Albakran. /// Iîi.nm. Thèse de Paris
GREFFES DE L'URETÈRE. 477
qui restait de la vessie et du col, de manière à former une sorte de canal qui représentait la cavité vésicale.
Point n'est besoin d'insister sur ce que l'implantation urétrale des uretères ne peut être exécutée que lorsque ce conduit a conservé sa longueur et sa souplesse et lorsque la vessie a été extirpée.
Lorsque, en cas de cystectomie totale, les uretères sont assez longs pour pouvoir être amenés jusqu'à l'urètre, on peut suivre le procédé que j'ai exécuté, parce qu'il est à prévoir qu'il se formera ultérieurement une sorte de réservoir continent. Les expériences de Tizzoni et Poggi etcelles de Schwarz, ainsi qu'une observation de Hogge, permettent de l'espérer.
Poggi et Tizzoni (l) ont essayé, sur lecbien, de former une vessie avec un morceau d'intestin exclu et resté adhérent au mésentère : le bout inférieure de l'anse intestinale fut fixé au col de la vessie, après extirpation du réservoir et les uretères furent implantés à l'autre bout. Une chienne ainsi opérée eutd'abordde l'incontinence, mais elle put ensuite retenir l'urine et vécut trois ans. A l'autopsie, on constata que l'anse intestinale servait réellement à conduire l'urine à une large cavité, développée aux dépens du col de la vessie.
Schwarz (2) a montré expérimentalement qu'en greffant les uretères à l'urètre et en extirpant toute la vessie, y compris le trigone, il se forme une cavité qui peut retenir l'urine.
Chez un malade opéré de cystectomie totale par Hogge (3), les uretères furent implantés dans le rectum, mais l'anastomose ne tint pas et il se forma, au-devant du rectum, une cavité qui contenait de l'urine.
Hétéroplasties. — Autoplasties urétérales.
Je ne ferai que mentionner les plus intéressantes parmi les expériences d'autoplastie urétérale, ces procédés n'ayant pas été appliqués à l'homme.
Casati et Boari (4) ont proposé de reconstituer le tiers inférieur de l'uretère, au moyen d'un lambeau pris sur la paroi antérieure de la vessie, qu'on replie sur lui-même en forme de tube et dans lequel on implante la partie terminale de l'uretère sectionné. La figure 201 rend bien compte de cet ingénieux procédé que les auteurs ont appliqué chez un chien, qui vivait encore quatre ans après l'opération. On pourrait l'ap-