispositions anatomiques nous montrent les défauts des opérations d'anastomose urétéro-vésicale par voie vaginale; lorsqu'on essaie, d'après le procédé de Mayo, de faire une vraie greffe urétérale, on ne peut abaisser suffisamment le conduit pour le sectionner au-dessus de la partie rétrécic et le suturer ensuite convenablement à la vessie; lorsque, à l'exemple de Mackenroth, on transplante dans la vessie l'orifice vaginal de la fistule, on ne fait que mieux placer un méat urétéral insuffisant. Pour ces raisons, je ne ferai que décrire très brièvement ces procédés opératoires.
Procédé de Mayo([). — Dans une première opération, on dissèque l'uretère autour de la fistule vaginale, on isole le conduit et on l'abaisse pour le lixer à la paroi vésico-vaginale. Quelques semaines après, lorsque l'adhérence de l'uretère a la paroi vésico-vaginale est établie, on fait une seconde opération. L'orifice de la fistule urétérale est avivé et la vessie est incisée longitudinalement au-dessous : par cette incision on fait pénétrer dans l'uretère une sonde préalablement introduite dans la vessie par l'urètre, et on suture la plaie vaginale par-dessus la sonde qui reste à demeure.
Procédé de MackenrothÇ2). — On fait sur la muqueuse vaginale, autour de la fistule, une incision en forme de feuille de myrte, qu'on dissèque en laissant le lambeau adhérent à la fistule. On incise ensuite la paroi vésicale dans l'étendue de 5 à 4 centimètres et on réunit la muqueuse vaginale du lambeau péri-urétéral à la muqueuse de la vessie. On finit en suturant la plaie vaginale qui résulte de la formation du lambeau.
Phànomenoff(5)a récemment décrit un procédé analogue : on fait une